15 mars 2009

Alain Bashung

Le pianiste de l'Eden (ROMAN-PHOTOS)

Assieds-toi là
Enlève la poussière
Commande une bière
Au bar
L'paradis c'est là
Pose ton revolver
Après on fera
Un poker

Ne me dis pas
Pourquoi tu es là
Enlève ton couteau
Dans l'dos
L'paradis c'est là
Fais pas cette tête là
Écoute-moi plutôt
Au piano

J'suis l'pianiste du paradis
Vieilles rengaines et mélodies
Tous les jours je joue, je joue
J'suis l'pianiste de l'Eden
Mélodies et vieilles rengaines
Tous les jours je joue, je joue
Les airs qui nous f'saient sur terre
Pleurer des larmes de verre

Mets du rimmel
Lola sur tes cils
Enfile tes bas résille
L'paradis c'est là
On va faire un show
Avec les morceaux
De ta vie

Qu'est-ce que tu crois
Moi quand ça va mal
J'ai ma boule de cristal
Ça jette des étoiles
Et pour le final
Je ferme les yeux et c'est beau

J'suis l'pianiste du paradis
Vieilles rengaines et mélodies
Tous les jours je joue, je joue
J'suis l'pianiste de l'Eden
Mélodies et vieilles rengaines
Tous les jours je joue, je joue
Les airs qui nous f saient sur terre
Pleurer des larmes de verre

14 mars 2009

Comité de soutien Parents et enseignants de l’école maternelle Bidassoa

Les familles immigrées ont des raisons différentes d’être venue en France mais ont en commun de ne pas avoir eu le choix, d’avoir du quitter leur pays pour un avenir possible. C’est le cas de Madame SANGARE, dont le fils est scolarisé dans notre école.

Mme SANGARE est arrivée en France en 2002 et son fils est né en France en 2005.

Nous, parents d’élèves, professeurs, personnels des écoles, citoyens et amis, exprimons notre solidarité et notre soutien et demandons un examen bienveillant du dossier de cette famille afin de régulariser durablement Mme SANGARE.

Pour qu’elle puisse vivre librement et que son fils poursuive sa vie et sa scolarité en France, nous demandons la régularisation de Mme SANGARE.

Soutien

08 mars 2009

l’Appel des appels

http://www.appeldesappels.org/

Nous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social.

Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.

Face à une idéologie oppressive qui promeut le culte de l’argent et la peur de l’autre,
Face à la souffrance sociale que cette idéologie génère,
Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses,
Face au saccage de nos missions et de nos pratiques professionnelles, Face à la promotion du prêt-à-penser et de procédures managériales et sécuritaires,
Face à la désignation à la vindicte collective de citoyens toujours plus nombreux,
Face à l’abandon progressif des plus fragiles parmi nous…

Nous entendons lutter contre toute politique qui liquide les principes de droit et les valeurs de notre démocratie, issus des Lumières et du Conseil National de la Résistance.

Avec tous ceux et celles qui nous rejoignent, nous nous engageons à :

• faire le lien entre toutes les réflexions, les initiatives et les mobilisations dans l’esprit de notre appel et les amplifier ;

• constituer un espace public de vigilance vers lequel remonteront les analyses et propositions de professionnels et de citoyens ;

• relayer, par nos comités locaux, notre site Internet et nos actions une parole qui échappe aux processus de normalisation, afin de promouvoir une éthique citoyenne, fondée sur le respect de la dignité humaine comme des libertés publiques et individuelles ;

• construire, en liaison avec les associations et les partenaires qui le souhaitent, un espace d’analyse des politiques fondées sur le culte de la performance et de la norme dont les corollaires sont la peur, l’exclusion, voire l’élimination ;

• donner le plus grand retentissement à tous ceux qui organisent une résistance responsable et non violente aux politiques en cours ;

• soutenir et multiplier les actions visant à dénoncer et combattre les dispositifs de servitude, les atteintes aux libertés fondamentales et la dénaturation de nos métiers ;

• exiger des instances constituées – partis politiques, syndicats, pouvoirs publics – qu’elles s’opposent, par des réponses adaptées, à la démolition des valeurs pour lesquelles nous nous battons.

Décidés à combattre une idéologie de la norme et de la performance qui exige notre soumission et augure d’une civilisation inique et destructrice de l’humain, nous voulons réinventer une société de libertés, de droits, de justice et d’hospitalité.

Collectif national de l’Appel des appels – 24 février 2009

06 mars 2009

D'humeur teenager

Ma petite réponse imagée à Orane ;)

la fourmilière

La grande fourmilière est atteinte d'une maladie, ni virale, ni bactérienne - la conscience où plutôt son absence. La survie de l'espèce ne peut plus se poursuivre, semble-t-il. Sous ce faux semblant, tous les actes sont permis, jusqu'à la perte de morale, de conscience, du don de soit.

L'égoïsme s'est abattu sur la fourmilière, rendant ses individus inaptes à l'organisation. Le chaos règne, dans une fourmilière sous un état autoritaire, rigide.

La fourmilière n'a plus sa raison d'être, stérile et altérée, son raisonnement est devenu incompatible avec la vie de chacun de ses citoyens, la survie.

Il reste donc à s'éloigner, faire au loin, tenter de rebâtir ce qui fut, se laisser mourir, essayer de réorganiser ce tumulte - Se réveiller où être vaincu.


La grande fourmilière attend une reine,
pour la nouvelle génération.

Je suis D'humeur Teenager

27 février 2009

le 12 février 2009



Les agresseurs sont toujours en fuite.

26 février 2009

Le roman Libertin (Partie IV)

A la cour Roland rencontré, Marianne nommé,
Si en ses yeux, Émeraude incrusté,
A ses longs cheveux bouclés toisaient son crâne,
Je ne peux la décrire que telle fée Morgane

Durant deux ans, ma vie fut
Une catastrophe sentimentale,
Un néant totale et absolue,
Un ours devenu, étais bestiale.

Sans présence féminine, mon cœur
s'était aigris, comme un oignon
épelé. Lorsque Agnès sonna l'heure
et m'arrosa, apparurent les bourgeons.

A Marianne, je ne fus point marié.
Et si d’Agnés, je fus aimé
Entre eux, passa quelques années.

A sa mère fut d’abord présenté,
Et si j’ai son ventre pénétré,
Celui de sa fille, ai fécondé.

Les Chants de Maldoror - Chant I - Strophe 5


J’ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul, les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions : la gloire. En voyant ces spectacles, j’ai voulu rire comme les autres ; mais, cela, étrange imitation, était impossible. J’ai pris un canif dont la lame avait un tranchant acéré, et me suis fendu les chairs aux endroits où se réunissent les lèvres. Un instant je crus mon but atteint. Je regardai dans un miroir cette bouche meurtrie par ma propre volonté ! C’était une erreur ! Le sang qui coulait avec abondance des deux blessures empêchait d’ailleurs de distinguer si c’était là vraiment le rire des autres. Mais, après quelques instants de comparaison, je vis bien que mon rire ne ressemblait pas à celui des humains, c’est-à-dire que je ne riais pas. J’ai vu les hommes, à la tête laide et aux yeux terribles enfoncés dans l’orbite obscur, surpasser la dureté du roc, la rigidité de l’acier fondu, la cruauté du requin, l’insolence de la jeunesse, la fureur insensée des criminels, les trahisons de l’hypocrite, les comédiens les plus extraordinaires, la puissance de caractère des prêtres, et les êtres les plus cachés au dehors, les plus froids des mondes et du ciel ; lasser les moralistes à découvrir leur cœur, et faire retomber sur eux la colère implacable d’en haut. Je les ai vus tous à la fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme celui d’un enfant déjà pervers contre sa mère, probablement excités par quelque esprit de l’enfer, les yeux chargés d’un remords cuisant en même temps que haineux, dans un silence glacial, n’oser émettre les méditations vastes et ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines d’injustice et d’horreur, et attrister de compassion le Dieu de miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le commencement de l’enfance jusqu’à la fin de la vieillesse, en répandant des anathèmes incroyables, qui n’avaient pas le sens commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur. Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs abîmes les planches ; les ouragans, les tremblements de terre renversent les maisons ; la peste, les maladies diverses déciment les familles priantes. Mais, les hommes ne s’en aperçoivent pas. Je les ai vus aussi rougissant, pâlissant de honte pour leur conduite sur cette terre ; rarement. Tempêtes, sœurs des ouragans ; firmament bleuâtre, dont je n’admets pas la beauté ; mer hypocrite, image de mon cœur ; terre, au sein mystérieux ; habitants des sphères ; univers entier ; Dieu, qui l’as créé avec magnificence, c’est toi que j’invoque : montre-moi un homme qui soit bon !... Mais, que ta grâce décuple mes forces naturelles ; car, au spectacle de ce monstre, je puis mourir d’étonnement : on meurt à moins.

Cavi.uni

25 février 2009

Au fusil, le bâton rompu

"Au fusil, le bâton rompu
je préférais toujours.
Le fouet, l'homme floué
sont les spectres de la dictature.
Un homme n'est jamais aussi dangereux
que lorsqu'il est à terre.
Il peut devenir fou,
et tuer son geôlier."

Marc

Livre de l'Apocalypse - Chapitre 17

01 L'un des sept anges aux sept coupes vint me parler :« Viens, dit-il,je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui réside au bord des eaux puissantes ;
02 les rois de la terre ont partagé sa prostitution,et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution. »
03 Il me transporta en esprit au désert.Là, j'ai vu une femme montant une bête écarlate,couverte de noms blasphématoires, qui avait sept têtes et dix cornes.
04 Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate,et chamarrée d'or, de pierreries et de perles ;elle avait à la main un gobelet d'or rempli d'abominations,avec les souillures de sa prostitution.
05 Sur son front un nom était inscrit, mystérieux :« Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre. »
06 Et j'ai vu la femme ivre du sang des saints et de celui des témoins de Jésus.En la voyant,j'ai été saisi d'un étonnement extraordinaire.
07 Et l'ange me dit :« Pourquoi es-tu étonné ?Moi, je vais t'expliquer le mystère de la femme et de la Bête qui la porte,avec ses sept têtes et ses dix cornes.
08 La Bête que tu as vue était,mais elle n'est plus ;elle va monter de l'abîme pour s'en aller à la perdition.Et les habitants de la terre dont le nom n'est pas inscrit depuis la création du monde dans le livre de la vie seront étonnés en voyant la Bête,car elle était, n'est plus, et reparaîtra.
09 Ici, il faut l'intelligence éclairée par la sagesse.Les sept têtes sont sept collines sur lesquelles réside la femme,et ce sont sept rois :
10 cinq sont tombés,un est là actuellement,le dernier n'est pas encore venu,et quand il viendra, il faudra qu'il ne demeure que peu de temps.
11 Et la Bête qui était et qui n'est plus,c'est elle qui occupe la huitième place,mais elle fait partie des sept ;elle s'en va à la perdition.
12 Les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n'ont pas encore régné,mais ils recevront le pouvoir comme rois pendant une heure avec la Bête.
13 Ceux-ci ont tous un dessein unique :donner leur puissance et leur pouvoir à la Bête.
14 Ils feront la guerre à l'Agneau, et l'Agneau les vaincra- car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois - avec ses compagnons appelés, élus et fidèles. »
15 Puis il me dit :« Les eaux que tu as vues,là où réside la prostituée,ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues.
16 Et les dix cornes que tu as vues ainsi que la Bête haïront la prostituée et la laisseront dépouillée et nue ;ils mangeront ses chairs et la brûleront au feu.
17 Car Dieu leur a mis au cœur de réaliser son dessein,de réaliser tous un unique dessein :remettre à la Bête leur pouvoir royal jusqu'à ce que s'accomplissent les paroles de Dieu.
18 La femme que tu as vue,c'est la grande cité qui détient le pouvoir royal sur les rois de la terre. »
HADOPI - Le Net en France : black-out

20 février 2009

Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors la loi.
[ Hervé Bazin ]

16 février 2009

Je n'ai rien oublié, Monsieur Pauwels

« Il y a cependant de l'authentique dans ce qui pousse étudiants et lycéens à manifester. On ne s'est pas assez avisé de la dégradation de notre environnement culturel dans les années 1980. Ces jeunes avaient entre 8 et 14 ans en 1981. Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats de Coluche et Renaud nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de "touche pas à mon pote", et, somme toute, les produits de la culture Lang. Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n'être rien, mais tous ensemble, pour n'aller nulle part. Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement. Ils sont ivres d'une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l'amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d'ordre. L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l'effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse. Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de mœurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C'est une jeunesse atteinte d'un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l'atteignent. Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. N'ayant pas a courtiser les minus, osons dire que c'est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre. »
Louis Pauwels, "Le Monome des zombies", éditorial du Figaro Magazine, 6 décembre 1986.

14 février 2009

Dieu est mort !

"Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consolerons-nous, nous, meurtriers entre les meurtriers ! Ce que le monde a possédé de plus sacré et de plus puissant jusqu'à ce jour a saigné sous notre couteau; qui nous nettoiera de ce sang ? Quelle eau pourrait nous en laver? Quelles expiations, quel jeu sacré seront nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte est trop grande pour nous. Ne faut-il pas devenir Dieu nous-mêmes pour, simplement, avoir l'air dignes d'elle ? Il n'y a jamais eu d'action plus grandiose, et, quels qu'ils soient, ceux qui pourraient naître après nous appartiendront, à cause d'elle, à une histoire plus haute, que jusqu'ici, ne fut aucune histoire !
(Friedrich Nietzsche / 1844-1900 / Le Gai Savoir)

11 février 2009

C'était le bon temps

La Fontaine

Qu'un ami véritable est une douce chose ! - Il cherche vos besoins au fond de votre cœur; - Il vous épargne la pudeur de les lui découvrir vous-même.
[ La Fontaine ]

07 février 2009

L’axiome de la vie

L’axiome de la vie
est mis en pratique.
Et las et là, il faut calculer
le nombre de jours qui s’évanouit
sur le calendrier de l’absence

Attention, Minuit gardé sous
couvre-feu. La nuit dévêtue se
garde bien de se dévoiler aux intrus, ses inconnus…

Attendris devant la moindre
parcelle d’Homme même distendue
ou fragmentée. Nous lâchons un
dernier regard ; s’il en
existe encore un.

Amoindries par la faim, le courage
la raison et la cupidité,
les tombes s’ouvrent tout de même à nous.

Zèbres écartelés sur le nuage de la
mort ; Je lèches la dernière grotte
Humide et cicatrisée de la naissance,
l’érotisme fécond s’enorgueillit
d’un tel acte inutile
Incompétent.
Je caresse parfois l’espoir d’ouvrir
une autre porte, celle oubliée,
celle en plein jour, celle sous
nos yeux, mais qu’on ne voit pas.
Je lâcherais un dernier soupir
pour prononcer la femme
qui aurait dû m’aimer, même
dans sa totale ignorance.
Son nom m’est inconnu.

Brancardier un verre s’il vous plaît
Un vers également, qu’il puisse
ronger mes moindres illusions.

Ainsi accabler, attabler, presque mort,
l'Otage s'épaississait
au moindre coup de tonnerre,
il endurait dans sa geôle
liquide et mouvante, les
trajectoires du Néant.

04 février 2009



Pour Xavier qui désespère , je suis sûre qu'il appréciera ces 3 morceaux de 12 cordes par Steve Ray Vaughan.
Pour les lecteurs qui passent ici et qui se demandent qu'est ce qui passe ici, l'ambiance, tout ça, et qui n'auront pas de réponse , juste le plaisir d'un bon morceau de musique en guise d'intermède. Celui ci pouvant durer longtemps, tout dépend de possibilités de temps libre, que notre vie un peu malmenée nous laissera.

Nos proches seront toujours plus important que ce blog.

03 février 2009

Exil - Victor HUGO


Si je pouvais voir, ô patrie,
Tes amandiers et tes lilas,
Et fouler ton herbe fleurie,
Hélas !

Si je pouvais, - mais, ô mon père,
O ma mère, je ne peux pas, -
Prendre pour chevet votre pierre,
Hélas !

Dans le froid cercueil qui vous gêne,
Si je pouvais vous parler bas,
Mon frère Abel, mon frère Eugène,
Hélas !

Si je pouvais, ô ma colombe,
Et toi, mère, qui t'envolas,
M'agenouiller sur votre tombe,
Hélas !

Oh ! vers l'étoile solitaire,
Comme je lèverais les bras !
Comme je baiserais la terre,
Hélas !

Loin de vous, ô morts que je pleure,
Des flots noirs j'écoute le glas ;
Je voudrais fuir, mais je demeure,
Hélas !

Pourtant le sort, caché dans l'ombre,
Se trompe si, comptant mes pas,
Il croit que le vieux marcheur sombre
Est las.




Il ne me reste hélas que les mots de ce cher Victor.

28 janvier 2009

23 janvier 2009

Les français sont des sauvages

Bienvenue dans ce merveilleux pays, où le lynchage médiatique est à présent dépassé par le lynchage des personnes. Amis touristes, sachez qu'en venant en France, vous venez dans un pays de sauvages, où les indigènes pratiquent la délation, écrivent des lettres anonymes, et la justice laisse une personnes en prison malgré que le témoin soit jugés et condamnés pour "dénonciation calomnieuses".
Amis étrangers, passez votre chemin, ce pays est devenu fou !

L'ensemble des trains sont arrêtés vendredi soir vers 19 h 30 gare Saint-Lazare et plusieurs milliers de voyageurs bloqués à cause d'un "accident de personne". Quelqu'un "s'est jeté sur une voie, perturbant la circulation, et des passagers de plusieurs trains impatients sont descendus en pleine voie, bloquant entièrement le trafic", détaille un porte-parole de la SNCF. "L'ensemble des trains sont bloqués dans la gare Saint-Lazare."

Les voyageurs s'en prennent aux agents de la SNCF

Des voyageurs exaspérés n'ont pas hésité à encercler un local d'accueil dans lequel se sont réfugiés les agents de la SNCF pour échapper à la colère des usagers, qui ont brisé deux vitres de ce local et craché sur les autres, a constaté un journaliste de l'AFP. Des policiers ont dû se positionner autour du local pour protéger les agents de la SNCF de la colère de la foule.

22 janvier 2009

Mattrach la foule



Aller un petit morceau pour tous les deux : Emportez par la foule version mattrach.
Pour vous remonter le moral, et n'hesitez pas à faire un petit tour sur le site de l'asticot ;)
ça vous refilera la pêche

21 janvier 2009

Il n'a pas souffert!

Par la fenêtre, une ligne blanche discontinue s'allongeait sur la toile noire. Sur le bord, un débordement et une grande surface rouge se profilaient. Encore derrière, une clôture en fer forgé, d'où montaient, vers les cieux, des pointes acérées, s'étendait.
Au fond du jardin, entouré par des massifs de fleurs aux nombreux coloris, se dessinait une maison bourgeoise. Aux volets clos se suspendaient, en l'air, des fleurs blanches. Malgré toutes ces couleurs, une atmosphère macabre s'élevait, telle une mauvaise herbe.
Ce spectacle était caché par des petits rideaux rose pâle, en torsades avec des plis et replis, qui s'élevaient vers les nuages blanchâtres du plafond. Accroché au-dessus de la porte, se suspendaient un petit crucifix et un brin d'Olivier. Au-dessus de l'armoire en bois, étaient disposés différentes statues de vierge blanche. Sur le lit d'un même bois, là où mes yeux ne pouvaient s'égarer, se trouvait un habit bleu. Le costume trois pièces était disposé tout droit, fraîchement repassé. Il en sortait des chaussettes marines, des mains jaunies, plissées, ridées d'avoir trop travaillé, d'avoir trop souvent aidé, sans rien recevoir en échange.
Les cheveux fraîchement peignés se déroulaient sur la nuque, la bouche. Un air calme se déposait sur ce visage, cet homme dormant dans sa demeure. Au pied du lit se trouvait debout les proches et sa femme. Les yeux rougis, des gouttes de pleurs s'en échappaient et s'écrasaient sur ses lèvres rosies. La tristesse s'évaporait de cet endroit.
"Mais il n'avait pas souffert!"

19 janvier 2009

Prestidigitation

La Rose

La rose étoilée de ton clope
a échoué dans le cendrier
La rose étoilée de ton clope
s'est éteinte dans sa cendre
La rose étoilée de ton clope
était accrochée à tes lèvres
La rose étoilée de ton clope
a échoué dans le cendrier
La rose étoilée de ton clope
brûlait, et s'endormait...
C'était un Havre de douceur...

16 janvier 2009

Si vous n'avez pas reconnu le coupable, sachez qu'il s'agit de Mannara .

LETTRE DE BENJAMIN ROSOUX

Les sites de soutien, organisation de concert
exemple parmi tant d'autre

Samedi 24 janvier 2009

Manifestation a 15h a Barbes !
Avec L Echo Ralleur et L Arme du Chahut.

L'EUROPEEN - 5 rue Biot - 75017 Paris - Metro "Place de Clichy".
19h
Spoke Orchestra, Bams, Dgiz, Arthur Ribo, Fantazio, Benjamin Colin, Surnatural Orchestra, Trio Boutin, Les Remouleurs, D de Kabal, Rodolphe Burger.

GALERIE IMPAIRE - 42 rue de Lancry - 75010 Paris - Metro "Jacques Bonsergent".
18h
Dan Charles Dahan (electro-acoustique) + Martin Bakero (poesie).
Salut a tous,

C est apres trois semaines de decompression et un temps de reflexion, de lecture intensive de tout ce qui s est dit sur cette affaire pendant que nous etions au trou, que j entame l ecriture de cette lettre.
Je suis sorti de Fresnes voila un peu plus de trois semaines maintenant, un peu deboussole. Je ne m attendais plus a etre libere aussi vite devant ce qui semblait etre un traquenard si bien orchestre.
Retrouver l air du dehors et l horizon du monde ont bien sur ete un grand soulagement, on s habitue si vite a voir son existence bornee par des murs et des grilles, qu il semble que ca fait des siecles quand bien meme ca ne fait au fond que 2 ou 3 semaines. Je remercie du fond du coeur tous ceux qui se sont demenes pour nous sortir de la. Je suis sur que malgre tout l arbitraire qui entoure les decisions de justice, cette pression nourrie par les comites, les parents, amis et tous ceux qui ont senti a raison que cette affaire les concernait au plus pres a eu un effet consequent. J aurais aime pouvoir le faire d une seule voix avec mes camarades co-inculpes mais comme vous le savez il nous est interdit de rentrer en contact d une quelconque maniere sous peine notamment de retourner en prison.

Mais je suis hante d une certitude : cette liberation releve d une «chance» inesperee, chance qui remonte a loin, celle d une part d etre ne blanc, d avoir eu l opportunite d etre diplome, d avoir des parents et des amis issus de cercles «privilégies» dont la mobilisation a sans nul doute plus de chance d etre entendue que si j etais ne ailleurs et dans un autre milieu. Je suis hante bien sur par le fait que deux de mes amis et camarades soient toujours incarceres pour des motifs aussi rocambolesques, mais aussi par la pensee que des centaines d autres personnes croisees notamment au cours de ma courte detention n ont jamais eu cette «chance» et pour cause. Les prisons francaises ont englouti au cours des dernieres annees toute une frange de la jeunesse de ce pays, cette frange jugee inassimilable, sans cesse harcelee, toujours «deja condamnee» et qui refuse toujours de rentrer dans les rangs etouffoirs de cette societe. Un fait saute aux yeux quand on frequente les cours de prison, une tres claire majorite de detenus est composee par des jeunes des quartiers populaires, dont certains ont ete abonnes aux sejours en prison. On remarque aussi le nombre effarant de personnes detenues, pour des periodes souvent tres longues, sous le regime de la detention provisoire, regime dit «exceptionnel». 6 mois, 9 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans, sans proces et bien souvent sans preuve tangible. C est qu il est sans doute plus complique d avoir des 'temoignages de moralite', des garanties de representation recevables quant on vient de Villiers-le-Bel, Aubervilliers ou Bagneux, quand vos parents sont consideres comme etrangers, qu ils ne maitrisent pas la langue des magistrats et des media ou quand ils ne justifient pas d une activité professionnelle stable et surtout reconnue.

Pas de miserabilisme toutefois, la solidarite se forge aussi derriere les murs des prisons, la politique penale de ce gouvernement est en train de fabriquer une bombe a retardement. Plus on bourrera jusqu a la gueule les geoles de ce pays, plus des destins vont s y croiser et dresser des ponts entre tous ces milieux si savamment separes a l exterieur. Le rapprochement entre les traitements politiques, policiers et mediatiques (cette triade tend a devenir une expression consacree, peut etre faudrait-il penser a les fusionner officiellement !), de l affaire de Tarnac et celle de Villiers-Le-Bel l annee derniere est pertinente a plus d un titre...
Novembre 2005 (Clichy sous Bois), CPE, election presidentielle, Villiers-le-Bel, LRU, ... deux parties de la jeunesse que tout a priori oppose, nourrissent conjointement la paranoia du pouvoir.
La reponse ne se fait pas attendre et prend les meme traits. D un cote «lutte contre le regne des bandes» pour justifier la repression dans les quartiers apres les emeutes, de l autre, fabrication de toutes pieces d une «mouvance anarcho-autonome», de «groupuscules d ultra-gauche», comme repoussoirs a la revolte diffuse qui essaime au fil des mouvements de la jeunesse etudiante ou «precaire». Dans les deux cas, une politique de communication de longue haleine pour dessiner les contours de «l ennemi interieur», qui debouche bruyamment sur des operations coup de poing sur-mediatisees. Demonstrations de force demesurees, curees mediatiques, embastillements purs et simples. Faut-il le rappeler, outre les inculpes et incarceres multiples de novembre 2005, cinq personnes sont toujours incarcerees apres le coup de filet de Villiers-le-Bel et attendent un proces qui ne vient pas, faute de preuves. Aujourd hui c est notre tour, mais la chasse aux dits «anarcho-autonomes» est ouverte depuis plus d un an, six personnes au moins ont deja ete interpellees et entendues devant les juridictions anti-terroristes depuis decembre 2007 pour des faits ou des suspicions qui n avaient jamais releve d un tel regime juridique jusque la. L etau se resserre et tous les coups semblent desormais permis. Il a deja ete developpe largement dans les communiques des comites de soutien a quel point le recours aux outils de l anti-terrorisme represente un glissement significatif des procedes de gouvernement et de la «gestion» de la contestation. Des scenarii deja vus dans plusieurs pays au cours des dernieres annees (USA, Royaume-Uni, Allemagne, Italie...) debarquent avec fracas en France et signent l entree dans un regime ou l exception devient la regle. Ces procedures n ont la plupart du temps rien a voir avec le «terrorisme» et ce quelle que soit la definition qu on en donne, elle repondent a la logique millenaire de «en reprimer un pour en apeurer cent». En d autres temps on en aurait pendu «quelques-uns» a l entree de la ville, pour l exemple.

Dans notre cas, il est tres vite apparu que «l affaire des sabotages de la SNCF» n etait qu un pretexte opportun pour deployer au grand jour une operation de communication et de «neutralisation preventive» prevue de longue date (depuis l arrivee de MAM au ministere de l interieur). La rapidite de la mise en branle de «l'operation Taiga» et l absence quasi totale d elements materiels au dossier, meme apres les perquisitions et les interrogatoires croises, devoile tres vite a qui n est pas occupe a hurler avec les loups, la grossierete du montage policier. Il aura pourtant ete fait de severes efforts d assaisonnement de cette histoire un peu fadasse, un «groupuscule en rupture de ban et s adonnant a la clandestinite», un «chef inconteste», son «bras droit», ses «lieutenants», des «relations amicales» ménagees dans le village par «pure strategie». Mais rien n y fait les gens croient definitivement et heureusement plus «a ce qu ils vivent qu a ce qu ils voient a la tele».

Une fois repondu pour chacun a la question de sa participation ou non aux «actes de degradation» sur les catenaires de la SNCF, reste cet immense gloubi-boulga qu est l accusation de «association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste». C est d ailleurs le seul chef d accusation qui pese sur la plupart des inculpes dont moi-meme.
Ce chef d inculpation repose sur un faisceau d informations et d hypotheses disparates, reunies par les services de renseignement, mais que seule une prose policiere pour le moins imaginative permet d articuler entre elles d une maniere aussi unilaterale. Les liens d amitie, politiques chacun a leur maniere, deviennent sans l ombre d un doute des affiliations organisationnelles voire hierarchiques. On fait d une serie de rencontres, de la participation de quelques uns a des manifestations, de la presence de certains autres relevee au cours des mouvements sociaux qui ont emaille les dernieres annees, les presages de la raison d etre strictement 'politique' (au sens le plus classique et plat du terme) d un «groupe» identifiable et isolable comme «cellule» (cancereuse ?). Cela est une contre verite absolue et determine un certain nombre de contre-sens vis a vis de ce dont nous avons ete diversement porteurs au fil des annees. Le delit «d association» permet d englober d un seul coup l entierete de l existence des personnes visees et tout peut y devenir un element a charge : lectures, langues parlees, savoir-faire, relations a l etranger, mobilite, absence de telephone portable, rupture avec son 'plan de carriere' ou avec son extraction sociale, vie amoureuse et j en passe.
L utilisation de ces outils «antiterroristes» n est finalement rien d autre que l indice de l agressivite propre a tout pouvoir qui se sait de toutes parts menace. Il ne s agit pas tant de s en indigner. Il s agit en tout cas de ne pas, ou plus, etre dupe de cette operation de police politique. Elle n est que la tentative, des tenants du pouvoir, de communiquer au «corps social» leur propre paranoia, qui, elle, n est peut etre pas totalement sans fondement. On parle beaucoup autour de cette affaire de l essai intitule «L insurrection qui vient» et tout le monde y va de son hypothese pour dire QUI est derriere cette signature qu est le «comite invisible».

Cette question n est interessante que d un point de vue strictement policier. Le choix editorial d anonymat qui a ete fait doit etre entendu, a mon avis, non comme une particuliere paranoia des auteurs (meme si elle se trouverait aujourd hui cent fois justifiee) mais par l attachement a une parole essentiellement collective. Non pas la parole d un collectif d auteurs qu on pourrait denombrer, mais une parole qui s est forgee dans les aleas d un mouvement ou la pensee ne saurait plus etre attribuee a tel ou tel en tant qu auteur. Ce livre suscite beaucoup de desaccords, voire de reprobation y compris parmi nous qui avons pourtant fait l effort de le lire et le comprendre. Il me semble que c est l objet meme de l ecriture politique : mettre ce qui demande a etre debattu sans delai au centre, le rendre incontournable, quitte a etre cru et sans nuance. Tous ceux qui, par ailleurs, pretendent savoir QUI est l auteur de ce livre mentent purement et simplement ou prennent leur hypothese pour la realite.

Les «lectures» recentes de ce livre, notamment celle de la police et de quelques criminologues de salon posent a beaucoup la question de la «radicalite». Cette «radicalite» nous est renvoyee a nous comme trait d identite, voir comme chef d inculpation qui ne dit pas son nom. Je ne me sens pas particulierement radical, au sens d etre pret a accorder les constats, les pensees et les actes (ce que plus personne ne fait malheureusement et depuis longtemps). Par contre la situation est radicale et l est de plus en plus. Elle determine des mouvements de radicalisation diffus, qui ne doivent rien a quelque groupuscule que ce soit. Chaque jour dans mon activite d epicier notamment ou quand je sers au bistrot, ou bien encore quand j etais en prison, je discute, j ecoute ce qui se dit, se pense, se ressent, et je me sens parfois bien modere face a la colere qui monte un peu partout. Ce gouvernement a sans doute raison d avoir peur que la situation sociale lui echappe, mais nous ne servirons pas sa campagne de terreur preventive, car le vent tourne deja. Il vient de Mediterranee.

Il y aurait encore beaucoup de choses a dire, de doutes a lever, de manipulations a dejouer, mais tout ca ne fait que commencer. Ainsi ma position est en phase avec celle des comites de soutien qui fleurissent un peu partout : abandon des charges de «entreprise terroriste» et «d association de malfaiteurs», liberation immediate de Julien et Yldune et de tous ceux et celles qui sont incarceres a ce titre, pour commencer...

Viendra le moment ou on devra bien nous rendre des comptes pour le prejudice enorme qu on nous a fait subir, a nous, a Tarnac, mais aussi pour ce qui n est qu une provocation supplementaire a l encontre de tout ce qui ne se resigne pas au desastre en cours.

Benjamin, epicier-terroriste.

08 janvier 2009

Le petit nicolas

Et puis, Basta !
Nicolas Sarkozy a sauvé Alsthom, Arcelor Gandrange et il a libéré Ingrid Betancourt.
- Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.
- Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.
- Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée...
- Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.
- Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Nicolas Sarkozy.
- Jésus Christ est né en 1955 avant Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.
- Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro.
- Dieu a dit : que la lumière soit ! Et Nicolas Sarkozy répondit : On dit s'il vous plaît.
- La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy... c'est sa chaussette.
- Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons.
- Les Suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté Nicolas Sarkozy se situe.
- Pour certains hommes le testicule gauche est plus lourd que le testicule droit. Chez Nicolas Sarkozy,chaque testicule est plus lourd que l'autre.
- Nicolas Sarkozy sait parler le braille.
- Il n'y a pas de théorie de l'évolution. Juste une liste d'espèces que Nicolas Sarkozy autorise à survivre.
- Nicolas Sarkozy et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.
-Nicolas Sarkozy a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.
- Nicolas Sarkozy mesure son pouls sur l'échelle de Richter.
- Nicolas Sarkozy connaît la dernière décimale de Pi.
- Nicolas Sarkozy peut taguer le mur du son
- Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.
- Dieu voulait créer l'univers en 10 jours. Nicolas Sarkozy lui en a donné 6.
- Nicolas Sarkozy est capable de laisser un message avant le bip sonore.
- Une larme de Nicolas Sarkozy peut guérir du cancer, malheureusement Nicolas Sarkozy ne pleure pas.
- Quand Nicolas Sarkozy passe devant un miroir, il n'y a pas de reflet : il n'y a qu'un seul Nicolas Sarkozy.
- Si Nicolas Sarkozy dort avec une lampe allumée, ce n'est pas parce qu'il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.
- Le calendrier de Nicolas Sarkozy passe du 31 mars au 2 avril. ... Personne ne fait de blague à Nicolas Sarkozy.

Ne l'oubliez jamais

En attedant l'année prochaine

A défaut d'écrire, voici un message créatif à base d'identité jetable. Sur une idée personnel, et les conseils d'Ombres que je remercie chaleureusement.

07 janvier 2009

Tue loup - Quittons la France

A ton crochet du droit
Pile en travers de mes dents
A tes poches trouées de bonne foi
En l'absence de tes sous-vêtements
C'est sûr il n'y en eu pas d'autres
A oser les larmes du bonheur
Et je resterai l'apôtre
De celle qui fait l'amour en pleurs
Et quand traînée dans la boue
Tu persistes à rendre les coups
Face au jugement de ces ordures
Je brandis ton cœur trop pur

Et même si tu t'éclates la gueule
Sur des chemins trop tortueux
Tu seras toujours plus belle
Que tous ces déjà vieux
Qui puent l'ordre et la bienséance
Tellement sûr d'eux dans leurs démence
Avant de crever les points liés
Viens poupée... quittons la France

06 janvier 2009

THIEFAINE- Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable-

Coupable, coupable



J'me sens coupable d'avoir assassiné mon double dans le ventre de ma mère et de l'avoir mangé
J'me sens coupable d'avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical
J'me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour en essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la première fois où j'ai voulu voir où j'en étais
J'me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles insensibles, insipides et minables qui couraient en culottes courtes derrière un ballon dans les cours de récréation
Et j'me sens coupable d'avoir continué à les mépriser beaucoup plus tard encore alors qu'ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges, des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes
J'me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des bouteilles de mescal et d'en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu
J'me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace pour vieilles dames déguisées en rock-star, après avoir éclusé sept bouteilles de Dom Pé 67 dans le seul but d'obtenir des notes de frais à déduire de mes impôts
J'me sens coupable d'avoir arrêté de picoler alors qu'il y a des milliers d'envapés qui continuent chaque année à souffrir d'une cirrhose ou d'un cancer du foie ou des conséquences d'accidents provoqués par l'alcool
De même que j'me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y a des milliers d'embrumés qui continuent chaque année à souffrir pour les mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés
Et j'me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et d'avoir arrêté de partouzer alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui continuent chaque année à souffrir d'un claquage de la bite, d'un durillon au clitoris, d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de chagatte folle, d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du gland, de gono, de blenno, de réponèmes, de chancres mous, d'HIV ou de salpingite
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'être né français, de parents français, d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand ombre de lettres de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent stupéfaits et même un peu jaloux
J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers écœurés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement troublés et choqués par ce genre de pratique
J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'œuvre
de l'anonymat
J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c'est la
turlutte finale
J'me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer chez mes Nibelungen intimes et privés, dans la partie la plus sombre de mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides,
serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les chè-è-vres, les Tamagochis et les poissons rouges
J'me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu après 17 heures 40, au volant du spyder Porsche 550 qui percuta le coupé Ford de monsieur Donald Turnupseed
J'me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer alors qu'il y a quelque six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de se battre entre-eux et de s'accrocher à leur triste petite part de néant cafardeux
Je me sens coupable, coupable !

01 janvier 2009

Je vais me foutre à l'eau

Bernard Dimey, encore et toujours, me direz vous, mais comme c'est la période des bonnes réolution. Y a que Dimey !

Il paraît que je bois, que je bois trop souvent.
J'aime le Juliénas et le Côte-Rôtie
Le Chirouble et l'Brouilly et le Moulin-àVent,
Ces liquides affreux qui vous gâchent la vie,
Il paraît que j'en bois très exagérément,
C'est peut-être pour ça que je perds la mémoire.
Le Pommard, le Morgon et le petit Cahors,
Il paraît qu'à mon âge on a bien tort d'en boire,
Je n'ai plus qu'un moyen pour éviter la mort,

Demain je vais me foutre à l'eau,
Je ne sais pas encore laquelle,
Peut-être bien l'eau de Vittel
Ou la Contrex ou la Badoit.
Pour qu'enfin ma vie soit plus belle,
Je vais me foutre à l'eau pour toi.

Le Muscadet qu'on lèche à sept heure du matin
Avec les plâtriers ou les meneurs de viande,
Ce Traminer d'onze heure que m'offre les putains
Avant que j'aie le temps de passer la commande,
Histoire avant midi de se remettre en train,
Sans parler du whisky, du fin et de la fine
Qu'on écluse la nuit dans les cabarets chics
Avec des créatures échappées des vitrines
Qui vous laissent sans force à l'aurore et sans fric.

Demain je vais me foutre à l'eau.
Dès que j'aurai choisi laquelle
J'irai tout doux m'y fair' la belle,
Mais ni Contrex ni Badoit,
C'est trop sophistiqué pour moi,
J'en garderai un verr' pour toi.

24 décembre 2008

joyeux noël à tous

C'est Noël ce soir, eh Marie
Va falloir que tu fass'le p'tit
Il est pas loin d'onze heurs et d'mie
ne t'endors pas sur le rôti
le christianisme , i'faut s'le faire
Dans un'demi-heure, c'est parti
et comm'c'est toi qui s'ras sa mére
Faut tout d'mêm'que tu fass'le p'tit !

Si j'avais su qu'tu soyes un'sainte
Dès l'premier jour moi j's'rais parti
Mais maint'nant ça y est t'es enceinte
C'que t'as de mieux à faire, c'est le p'tit !
Je sais bien, la paille est pas sèche
l'bourricot a l'air abruti
l'boeuf aussi... Tu parles d'un'crèche
N'empêch'qu'il faut qu'tu fass'le p'tit !

Y a d'jà les bergers qui rappliquent
Faut pas les laisser v'nir pour rien
C'est pas grave, mais ça s'rait pas chic
C'est que des bergers, c'est pas des chiens !
ça t'gêne que les bestiaux te r'gardent
I'n'voient presque rien, il fait nuit
Mais à présent faut pus qu'tu tardes
Faut t'démerder de l'faire, ce p'tit

Si tu accouches après les fêtes
ça s'ra fini, ça s'ra foutu
tu n'en fais jamais qu'à ta tête
Marie je n'te l'répèt'rai plus
tu te conduis comme un'vraie pucelle
Ecoute un p'tit peu c'que j'te dis
tu vas gâcher la nuit d'Noël
si tu fais pas tout d'suit'le p'tit

Enfin ça y est, t'es raisonnable
Te tracass'pas, tout s'pass'ra bien
Dès qu't'as fini, moi j'passe à table
j'bouff'rai tout seul, y a presque rien
C'est pas marrant mais faut qu'ça s'fasse
Encore un p'tit coup c'est gagnant
Ca y est, v'la l'auréole qui passe
Il est né, le divin enfant !

et hop voilà du Bernard Dimey poéte du 19eme ...arrodissement de Paris

bref tous ça pour dire "joyeux noël à tous"

20 décembre 2008

La première fois quand je l'ai vue

La première fois quand je l'ai vue
J'ai tout de suite remarqué son regard
J'en étais complètement hagard

Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit : il faut que je l'aborde
Pour voir si tous les deux on s'accorde

J'ai déposé mon baluchon
Alors j'ai vu tes gros yeux doux
J'en suis dev'nu un peu comme fou

Quand je t'ai dit que tu me plaisais
Que j'aimerais bien te revoir
Tu m'as donné rendez-vous le soir

Et je t'ai dit Oh Penelope
Que tu étais une sacrée belle fille
Que je t'aimerai toute ma vie

Quand dans ce lit de marguerites
Tu m'as caressé doucement la tête
Ma vie entière est une fête

Et sous les regards de la foule
J'ai posé ma main sur ta main
Vous voyez bien que ce n'est pas malsain

A l'ombre des eucalyptus
Je t'ai dit : je veux que tu me suives
Je te sentais d'humeur lascive

Alors comme ça dans les tulipes
Tu m'as fait une petite promesse
Gage d'affection et de tendresse

Si notre amour devait céder
Je n'aurais plus qu'à me faire prêtre
Je ne pourrais jamais m'en remettre

Car si un jour notre amour rouille
Je m'en mordrai très fort les doigts
Chérie vraiment je n'aime que toi



Maintenant changez la fin du second vers de chaque strophe pour qu'il rime
avec le premier vers plutôt qu'avec le troisième. (vous allez voir, les mots viennent très vite..)

19 décembre 2008

Paris le 30 décembre 2007


Jeanne Moreau, lettre au ministre Hortefeux
envoyé par Socialistes

Monsieur le Ministre Hortefeux

Il fait froid. C'est l'hiver. j'ai honte de ce froid, de cet hiver que vous vous acharnez à prolonger jusqu'à la vilenie. Cela fait plus d'un an que, jour après jour, ce froid et cet hiver envahissent les villes et les campagnes de notre pays autrefois pays d'espoir et de vie.

C'est en ma qualité de citoyenne française plus que jamais attachée à la Liberté, l'Egalité, la Fraternité que j'ai le devoir de vous rappeler que vous n'avez pas, Monsieur le Ministre, le droit de vie ou de mort sur des hommes, des femmes ou des enfants qui travaillent, vivent, étudient, ici, en France pays aujourd'hui déshonoré.
Ma honte et notre déshonneur, dont vous êtes l'un des grands responsables, deviennent plus profonds quand je me souviens de souvient de ce moment fraternel sur un quai de Marseille après la guerre en Algérie. Je me rendais dans ce pays. Nous faisions file pour embarquer sur El Djezzaïr. Devant moi, un travailleur algérien revenait passer ses vacances au pays. Il s'est retourné vers moi, a ouvert ses bras et m'a dit:
- Soyez la bienvenue en Algérie!

Monsieur le Ministre, la honte est une affaire de cœur, le déshonneur une affaire civile. Je pense à ce monsieur algérien et j'ai honte. J'ai honte aussi pour vous qui refusez à son fils ou à sa fille le droit d'être mon voisin ou ma voisine. Vous déshonorez à coup de furtives lois minables le sens de la République et de ma civilité."

Paris le 30 décembre 2007 (enregistrement avril 2008)


Urgent

http://prague.360cities.net/fs.html?loc=locations/restaurant/unovaka.p36

Salut Verdure,
regarde le lien ci dessus tu seras étonné

Désolé j'ai pas retrouver ton adresse, pas mon mon matos sur moi ;)

je jeux des septs différences

Un petit jeux des 7 erreurs :

première vidéo : la prison vu par l'administration pénitentiaire


Deuxième vidéo : la prison vue par les hôtes de l'administration pénitentiaire

Deux Dieux


Ne fais nulle attention à ces vains aboiements. Nous sommes toi et moi, les maîtres en ces lieux. Nous saurons partout mettre de l'ordre.
Nous sommes nés à bout portant dans ces lieux où les croix deviennent des échelles vers les cieux. Les croix deviennent les barreaux d'un enfer.
Nous saurons courir vers la marée, pour se joindre à elle, dans les longs sanglots sanglants de la virginité perdue. Nous saurons être Deux Dieux sur le sable, à nous regarder dans le miroir des cieux.
Mais Je me suis déjà marié avec les trois veuves, ces Parques au fil coupé. Nous saurons être Deux Dieux, quand même.

Jean Cocteau

Que deviendrais-je sans le rire? Il me purge de mes dégoûts. Il m'aère.
[ Jean Cocteau ]

15 décembre 2008

Ma fille, je ne sais pas qui est ton pére


TETES RAIDES et JEANNE CHERAL SANS TITRE
Têtes Raides (Les) - Sans Titre

Ma fille
Je n'sais pas qui est ton père
C'est peut-être
Un vaurien commissaire
Ou pianiste
Ma fille
Cette nuit-là
Quand il m'a pris
Dans ses bras
C'est dans tes yeux
Ca se voit
Son regard et sa voix
Tous ces garçons
C'était toi
C'est tes cheveux
Son corps
C'est tes doigts
Ma fille
Cette nuit-là
Je voulus vivre à Java
Pour un ongle de frisson
Pousse une plaie sur l'horizon
C'est dans ta peau à jamais
Insouciante j'allais
Ne me demande pas qui c'est
Sans se parler
On s'est quitté
Ma fille
Je n'sais pas qui est ton père
C'est peut-être
Un vaurien commissaire
Ou pianiste
Ma fille
Cette nuit-là
Quand il m'a pris
Dans ses bras
Mais il est tard ce soir
A la gare St-Lazare

Spécial dédicace à Sikolas

Un petit tour du côté de Woody Goothrie ;) Pour Sikolas

Prague


statue du commandeur - Prague

14 décembre 2008

05 décembre 2008

Un peu de couleur

Aller les gars, un peu de couleur pour avoir le moral, ici il est treize heures ;) Pour les autres news, faites un tour dans vos boîtes mail ;)
Bises

03 décembre 2008

Martin Niemoller

Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour protester…

Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942



france minuscule,

"L'idée, c'est de ne pas abandonner le terrain aux stupéfiants. On sensibilise les élèves aux problèmes de drogues."
Article originale ici

Il faut comprendre par le terme sensibilisation :
Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements."

"Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme: 'On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais…'

"Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee-shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n'exprimèrent aucune surprise face à ce geste, mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!(Zoé 13 ans)

J'imagine même pas le jour, où commencera la sensibilisation pour lutter contre la pédophilie !

02 décembre 2008

mathématiquement coupable d'innocence

20 personnes interpellés
15 relachés
reste 5
3 personnes relachés
reste 2

c'est beau les maths, mais l'Humain dans tout ça.
La prison pour les innocents, le pouvoir pour les autres.
L'écriture mène dans les cellules carcérales
La liberté de pensée est un délit,
Résister le seul devoir

Résister !

28 novembre 2008

poulet au fromage

Tu prends autant de blanc de poulet que de personnes.
250 ml de crème fraiche (non liquide)
Du fromage qui pue et sans trop de gout (maroiles ou munster)
tu fais cuire le tout à feu très très doux pendant 1h à 1j1/2 dans une cocotte (pas d'auto cuiseur) en remuant de temps en temps.
En parallèle, tu fais une béchamel que tu incorporeras 10 minutes avant le fin de cuisson.

a servir avec des frites et une salade relevée.

Comme vin :
Un blanc d'alsace un peu sucré (gewurstz...) ou une bière belge

25 novembre 2008

Mort de rire pendant 3minutes



Alors attention il s'agit d'un clips officiel du gouvernement sur les mefaits d'internet, Mais disons que c'est tellement caricaturales, que ça en devient plutôt un clips humoristique...

24 novembre 2008

23 novembre 2008

Pierre Desproges, - 1986 Théâtre Grévin

On me dit que des juifs se sont glisses dans la salle ?
Vous pouvez rester.
N'empêche que.
On ne m'ôtera pas de l'idée que, pendant la dernière guerre mondiale, de nombreux Juifs ont eu une attitude carrément hostile à l'égard du régime nazi.
Il est vrai que les Allemands, de leur côté, cachaient mal une certaine antipathie à l'égard des juifs.
Ce n'était pas une raison pour exacerber cette antipathie en arborant une étoile à sa veste pour bien montrer qu'on n'est pas n'importe qui, qu'on est le peuple élu, et pourquoi j'irais pointer au vélodrome d'hiver, et qu'est-ce que c'est que ce wagon sans banquette, et j'irai aux douches si je veux...
Quelle suffisance !
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
Je n'ai personnellement aucune animosité particulière contre ces gens-là.
Bien au contraire. Je suis fier d'être citoyen de ce beau pays de France où les Juifs courent toujours.
Je sais faire la part des choses. Je me méfie des rumeurs malveillantes. Quand on me dit que si les juifs allaient en si grand nombre à Auschwitz, c'est parce que c'était gratuit, je pouffe.
En réalité il y à deux sortes de juifs : le juif assimilé et le juif-juif.
Le juif assimilé à perdu son âme en même temps que son identité. Il bouffe du cochon pas casher en regardant Holocauste.
Il est infoutu de reconnaître le mur de Berlin du mur des lamentations.
J'en connais. J'en ai plein mes soirées. Ils sont la honte des synagogues.
Ils n'auront même pas la consolation d'être reconnus par les nazis lors de la prochaine.
Le juif-juif, c'est différent.
Le juif-juif se sent plus juif que fourreur.
Il renâcle à l'idée de se mélanger aux gens du peuple non élu. En dehors des heures d'ouverture de son magasin.
Dès son plus jeune âge, il recherche la compagnie des autres juifs. Ce n'est pas facile.
Depuis que le port de l'étoile est tombé en désuétude, il n'est pas évident de distinguer un enfant juif d'un enfant antisémite.
Naguère encore, les juifs avaient les lobes des oreilles pendants, les doigts et le nez crochu, et la bitte à col roulée.
Mais de nos jours ils se font raboter le pif et raccourcir le nom pour passer inaperçus. Voyez Jean-Marie Le Penovitch. Ne dirait-on pas un breton ?
Tous les praticiens de la chirurgie esthétique sont juifs.
Tous les médecins sont juifs.
Tous les pharmaciens sont juifs.
Tous les archevêques de Paris sont juifs.
Tout le monde sont juifs.
Pour les médecins, je suis sûr. Tous les médecins sont juifs.
Enfin presque tous.
Le docteur Petiot, c'est pas sûr... Le docteur Petiot, c'est ce médecin parisien qui a démontré en 1944 que les juifs étaient solubles dans l'acide sulfurique. Petiot n'est pas un médecin juif. Léon Schwartzenberg, si.
D'ailleurs il n'y a aucun rapport entre Petiot et Schwartzenberg. Je veux dire que Schwartzenberg, lui, il fait pas exprès de tuer les gens. A propos, c'est pas vrai que les juifs sont vecteur de maladie : Schwartzenberg n'est pas cancérigène, comme disait Reiser, il suffit de ne pas trop s'approcher.
Les juifs-juifs bien sûr ne se marient qu'entre eux.
Je relisait récemment Juifs et Français d'Harris et Sédouy.
Les auteurs demandaient à une grande journaliste très belle et pleine de talent (que ma discrétion m'interdit de nommer ici) si elle aurait épousé Yvan Levaï dans le cas où ce dernier n'eut pas appartenu comme elle à la communauté israélite.
Cette dame a répondu que non, qu'elle n'aurait probablement pas pu tomber amoureuse d'un non-juif.
Je comprends aisément cette attitude qu'on pourrait un peu hâtivement taxer de racisme.
Moi-même, qui suis limousin, j'ai complètement raté mon couple parce que j'ai épousé une non-Limousine.
Une Vendéenne.
Les Vendéens ne sont pas des gens comme nous.
Il y a barrage des patois, fort lointains. Et puis, nos coutumes divergent, et divergent c'est énorme.
Voilà une femme qui mange du poisson le vendredi en tailleur Chanel.
Moi je mange de la viande le mardi en pantalon de coton.
Il n'y a pas de compréhension possible.
Nous avons notre sensibilité limousine.
Nous avons bien sûr notre humour limousin qui n'appartient qu'a nous.
Nous partageons entre nous une certaine angoisse de la porcelaine peu perméable aux chouans.
Il faut avoir souffert à Limoges pour comprendre.

21 novembre 2008

La suite Bordelaise

A écorcher les cieux,
échanger le soleil contre deux lunes
et siffler l’air nouveau
et un verre de bordeaux

Je me retrouve ici à refuser de continuer
encore un combat
insensé contre le vent
Je stoppe là

Les meilleurs liqueurs
sont celles qui marinent dans un canon
elles sont inoffensives

Tombé raide sur le dos
devant les parois étanches
de cet inaccessible espoir
enfermé à l’extérieur.

Pulvérisé les voies
qui nous disaient d’en rester là
et se retrouver à genou
devant les faits
que nous n’attendions pas.

La suite n’en fera qu’à sa tête
faudra voir la vôtre.

20 novembre 2008

Les étourneaux étourdis

Les étourneaux étourdis
viennent picorer
sous le nez du chat,
et ne voient pas
l’éclat blanc des dents
qui sourient au-dessus d’eux.

Dans quelques instants
leurs os fragiles craqueront
sous la dentition
du félin encore enfant.

Les étourneaux étourdis
descendent des arbres
pour dévorer des vers.
Mais ce sont eux
qui les dévoreront.
Les étourneaux un peu idiots
ont peur de la girouette
au ramage de gallinacé métallique
qui tourne en grinçant...
en grinçant des dents.

19 novembre 2008

Un bon coup de blues de derriére les fagots


pas trés académique la position des mains, sans le bottleneck, mais whaoou, il maitrise !

18 novembre 2008

Les dents du parchemin

Réveillé,
l’oeil aux aguets,
les griffes sorties
tendues, indomptables pattes d’araignée,
l’animal suave
s’apprête à aiguiser
ses DENTS.

La peau
vieux parchemin,
se déchire et libère
ses cachées viscères,
sous les coups de rasoirs
des scalpels carnivores.

Tentation
d’aiguiser la haine,
et d’abreuver de sang
son idéologie
pour une quelconque Élection.
Il faut savoir dire NON.

15 novembre 2008

Femmouzes T - La Femme Du Soldat Inconnu

Il est parti mourir
La tête dans le vent
Comme on part un sourire
Entre les dents

Découvrez Femmouzes T!


Les femmes ça part pas
ça meurt à petits feux
Une femme ça reste
Et ça pleure pour deux

Il fallait qu'il s'en aille
Il est pas revenu
Il a eu sa médaille
Mon amour inconnu

Des honneurs à la noix
Et quand la mort s'est tue
Il a reçu sa croix
Mais moi je n'ai rien eu

Ad vitam eternam j'aurai pas ma statue
Je n'étais que la femme du soldat inconnu
Ad vitam eternam j'aurai pas ma statue
Je n'étais que la femme du soldat inconnu

Ils sont là chaque année
A son bon souvenir
Moi pendant des années
Je n'ai rien vu venir

Pourtant on meurt aussi
Même quand la vie dure
On meurt même au milieu
des pots de confiture

Je l'ai fêtée ma guerre
Mais entre 4 murs
C'était une autre guerre
Avec une autre armure

Je l'ai fait traversée
Des Landes (landeaux?) à toute heure
Y'a pas que les fusils
Qui déchirent les cœurs

Ad vitam eternam j'aurai pas ma statue
Je n'étais que la femme su soldat inconnu
Ad vitam eternam j'aurai pas ma statue
Je n'étais que la femme du soldat inconnu

Une guerre à donner
Une vie que de la prendre
Une guerre où la mort
Ne veut jamais se rendre

Moi aussi je l'ai faite
Et même en souriant
Et c'était pas la fête
Tout le temps

Il fallait qu'il s'en aille
Il est pas revenu
Il a eu sa médaille
Mon soldat inconnu

Des honneurs à la noix
Et quand la mort m'a prise
Je n'ai eu que l'honneur
De la femme soumise

Ad vitam eternam j'aurai pas ma statue
Je n'étais que la femme du soldat inconnu
Ad vitam eternam j'aurai pas ma statue
Je n'étais que la femme du soldat inconnu

11 novembre 2008

Wordle page

A partir Du blog d'orane
Créé à partir de WORDLE
A partir du Blog Macadam Autopsie



Un voyage au Laos

Un petit site http://blog.unvoyageaulaos.com/ a retenu toute mon attention ,, on y parle Kips, lao, lunang prabang, bref que du bonheur de lire au quotidien, un voyage dans l'un des pays le plus authentique qui soient :


Agrandir le plan

Poéte et dissident

Poéte, bloggueur, et dissident trois bonnes raisons de finir en prison

Un célèbre blogueur birman, Nay Phone Latt, l'une des figures de la "rébellion safran" qui a opposé, fin septembre 2007, la junte birmane à un mouvement populaire mené par des moines bouddhistes, a été condamné à vingt ans de réclusion dans la prison d'Insein, a annoncé, mardi 11 novembre, un porte-parole de l'opposition.

Nyan Win, 28 ans, qui bloguait sous le pseudo Nay Phone Latt, est l'un des jeunes cracks birmans de l'informatique qui ont contribué à informer le monde, via Internet, lors des grandes manifestations contre la junte militaire. Il avait été arrêté dans un cybercafé de Rangoun le 29 janvier. Lié à la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, il a été condamné à cette lourde peine, lundi, aux côtés de quatre membres de la LND.

POÈME CRYPTÉ

Nay Phone Latt avait été arrêté après avoir déjoué les contrôles sévères imposés par le régime militaire sur Internet. Son blog était écrit en langue birmane et dans le style d'une nouvelle. Il l'utilisait comme un forum de discussions sur les difficultés de la vie quotidienne en Birmanie, notamment les coupures d'électricité et la hausse des prix. Lors de la répression brutale de septembre 2007, il était parvenu avec d'autres blogueurs à diffuser des témoignages vivants et des photos chocs sur la contestation avant que le principal accès à Internet soit coupé.

Par ailleurs, le poète birman Saw Wai a été condamné par la même juge à deux ans de prison pour avoir publié un poème de la Saint-Valentin contenant un message codé critiquant le chef de la junte. Le poème intitulé "14 février" a été publié dans l'hebdomadaire populaire Achit Journal (Love Journal). Lus verticalement, les premiers mots de ce poème en birman forment la phrase "Le généralissime Than Shwe est fou de pouvoir". Connu pour ses poèmes romantiques, Saw Wai a été arrêté le 22 janvier 2008 par des militaires, au lendemain de la publication du poème.

2 000 PRISONNIERS POLITIQUES

L'organisation Reporters sans frontières et la Burma Media Association se sont déclarées "révoltées" par ce "verdict écœurant", "qui vise à effrayer tous les Birmans cherchant à échapper par le Web au contrôle ubuesque sur l'information imposé par la dictature". Les deux organisations ont appelé les blogueurs du monde entier à "témoigner de leur solidarité avec Nay Phone Latt, en affichant sur leurs blogs sa photo et en s'adressant aux ambassades de Birmanie à travers le monde pour demander sa libération".

La Birmanie compte plus de 2 000 prisonniers politiques, selon Amnesty International. En 1990, la LND d'Aung San Suu Kyi avait remporté une victoire écrasante à des élections pluralistes, mais les militaires avaient refusé de reconnaître les résultats et de céder le pouvoir, qu'ils détiennent depuis 1962.

10 novembre 2008

Des ricochets

Des ricochets
jaillissent des mains de pierre,
Tenant en leurs doigts un morceau de ciel
Chiffonné, grimé d’un lierre bleu.

J’étais aveugles et sourd
Un nuage posé sur les yeux,
Percé par des cils barbelés.

Tenant des galets, les doigts crispés
lançaient leur parfum
Vers les fuites de l’air.

Un trou se creusa dans la surface de l’eau,
Perçant son écorce étanche.

Les ricochets s’avançaient doucement
Sur l’eau, en cachant leurs traces de pas.

08 novembre 2008

A la lueur

A la lueur,
Celle qui s’éteint, sans plus vous brûler,
Et ébouillante
Le corps morcelé
Les terrains d’aviation nocturne
Les lents mouvements de ceux,
Qui, en sueur, font l’amour,
Et le refont chaque jour,
Pour distiller une liqueur nouvelle,

A la lueur,
Des chandelles, des bougies,
Et des mouchoirs posés sur les
Lampes de chevets
Dissimulant les langues de chat
Qui explorent les grottes
Où se cache la glotte.

A la lueur,
D’un instant quelconque
D’un mouvement absentéiste.
Nouvelle fleur des pavillons
De banlieue, lotis dans un ghetto
Qui en a perdu son nom.
Ne restons pas aveugle, aux
Cadavres de conserves
Perdus et emportés par le ruisseau,
Tanguant, saignant d’un tampax égaré.
L’attrait semble irréversible
Le dégoût aussi.

A la lueur,
Émerveillé, Le lit emporta
Telle une nef,
Le chaud bébé,
Ce quéniot aux quenottes qui poussent
Vers des territoires informes,
Plats
Acérés, accidentés
Terres de fortune.
Les cris s’ébruitent,
en divers graffitis
Collés aux murs,
Aux lèvres aux papiers,
Classeurs de collégiennes,

A la lueur,
Des lampes de berceaux.

07 novembre 2008

Khalil Gibran

La moitié de ce que je dis est dénué de sens, mais je le dis afin que l'autre moitié puisse t'atteindre.
[ Khalil Gibran ]

06 novembre 2008

05 novembre 2008

Consistance Humaine

Bret Hart à Paris



Mon post va faire tache sur ce ring, ce blog, mais voilà Bret Hart était à Paris Hier. l'homme au milles prises a fait une courte apparition au palais des sports, et j'y étais ;) L'homme n'a pas catché, mais d'autres l'ont fait à la place.