25 septembre 2006
19 septembre 2006
Bernard Dimey, Roi de rien
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Si tu m'aimes encore un peu...
Oh si tu m'aimes encore un peu...
Je ne suis roi de rien
Je règne sur les vents
Sur des chemins perdus
Sur les sables mouvants
Sur d'anciens châteaux forts
Et sur des cathédrales
Englouties...
Englouties...
Je suis roi d'un soleil
Qui se meurt quand il pleut
J'ai l'air d'un vieux volcan
Refroidi peu à peu
Et je crois que ma parade
A grand coup de cymbales
Est finie...
Est finie...
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Si tu m'aimes encore un peu...
Oh si tu m'aimes encore un peu...
Je ne suis roi de rien
Ma couronne est en bois
C'est scandaleux bien sûr
C'est de mauvaise alois
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Car je t'aime...
Car je t'aime...
Alors le monde entier
Peut s'écrouler d'un coup
J'ai le droit d'être pauvre
Et le droit d'être fou
Je suis esclave et roi
Je n'ai pas de problèmes
Si tu m'aimes...
Si tu m'aimes...
Je ne suis roi de rien
Ma couronne est en bois
C'est scandaleux bien sûr
C'est de mauvaise alois
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Car je t'aime...
Car je t'aime...
Je ne suis roi de rien
Que de mon avenir
Qui n'est plus rien
Qu'un désastre à venir
Et l'intérieur de moi
N'est plus qu'un paysage
En délire...
En délire...
Je ne suis roi de rien
Je suis comme un enfant
Qui reconstruit le monde
En écoutant le vent
Il ne me reste plus
Le courage, de te dire
Que je t'aime...
Que je t'aime...
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Je ne suis roi de rien
Mais je suis roi quand même
Si tu m'aimes encore un peu ...
Si tu m'aimes encore un peu ...
mon coté punk 2005
18 septembre 2006
Un p'tiot rap pour les p'tit pat'lin
KAMINI - MARLY-GOMONT
http://www.laplebeprod.com/Kamini/MarlyGomont.html
Pour ceux qu'ont déjà vécu dans un p'tiot pat'lin dans la cambrousse, ça rappelera des souvenirs.
8 kilométres pour acheter une baguette... à Mobylette évidemment...
Meurtre
Comme j'ai profité du temps à ne pas écrire, pour reprendre toutes une série de dessins et de peintures faites, il y a pas mal de temps, je vais pouvoir en profiter pour illustrer ce blog.
La premiére est une expression toute personnelle du "meurtre" (1997) individuel où étatisé, ce qui en fin de compte revient à la même chose. Au final un seul individu profite du crime.
14 septembre 2006
Céline, Cet humaniste.
Dans un moment d'égarement et d'immense découragement devant cette humanité... Verdure.
Humanisme n. m.
C'est un mouvement de pensée de la Renaissance, qui s'est caractérisé par la volonté de promouvoir l'esprit humain auquel il faisait pleine confiance. C'était aussi une volonté de renouer avec les valeurs et l'art de l'Antiquité. Les humanistes avaient une grande soif de connaissances.
Par extension, ce terme désigne toute doctrine qui a pour fin l'homme et son épanouissement.
http://louisferdinandceline.free.fr/sons/son.htm
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Celine
http://gallica.bnf.fr/anthologie/notices/01344.htm
13 septembre 2006
Ségoléne, Ségoléne !!!
Elle est drôle et folle mais quand j'ai des soucis
Je vais la chercher où elle steack hachée
Je suis sûre que vous la connaissez
Elle voyage beaucoup depuis très peu de temps
Elle a fait rire nos mères et nos grands-parents
C'est une brave fille mais un peu polisson
Et quand elle arrive on crie son nom
Ségoléne, Ségoléne
Avec ses cheveux noirs
Ses gros sourcils et son bâton
Ségoléne, Ségoléne
Gravé dans la mémoire
Des petites filles et des petits garçons
Ségoléne, Ségoléne
Qui cogne les gendarmes
Avec son compagnon Gnaffron
Ségoléne, Ségoléne
Qui nous fait rire aux larmes
Avec sa natte et son n?ud papillon
Elle a des enfants elle a toute une famille
Pas d'ennuis d'argent pour survivre à la ville
Mais elle sait tout faire et fait des affaires
Qui lui permette d'acheter des maisons à la mer
Elle vit dans un théâtre de marionnettes
Du soir au matin elle cogne sur la tête
De ses ennemis par-là par ici
Mais elle est avec moi aujourd'hui
{au Refrain, 2x}
Ségoléne, Ségoléne
Qui est de tous les temps
Le premier ami de tous les enfants
{Les enfants:} Ségoléne !
10 septembre 2006
Elle vendait des p'tits gâteaux
Elle était pâtissière,
Dans la rue du Croissant,
Ses gentilles manières,
Attiraient les passants,
On aimait à l'extrême,
Ses yeux de puits d'amour,
Sa peau douce comme la crème,
Et sa bouche, un petit four,
Et du soir au matin,
Dans son petit magasin
Elle vendait des petits gâteaux,
Qu'elle pliait bien comme i' faut,
Dans un joli papier blanc,
Entouré d'un petit ruban,
En servant tous les clients,
Elle se trémoussait gentillement,
Fallait voir comme elle vendait,
Ses petites brioches au lait.
Un jour dans sa boutique,
Un vieux monsieur entra,
D'un p'tit coup oeil oblique,
Vite, il la remarqua,
Pour parler à la belle,
Il choisit des bonbons,
"Donnez-moi, Mademoiselle,
Un cornet de marrons",
Et d'un air très malin,
Il en mit deux dans sa main
Elle vendait des p'tits gâteaux,
Qu'elle pliait bien comme il faut,
Dans un joli papier blanc,
Entouré d'un petit ruban,
"Voulez-vous, mon p'tit coco",
"Des marrons et mon c?ur chaud ?",
"C?ur chaud", dit-elle, "vous l'avez,
"Mais les marrons sont glacés"
Y avait trois heures passées,
qu'il était assis là
Elle pensait, énervé.
Il ne partira pas,
Ne sachant plus que faire
Pour le dévisser du sol,
Elle lui dit, en colère,
"Mangez ces croquignolles",
Il répond, d'un ton sec,
"Je n'aime pas
les gâteaux secs
Elle vendait des petits gâteaux,
Qu'elle pliait
bien comme il fait,
Dans un joli papier blanc,
Entouré d'un petit ruban,
Elle lui dit, d'un petit air doux,
"Hé ben, mon cher monsieur, si vous
n'aimez pas les gâteaux secs,
Mangez donc d'la aut'chose avec"...
chanson.udenap.org : Pour écouter la chanson, avec un enregistrement d'époque, comme de bien entendu ...
09 septembre 2006
Dialogue avant le déluge
07 septembre 2006
Wystan Hugh Auden (1907-1973)
Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.
Que les avions qui hurlent au dehors,
Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.
Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,
Démonter la lune et le soleil, vider l'océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.
Stop all the clocks, cut off the telephone
Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.
Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.
He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.
The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.
Wystan Hugh Auden (1907-1973)
05 septembre 2006
04 septembre 2006
Les VRP - Salopes
Fourrure factice, et blondeur décolorée,
Une vielle actrice, du cinéma délaissée
Fait des caprices à une cour avinée
Entre ses cuisses, aux reflets ammoniaqués
Triste pubis, un p'tit micheton affairé
S'en fout qu'elle jouisse, est la pour palper du blé
Pendant qu'elle tisse, des monceaux d'insanités.
La vue qui baisse, par tant d'alcools mélangés
Tentures épaisses, on ne l'entend pas gueuler
La nuit d'ivresse, a vu les corps s'allonger
Les mains qui cessent, d'effleurer ces peaux usées.
Laissant les fesses, de la vielle carne imbibée
Soudain se dresse, le micheton bien décidé
Tant de richesse, dans ce salon surchargé
Vole en vitesse, et s'enfuit par l'escalier.
Bouffée d'angoisse, la vieille s'est précipitée
Talon qui casse, elle s'effondre dans l'escalier
Puis se ramasse, au milieu de la chaussée
Crache sa vinasse, la gueule collée au paves.
Triste carcasse, sous cet orage étalée
La pluie efface, sur son visage abîmé
Les quelques traces, d'un maquillage fatigue
Tandis que passent, quelques passants dégoûtés.
Un drap qui glisse, sur un corps inanimé
Par la police, au petit jour retrouve
Une vieille actrice, du cinéma délaissée
Part en coulisses, de sa vie qu'elle a ratée
Trop de délices, et de plaisirs fabriques
Entre ses cuisses, son corps s'est laisse aller
S'offrant aux vices, de journalistes attires
Dernier supplice, pour bafouer sa dignité...
..SALOPE!!!
http://www.stlyrics.com/songs/l/lesvrp15297.html
http://www.radioblogclub.com/search/0/vrp
01 septembre 2006
Une oeuvre de la sécurité routiere, à la César
Et N'oublie pas que les BMW sont comme les Hémorroïdes...
Seuls les trous du cul en ont !
Sikolas
31 août 2006
Les enfants du Paradis (Carmé & Prévert)
F : c'est un imbécile !
L : vous allez le tuer, j'espère...
F : oh, s'il fallait tuer tous les imbéciles...
L : evidemment... Et pourtant, ce serait tellement plus simple...
30 août 2006
Extrait de Monsieur CREVEL
Cet oiseau sans voix
Cet oiseau qui n'a pas volé
Cet oiseau qui n'a pas chanté
Apte au seul frisson de l'inutilité
René Crevel
29 août 2006
Moi, Ma vie, Mon Oeuvre...
28 août 2006
De la vie, à la mort et inversement
Je suis devenu un arbre sans racine,
qui continue à croire et à croître en pleine
tempête. La bourrasque ne le mettra pas à terre.
Les mots portent en eux le réconfort et la chaleur,
qui permettent de tenir debout dans l'épreuve.
Et le chagrin est effacé par le soutien des amis.
Les moineaux sont venus pour la triste nouvelle,
Il y avait trop d'amour, pour la tristesse.
L'amour et l'amitié ont effacé la détresse.
Les mots sont venus soutenir une âme bringueballée
qui tenait à peine debout, pour lui dire : "Viens !
et continue à marcher sur ce long chemin.
20 août 2006
17 août 2006
mille signes étranges
Ou bien des éclairs elle ignore si superbement
Les sentiments les aléas de l'amour elle s'avance
Vers la fenêtre abandonnée lascive et elle
Couvre le ciel de mille signes étranges et inconnus de tous
Désolé Lola je n'ai pas su déchiffrer le sens
Secret de tes gestes lents aérés, simulacres ou
Magie futile a moins que le vide et l'ennui
Ne s'emparent de toi Lolita et si cette bulle pleine
De rien voulait se crever enfin
Noir Désir -
16 août 2006
15 août 2006
projekt-ogame
Théoriquement avec cet ordre, vous ne devriez pas vous retrouver à court de métal, d'énergie ou de cristal, dés le départ de la partie....- Centrale électrique
- Mines métal
- Mines cristal
- Synthétiseur de Deutérium
- Centrale électrique (Niv2)
- Mines métal (Niv2)
- Centrale électrique (Niv3)
- Mines (niv3)
- Centrale électrique (Niv4)
- Mines (Niv4)
- Mines cristal (Niv2)
Ombre$
14 août 2006
un tissu mouillée sur les hanches
Elle reste dénudée, devant son regard,
Qui l'habille pourtant, d'un voile pudique.
Si elle vient pleurer dans ses bras,
Il l'habille pourtant, d'un voile pudique
Un tissu mouillé sur les hanches
Qui l'habille pourtant d'un voile pudique.
C'est pas plus grand qu'un mouchoir,
Il l'habille pourtant d'un voile pudique.
OM06
11 août 2006
ça definit bien le personnage
C'est Emily Loizeau, mais je crains qu'Orane se reconnaisse ;)...
Hervé
06 août 2006
Papa
J'ai perdu ma boussole
J'ai perdu mon Nord
Et ce soir, JE suis
tout déboussolé.
Encore longtemps,
J'aurai tes histoires
de l'Indes, et de la guerre
en tête.
Je prie Marie,
de t'acceuillir
à ses côtés.
Verdure 2006
05 août 2006
L'orphelin - Georges Brassens
Où ce sont de vrais dégueulasses,
On ne devrait perdre jamais
Ses père et mère, bien sûr, mais
A moins d'être un petit malin
Qui meurt avant d'être orphelin,
Ou un infortuné bâtard,
Ça nous pend au nez tôt ou tard.
Quand se drapant dans un linceul
Ses parents le laissent tout seul,
Le petit orphelin, ma foi,
Est bien à plaindre. Toutefois,
Sans aller jusqu'à décréter
Qu'il devient un enfant gâté,
Disons que dans son affliction
Il trouve des compensations.
D'abord au dessert aussitôt
La meilleure part du gâteau,
Et puis plus d'école, pardi
La semaine aux quatre-jeudis.
On le traite comme un pacha,
A sa place on fouette le chat,
Et le trouvant très chic en deuil,
Les filles lui font des clins d'?il.
Il serait par trop saugrenu
D'énumérer par le menu
Les faveurs et les passe-droits
Qu'en l'occurrence on lui octroie.
Tirant même un tel bénéfice
En perdant leurs parents, des fils
Dénaturés regrettent de
N'en avoir à perdre que deux.
Hier j'ai dit à un animal
De flic qui me voulait du mal :
Je suis orphelin, savez-vous ?
Il me répondit : je m'en fous.
J'aurais eu quarante ans de moins
Je suis sûr que par les témoins
La brute aurait été mouchée.
Mais ces lâches n'ont pas bougé.
Aussi mon enfant si tu dois
Etre orphelin, dépêche-toi.
Tant qu'à perdre tes chers parents,
Petit, n'attends pas d'être grand :
L'orphelin d'âge canonique
Personne ne le plaint : bernique !
Et pour tout le monde il demeure
Orphelin de la onzième heure.
Celui qui a fait cette chanson
A voulu dire à sa façon,
Que la perte des vieux est par-
Fois perte sèche, blague à part.
Avec l'âge c'est bien normal,
Les plaies du c?ur guérissent mal.
Souventes fois même, salut !
Elles ne se referment plus.
02 août 2006
les portes de la nuit
01 août 2006
Une homilétique d'un orphelin sur la banquise
Quand ton absence pèse sur moi.
J'appellerais le train, qu'il te ramène.
A ton retour, nous irons à l'Est.
Et crois moi, toute la nuit sera humide
Les cailloux ont perforé ton derme,
Tu en gardes les séquelles sur tes piercings.
Faut pas faire confiance aux anges,
Ils sont tous accrocs à la méthadone
Un papillon me protège.
Nous irons encore plus loin que son regard.
Ce n'est pas les grillages qui porteront leurs crocs
pour arrêter les vagabonds du désert.
Faut pas faire confiance aux anges,
Ils sont tous accrocs à la méthadone
Un papillon me protège.
le jour sera maigre - Passeports condamnés
sur la vaste étendue de la terre - Il naît.
J'ai l'amour en décalcomanie sur les ongles.
Faut pas faire confiance aux anges,
Ils sont tous accrocs à la méthadone
Un papillon me protège.
Il y a dans notre couple comme une vague
monotonie, un fleuret dans le bouquet
pour attirer l'envol psychédélique.
Faut pas faire confiance aux anges,
Ils sont tous accrocs à la méthadone
Un papillon me protège.
en morceau ou en timbres poste.
Il n'y a pas de déstructuration de la personnalité
Sinon dans la partition de Hendrix.
Faut pas faire confiance aux anges,
Ils sont tous accrocs à la méthadone
Un papillon me protège.
Son venin a tué ma jumeau et ma mère,
à la naissance. J'ai besoin encore d'une dose.
Mon corps appartiens à une grande multinationale.
Faut pas faire confiance aux anges,
Ils sont tous accrocs à la méthadone
Un papillon me protège.
Les bois auront la texture des nuages,
Les farfadets du néant poseront chaque soirs
devant notre abris, un habit nouveau
Faut pas faire confiance aux anges,
Ils sont tous accrocs à la méthadone
Un papillon me protège.
Un Chien Andalou - Dali & Bunuel
Jimi Hendrix - Hear My Train A Comin'
peinture, chez Sylvie
Une ruée vers l'art, je propose aujourd'hui, chez sylvie, artiste peintre qui propose pour les yeux, ses toiles, pour chez soit ses peintures.
31 juillet 2006
La complainte des enfants fous
et hurlent " Nous fuyons pour survivre"
Nous voulons juste tenter de vivre
et ils continuent leurs plaintes
"Si nous restons, nous mourrons,
comme vous tous, dans des sarcophages
ou des fauteuils de cuir et de velours"
Les enfants fous s'enfuient et hurlent
la complainte de leurs plaintes :
"Lucie faire beaucoup de mal à la Terre !"
L'ange déchu ne pardonne pas à ces fous,
Il donne le mal, et nous lui donnerions
le bon Dieu, sans fausse confession.
Les enfants fous se rejoignent dans le pavillon
en flamme de la folie médicale.
L'hôpital psychiatrique a fait
Porte ouverte toute la journée
Sur les meurtres hospitaliers
Les enfants fous fondent dans leurs camisoles,
Les enfants fous font de leurs silences
des tombes, où s'enfoncent uns à uns les mots.
Accrochés à leur folie, comme à un rêve
Ils tentent de survivre aux moindres méfaits :
"Lucie faire de nos vies un enfer !"
Ils savent ce que ces mots veulent dire,
c'est leur Épitaphe.
Ils la creuseront eux-mêmes
sur le haut de leur tombe,
là où leurs croix se planteront dans leur corps.
Les enfants fous volent
et s'enferment dans un dernier
et long soupir d'Agonie morbide.
Les enfants fous volent l'heure
aux squelettes de leur cauchemar.
Viens que nos rêves n'en soient plus.
30 juillet 2006
Les noces de Cana
et les invités sont venus nombreux,
se recueillir sur les tombes
La mariée sera veuve pour la cérémonie.
Pour le banquet, la colombe sera servie
fourrée aux pruneaux.
Les noces ont été sanglantes,
Les invités sont anonymes
dans cette guerre sans nom
La mariée sera veuve pour la cérémonie.
Pour le banquet, la colombe sera servie
fourrée aux pruneaux.
La mariée sera en noir ce soir,
Les tables dressées sur des tombes
Où même les noms sont illisibles
Le poète n'est plus là pour les écrire.
Pour le banquet, la colombe sera servie
fourrée aux pruneaux.
Verdure 2006 [écoeuré]
29 juillet 2006
28 juillet 2006
Quarante-huit kilos - Mama Bea Tekielski
Votre dévouée
Je pèse quarante-huit kilos
Peut-être un peu plus,
Un peu moins
ça dépend ... si j'ai des chagrins,
Ou pas.
Je pèse le poids de mes mots,
mes mots qui valent ce qu'ils valent
mais, en tout cas, ce sont les miens ;
Et, ces mots, quand je te les lance
Et que tu ne les attrapes pas,

Je pèse le poids de l'absence
Avec ma rage au bout des doigts.
Je pèse le poids de la peur
Qui me tient éveillée, la nuit,
Les membres raidis, sous le drap
Comm' une dalle de béton,
Les yeux tournés vers l'intérieur,
A me demander qui je suis !
Je pèse le poids de mes actes
Qui sont pas toujours à ma taille,
Qui se barrent, sans prévenir,
sans demander la permission,
Pour aller faire, un peu plus loin,
quelques enfants adultérins,
Que j'ai du mal à reconnaître...
je pèse le poids d'un chien , mort,
Comme meurent les animaux,
Avec ce regard qui s'étonne
Qui dit : pourquoi tu m'abandonnes ?...
Ce regard insoutenable,
Qui vous fait cracher vers le ciel
un dernier refus... misérable,
Et qui fait , qu'à jamais , je pèse
La toute Impuissance des hommes.
Je pèse ... le poids de l'amour
Que je ne parviens pas à vivre,
ou de façon si maladroite,
Que ma mère , sûrement, ne sait pas
La tendresse que je lui porte ;
Je pèse le poids de l'amour,
Qu'on rencontre si peu souvent,
Qui pourtant doit nous délivrer ! ...
mais voilà, on n'a pas le temps,
Ou alors, on est fatigué ;
Je pèse le poids de l'amour
Qu'est si difficile à donner
et tout autant, à recevoir,
Alors, on reste, là, tout seul
... A peser le poids de l'orgueil ;
Je pèse quarante -huit kilos
peut-être un peu plus,
un peu moins,
ça dépend... si j'ai du chagrin,
Ou pas.
Je pèse quarante-huit kilos !
Toi, ça te fait ni chaud, ni froid ;
Tu te dis : la fille, elle flippe,
Dommage, mais c'est pas mon trip !
... D'accord ; mais quand on se retrouve,
là tout seul,
Avec deux, trois spots dans la gueule,
faut bien raconter quelque chose...
Pour essayer de se trouver,
Pour ne pas rester des étrangers :
? toi, tu payes et moi je te baise?
Non ? alors... raconte moi...
... Combien tu pèses ?
27 juillet 2006
Le Cédre et l'étoile
Que deviendront les enfants ?
Sous l'ombre de David,
Ils bâtiront d'immense cimetière.
Le sable recouvrira le tout.
L'Histoire ne se souviendra pas des noms.
[Un Cèdre brûle à l'ombre de David.]
Verdure 06
Paris - 18:00 - Sortie des bureaux
Numéro zéro - Métal Urbain
Moi seul et unique
Sans copie et sans réplique
Je ne me reproduis pas
Je suis indivisible
Je n'appartiens à personne
L'univers est pour moi
Etranger au coeur des masses
Et paria de toutes les classes
Civilisé dans la jungle
Et sauvage dans la cité
Ne me parlez plus d'amour
D'union d'égalité
Parmi la foule des zombies
Je suis un dieu un héros
Je suis le chiffre infini
Le numéro zéro
Je suis l'éternel martyr
Le plus grand nombre premier
L'héritier millésimé
Le dénouement fatidique
Le dernier privilégié
L'ultime paranoiaque.
26 juillet 2006
L'oreille de la porte
pour te serrer fort dans mes bras
Baiser la pomme de tes mains.
J'ai ouïe dire que tu avais un amant.
Je passerai ce soir et resterai
pour le restant de cette vie,
Celle à venir - La prochaine-
J'ai ouïe dire que tu avais un amant.
Je passerai ce soir, et poserai
sur tes souvenirs., mon ouïe
V06
25 juillet 2006
Au bar, En Mer, Enfer
Les fleurs aux pétales de cadavres
flirtent avec l'ivresse, le rhum,
Une forte odeur de pisse et de poissons pourris
de putes bien usinées et d'oeufs souillés.
Au bord des larmes, du gouffre,
Un oiseau blessé au coeur de la tempête.
Je n'ai jamais été aussi content
qu'en ton absence.
Je cherches encore l'excuse fatale
de t'avoir connu - Et au fond des
veines coulent toujours du ciment.
Il durcit, bloque les mouvements.
Bientôt la chair sera ciment
Couronné de métal
Le béton aimé tapissera notre intérieur
jadis coloré et joyeux.
Verdure 06
24 juillet 2006
Qu'un Soir / Qu'un funeste souvenir
Les femmes dansent encore dans nos mémoires
Quelques manuscrits, bouts de trottoirs.
Dans leurs pas alertes s'enroulent nos bras
qui tentent de les attraper au vol, au pas.
Les jupes, par le vent, se soulèvent
Laissent entrevoir des guibolles, des mollets
Qui attachés à notre cou, ferait un fier trophée
pour les nuits futurs, à la veille de l'aven.
Les guitares en rythme font tressauter les pas,
jusqu'aux tournoiements endiablés
Dans le noir des salles s'allument des étoiles.
Le soir boitant, trottinant, la démarche peu assurée
on rentre chez soit, couvert de voie lactée
Et personne ne vous tient la mien.
Verdure06 [Solitude]
23 juillet 2006
22 juillet 2006
L'oiseau est-il un assassin ?
Je raterai la prochaine guerre
Je risquerai pas un oeil dans l'horreur
Je regarderai la voûte protectrice
Je retarderai mon départ
Je reste encore un peu
Je rigole un bon coup
Je recommence ma naissance
V06
21 juillet 2006
Brian Aldiss
18 juillet 2006
François Villon

Lorsqu'un établissement est baptisé au nom de
François VILLON
Pour qui le Construit-on,
Le poète où le Bandit ?
Verdure 2006
MARTIN ou DURAND
Avec un million de patronymes différents, la France détient même le record mondial de la diversité.
Dans l'Atlas des Noms de Famille en France (éd. Archives eta Culture), Laurent Fordant analyse le fichier des naissances recensées par l'INSEE de 1891 à 1990. Ce patrimoine exceptionnel livre d'importantes données généalogiques, mais aussi de nombreuses anecdotes surprenantes.
Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que les noms se fixent sous leur forme actuelle. Depuis, 200 000 patronymes ont disparu et 520 000 nouveaux sont nés. (ça, c'est pour la culture)
Le plus répandu reste MARTIN (228857 naissances), suivi par BERNARD, THOMAS, PETIT et ROBERT (sans jeu de mots svp). Néanmoins, la plupart d'entre nous portons un nom rare : 80,2 % des patronymes ont moins de 50 porteurs.
On remarque notamment sept patronymes sans voyelles : X, B,M, Jxxx, Mm, Snp, Vlk... (Incroyable mais vrai).
Mais il y a plus lourd à porter : 377 SALOPPE, 3707 BATARD, 117 LAGARCE, 678 CATIN ont été recensés sur le siècle.
D'autres préfèrent changer. Le dernier PUANT a disparu en 1914 et HITLER, juste après la deuxième guerre mondiale. Les COCU, LACROTTE, HANUS, JOLICON ou autre MERDIER choisissent souvent un autre patronyme.
Quant aux 883 CONARD, ils ne portent pas un patronyme d'origine péjorative. Au contraire, celui-ci dérive du germanique " conhard "qui signifie hardi, brave et fort.
On apprend également que seulement 44 ASSASSIN sont nés en France au cours du siècle, contre 489 INNOCENT, mais il n'y a qu'un seul FLIC (dans le Finistère).
La répartition des patronymes à travers l'Hexagone révèle aussi quelques surprises. Tous les CAMEMBERT sont nés au pays des rillettes, la Sarthe, et non pas dans le Calvados qui compte quand même cinquante FROMAGE. On ne trouve aucun PRUNEAU à Agen (mais ailleurs, oui) et les PARISIEN se concentrent en Dordogne. Certaines régions manquent de chance comme l'Isère d'où sont originaires tous les GLANDU, le Jura qui a la plus forte densité de CRETIN, et la malheureuse Loire-Atlantique qui détient le record de naissance de SALAUD.
17 juillet 2006
Paul Valet
Le fils mourut dans la crasse d'Espagne.
Le petit s'obstinait à rester propre :
les Allemands en firent du savon.
15 juillet 2006
14 juillet 2006
La convalescence de Marianne
12 juillet 2006
Feuille quadrillée petits carreaux
Tendre
Sensuelle
Douce
Une couverture pour l'hiver
Une feuille de papier pour le printemps
Et les mots
Un encrier pour les soirs d'été
L'automne réveillera les amants
Couverts de feuille noircie.
Verdure
11 juillet 2006
Un petit coup d'oeil ailleurs.
Un refuge cannibale 2001
Il nous reste à le dire: "Je t'aime"
Entre les yeux, lèvres contre lèvres.
Nous nous se serrions la main, je pense.
Épaules contre épaules, nous regarderont
Le chemin à présent sortir du brouillard.
Je ne cherches pas un asile pour la vieillesse.
J'ai juste trouvé un coeur où me réfugier
Entre deux orages de grêles - deux averses.
Verdure %%%%
09 juillet 2006
Un cavalier
Un cavalier en recherche d'une reine.
Sa quête est un echec !
Il revient au camps
Une fléche plantée dans le coeur,
et crève !
Un don qui... Chiotte, encore elle
qui revient me triturer le neurone.
Un Don Quichotte de pacotille
qui chevauche un cheval fantôme.
Hervé
[Pour Sonia]
08 juillet 2006
UNE FILLE AU RHÉSUS NÉGATIF
http://www.radioblogclub.com/search/0/thiefaine
Je me souviens de toi dans ces années obscures
Où tu te promenais avec un "rat en laisse"
Les cafards te disaient: l'amour vient du futur
Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse
Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris
Bouffés par la machine à plastiquer les rêves
Tu me tends mon ticket pour la foire aux zombies
Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève
Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose
Nous sommes de vieux enfants traînant nos écorchures
À travers les décors jaunis d'un vieux cartoon
Nous marchons sur Berlin en gobant nos oeufs durs
Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom
Nous ne sommes que les fantasmes fous d'un computer
Avec son oeil grinçant fouillant dans nos cerveaux
Dans la fluorescence bleutée de son scanner
Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau
Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose
Les mômes de ton quartier se déguisent en momies
Un aigle lentement tourne autour de ta chambre
Les assassins défilent en levant leurs képis
Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf
Oh! love... love
Hier je t'aimerai de mon amour taxi
Hier je t'aimerai de mon amour tocsin
Hier je t'aimerai dans un bar à minuit
Des soirs... où la tendresse fait plus bander les chiens
Oh! love... love
Les ambulances attendent le long des terrains vagues
Les réverbères s'allument au fond des catacombes
Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade
Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe?
Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose?
07 juillet 2006
17:23
Le téléphone n'annonce que des mauvaises nouvelles
De son lit d'hôpital, IL m'a dit rien qu'une seule phrase :
"C'est pas grave, j'ai passé un bon moment !"
Parmi vous, avec Vous, suffisamment longtemps.
Il se sent partir. ça prend du temps certainement.
Il est temps pour moi de vous laisser
Vivre VOTRE propre vie.
Le téléphone n'annonce que de mauvaises nouvelles
De son lit d'hôpital, le silence était pesant.
...................................................................................... ....
Ombre$
06 juillet 2006
Fleurs de cactus
Une image
Ma personnalité
Verdure06
"Fleurs de cactus, Quel joli nom pour un paumé !"Artiste : Têtes Raides
Album : Fleurs de yeux
Titre : Fleur de yeux
Le jour s'arrête où l'on regrette
Fleur de yeux
Tu crois qu'il voit
Pauvre petite fleur
Mais ses yeux...
Fleur de nom
Qui pousse entre deux monuments
Non classés
Mais stupéfiant les bâtiments
Offrit une pensée à sa petite fiancée
Qui n'aimait que les sans épines
Il lui dit "Tiens"
Prends-les ces douceurs
Puissent-elles au moins vibrer ton coeur
Oublier le vent et pendules qui sonnent
L'ombre aveugle du corps noir et résonne
Elle a souri
Elle est partie
Fleur de yeux
Quel joli nom pour un paumé
05 juillet 2006
Geoportail

ça y est, il est accessible, aprés un départ un peu difficile, trop de connection d'internaute = plantage des serveurs.... Geoportail : le google earth madin France est sorti.
04 juillet 2006
Notes d'un Week end
- WUIZIT : un groupe de Punk bien rock'n'roll
- RD 23 : La décomposition du HipHop sous la pression du Jazz. L'explosion du rap sous l'influence du funk. un bien jolie mélange.
- Munshy : La scène s'allume, les instrus sont là qui balancent un énorme son façon hardcore, breack ... trip hop... Lofofora copule avec Portishead, jusqu'à l'orgasme, l'orgie... Et puis la chanteuse donne tout ce qu'elle a, et peut être plus.
En tout en concert elle le donne son coeur, pour le public, les organisateur, les autres groupes, les gars qu'ont soutenu le groupes. Plutôt sympa de jeter un coup d'oeil sur tout ce qui s'est passé dans festival.
Hashish matinal, décollage & vision
Immobile et dangereux.
Le fracas inaudible laisse en suspend Un Silence.
Le Silence !
Avance Ô mortel, sur ce chemin de pierre
et de sable, qu'un diamant
repousse ton avancée, tes pas.
Admission au Paradis
Laisses la porte ouverte aux Anges
La merveille, le souffle coupée et la voie
bercée par voyelles et consonnes alignées
en ordre. Une tête dépasse, une seule
bien entendue. Apporte !
L'ivresse de l'alcool et du Hashish
me colle à la peau, m'emporte, et m'ouvre
la porte des anges, dans un silence sacerdotal
Mais n'attendez pas que je vous explique
quoique ce soit sur cet état second,
où tout est permis
Je te redécouvres à chaque instant
Et je t'aime pour chacun de ces moments.
Verdure
03 juillet 2006
Passage
Mon coeur est de papier
Brûlez le
Noyez le
Le résultat sera le même
Mon coeur sera de cendre
Après votre passage.
V06
02 juillet 2006
01 juillet 2006
DADVSI
La France vient d'adopter la loi DADVSI,
C'est un peu la mort des Léonard DA Vinci
C'est un peu la mort de mozart
C'est un peu la mort de Beaumarchais
On retrouvera des TUX mort sur les micro-côtes
La France qui avait dix ans de retard
Vient de se prendre un coup vieux
Non messieurs les députés un PC n'est pas un parti de gauche.
