Cette derniére chose demeurre la plus difficile.
18 juillet 2002
Expérience
Cette derniére chose demeurre la plus difficile.
28 juin 2002
28 février 2002
Venez nombreux !!!
V02
20 février 2002
Un coeur à marier
Femme à mon goût
Coeur à marier
Je l'écris ici, tel que je le penses
depuis logtemps
je ne voudrais
publier mes écrits
que par amour
d'une femme
Qu'elle soit vierge ou putain
Du moment que son âme
soit belle...
Encore.
Ma dulciné n'était pas encore au rendez vous. Elle attendait certainement ailleurs, loin, ailleurs... à la Fête du hasard peut etre !Mon amour pour les autres
N'est que de la pitié.Vérole - Les Cadavres - Kleenex
19 février 2002
Caricature
Chacun rentre chez soit,
dans un univers, un loft bien chaud
où les lustres sont pendus
aux mêmes fils
Que ceux des micros.
La caricatures est bien prête
façe à la réalité.
Nuls Ombres ne sombre
avant d'avoir perdu le soleil.
Le soleil nous manque.
Abrégeons la souffrance.
21 octobre 2001
Mon trésor
Monsieur l'agent du Trésor Public
Mon colis a pu vous étonner au départ. Alors voilà quelques explications. Je vous joins à cette lettre une photocopie de l'article du Nouvel Observateur intitulé "Les vraies dépenses de l'état".
Vous noterez que dans le quatrième paragraphe, il est précisé que l'Elysée a l'habitude de payer des brouettes 5200 francs, des escabeaux 2300 francs et des marteaux 550 francs pièce.
Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe), rapporte que le prix des sièges WC du nouveau Ministère des Finances est de 2750 francs pièce.
Vous devant la somme exacte de 13216 francs pour l'année fiscale qui s'achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre sièges WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 13750 francs.
Je vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes uvres ou bien d'utiliser les 434 francs restant pour acheter un tournevis supplémentaire à notre Président de la République (voir article "Les vraies dépenses de l'état").
Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année, n'hésitez pas, à l'avenir, à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiques par les principaux fournisseurs de l'état.
J.O., un contribuable heureux
19 octobre 2001
L'histoire suivante est véridique (affaires maritimescanadiennes),l'incident s'est passé en octobre 1995.
Transcription d'une communication radio entre un bateau de la US Navy et les autorités canadiennes au large de Terre-Neuve.
Américains: Veuillez vous dérouter de 15 degrés Nord pour éviter une collision. A vous.
Canadiens: Veuillez plutôt vous dérouter de 15 degrés Sud pour éviter une collision. A vous.
Américains: Ici le Capitaine d'un navire des forces navales américaines. Je répète: Veuillez modifier votre course. A vous.
Canadiens: Non, veuillez dérouter, je vous prie. A vous.
Américains: ICI C'EST LE PORTE AVIONS USS LINCOLN, LE SECOND NAVIRE EN IMPORTANCE DE LA FLOTTE NAVALE DES ETATS UNIS D'AMERIQUE.NOUS SOMMES ACCOMPAGNES PAR 3 DESTROYERS, 3 CROISEURS ET UN NOMBRE IMPORTANT DE NAVIRES D'ESCORTE.JE VOUS DEMANDE DE DEVIER DE VOTRE ROUTE DE 15 DEGRES NORD OU DES MESURES CONTRAIGNANTES VONT ETRE PRISES POUR ASSURER LA SECURITE DE NOTRE NAVIRE. A VOUS.
Canadiens : Ici c'est un phare. A vous
Américains: Silence.
18 juin 2001
le voleur de Bible" de Goran Tunstrom
"Et puis il y a ces autres jours: quand le gong retentit, que l'Existence glisse la plaque protectrice sur ses dents et que l'Essence noue les lacets de ses gants de boxe. Elles se cherchent du bout des poings. Elles sautent, visent, fgrappent. L'arène dans ma poitrine tangue sous leur lutte, les cotés ploient. L'Existence mène aux points, l'Essence place un coup, l'arbitre interrompt. Elle en arrivent au corps a corps. Brefs crochets du droit, directs du gauche. Et un autre et unautre. Le gong retentit mais jamais je ne vois le bras levé qui annoncerait que l'une des deux a vaincu, et qui me permettrait de me mettre au service de l'une ou de l'autre."
05 juin 2001
Un Américain enterre sa mère aux quatre coins du monde
Ross Anderson de Medford (Oregon) a accompli les dernières volontés de sa mère en expédiant une partie de ses cendres, emballées dans des centaines de petits sacs en plastique, aux responsables des postes de 241 villes, à savoir les capitales des 50 Etats américains et de 191 pays. Sur le paquet, un mot demandait au destinataire de trouver une jolie sépulture pour Vera Anderson.
C'est ainsi qu'aux quatre coins de la planète, de parfaits inconnus ont organisé des cérémonies funèbres dans des endroits qu'elle aurait sûrement aimés. Et renvoyé à sa famille, avec leurs condoléances, des photographies, comme des cartes postales de son voyage.
Les cendres de Vera ont été notamment saupoudrées sur la glace des deux pôles, versées dans le lac Titicaca par les Indiens Aymara, jetées dans le fleuve devant le palais royal de Stockholm ou dispersées le long des berges de la rivière Choo Praya en Thaïlande. Les religieuses d'un orphelinat d'Amérique du Sud considèrent même Vera comme leur ange gardien.
Ross Anderson, un industriel à la retraite de 53 ans, explique que sa mère et lui avait souvent parlé de faire de beaux voyages, mais l'état de santé de Vera, qui souffrait d'emphysème et de troubles cardiaques, s'y était toujours opposé. Dépendante d'un tube à oxygène depuis la trentaine, elle avait passé la majeure partie de sa vie dans l'Idaho, puis six ans à Medford dans l'Oregon avant de venir vivre chez l'un de ses fils à Denver (Colorado) où elle est décédée le 6 janvier dernier.
Selon Ross Anderson, les cendres de sa mère ont été traitées avec amour et respect par les étrangers qui les ont reçues. Et il a demandé à ses sept enfants de faire pour lui la même chose à sa mort. «C'est vraiment un bel adieu», estime-t-il. AP
02 mai 2001
Hadass
17 mars 2001
Marielle - un être qui tombe
Un être qui tombe
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe
qui sait combien de jours sa douleur a combattu
quand le vent du malheur le laissait éperdu
Qui de nous n'a pas vu de ces êtres brisés
se cramponner longtemps de leurs mains épuisées
comme au bout d'une branche on voit étinceler
une goutte de pluie où le ciel vient briller
qu'on secoue avec l'arbre et qui tremble et qui lutte
perle avant de tomber et fange après sa chute
Pour que la goutte d'eau sorte de la poussière
et redevienne perle en sa splendeur première
il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour
d'un rayon de soleil ou d'un rayon d'amour
Par Verdure, :
Un être qui tombe
Le dernier souffle d'une main qui souffre,
qui pousse en dehors des draps de soufre.
Un silence en dehors des draps poussé
pour cette irrésistible de tenir encore
cette main tendue rigide et froide.
n'être qu'une tombe.
08 janvier 2001
Surcouf, un sang bleu au service de la Convention
Par Bertrand Galimard Flavigny
" Le capitaine Revington fut tué et le général St John fait prisonnier ; l'ennemi perdit en outre 80 hommes tués ou blessés, et nous n'en eà»mes que 14 hors de combat ", note-t-on à l'époque.
" Il était de ceux qui appellent sur eux le regard des autres, qui dominent une foule, apaisent une révolte et forcent un succès ", écrira, un siècle plus tard, Garneray dans Voyages, aventures et combats . " Cet homme nommé Surcouf, ou Surcouf le Jeune, ou Robert Surcouf, ou même encore le gros Surcouf, si l'on veut, haut de cinq pieds six pouces, était vigoureusement charpenté, les yeux un peu fauves, petits et brillants, le visage couvert de taches de rousseur, le nez aplati ; ses lèvres minces s'agitaient sans repos. [...] C'était un compagnon d'humeur joyeuse, brusque et diseur de grosses vérités, enfin ce que les matelots appellent un bon b... " Il était aussi un homme d'honneur, même les Anglais le reconnaissaient.
Brest hisse aussi les voiles
07 janvier 2001
Barbe-Noire, le forban de la reine Ann
Par Bertrand Galimard Flavigny
« Si je n'en tuais pas un de temps en temps, ils finiraient par
ne plus savoir qui je suis », disait-il.
06 janvier 2001
Histoire et vie des flibustiers, pirates et corsaires de la Jamaique et de St-Domingue
Qu'est-ce qu'un flibustier? Est-ce seulement un pirate? Un corsaire? Ou les deux à la fois? Trois cents ans après la fin de l'âge d'or des flibustiers, cette question n'est pas si anodine qu'elle y paraît. Durant cet intervalle, ces mots ont changé de signification. Pour cause, depuis l'abolition officielle de la qualité de corsaire vers le milieu du XIXe siècle, toute personne vivant du pillage en mer est un hors-la-loi. Auparavant, selon les époques et les pays, il existait nombre de qualificatifs désignant le métier de pirate, chacun ayant ses nuances propres. Aujourd'hui ils sont tous devenus synonymes de pirate, lui-même le hors-la-loi des mers par excellence, ce qu'ils n'ont pas toujours été.
Par Raynald Laprise
D'abord le mot pirate. D'origine grecque, il garde, du moins en français et ce jusqu'au début du XVIIIe siècle, son sens premier: «celui qui tente la fortune sur mer»; sens englobant tous les côtés positif et négatif de cette définition, sans toutefois que l'un ne l'emporte sur l'autre. L'aspect négatif du métier est représenté par les termes de voleur et brigand que lui appliquent ses victimes; aussi par celui de hors-la-loi que leur donne soit l'état auquel il appartient mais qu'il aura renié ou celui dont les possessions et ressortissants subissent les activités. En français, l'on qualifie, dans ce cas, le pirate de «forban», mot signifiant littéralement «hors du banc», c'est-à -dire hors la loi.
A l'opposé du forban, le corsaire, lui, est un pirate patenté, dûment autorisé par un état ou un prince souverain à exercer son métier. L'autorisation en question prend la forme d'un document légal généralement nommé commission, qui seul peut conférer la qualité de corsaire.
Les Anglais nomment les leurs «privateers», que l'on traduit invariablement en français par «armateurs». En effet, le «privateer» est le particulier, la personne privée, qui arme, commande ou monte un navire destiné à faire la guerre sur mer aux ennemis de l'état et aussi... aux forbans.
Quant au mot flibustier, il apparaît en français pour la première fois dans les années 1630 sous la forme «fribustier», du contact des aventuriers français avec les corsaires hollandais et zélandais alors nombreux à écumer la mer des Caraà¯bes. En effet, Il tire son origine du néerlandais «vrijbuiter»: «libre faiseur de butin». Paradoxalement ce mot néerlandais, tout comme son équivalent anglais «freebooter», ne s'applique pas exclusivement au domaine maritime. Dans son English Dictionary, paru en 1676, Coles définit ainsi le «freebooter»: soldat qui fait des incursions en pays ennemi pour prendre du bétail, etc. ou qui sert (pour le pillage) sans salaire.
Dans cette définition se retrouve le profil même des bandes armées privées qui sévirent dans les guerre européennes, louant leur services aux divers belligérants, à partir de la fin du Moyen à‚ge et qui connaîtront, au XVIIe siècle, durant la guerre de Trente ans, une sinistre renommée. Toutefois, flibustier et freebooter ne seront pas synonymes. Appliqué au monde de la mer, l'anglais freebooter équivaudra au «pirate» anglais et au forban français. Quant à son dérivé français - flibustier-, il décrira plutôt une sorte de condottiere de la Méditerranée américaine, dont les caractéristiques sont les suivantes:
- Il est le pirate, très souvent corsaire, écumant les mers en Amérique où sont ses bases, mais aussi le soldat qui tente la fortune à terre par l'attaque des bourgs, villages et villes ennemis.
- Ses proies comme ses ennemis sont, presque toujours, sinon principalement, espagnols.
- Il fournit ses propres armes pour faire la guerre et très souvent son propre bâtiment. A ce titre, il est un entrepreneur de guerre.
- Enfin, il ne vit que sur le butin qu'il fait, ce que résume bien l'expression anglaise alors en usage: «no purchase no pay», substitué parfois, avec plus de justesse, par «no prey no pay».
Mais la meilleure définition revient encore au sieur de Pouancey qui les connaissait fort bien pour avoir été en expédition avec eux et qui écrivait en 1677:
Il y a encore ici plus d'un millier de ces hommes qu'on appelle flibustiers... Ils ne vont en descentes sur les Espagnols et en courses que pour avoir de quoi venir boire et manger au Petit-Goâve et à la Tortue, et n'en partent jamais tant qu'il y a du vin ou qu'ils ont de l'argent ou des marchandises ou crédit pour en avoir. Après quoi ils font choix du capitaine ou bâtiment qui leur convient le mieux, sans en épouser aucun, car ils n'embarquent que pour huit jours de vivres ordinairement. Ils quittent partout où il leur plaît; ils obéissent très mal en ce qui concerne le service du vaisseau, s'estimant tous chefs, mais très bien dans une entreprise et exécution contre l'ennemi. Chacun a ses armes, sa poudre et ses balles. Leurs vaisseaux sont ordinairement de peu de force et mal équipés et ils n'ont proprement que ceux qu'ils prennent sur les Espagnols.
les témoignages d'Exquemelin et de Ravenau qui commencèrent comme engagés leurs aventures en Amérique le prouvent. Elle a si mauvaise réputation que certains, à l'exemple de Dampier, préfèrent payer leur passage en Amérique par divers services qu'ils rendent au capitaine du navire qui les y porte plutôt que d'essayer ce genre de vie. Alors beaucoup d'engagés, à l'expiration de leur contrat ou même avant en s'enfuyant de chez leur maître, viennent grossir les rangs des flibustiers. S'ils ne connaissent pas les choses de la mer, ces anciens boucaniers, habitants et engagés en apprennent les rudiments sur le tas.
«Ils ne vont en descentes sur les Espagnols et en courses que pour avoir de quoi venir boire et manger au Petit-Goâve et à la Tortue, et n'en partent jamais tant qu'il y a du vin ou qu'ils ont de l'argent ou des marchandises ou crédit pour en avoir.»
05 janvier 2001
Pirates, Ã l'abordage !
Au Musée de la Marine, à Paris, ils sont là . Ils hantent les coques, ils escaladent les mà¢tures, dévalent les haubans, déchargent leur mitraille et sabrent à tour de bras. Ils sont là pour terrifier les honnêtes gens et les honnêtes gens en raffolent! Douglas Fairbanks s'agite sur un écran géant, au milieu de la pièce centrale de l'exposition, dans le premier film en couleur de l'histoire du cinéma : Le Pirate noir (1926). D'autres affiches nous montrent Errol Flynn, Charles Laughton, dans les classiques du genre. A vrai dire, l'exposition ne brosse pas toute leur geste, elle occulte la piraterie barbaresque, ne rappelle pas que les héros d'Homère étaient aussi des pirates.
Cette piraterie s'incarne dans le drapeau noir à la tête de mort et aux tibias croisés, le fameux Jolly Roger, qui se popularise surtout–au moment où la piraterie entame son déclin. L'exposition nous emmène sur l'île de la Tortue, la « patrie » des flibustiers et des boucaniers, ceux qui se nomment entre eux « frères de la côte ». Un flibustier est, selon les circonstances, un pirate ou un corsaire. Disons que c'est un travailleur spécialisé contre les Espagnols qui opère dans les Antilles. Normalement, il a une commission, mais parfois non, ou alors très fantaisiste (l'un d'entre eux avait comme lettre de marque une autorisation d'un gouverneur danois l'autorisant à chasser les chèvres! ).
L'argent, l'aventure, le risque, la mort. Ils ne veulent aucune entrave. Ils refusent toute inféodation, toute autorité, sinon celle qui les lie au moment de l'attaque. Ce sont des marginaux, des réprouvés, voire des pestiférés. En devenant pirate, ils abandonnent leur ancienne identité, leur nom au profit d'un sobriquet, d'un surnom. Ils ne portent aucun message social, aucune revendication globale. Les pirates fonctionnent selon des règles particulières, à la fois individualistes forcenés, démocrates et guerriers obéissants. Leur code est très strict quand il s'agit de monter à l'abordage, d'empêcher les querelles internes, et il s'avère très démocratique quand il faut répartir le butin, prendre des décisions sur la destination, les objectifs, élire le capitaine et le quartier-maître. L'équipage signe une chassepartie.
- deux parts pour le capitaine
- une part et demie pour le quartier maître
- une part et quart pour les autres officiers
- une part pour les membres de l'équipage.
04 janvier 2001
Aux origines du pavillon noir
Par Philippe Jacquin
Dés le Ve siécle av. J.-C., les Romains avaient à faire face à la piraterie endémique corse et sarde. L'installation de colonies romaines contribua à réduire le danger. Les menaces les plus graves venaient de deux régions difficiles d'accés. En effet, les Romains, ne pouvant saisir les navires pirates, tentaient de réduire leurs bases arriére. Sur les rivages nord de l'Apennin, les Ligures lançaient des raids sur de petits bateaux. Rome, aprés des années de campagne, s'installa sur la côte et déporta une partie de la population en Italie centrale. Dans l'Adriatique, la côte illyrienne, parsemée d'îles et d'échancrures, demeurait le repaire de « peuples sauvages » : Istriens, Dalmates et Liburnes, excellents constructeurs de navires et prompts à entreprendre des raids sur l'Italie. Le royaume de la reine Teuta devint un véritable « Etat prédateur » : seule l'intervention des légions mit fin à son régne en 219 av.
J.-C.Rome était embarrassée pour répondre au désarroi de Rhodes. Les Romains, eux aussi, avaient eu l'occasion de souffrir de la piraterie crétoise. Vers 189 av. J.-C., quatre mille citoyens romains étaient retenus dans l'île, mais, engagée dans de longues campagnes militaires contre Anthiochos, Rome hésitait encore à intervenir. Les marchands italiens s'accommodaient de la piraterie dans la mesure où elle leur fournissait une abondante main-d'oeuvre servile. L'île de Délos permettait de fructueux échanges avec les pirates ciliciens, crétois, étoliens. Toutefois, l'effondrement rhodien laissait le champ libre à des hommes peu enclins à la mansuétude avec leurs partenaires commerciaux.
Dés le IIe siécle av. J.-C., des pirates s'aventurent vers la Sicile, attaquent les convois romains et l'épisode de la capture du jeune César dans les Sporades est révélateur de l'insécurité en Méditerranée orientale.
Sur la côte méridionale de l'Asie Mineure, en Cilicie, prospérent des bandes de pirates, cachées dans un labyrinthe d'îles. Ils ont construit deux puissantes forteresses, d'où ils narguent les fiers Romains. Mais leur alliance avec Mithridate le Grand, roi le plus puissant d'Asie Mineure, déchaîne la colére de Rome. Plusieurs expéditions réduisent temporairement la piraterie.
Au Ier siécle av. J.-C., les pirates attaquent les navires chargés de blé, s'emparent de préteurs et de consuls, et, affront suprême, osent même s'aventurer jusqu'à Ostie. Cette fois-ci, la coupe est pleine : en 67 av. J.-C., le sénat décide de confier à Pompée la charge de débarrasser Rome de ce fléau. Avec cinq mille galéres et cent vingt mille hommes, Pompée quadrille la Méditerranée, détruit les forteresses de Cilicie, ratisse toutes les îles, propose aux irréductibles la soumission... ou la crucifixion. Les pirates sont enrôlés sur la flotte romaine ou dirigés vers des colonies agricoles. La Méditerranée devient la mare nostrum de Rome.
La paix maritime de l'Empire est troublée par une piraterie endémique qui prend la forme d'un soulévement contre l'ordre romain. L'insécurité maritime la plus grande régne sur la « frontiére », sur les mers périphériques de l'Empire, l'Atlantique, le Pont, la mer Rouge. Là , la piraterie prospére malgré la présence de la flotte romaine, incapable de surveiller d'immenses espaces loin de ses ports.
A partir du IIIe siécle apr. J.-C., les grandes invasions s'accompagnent d'une grave crise économique et politique propice au développement de la piraterie. La pax romana n'est plus qu'un souvenir. L'ombre des pirates s'étend à nouveau sur la Méditerranée.
La mer constitue l'élément de cohésion de l'immense Empire byzantin et souvent l'unique moyen de maintenir le contact avec des provinces qui lui procurent toute sa richesse. Le « droit de la mer » byzantin se résume à une condamnation ferme de la course et de la piraterie, assimilées à des actes de brigandage. Byzance lutte avec plus ou moins de succés contre la piraterie « traditionnelle », celle des Ciliciens par exemple. Mais deux événements, la conquête arabe au VIIe siécle et l'arrivée des croisés au XIIIe siécle, vont ébranler la thalassocratie byzantine. Portés par le souffle de la foi, les Arabes se lancent dans une guerre sainte où tous les moyens sont bons pour affaiblir l'adversaire. Les Etats sous domination musulmane organisent une guerre de course qui leur permet d'alimenter un marché aux esclaves lucratif et d'enrichir les ports où sont écoulées les prises. Les conséquences de la piraterie arabe ne tardent pas à se faire sentir. Les régions exposées aux corsaires se dépeuplent. Le rachat des captifs draine l'or byzantin vers les Etats musulmans : « boucliers de la foi », les Byzantins arrachent avec leurs sacs de piéces d'or des centaines de chrétiens à un destin d'esclave. Dans ces temps difficiles, Byzance doit également faire face aux pirates de la côte italienne.
Le crime profite aux cités marchandes : en premier lieu aux deux républiques maritimes, Venise et Gênes.
En 1204, les croisés s'emparent de Constantinople. La perte de leur capitale est ressentie par les Byzantins comme un véritable acte de piraterie, perpétré par une bande de soudards ivres de pillage et de sang. Les croisés exercent leurs talents de brigands sur les côtes d'Asie Mineure et participent à un fructueux commerce d'esclaves. Au XIIIe siécle, mais surtout au XIVe siécle, cette industrie est florissante : « Turcs » et « Maures » sont vendus sur les marchés crétois à des Catalans, des Vénitiens et des Génois.
Aprés 1350, les bases pirates se multiplient sur la côte sicilienne, aux îles Lipari et à Malte. Les chevaliers de Malte ferment volontiers les yeux sur les agissements de tous ces aventuriers venus de l'Europe entiére qui se livrent à une piraterie, source de profits considérables pour l'île. Les victimes, Génois et Vénitiens, lancent sans grand succés des opérations sur l'île en 1381.
A la même époque, des pirates musulmans venus de Tunisie s'attaquent à la Sicile, perturbant le travail agricole. Partout sur les côtes siciliennes, se dressent des tours de guet. Acculés à la misére, les paysans des îles rejoignent les pirates et s'engagent dans la lutte contre les Sarrasins « perfides ».
Sous couvert de religion, la rapine, la violence, la traite des esclaves prospérent. Dans les ports méditerranéens, aux XIVe et XVe siécles, on ne pirate pas, on pratique le corso. Far il corso , faire le cours, devient une « industrie nationale » : moyen de subsistance pour les populations pauvres, survie économique, voire raison d'être pour les ports et les Etats.
En Europe du Nord-Ouest, la distinction entre course et piraterie demeure tout aussi floue. Aprés le choc des invasions vikings, l'Europe atlantique a connu un ralentissement du commerce maritime. Au XIIIe siécle, un « boom » économique le relance : le cabotage se développe, la pêche prospére, un commerce international se constitue sur deux grands axes : l'un vers l'est, en direction de Novgorod par Bruges et Là¼beck ; l'autre vers l'ouest, des Pays-Bas vers l'Angleterre. Anglais et marchands hanséatiques rallient l'Aquitaine et commercialisent le sel des côtes françaises de l'Atlantique ; Vénitiens et Génois naviguent à destination de Londres, Anvers et Bruges.
Assoupie l'hiver, la piraterie s'éveille au printemps pour guetter le grand commerce maritime : prés des détroits danois, les navires baltes, dans la Manche, les Vénitiens, les Hollandais chargés du sel de la baie de Bourgneuf, ou les Anglais avec leurs lourdes barriques de vin de l'Aquitaine. Au printemps et à l'automne, les brumes et les brouillards qui paralysent les lourdes nefs sont propices aux embuscades. Lorsque les prises sont minces, on n'hésite pas à pourchasser les bateaux de pêche dans les eaux de la Scanie ou de la mer du Nord. Pour les habitants des petits ports ou des îles pauvres, exclus de la richesse commerciale, la piraterie est une aubaine. A Gotland, Helgoland, Wight, Batz, Ouessant ou Groix, le passage du moindre navire suscite la convoitise. Les îliens sont toujours prêts à accueillir des vaisseaux cherchant un abri lors du gros temps, quitte d'ailleurs, si le rapport de force l'autorise, à se saisir du butin et de l'équipage.
Bordelais, Rochelais, Bretons, Basques, Anglais connaissent les routes maritimes, il leur suffit d'attendre les proies. Aprés l'assaut, les prisonniers, jetés dans la cale, roués de coups, se voient extorquer la promesse de renoncer à toute réparation. Parfois, les marins sont détroussés, abandonnés dans une petite barque sans vivres et sans eau ou sur le navire dont on a attaché les voiles. On n'hésite pas à mutiler l'équipage ou plus simplement à le passer par-dessus bord ! Sur mer, l'esprit chevaleresque est bien loin.
La violence maritime devient endémique et constitue une insupportable entrave aux intérêts économiques des nations européennes.
* Spécialiste de l'Amérique du Nord, Philippe Jacquin s'intéresse aux groupes marginaux en contact avec la nature. Il est l'auteur de Sous le pavillon noir, Pirates et flibustiers (Découvertes Gallimard, 2001) dont le texte qui suit est extrait.
[FDLC2K1] - Ombres
03 janvier 2001
Pirates et corsaires : l'épopée des écumeurs des mers
Par Sergio Eltéca
Thucydide mentionnait déjà l'existence de pirates sur les mers, vingt-quatre siècles avant les hackers , ces nouveaux forbans des flux informatiques. A quand remonte le phénomène ? Probablement aux premières embarcations, et Noé dut peut-être à la protection divine la grâce de voir son arche épargnée des pirates.
Et si les femmes veulent vivre l'aventure, qu'elles se travestissent en homme, comme le montre l'histoire d'Ann Bonny et de Mary Read. Quelques risques, tout de même, à s'affranchir de tout lien pour vivre pleinement, et la bannière des pirates, avec ses deux tibias entrecroisés sous un crâne, annonce clairement que ces mauvais bougres redoutent peu l'ultime maîtresse.
L'imagerie fait la part belle aux fantasmes : au cinéma ( Pirates de Polanski), dans la littérature ( L'Ile au trésor de Stevenson), le pirate se présente comme un homme libre, affranchi du carcan des lois et des pesanteurs terrestres. A la fois Dieu et maître sur son navire, il ne pose le pied - ou la jambe de bois - que pour aborder de nouveaux mondes, des contrées idylliques peuplées de splendeurs inconnues et d'indigènes exotiques. Boucle d'oreille, tête coiffée d'un foulard, perroquet sur l'épaule : le folklore du pirate rebelle a probablement inspiré bien des adolescents, des hippies aux lobes percées et drapés d'étoffes bariolées jusqu'aux punk avec leur rat sur l'épaule.
[FDLC2K1] - Ombres
02 janvier 2001
l'encre noire des fréres de la côte
Par Gregor Markowitz pour l'humanité
La fin du XIXe siécle verra les premiers romans où la piraterie commence à se teinter de nuances politiques, en particulier sous la plume d'un Italien, Emilio Salgari. De 1883 à 1904, Salgari, avec les aventures de Sandokan (personnage connu des plus téléphiles), met en scéne des pirates (les tigres de Monpracen) qui s'opposent aux colonialistes anglais. Dans un style entiérement consacré au roman d'aventures, Salgari oppose la fraîcheur de la révolte - même désespérée - à la puissance du capitalisme qui tue toute générosité. Salgari, malheureusement jamais réédité en France, est l'un des auteurs fétiches du Mexicain Paco Ignacio Taibo II ou de Luis Sepulveda. Taibo II cite abondamment Salgari dans ses polars, qu'il considére comme l'un des premiers romanciers anti-impérialistes.
Le début du XXe siécle avec Peter Pan de James Mattew Barrie donne une nouvelle figure - mille fois utilisée - emblématique de la piraterie avec le Capitaine Crochet. Laissons là cette remontée du temps, preuve est faite que les " butineurs des mers " trouvérent rapidement grâce aux yeux des romanciers et des plus fameux. 112 ans aprés Stevenson, un auteur suédois, Björn Larsson, donne la parole à un certain Long John Silver, le " trés méchant " de l'île au trésor. Long John souhaite ainsi contredire les assertions de Jim Hawkins et faire état de sa version des faits en tant que " gentilhomme de fortune et ennemi de l'humanité ". Pour cela Long John s'adresse à Daniel Defoe en train de rédiger son Histoire générale des plus fameux pirates. Le livre de Larsson est l'un des meilleurs romans sur la flibuste, où humour et esprit de liberté donnent un rebondissement inattendu à l'ouvre de Stevenson. La même année, Daniel Vaxelaire, avec les Mutins de la liberté, prend à son compte l'histoire de Libertalia (voir l'Humanité du 6 aoà»t et l'entretien ci-contre) où comment Misson et Carracioli ont mené leur quête de construction d'une société égalitaire au début du XVIIIe siécle au large de Madagascar. Une ouvre à l'égal de celle de Larsson et qui, loin de trahir l'âme du récit de Defoe, renforce la dimension humaine et politique de cette incroyable utopie. On retrouve même des pirates chez Luis Sepulveda dans sa derniére anthologie, les Roses d'Atacama, où il rend hommage à Klaus Störtebecker, Robin des bois de la mer du Nord qui fut pendu en 1 400 à Hambourg.
Idem pour le Web ou le courant S-F cyberpunk a vu dans les hackers les dignes descendants des flibustiers. Les livres de William Gibson ou Bruce Sterling regorgent d'abordages de sites sur des océans de données. Ce panorama rapide et non exhaustif pour affirmer que oui, l'idéal pirate n'a nulle frontiére tant sur les mers qu'en littérature.
[FDLC2K1]Ombres
01 janvier 2001
La tortue - notre repaire
Lieu chargé d'histoire et de légendes, on retrouve sur l'île de la Tortue les vestiges des différents occupants qui se sont succédés : des premiers indiens arrivés vers l'an mille aux colons des XVIéme, XVIIéme, XVIIIéme siécles.
Par Centre de Consultation d'études et d'Exécution en Développement (C E D)
Au XVIéme siécles les Espagnols ont entiérement décimé la population indienne. L'île a été exploitée par les Anglais et les Français pour son bois en abondance. Vers 1600, les boucaniers se sont implantés dans l'île qui devient le refuge des pirates. Liés par un pacte, ils se diront Petits Fréres de la côte et devinrent légendaires. L'île fut le premier point de colonisation française à Hispaniola. Au XVIIIéme siécles, des esclaves (marrons) se sont réfugiés sur l'île qui à cette époque était la propriété du Duc de Choiseul-Praslin. Le Duc et un artisan, Raymond Labatut, exploitérent d'abord les bois précieux de l'île, puis ont planté du café, de l'indigo et du coton.
Vestiges historiques : Visites des villages et grottes habités par les indiens; forts, batteries, habitations, épaves.
ETAT ACTUEL :
- Superficie : 190 Km², 7KmsX37Kms
- Population : 36000 habitants
- Densité de la population :195H/Km²
- essentiellement rurale ;
- Quelques villages.
- Géologie : L'île fait partie d'un bloc tectonique distinct du reste de l'île d'hispaniola; trés accidentée avec une crête centrale, des terrasses au nord, sol sablo-limoneux sur les côtés et argileux/acide sur les hauteurs qui atteignent 450m, la côte sud a des plages et des récifs exceptionnels.
POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT :
Avec sa géologie, ses sites naturels d'une beauté exceptionnelle, ses plages (l'une d'elles a été désignée la plus belle des caraïbes), ses récifs, ses montagnes, ses vestiges historiques et culturels, l'île avec ses légendes de pirates a un potentiel touristique évident et extraordinaire. L'île dispose également de terres argileuses qui se prêtent facilement à la fabrication de poterie et de brique entrant dans la construction de maisons et autres ouvrages d'art.Il existe une abondante main d'oeuvre qualifiée travaillant dans la fabrication de bateaux (voiliers de plaisance) à partir du bois importé.Le sol est propice à la culture des fruits et la pêche reste une source de revenu importante.Déjà depuis trois ans, la société (CED) dispose d'une capacité de six lits où elle reçoit chaque semaine, du Jeudi au Dimanche un groupe de six personnes. Aprés avoir accueilli sept cents visiteurs nationaux et internationaux, beaucoup d'intérêts y sont manifestés pour élargir le cadre de loisir dans l'éco-tourisme.Notre objectif est de promouvoir le tourisme alternatif à travers le riche passé de l'Ile de la Tortue. Le CED travaille depuis 1995 par le biais de Victor Edmond.
[FDLC2K1] - Ombres
17 mars 2000
un être qui tombe
Le dernier souffle d'une main qui souffre,
qui pousse en dehors des draps de soufre.
Un silence en dehors des draps poussé
pour cette irrésistible de tenir encore
cette main tendue rigide et froide.
n'être qu'une tombe.
Par marielle,
Un être qui tombe
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe
qui sait combien de jours sa douleur a combattu
quand le vent du malheur le laissait éperdu
Qui de nous n'a pas vu de ces êtres brisés
se cramponner longtemps de leurs mains épuisées
comme au bout d'une branche on voit étinceler
une goutte de pluie où le ciel vient briller
qu'on secoue avec l'arbre et qui tremble et qui lutte
perle avant de tomber et fange après sa chute
Pour que la goutte d'eau sorte de la poussière
et redevienne perle en sa splendeur première
il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour
d'un rayon de soleil ou d'un rayon d'amour
31 décembre 1999
Osmose 99 - Parrabelum
Aucune raison de faire la teuf !
Dans dix minutes, c'est l'an deux mille,
Et y'a pas qu'mon foie qui s'fait d'la bile !
Sur la seule chaîne nazionale
Qui n'émet plus qu'en noir et pâle,
L'état va présenter ses voeux
A cent millions de chômeurs heureux !
'T'as joué, Gagné...
'T'as tiré un as de pique !
'T'as cru, perdu...
Tout ça c'est d'la politique !...
Pour le troisième millénaire,
La démocratie est en fer.
Le président du parti unique
Nous a promis plus de flics !
Qu'on doit êtr' content d'constater
Qu'les immigrés ont émigré !
Qu'on ne fabrique plus de voitures
Et qu'Paris est un tas d'ordures !
A la fin d'sa déclaration,
Le président de l'Extrème-Khôn
Nous a dit qu'il fallait tenir
Même si la crise faisait maigrir !
Que les impôts sont quadruplés
Mais ça n'd'vrait pas trop déranger
Vu qu'toutes façons il n'y a plus rien,
On a d'jà bouffé tous les chiens !
Tu vois, et à part ça, ça va !
Je n'fais plus qu'des concerts pour moi...
Le public n'existe plus,
Je n'sais même pas c'qu'il est dev'nu ?!?...
Pour faire marcher ma sono,
J'ai trouvé une dynamo.
Je pédale en jouant d'la guitare,
J'espère au moins une fois t'revoir !...
26 septembre 1999
Orientation musicale décennale
03 février 1999
le loup
Se cache un loup
Je le démasque
Et l'achève.
Une Ligne de vie - V05
Galerie de Poèmes - OcToPuSsY
[le sang à fleur de peau]
11 août 1998
Le somme
Par intermittence, ils permettent de voir se qui se cache au fond des rêves.
Secoue tes rêves avant de te coucher, petite fille, ils t'entourent pendant ton sommeil, construisant une muraille aux cauchemars. Il ne restera alors qu'une délicieuse envie de voir au fond des yeux de l'autre, le désir de te voir nue.
Alors, jetant les bras en avant, vars un cou irréel, elle allonge encore un peu le temps du rêve.
Mais les paupières jadis lourdes de sables, se relèvent légères, promises à un nouveau jour.
Il est temps, grandement temps, d?ouvrir les yeux, avant que le sommeil se transforme en coma.
Une Ligne de vie - V05
Galerie de Poèmes - OcToPuSsY
02 août 1998
Les Ombres se tiennent par la taille
Leurs pas sont toujours précédés
Par ceux d'un autre aussi rapide qu'elle
La nuit n'arrive pas à les éteindre
Leurs jeux consistent à esquiver, à feindre
Une éclipse, mais tapis dans l'obscurité
Elles renaissent.
J'ai beau me dire que la tienne me suit
De prés, elle est toujours trop loin
Pour me prendre par la taille.
Une Ligne de vie - V05
Galerie de Poèmes - OcToPuSsY
18 juillet 1998
09 juillet 1998
Les paupiéres
J'ai embrassé tes paupières et tes pupilles.
J'ai noyé ma dernière illusion de t'aimer.
« J'ai fait le mort avec l'amour,
j'ai fait l'amour avec la mort. »
Et de ces deux déguisements bariolés
Mes doigts ont tissé un nouvel habit.
J'ai embrassé ta paume et ton épaule,
Jusqu'à me perdre ente tes vallées.
J'ai goûté à mes fantasmes entre tes bras,
Entre mes songes, entre les deux, il n'y avait rien.
Rien que ce long souvenir de ton absence
Une pensée bête de ta présence
J'ai embrassé ta peau tout simplement
Elle était presque mienne à cet instant
Une Ligne de vie - V05
Galerie de Poèmes - OcToPuSsY
19 mai 1998
Le papillon
Il tissait sa toile, lors de son envol,
sur la neige, il s?est endormi.
Un papillon, tout juste sortie
de sa chrysalide, nu comme un vers,
a pris comme habit une poudre d'argent.
Ses ailes ne verront plus les rocs
où sa toile s'agrippait pour attraper
les nouvelles prises.
Le chant de ses ailes répondit en écho
les vers des hommes aimés. Ribaud
avait sa place près d'elle, heureux comme un roi
Ses semelles vertes craquaient
sur la neige, gouttaient au plaisir
de s?envoler encore une fois,
comme un bon parfum volatil.
Un papillon a couvert sa nudité
d?un seul habit froid, portant
toutes les couleurs du Tibet.
Une alpiniste morte sur l?Himalaya au doux surnom de papillon
21 septembre 1994
La colombe
La colombe a emporté avec elle quelques voyageurs, et une poignée de cheveux. Puis légére et d'un vol sûr, elle a volé quelques rayons de lunes.
Pour aller la chercher, ils sont tous partis sur la lune, et revenus désemparé, après n'avoir pas trouvé les quelques cheveux d'or.
Le petit prince a dit qu'il enverrait une lettre après son voyage.
Il a ceuillit la rose sans épine.
V94
20 septembre 1994
Fuir
J'aurais voulu fuir,à pieds, mais le chemin qui était sur la carte n'etaient pas libres d'orties, de fougères et de liserons.
J'aurais voulu fuir la vie, tout simplement, mais mon corps n'a point voulu de cette volonté. Il est resté ainsi à marcher sur sa tombe fleurie.
31 mai 1994
LA PHRASE
ne veux rien dire.
Pourtant cette phrase est
pour mon inconscient
le symbole d'une araignée
s'agenouillant sur sa toile
et lançant sa prière
en attendant que la gravité
la fasse retomber
Verdure
27 mai 1994
La lumiére
23 mai 1994
22 mai 1994
Le train
Le train s'avance en rampant le long de ses doigts écartés. Son bras traîne devant lui, l'autre le suit en traînant la patte.
Demain n'existera pas.
Verdure
21 mai 1994
aparté
Hervé
20 mai 1994
Rose Nuit
Le chemin effacé par les ronces était piqué par des épines de soleil nuageux.
Quelques cailloux dorés s'opposaient à l'avancée de la nuit, ils défieraient toute la nuit, l'encre pour s'effacer aux jours de vent. Ce monstrueux caillou brille au Zenith.
Verdure
19 mai 1994
Miroir Vitreux
superposées du devant et
du dehors.
Seuls les images clairs se mirent.
Les visages ressemblent
à des fantômes
échappés
d'un film en noir et blanc...
Schwarz und Weisses film.
Verdure
18 mai 1994
Happy Days are gone
ont peu à peu été
dévorés par les
dents aiguisées
desmots.
Les jours heureux
se sont peu à peu
effacés derriére
l'effaceur d'encre.
17 mai 1994
Kino
la foule s'est enfuie
la foule s'est enfouie
dans ce cinéma
Les gens se sont assis
et ont assisté à leur vie
à la mort
Ils ont assisté passif et content
conscient de ce qu'ils voyaient
La foule s'est dissipé
sur le néant du bitume
effaçant de gouttes épars
l'asphalt noir
Ils sont encore habillé
de la toile
aux images
vives et vivantes
Mes yeux sont encore noir du velours
de la salle
James Douglas Morrison
22 mars 1994
Voltaire
Le nombre infini de maladies qui nous tuent est assez grand ; et notre vie
assez courte pour qu'on puisse se passer du fléau de la guerre.
21 mars 1994
Le désert
Juste un homme, entre le sable jaune et les nuages noirs d'un orage en préparation, qui s'avance en rampant dans le sable mou et visqueux.
A travers le sable désespérant, se dressent peu à peu une ville en ruine aux tourds cassé, aux jardins débrayés, des arbres morts qui étendent leurs branches tels des racines vers les rayons.
Ils fleurissent, bourgeonnent et laissent en d"brsis le sol lunaire de cette ville, mer de ruines aux flots glacés.
L'homme s'acança dans ces débris de la préhistoire d'un futur illusion, et s'écroule sur le pas d'une porte ouverte et d'ouvrant sur le vide, d'un gouffre aux rochers auguisés.
C'était le dernier survivant d'une espéces en voie de dégénérescence aigüe.
Des yeux le virent.
20 mars 1994
aparthé
Dans la matrice nous sommes tous des poissons aveugles
une sorte d'aquarium
et puis cet aquarium déborde et nous nous évadons
19 mars 1994
Un Ange
Ce soir, un ange partira dans l'encre de la nuit. Il ouvrira ses ailes d'albatros, et s'enfuira vers l'ether, son envol sera long et douloureux. Sa plume la perdu, Il a perdu sa plume.Ce soir, dans le noir, un ange penchera la tête et ouvrira son troisiéme oiel : Il verra ce qui est vraiment.Dans le noir de la mlumiére, l'ange saura où aller et rejoindre sa famille et son pére. De retour à la ruche, il ira se nicher, dans les bras de sa protectrice.Dans le noir de la pâle ruelle se fondra un corps au coeur du caniveau, et lentement l'eau de la pluie se mélangera aux huiles de vidances laissant un arc en ciel, sur le ciel bitumé de la route.On l'envellopera de blanc linceul.
Le teint seul, l'ange sera au dessus de tout ça.L'ange sera saint,,e t dira ses souvenirs de terre, à la vierge feutrée.Ce soir, un ange s'est endormi. Demain est déjà un passé identique. Demain est déjà un autre jours, marqué d'une croix.Ce soir, un ange s'est assoupi, s'est calmé; et s'est allongé pour l'unique éternité qui sait.