31 décembre 2005

Un halo

J'oublie des mots,des dates, des noms.
Même les phrases perdent leur sens.
Des Amphores vides qui, remontant à la surface
se remplissent d'eau salée.

J'ai la vue qui diminue, les choses prennent
parfois des formes différentes, plus lumineuses
un Halo de sainteté plane sur toutes
les surfaces. Les formes disparraissent.

Qu'on le reconnaissent, où non, l'âge
diminue les facultés. C'est peut être
cela qui fait qu'on comprend mieux
nos parents.

V05

30 décembre 2005

atchoom, à tes souhaits

Il faut écrire, écrire, écrire encore, non pour se souvenir des belles choses, mais simplement pour témoigner d'une époque.
Ecrire ce qui vient, Ecrire d'une plume légère, où d'un fil de couteau aiguisé, planté dans la feuille, au plus profond de soit.
Et le "JE" n'est que l'ombre d'un moment d'un moment, d'une période, d'une époque, d'un état d'esprit et d'un passé assimilée, ou non.
Ne pas s'arrêter à une sorte de journal intime, ni à un relevé de compte des états d'âme, mais en faire un descriptif détaillé, un étalage aussi des pensées. La pensée est INNOVATION, chaque idée est nouvelle, et en prenant appuie les unes sur les autres, elles fondent l'échaffaudage d'une époque.
"NE plus penser, c'est ne plus être", ce la différe de Pascal. Car penser n'est pas forcément être.
Ne plus penser, c'est s'effondrer dans un vaste sommeil, un coma, une mort certaine. Mais c'est aussi parfois ressentir un bien être, qui va au delà des mots.

29 décembre 2005

Fresque urbaine


Une canopée au dessus des grattes ciel,
où volent les pigeons.
Un lac souterrain traversé de part en part par des égouts.
Les dunes de détritus qui délimitent la ville.
Les soleils et les lunes de néons qui s'encrassent de poussiéres.
Le bitume coule le long des réverbéres
et tisse sous nos pieds une fresque urbaine,
aussi colorée qu'un plan de métro. Une araignée
mécanique, tisse sa toile de titane, relie par
les autoroutes, les villes entre elles.
Il ne reste qu'un amas de décombres des pierres du
passé. Les plastiques les ont remplacés.

Je cherches encore une voie inexplorée.

Verdure

28 décembre 2005

la recherche de la liberté

http://www.majoors.com/

le moteur de nos libertés,
à en perdre nos devoirs...
Bientôt l'art sera tronqué
de sa moelle intérieure.

Avec DADVSI finit Da Vinci

Emoi

Un ami ce matin m'écrivait :

Il vole au-dessus de la ville, d'un toit à l'autre
Son esprit rêveur se baigne dans les rayons dorés
Une fleur rouge dans le doux tapis des jeunes herbes
Un cours d'eau au milieu des colines serpente avec paresse
Mille diamants scintillent sous l'arc-en-ciel mouillé
Les cheveaux galopent avec leurs crinières dans le vent
L'air marin remplit l'espace bleu au dessus des maisons
Une odeur d'été se dégage avec douceur d'une pomme verte


Long Giang

27 décembre 2005

Suite à ton texte Orane, j'ai retrouvé des vieilles images











Verdure

26 décembre 2005

Récapitulatif explicite

Il y a quelques années, nous avons commencé à écrire, chacun dans son coin. Au début quelques mots suffisaient, puis le travail a augmenté. Souvent nous tapons dans les textes anciens pour les publiés sur ce blog, aprés tout il faut savoir partagé, puisqu'il n'y a aucune chance d'être publié, autant faire de l'auto production ;)

Le Cahier Vert : Le premier receuil achevé de Verdure est en fait le résultat de prés de cinq de travail acharné. Le résultat peu probant est dû au jeune âge de Verdure lors de sa rédaction.
Lui :Cet essai non encore aboutit à ce jour, et sans véritable espoir d'aboutissement est le fruit du travail en prose en parrallèle avec le cahier vert.

Le soir :Une nouvelle trés courte sur les moments de désarroi dans Paris. La lutte pour achever cet essai n'est toujours pas terminée, mais d'autres travaux font que pour l'instant, cet essai reste sur le chevalet.

La chresthomathie d'un chtonien (Echolalie & coprolalie, Wodniw) : Ce deuxième receuil de poème de Verdure est le fruit d'un travail plus mûr, plus réfléchit ; Plus mature dirait certain. Je pense simplement que l'inspiration était meilleur. Deux partie composent ce receuil, deux manières opposées de voir les choses.

odyssée (FLORILÈGE D'UNE MUSIQUE CAVERNEUSE, LA TRAGÉDIE DU MÉNISQUE OUBLIÉ)
Ce troisième receuil de poème devait au départ s'intégrer à la chresthomathie, mais Verdure penserais qu'il fallait alléger en compilant ce troisiéme receuil déjà bien indigeste.

La page Blanche : Il a fallut beaucoup de temps à Verdure pour réaliser cette nouvelle. Je pensais, il y a quelques temps, que cette histoire était intérressante. A présent je pense surtout qu'il faudrait la retravailler...

La journée du chaos : Tout l'épilogue contient ma pensée sur cette nouvelle. Elle n'a pas changé depuis.

F.W.: Ce quatrième tome de la poésie de Verdure comporte exclusivement des poèmes à l'inspiration sentimentale et sexuelle. De la guimauve au hard le plus crûe... Une sorte de poésie inspiré de la littérature libertine.

JDM la tourmente de Pearl Harbor : Cette biographie poétique pourrait être le cinquième receuil poétique, bien que très court. Je préfère cependant laissé à part cette oeuvre. Elle suffit à elle même, et n'existe que par elle seule. La traduction a été faite en collaboration avec Hervé.
On a déjà mis ce texte ici même [ JDM - Biographie poétique - JDM - poetic Biography ]
Le petit prince : Un plagiat du grand Tonio, veuillez m'en excuser !!!

Freiheit - Fields : Une nouvelle dédiée à Max Jacobs. La vie d'un homme dans les camps de concentration. Romancée et certes incompléte, cette nouvelle est tout simplement ma préférée ; vu le nombres d'heures passées dessus.

Les souvenirs d'Isidor Ducasse : Un plagiat de Lautréamont, mais je pense que ce receuil de "poèmes" a une vie propre, et n'a guère besoin de son homologue "Les chants de Maldoror"
pour exister, où pour être apprécier. Hervé l'a déjà proposé ici même, mais il faudra le retrouver via le moteur de recherche.

Almanach : encore 365 jours pour finir ce sixiéme receuil de poèmes mais j'ai la sensation que verdure n'a pas la moindre envie de remettre le travail sur le métier.

Le livre : Ebauche pour un travail future, que nous avons déjà présenté ici, sous le titre "les cigarettes finissent toutes au fond des cendriers".

Annonciation : Ebauche pour un travail future

Sans douleur fictive : Une nouvelle à retoucher avant de la laisser vacquer à ses occupations.

Chanson d'hier et d'aujourd'hui : Ce livre contient de longues heures de travail à trouver des chansons anciennes à siffloter en voyage. Ce livre a été commandé par l'association des retraités du village natale de Verdure.

Aucune édition n'est à ce jour prévue. Mais j'espéres vraiment un jour pouvoir les proposer en PDF ici même, pour que chacun puisse avoir sa version à domicile.
OM05

Pressions et répressions contre une affiche qui dérange


Act Up-Paris & le 9ème Collectif de Sans-Papiers Communiqué 22 décembre 2005

Sarkozy / "Votez Le Pen" Pressions et répressions contre une affiche qui dérange

Six personnes "soutiens" du 9ème Collectif de Sans-Papiers se sont faites arrêtées ce jour en début d'après-midi par la police de Nanterre devant le local où le Collectif est installé en ce moment. A cette heure, les six personnes sont au commissariat de Nanterre. Au moins une d'elles a déjà été placée en garde à vue sans motif réel et sérieux et nous nous attendons à ce que les autres subissent le même sort. Dans le même temps, les affiches "Sarkozy/Votez Le Pen" placardées sur ce même local, ont été arrachées par les forces de l'ordre.

Le fait que ces opérations de police se soient produites aujourd'hui n'est pas fortuit. Elles surviennent en effet 2 jours après le lancement médiatique de la campagne conjointement menée par le 9ème collectif et Act Up. Nous dénonçons fermement ces arrestations purement arbitraires ainsi que la violence qui les a accompagnées.

Plusieurs personnes d'Act Up qui collaient cette affiche cette semaine ont par ailleurs été interpellées et menées dans des commissariats pour des contrôles d'identité à la limite du temps maximum autorisé. L'affiche, a même due être retirée du site internet d'Act Up sous les menaces d'un grand cabinet d'avocat agissant officiellement au nom du photographe auteur du cliché.

Nous exigeons :


la libérations de nos amis
que l'on réponde à cette campagne par des arguments politiques et non par des pressions judiciaires et policières

25 décembre 2005

Les sales majestés -Joyeux Noël

Radio du jour

petit papa noel, quand tu descendras du ciel
n'oublie pas les poubelles car en bas c'est le bordel
les hommes n'ont pas été sages, ça a été un vrai carnage
crois moi une vraie boucherie, new york à kaboul-city

et si tu descends quand même dans ton traineau éternel
surtout n'amène pas d'cadeaux à ses enfants de salauds
pour les grands sois sans pitié, surtout ne fait pas d'quartier
ils ne l'ont pas mérité, mets rien dans leurs p'tits souliers

petit papa noel quand tu descendras du ciel
descend avec ton flingue en bas y'a plus que des dingues
mais n'oublie pas les enfants, ils t'attendent impatiemment
même si souvent leurs parents sont plus bêtes que méchants

et si tu descends quand même dans ton traineau éternel
surtout n'amène pas d'cadeaux a ces enfants de salauds
pour les grands sois sans pitié, surtout ne fais pas d'quartier
ils ne l'ont pas mérité, mets rien dans leurs p'tits souliers

petit papa noel, si tu vas a Betlehem
n'oublie pas les enfants, ils t'attendent impatiemment
mais prends ton gilet pare-balles, là-bas c'est la guerre totale
d'ailleurs c'est la guerre partout, on vit dans un monde de fous

petit papa noel, quand tu descendras du ciel
n'oublie pas les poubelles car en bas c'est le bordel
les hommes n'ont pas été sages, ça a été un vrai carnage
crois moi une vraie boucherie, new york à kaboul-city

petit papa noel
petit papa noel
on f'ra mieux l'année prochaine
petit papa noel

les intermittents du spectacle seront ravis de l'apprendre

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-724607@51-698751,0.html

Téléchargement sur Internet : M. Donnedieu de Vabres entend faire revenir les députés sur leur vote

Interrogé sur un éventuellement assouplissement du projet de loi présenté par le gouvernement, il a déclaré qu'il était "quelqu'un d'ouvert". "Lorsque des amendements s'inscrivent dans une philosophie que je partage, j'y souscris, a-t-il dit, mais je ne sacrifierai jamais le droit d'auteur et la nécessaire rémunération des artistes". "Ce texte est un très beau projet, auquel le gouvernement n'a pas l'intention de renoncer", insiste-t-il.



Les intermittents du spectacle seront ravis de l'apprendre, depuis maintenant pfff 3 ans qu'ils sont en gréve, le débat reste ouvert.... ;)

J'aurais tendance à penser qu'il n'y a rien à attendre d'un faux cul comme lui !

24 décembre 2005

23 décembre 2005

Quand le ministére de la culture fait du SPAM

Le lien amene directement sur http://www.culture.gouv.fr/culture/1206/
L'adresse mail utilisé : Ministère de la Culture b-pop@radar.axi.fr

L'etat peut s'enorgueuillir d'utiliser des méthodes pires que les pirates du peer du peer.

21 décembre 2005

Démocratie - Arthur Rimbaud

"Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.
"Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques.
"Aux pays poivrés et détrempés ! - au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou militaires.
"Au revoir ici, n'importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C'est la vraie marche. En avant, route !"
Vrd
Un site de sondage en ligne... histoire de donner son avis. Mais les réponses du sondage sont ambigü, et dirigé. Aucune chance de donner son avis réel.
Orane

20 décembre 2005

hétéronymes

Hervé a ouvert les volets de la maison en flamme. Il n'y avait plus de survivants, juste quelques canettes de bières, et dans le cendrier se mourrait un mégot douteux. Il annonça sur le perron le grand retour du Soleil, son crâne et sa toge blanche étaient du faux prophète.

Personne ne l'a suivit.

Hervé était là à ouvrir les volets du hamac percé. Il s'est enfin réveillé, Il a enfin ouvert les yeux.

Hervé a vu Orane et s'est révolté.



Publié en Septembre 95 sous le titre : "PSEUDONYME " dans "L'Odyssée"
Verdure

19 décembre 2005

La jeune fille du métro - 1933

1. C'était un' jeun' fill' simple et bonne
R'fusant rien à personne
Un jour dans l' métro y avait presse,
Un jeune homme osa, je l' confesse,
Lui passer la main sur les...ch'veux
Comme elle avait bon coeur
Ell' s'rapprocha un peu

3. L' métro continuait son voyage
Ell' se dit: " C' garçon n'est pas sage
Je sens quelque chos' de pointu,
Qui, d'un air ferme et convaincu,
Tâche de pénétrer dans mon...coeur
O sentiment nouveau,
Doux frisson du bonheur !"

5. Alors, n'ayant plus aucun doute
Elle dit à son compagnon d'route
"C'que tu fais là, c'est ridicule
Tu vas trouer mon caracul
Puisqu'à toute fin , 'faut qu'tu m'em...bête
Je m'retrousse, car en d'ssous
L'ouverture est toute faite.
2. Le type vit l' mouv'ment d' la d'moiselle
Et recommença de plus belle;
Puis, comme dans l'coeur de l'homme tout d'suite
S'réveill' le cochon qui y habite,
Sans attendr' il sortit sa...carte,
Elle vit qu'il s'app'lait Jules
Et d'meurait rue Descartes.

4. Comme elle avait peur pour sa robe,
A cette attaque ell' se dérobe;
Et pour savoir c' qui la chatouille,
Derrièr' son dos ell' tripatouille,
Et tomb' sur un' bell' pair' de...gants,
Que l' jeune homme, à la main,
Tenait candidement

6. Ça prouve qu'à à Paris quand on s'aime,
On peut s' le dire en public même
Les amoureux ne s' font pas d' bile,
A travers tout ils se faufilent,
Qu'on les r'garde ou non ,ils s'en...fichent
L'amour ouvre les yeux
Aux gens les plus godiches.

La jeune fille du métro est en réalité une chanson nommée Idylle souterraine (paroles : Louis Hennevé/ musique: Gaston Gabaroche) créée en 1933 par le chanteur Jean-Loup (alias Jean Rousselière). La version enregistrée en mars 1933 (Boccace 507A / Matrice 6175 BKP)

Reprise par Renaud dans les années 1990 avec, au dernier couplet, une variante.

18 décembre 2005

l'homme est naturellement bon

torture aux phillipinesl'homme est naturellement attiré vers le bien et vers Dieu. « L'homme se sent attiré à rechercher le bien correspondant à sa nature ». L'homme, par son « inclinatio » naturelle, est instinctivement porté à ce qui conserve sa vie et celle de l'espèce, à ce qui permet la vie en société, à une appréhension rationnelle de la réalité, et aussi à la connaissance de la vérité sur Dieu. C'est la nature humaine qui par son ouverture universelle sur l'infini du vrai, du bien, de l'être, rend l'homme à la fois libre et capable de recevoir le don gratuit de Dieu.
l'homme est naturellement bon, il y a plus à le prouver.
Orane !

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 4 Scene VI

Il est des histoires étranges, qui parviennent à traverser les âges. Ainsi l'histoire de cet homme qui vola un renard au prince de sa contrée me fut révéler par des textes anciens, dont la langue était différente de celle que j'utilise en ce moment, et même chaque jour.

Cet homme avait le regard droit, et le raisonnement juste. Aussi pour un dîner, il vola cet animal. Et tandis qu'il s'éloignait du lieu de son larcin, les hommes qui représentaient la loi courrait après lui, questionnait les habitants pour connaître son itinéraire. Il fuyait tenant son repas sous le bras. Voyant que les gens s'étaient lancé à sa poursuite, et voyant bien qu'il allait être arrêté, il mis le renard sous son habit, tout contre son ventre.

" As-tu volé un renard. ? " demandèrent les hommes aussitôt qu'il fut appréhendé. Mais il ne voulut point avouer, sachant qu'un tel vol était une clé à l'échafaud. La faim lui grignotait le ventre. Le renard dans sa cache en fit autant, et se mit en devoir de dévorer le ventre du voleur, pendant que les agents de l'ordre lui posaient toutes les questions.

Lorsque enfin les hommes furent partis, il put retirer de sous son habit l'animal qui lui creusait le ventre. L'estomac dans les talons, il vit que le renard était repu. Et l'homme, si fier d'avoir trouvé à manger, mourra le ventre vidé.


Ceci est la derniére partie des souvenirs. on va passer à autre chose maintenant.
Verdure 05

17 décembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 4 Scene V

J'ai semé dans les familles, cher lecteur, le désordre, l'inceste et le fratricide, donnant à chaque mains, l'arme qu'elle avait besoin. Cela ne s'est jamais retourné contre moi ; ma famille était morte. Les balles étaient blanches et restaient de marbre devant les percussions de l'assassinat.

J'ai traversé Anogre, Noutlo, Tovillers pour y faire pousser la négation de l'être humain.

Les portes s'ouvraient sur les jambes ouvertes des jeunes filles, laissant la lumière du couloir éclairer d'une raie, la chambre. La peur pouvait se lire sur les visages, lorsqu'elles voyaient s'avancer une armée de cent mille hommes, l'arme à la main. Mais elles se volatilisaient pour se coller sur le second visage, celui qui entrait, fier et sûr de lui-même. Ne pouvant la sauver, il venait l'achever.

Mais lorsque sa venue était reportée par son décès prématuré, le bonheur se lisait dans tous les visages. Celui de perdre l'innocence d'une manière étrange, et celui d'assouvir enfin une envie qui tenaillait l'estomac depuis tant d'année. Il faut dire qu'une traversée du désert apporte la bienheureuse abstinence qui manque à tout homme.

Alors des lèvres s'ouvrent et lancent :
" Père, vous en premier. Je fus le fruit de vos entrailles, et je veux que le fruit de mes entrailles fut de vous ! "

Alors la divine patience, qui durant tant d'année avait lié ces hommes, éclatait pour laisser place à une satanique orgie de fruit rouge.
Les couteaux ne restaient plus dans les tiroirs des meubles de cuisines. Ils étaient sortis de leurs écrins pour être affûté. L'huile de coude rendait à ces outils, la splendeur des jours passés. Les fils étaient brillants, tandis que les hommes étaient éméchés.

Nonchalant, ils allaient se planter entre les épaules douces des amis d'antan, des ennemis d'hier, des amants de demain. Les lacs de la saint Barthélemy s'arrondissaient au fur et à mesure que les lois s'écrivaient sur des vélins, avec des plumes baignées dans tout ce sang versé.
Et vice et versa, les rues lâchaient des odeurs de victimes, qui montaient aux narines des complices.

Toute l'horreur ainsi disséminée noyait le bonheur et l'innocence. Ce chaos généralisé avait cependant laissé quelques hommes encore dignes. Mais ils étaient rares et forts de caractères. Peu d'hommes politiques, à vrai dire.

Parmi eux se démarquait Isabeau. La tendresse de son visage et la noblesse de son âme faisaient de lui le plus insouciant des hommes. Né pour être libre et vivant, sa seule puissance était donc son refus catégorique de porter une arme sur quiconque, encore moins la main.

On ne pouvait en dire autant de son frère aîné, qui un jour de fête, avait tué sa mère en l'étranglant avec une ceinture, pour violer son père. Une telle dégradation de l'homme avait réussi à scandaliser l'opinion de l'époque. Ce n'est pas qu'un meurtre et un viol parvenaient à peiner la société en ce temps-là, mais quand même, il faut suivre les lois de la nature.

Non, Isabeau avait entouré sa mère de ses plus francs attendrissements, et adoucit les douleurs endurées par son père.

La simple énumération heurte mon imaginaire. Il ne peut y avoir de lobbies dont la principale activité est le dénigrement de l'être humain, le meurtre comme base de la manière de vire, et le viol comme hobbies dominicaux.
Ceux qui se font protecteurs de telles pensées ne peuvent être considérés que comme des fruits pourris de l'aliénation. Il ne faut pas croire qu'en Arogne, tovilers et Noulto, pays de la décadence, les gens soient heureux. Leur aliénation leur fait oublier leur situation.
Et ceux, qui laissent germer l'espoir à un retour à la paix, sont aussitôt passés pour fous et blasphémateurs. On ne peut s'opposer au chef suprême de ces états de faits.

Que dieu fasse qu'un jour, le sang séché soit laver. Sinon qu'il aille au Diable !!!

16 décembre 2005

L'Anarchie Pour Le UK

Anarchie pour UK
Ça y est presque déjà
Je désunis Royaume-Uni
Avec ces rêves de prisunic !

Oui, moi, je veux l'anarchie
Le temps de la cité, c'est fini!

Tout est bon pour y arriver
Je prends le meilleur et aussi le reste
Je me sers de mes ennemis
Je me sers de l'anarchie!

Car moi, je veux l'anarchie
Et c'est la seule façon d'être!

Est-ce que c'est l'M.P.L.A.?
Ou bien encore l'U.D.A.?
Ou alors c'est peut-ªtre l'I.R.A.?
Moi, j'ai pensé que c'était UK!
Ou un autre pays
On a tous nos bidonvilles

Moi, je suis l'anarchie
Oui, moi, je suis l'anarchie
Et vive l'anarchie
Et moi, je veux être anarchiste
Et être saoul, a en crever !