22 juillet 2006

21 juillet 2006

Brian Aldiss

Quand l'enfance meurt, ses cadavres sont appelés adultes et ils entrent dans la société, nom plus élégant pour désigner l'enfer. C'est pour cela que nous redoutons les enfants, même si nous les aimons : ils nous montrent notre propre décrépitude

18 juillet 2006

François Villon


Lorsqu'un établissement est baptisé au nom de
François VILLON
Pour qui le Construit-on,
Le poète où le Bandit ?

Verdure 2006

MARTIN ou DURAND

Contrairement aux apparences, tous les Français sont loin de s'appeler MARTIN ou DURAND.

Avec un million de patronymes différents, la France détient même le record mondial de la diversité.
Dans l'Atlas des Noms de Famille en France (éd. Archives eta Culture), Laurent Fordant analyse le fichier des naissances recensées par l'INSEE de 1891 à 1990. Ce patrimoine exceptionnel livre d'importantes données généalogiques, mais aussi de nombreuses anecdotes surprenantes.

Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que les noms se fixent sous leur forme actuelle. Depuis, 200 000 patronymes ont disparu et 520 000 nouveaux sont nés. (ça, c'est pour la culture)

Le plus répandu reste MARTIN (228857 naissances), suivi par BERNARD, THOMAS, PETIT et ROBERT (sans jeu de mots svp). Néanmoins, la plupart d'entre nous portons un nom rare : 80,2 % des patronymes ont moins de 50 porteurs.

On remarque notamment sept patronymes sans voyelles : X, B,M, Jxxx, Mm, Snp, Vlk... (Incroyable mais vrai).

Mais il y a plus lourd à porter : 377 SALOPPE, 3707 BATARD, 117 LAGARCE, 678 CATIN ont été recensés sur le siècle.

D'autres préfèrent changer. Le dernier PUANT a disparu en 1914 et HITLER, juste après la deuxième guerre mondiale. Les COCU, LACROTTE, HANUS, JOLICON ou autre MERDIER choisissent souvent un autre patronyme.

Quant aux 883 CONARD, ils ne portent pas un patronyme d'origine péjorative. Au contraire, celui-ci dérive du germanique " conhard "qui signifie hardi, brave et fort.

On apprend également que seulement 44 ASSASSIN sont nés en France au cours du siècle, contre 489 INNOCENT, mais il n'y a qu'un seul FLIC (dans le Finistère).

La répartition des patronymes à travers l'Hexagone révèle aussi quelques surprises. Tous les CAMEMBERT sont nés au pays des rillettes, la Sarthe, et non pas dans le Calvados qui compte quand même cinquante FROMAGE. On ne trouve aucun PRUNEAU à Agen (mais ailleurs, oui) et les PARISIEN se concentrent en Dordogne. Certaines régions manquent de chance comme l'Isère d'où sont originaires tous les GLANDU, le Jura qui a la plus forte densité de CRETIN, et la malheureuse Loire-Atlantique qui détient le record de naissance de SALAUD.
Sikola Narkozy

17 juillet 2006

regard

Il a plongé dans le bitume bleu

de la piscine !

Paul Valet

Le vieux mourut dans la boue de Champagne.
Le fils mourut dans la crasse d'Espagne.
Le petit s'obstinait à rester propre :
les Allemands en firent du savon.
Sans muselière, G.L.M., 1949.

14 juillet 2006

La convalescence de Marianne

Après 14 ans de Mitterandisme,
Après 12 ans de Chiraquisme,
Première photos de Marianne
Bafouée, salie, meurtrie ...
Les coupables nont nombreux
Le lieu du crime : Les caves de L'Elysée et de Matignon.

12 juillet 2006

Feuille quadrillée petits carreaux

Tendre

Sensuelle

Douce


Une couverture pour l'hiver
Une feuille de papier pour le printemps

Et les mots

Un encrier pour les soirs d'été
L'automne réveillera les amants
Couverts de feuille noircie.

Verdure

11 juillet 2006


Aimera-t-elle le défi de capturer
un jeune chien fou ?

V06

Un petit coup d'oeil ailleurs.

http://khoyot.blogspot.com/ : Rien à dire... Simple envie de partager... J'ai juste envie de partager ce blog, qui en parcourant le net cette après midi me paressait interessant. (et oui du verbe paresser) Grosse feignasse que je suis au soleil.
Pour quelqu'un qui n'a rien à dire, moi j'ai rien à redire. Un très bon petit blog en passant.
Votre dévouée

Un refuge cannibale 2001

Elle me l'a dit, moi je le taisais.
Il nous reste à le dire: "Je t'aime"
Entre les yeux, lèvres contre lèvres.

Nous nous se serrions la main, je pense.
Épaules contre épaules, nous regarderont
Le chemin à présent sortir du brouillard.

Je ne cherches pas un asile pour la vieillesse.
J'ai juste trouvé un coeur où me réfugier
Entre deux orages de grêles - deux averses.

Verdure %%%%

09 juillet 2006

Un cavalier

J'ai tué mon âme à bout portant.
Un cavalier en recherche d'une reine.
Sa quête est un echec !
Il revient au camps
Une fléche plantée dans le coeur,
et crève !
Un don qui... Chiotte, encore elle
qui revient me triturer le neurone.
Un Don Quichotte de pacotille
qui chevauche un cheval fantôme.

Hervé
[Pour Sonia]

08 juillet 2006

UNE FILLE AU RHÉSUS NÉGATIF

Paroles: Hubert-Félix Thiéfaine, musique: Claude Mairet
http://www.radioblogclub.com/search/0/thiefaine

Je me souviens de toi dans ces années obscures
Où tu te promenais avec un "rat en laisse"
Les cafards te disaient: l'amour vient du futur
Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse

Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris
Bouffés par la machine à plastiquer les rêves
Tu me tends mon ticket pour la foire aux zombies
Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève

Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose

Nous sommes de vieux enfants traînant nos écorchures
À travers les décors jaunis d'un vieux cartoon
Nous marchons sur Berlin en gobant nos oeufs durs
Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom

Nous ne sommes que les fantasmes fous d'un computer
Avec son oeil grinçant fouillant dans nos cerveaux
Dans la fluorescence bleutée de son scanner
Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau

Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose

Les mômes de ton quartier se déguisent en momies
Un aigle lentement tourne autour de ta chambre
Les assassins défilent en levant leurs képis
Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf

Oh! love... love
Hier je t'aimerai de mon amour taxi
Hier je t'aimerai de mon amour tocsin
Hier je t'aimerai dans un bar à minuit
Des soirs... où la tendresse fait plus bander les chiens
Oh! love... love

Les ambulances attendent le long des terrains vagues
Les réverbères s'allument au fond des catacombes
Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade
Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe?

Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose?

07 juillet 2006

17:23

Orane me permet de laisser un petit texte :

Le téléphone n'annonce que des mauvaises nouvelles
De son lit d'hôpital, IL m'a dit rien qu'une seule phrase :
"C'est pas grave, j'ai passé un bon moment !"

Parmi vous, avec Vous, suffisamment longtemps.
Il se sent partir. ça prend du temps certainement.
Il est temps pour moi de vous laisser
Vivre VOTRE propre vie.

Le téléphone n'annonce que de mauvaises nouvelles
De son lit d'hôpital, le silence était pesant.
...................................................................................... ....

Ombre$

06 juillet 2006

Fleurs de cactus

Fleurs de cactus
Une image
Ma personnalité

Verdure06

"Fleurs de cactus, Quel joli nom pour un paumé !"



Artiste : Têtes Raides
Album : Fleurs de yeux
Titre : Fleur de yeux


Le jour s'arrête où l'on regrette
Fleur de yeux
Tu crois qu'il voit
Pauvre petite fleur
Mais ses yeux...

Fleur de nom
Qui pousse entre deux monuments
Non classés
Mais stupéfiant les bâtiments
Offrit une pensée à sa petite fiancée
Qui n'aimait que les sans épines
Il lui dit "Tiens"
Prends-les ces douceurs
Puissent-elles au moins vibrer ton coeur
Oublier le vent et pendules qui sonnent
L'ombre aveugle du corps noir et résonne
Elle a souri
Elle est partie
Fleur de yeux
Quel joli nom pour un paumé

05 juillet 2006

Geoportail


ça y est, il est accessible, aprés un départ un peu difficile, trop de connection d'internaute = plantage des serveurs.... Geoportail : le google earth madin France est sorti.
Sitôt connecté sitôt essayé, évidemment. Même les toutes petites villes sont référencées. Pour les lieux dits, on attendra encore.
Par contre à la différence de google maps / google earth, la naviguatin est plus délicate, mieux vaut utiliser le moteur de recherche pour atteindre un lieu, puis naviguer autour. Car Pour la guadeloupe, on atteri directement à point à pitre, pour la métropole c'est Paris.... Pas moyen d'avoir une vue globale d'une île, même pour Saint pierre, c'est dire.
Par contre les vue aériennes sont impressionnantes. Le relief est une nouveauté pas désagréable. Route et Carte sont également les bien venus.
Difficile de départager, je trouves, l'Américain et le français. Les techniques utilisés divergent (Photos aériennes, Photos satellites), l'optique est différente (La France avec un grand F, Le Monde) .
Loin d'avoircréer un concurrent à Google, le CNRS a réalisé un complément indispensable. Vivement la vision 3D, et le futur option.
J'adores :)
Hervé

04 juillet 2006

Une grosse partie de mes Érythrocytes sont rouges de joie ce soir,
Galvanisée par la squadra Azzura, Prête à s'accrochée une quatriéme étoile

SNarkozy

Notes d'un Week end

  • RD 23 : La décomposition du HipHop sous la pression du Jazz. L'explosion du rap sous l'influence du funk. un bien jolie mélange.
  • Munshy : La scène s'allume, les instrus sont là qui balancent un énorme son façon hardcore, breack ... trip hop... Lofofora copule avec Portishead, jusqu'à l'orgasme, l'orgie... Et puis la chanteuse donne tout ce qu'elle a, et peut être plus. En tout en concert elle le donne son coeur, pour le public, les organisateur, les autres groupes, les gars qu'ont soutenu le groupes. Plutôt sympa de jeter un coup d'oeil sur tout ce qui s'est passé dans festival.
La voie de la chanteuse ... Cette voie... Je suis sur qu'elle a une prise jack au niveau du cou. On pourra y retrouver du Nina Hagen, du Bjork, de la folie, de la fureur... Un bon groupe, un bon mélange, qui marche !
Sikolas Narkozy

Hashish matinal, décollage & vision

Le chemin court toujours entre deux rochers
Immobile et dangereux.
Le fracas inaudible laisse en suspend Un Silence.
Le Silence !
Avance Ô mortel, sur ce chemin de pierre
et de sable, qu'un diamant
repousse ton avancée, tes pas.

Admission au Paradis

Laisses la porte ouverte aux Anges
La merveille, le souffle coupée et la voie
bercée par voyelles et consonnes alignées
en ordre. Une tête dépasse, une seule
bien entendue. Apporte !

L'ivresse de l'alcool et du Hashish
me colle à la peau, m'emporte, et m'ouvre
la porte des anges, dans un silence sacerdotal
Mais n'attendez pas que je vous explique
quoique ce soit sur cet état second,
où tout est permis

Je te redécouvres à chaque instant
Et je t'aime pour chacun de ces moments.

Verdure

03 juillet 2006

Passage

A votre vue
Mon coeur est de papier
Brûlez le
Noyez le

Le résultat sera le même
Mon coeur sera de cendre
Après votre passage.

V06

02 juillet 2006

Charles Bukowski

il est possible d'aimer un être humain
tant qu'on ne le connaît pas trop bien.

01 juillet 2006

Un avenir possible

Sur les branches de l'arbre du possible de Bernard Werber
Un avenir possible

DADVSI


La France vient d'adopter la loi DADVSI,
C'est un peu la mort des Léonard DA Vinci
C'est un peu la mort de mozart
C'est un peu la mort de Beaumarchais
On retrouvera des TUX mort sur les micro-côtes

La France qui avait dix ans de retard
Vient de se prendre un coup vieux

Non messieurs les députés un PC n'est pas un parti de gauche.

30 juin 2006

29 juin 2006

Un asile de fortune

Je tenais en mes mains tant de solutions, qu'il m'aurait été inconfortable d'asseoir ma réputation sur un de ces bancs.
Je regardais naguère naître des enfants; des mères sur les étales de boucheries. Les tables de dissections étaient couvertes de mets, plats et d'ornements de gala.
Personne n'était là pour voir ça. Dans mon silence, à présent, je regardes les ombres tombées et se déplacées, pendant les nuits sans lune.

Regarde mon enfant, ne suis-je pas à la lisière de la société ?
Les sirènes résonnent en moi, comme pour un dernier asile.

Verdure06

28 juin 2006

Il est jamais trop tard pour le dire !


Un tag trouvé chez TOUFIK !

Libre enfin !

J'aurais tenu ta main si fort, qu'en menottes,
Mes mains se seraient transformées.

Mes bras auraient été les barreauxMacadam Cowboys,
les chaînes qui t'auraient empêcher
de t'échapper de ce lieux !

Évadée, tu te croyais libérée - Mais
dehors les prisons poussent dans chaque regard

Leur manèges ne nous en libèrent pas
Ils meurent encore après qu'ils soient affranchis

Verdure

27 juin 2006

Merci Ombre$


Un merci à Ombre$ qui depuis un an nous aide en coulisse à tenir le blog online, qui récupére une à une toute mes conneries, qui arrive à faire ce que nous avons en tête Verdure, Hervé, Sikolas et Moi. ça nous coûte relativement chère en biére, mais au bout du compte ça vaut le coup.
Merci de tenir le coup malgré les prises de bec. Et je sais que c'est pas facile.
Aller voir son site en passant. Qui s'apparente plus à une mini encyclopédie de ce qu'il aime qu'à un site thématique.
Je te fais une bise par bimestres passés.

Votre dévouée pas trés douée, (en tout cas bien plus douée en H qu'en TML.)

Les monstres du bal

Les montres résonnent
qu'il est bien tard
pour aller au bal
où se meuvent quelques
badots encore sobres

L'ébriété les emmènera
danser sans doute
sur des rythmes presque
aussi chaotique
que leurs pas.



Restera-t-il assez d'amis
Pour ce bal éthylique ?

V06

26 juin 2006

Apocalyptique Conclusion

Le réconfort n'est pas
Sinon dans la tombe
D'où nous mangent déjà
les vers, du regard.

Verdure (Haïku)

25 juin 2006

La flamme

On attend doucement notre naissance,
Comme sur le feu, l'essence.
Brillante, haute, insolente,
Elle monte si haut, sitôt rampe.

Verdure (Haïku)

24 juin 2006

A la moindre occasion


La plume arrachée des anges et de Shermanleurs ailes capricieuses s'égare, tourbillonne dans un vent qui doute et s'empresse de changer de direction sans cesse. A la moindre occasion.
Elle vient de se poser sur l'épaule de fourrure d'une grosse femme en habit d'ours mort. Son sourire ne laisse apparaître que ses canines acérées et prêtes à s'aiguiser sur les os, les cartilages, la chaire des nuques dénudées. A la moindre occasion.
La plume trop lourde pour l'air, trop l légère pour la terre ne cesse de s'envoler. La contrée du repos, n'est pas encore sous son aile.
Verdure

Bernard Dimey



Ivrogne, ça veut dire un peu de ma jeunesse,
Un peu de mes trente ans pour une île aux trésors,
Et c'est entre Pigalle et la rue des Abesses
Que je ressuscitais quand j'étais ivre-mort...
J'avais dans le regard des feux inexplicables
Et je disais des mots cent fois plus grands que moi,
Je pouvais bien finir ma soirée sous la table,
Ce naufrage, après tout, ne concernait que moi.



ça me fait plutôt plaisir de présenter un artiste comme Bernard Dimey, repris par une tranche d'artiste comme "Mon côté punk"... Un poéte jamais à la mode, et pourtant jamais démodé.

Votre dévouée

21 juin 2006

Didier Bénureau



A toi, A toi mon frere
Que j'ai aimé comme un pere
Compagnon d'arme
Mort sur la route du devoir
Te voila maintenant rendu
Au pays des disparus
Mort pour l'honneur des 3 couleurs
Toi qui l'auras trop bien aimé
Et parfois meme abusé
Te voila donc dans la bierre
Dors, soldat Morales
Dors, dedans ta caisse

Car par delà de ta mort
Et de ses vers qui te picorent
Dans mon esprit tu brilles encore
Enfant de Marie tout en guenille
De la nation tu fut le pupille
Bébé martyr et violé
Tu devint vite alcolisé
Tu etait simple dans ta tete
Tu etait simple dans tes geste
La societée t'as rejetée
Et c'est l'armée qui t'as aimée

Sur des paroles de par moi meme
Et une musique de l'adjudant chef Jean Pierre
317eme bataillon du 4éeme RIMA
Chanson pour Morales
Compagnon de combat

{Chanté:}

Dans la campagne de France
J'avais t'un compagnon ... Que j'aimais,
Il était mon ami, mon frère,
Comme une s?ur dans mon corps ... Je l'aimais
Mort dans la rizière, la gadoue ...e
Déchiqueté ...ée, pulvérisé..ée
Sur cette mine tu as sauté, tête brûlée

Moralès, Moralès,
Disparu au champ d'honneur
Pour sauver les trois couleurs

Moralès, Moralès,
Toi qui voulais voyager
Te voilà z'éparpillé

Je t'ai pleuré, mon camarade
Versé des la..armes
Loin des fe..emmes
Rien ne te remplaçeront
Ni la bière, ni ma mère,
Ni mon arme, ni les dames
La femme est l'avenir des po...ommes
Comme dit Aragon, roi des cons

Moralès, Moralès,
Disparu au champ d'honneur
Pour sauver les trois couleurs

Moralès, Moralès,
Toi qui as pris le pari
De partir en confetti

Et je te jure sur ta tombe
Qu'un jour un monde
Où la pureté,
Triompheront,
Car l'ennemi règne ici-bas,
Méchanceté...ée, brutalité...ée
Et les dealers, et les chômeurs,
Les communistes, psychanalystes
Tous des pédés, dégénérés .... Autant pour moi

Moralès, Moralès,
Disparu au champ d'honneur
Pour sauver les trois couleurs

Moralès, Moralès,
Toi qui voulais battre des records
A vingt ans déjà t'es mort

TEMPS PERDU manu larcenet


http://tempsperdu.over-blog.org/
manu larcenet dessinateur et philosophe !!!

J'avais envie de dépecer ma grand-mère, emporter par l'ennuie mortel d'être en vie. Et pis je suis tomber sur ce blog, et finalement je disséquerais mon chat, juste pour voir l'effet de Wiskass sur le foie.
Et pis peut être même si mon cops revient ce soir, on regardera le foot à la télé. Y'a peut être la France qui joue ce soir ? Faire venir la maison de retraite à Berlin, sur un terrain, je suis sûr que ça va faire fureur.
Une belle brochette de branleurs ! Bon en tout cas demain, je mets à bosser, je cherche du boulot, je deviens riche, j'achète une île dans le pacifique, et je déménage. Restera plus qu'à construire une splendide centrale nucléaire au fond du jardin, sur les bords de plage, pour pas être trop dépayser...
Bisous de votre dévouée.
BREF : un blog splendide, merveilleux... tro top ton blog, mec !

18 juin 2006

Les angles plantés dans le sol


Accroché au sol des mirages
Aux angles plantés dans le sol
Là à contempler le dos
des nuages
Une note vient, se laisse
Emporter par le silence.

V06

17 juin 2006

Lettres scultées


Sculptées sur le fronton d'une quelconque porte d'un hôtel de luxe, où les étoiles se posent en constellation mondaine, les lettres d'un alphabets inconnu posaient en attendant le photographe.
Noires et blanches - de pollution et de craie - d'un dessin ovalescent, elles laissaient leur signification à la postérité. Cachées dans un sens comme dans l'autre, ces lettres laissaient à un Prévert de passage, l'imagination de continuer une histoire à dormir debout, la tête en bas.
Lorsque le bulldozer arracha à la vie ces lettres si hautes perchées, les murs se mirent à pleurer de bonnes grosses larmes de chagrin apprivoisé.
Nul doute qu'il faudrait encore sculpter des lettres sur le fronton d'un prochain fast food.
V06

15 juin 2006


Souriez, car vos dents ne sont pas seulement faites pour manger ou pour mordre.
Man Ray

Une Petite pensée pour Verdure.... qui n'écrit pas en ce moment

14 juin 2006

Alcool

Je voudrais boire à tes lèvres
milles nectars qui m'enivreraient
Autant que l'alcool qui coule
à présent dans mes veines

V06

13 juin 2006

11 juin 2006

Hors du monde

Noyez ses craintes dans les feux de l'alcool
Il ne reste que milles feus encouragés
par un timide secret d'alcôve.
Épanoui, assouvi, je m'en vais droguer

tant d'abus en si peu de temps
laisse en tête milles bourdons
sonner les heures à bout portant,
selon qu'elles meurent ou vivent.

Hélas, l'ébriété prend fin, laisse
un goût âpre, et l'étrange honte
de s'être laissé abuser par cette laisse
qui nous tient vivant hors du monde.
V6

parrainage NRJ mobile

Parrainer par Frank pour l'inscription sur NRJ Mobile, je vous propose à mon tour de vous parrainer
Un petit Mail sur ma boite aux lettres avant de vous inscrire et je vous files mon numéro pour le parrainage. Attention juste après votre achat, en boutique ou sur internet, car vous devez impérativement le rentrer dès votre première connexion sur le site www.NRJMobile.fr
c'est 25 SMS gratuits pour vous et 50 SMS pour moi aussi. Et rien ne vous empêche d'être parrain vous aussi par la suite!!!
Christophe

10 juin 2006

Trajet sous combustible


J'ai connu dans les verres
des amours insoupçonnés
qui déversaient leur fidélité
dans des mots sans verves.

Comme dans chaque voyage
Il faut atterrir, alunir,
Mais le point de départ
est toujours celui de l'arrivée.

Seul le trajet sous combustible
est vraiment digne d'intérêt.
Il permet simplement d'oublier.
V06

09 juin 2006

Agile minuit

Il est minuit
Quelques serpents rodent
en attendant de se glisser
sous la jupe de pierre
d'une sorcière

Il est minuit
passé à présent et le serpent
a enserré les bras
dans une menotte
sans clef

Il est minuit
trépassé à présent il reste à la lune
d'observer le brutal coït
d'un serpent d'argile
et d'une statue agile

08 juin 2006

Le lapin et le lion

Au temps ou les animaux parlaient...Un petit lapin court dans la jungle quand il aperçoit une girafe en trainde se rouler un pétard.Le lapin s'arrête et dit a la girafe :"Girafe, mon amie, ne fume pas ce pétard et viens plutôt courir avec moipour garder la forme. "La girafe réfléchit une minute et décide de jeter son pétard pour suivrele lapin.

Ils courent a présent ensemble, lorsqu'ils voient un éléphant quis'apprête a sniffer une ligne de coke.Le lapin s'approche de l'éléphant et lui dit :"Ami éléphant, arrête de sniffer de la coke et viens courir avec nous pourmaintenir ta forme." Ni une, ni deux, éléphant balance son miroir et sa paille et suit les deux autres.
En route, les trois animaux rencontrent un lion prêt a s'injecter de l'heroïne.Et le lapin :" Lion, compagnon, ne te pique plus. Viens plutôt courir avec nous. Tu vas voir que ça fait du bien."Le lion s'approche du lapin et lui colle une si énorme baffe que le lapin s'en retrouve complètement assomme. Les autres animaux, choques, se révoltent contre le lion. "Pourquoi as-tu fait ça ? Ce lapin ne cherchait qu'a nous aider.
"Et le lion répond :"Ce cingle m'oblige toujours a courir comme un tare dans la jungle achaque fois qu'il prend de l'ecstasy."
Anonyme

06 juin 2006

After one hundred bottles of Whisky


After one hundred bottles of Whisky
Je me sens d'attaque à répéter
Vas-y
Encore Baby
Je veux sentir ton haleine
évanouir mes craintes
Et laisser une trace dans ma mémoire
à la place de mes peurs
Pousse
Pousse
Vas-y
Encore
Plus loin
Le désir de nous unir toute la nuit.

Elle sera trop Brève !

After one hundred bottles of Whisky
Je crois que la vie n'attends pas
Verdure

05 juin 2006

Discret

Au banc de l'école, les encriers ont fait place aux trousses d'écoliers. Devant sont les élèves aux yeux rivés sur le tableau. Reflets bleus des coups de craies blanches.
Là au fond, à la place de l'ancien poële, se morfondent quelques cancres, qui se curent les poils du ne. Au milieu, pris entre deux feus s'échinent quelques timides sur les lettres bleues, des feuilles quadrillées blanches.
D'un coup, la cloche tinte et laisse un carnaval de confettis accueillir la récréation, où Pagnol, malheureux enchanteur, ne retrouverait pas ses jeux d'enfants.
Verdure

04 juin 2006

Cardiaque Boogie

Johnny Thunder
La camionnette emporte les cardiaques, loin de la cité prospère. Prosper ! Cadillac blues pour un cardiaque, Appelez l'ambulance. Yeap, je crois qu'au carrefour, y'a un carambolage. Nadine m'avait bien dit, qu'elle viendrait sans son chat, une remorque au fond du garage, un carton de douze sur le siège passager.
Cadillac Blues pour un cardiaque, Rolls Royce boogie chez les matons. A la prison d'en face, ça swingue, sur un vieux morceau des stooges. Parait qu'l'année prochaine, ils se reforment dans un cimetière prés d'la rue d'Orléans. Fais gaffe le feu est rouge.
C't'au vert qu'ça r'part, Baby, Un bon vieux rock pour Nadine,
J't'promet qu'à Paques, j'te joues un Blues
Cadillac Blues pour un cardiaque, Rolls Royce boogie chez les matons.
Verdure 06

03 juin 2006

3-0 - les ogres de barback



Y a Paris, la capitale, qui renifle son trou de bals,
Intra-muros c'est brillant, dehors c'est pour les paysans.
D'ailleurs s'il n'en restait qu'une, ce serait sûr'ment celle-là :
Qu'une aussi con que la lune et prétentieuse, comme il se doit.
Mais Paris, ça reste en France, les Français restent des Français,
Les chevilles en évidence, le nombril insatisfait !

À Rennes où il fait bon vivre, j'y ai vu - pardonnez-moi,
Des masses de foules ivres, des seringues plein les bras,
Un soir, une chose amusante, sur la route, croyez-moi :
La police qui plaisante d'un cadavre sur le toit.
Mais Rennes, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des reins en convalescence, des poumons dans le regret.

Puis y'a Bordeaux la bourgeoise avec son grand cru classé
Que l'on déguste dans l'extase, dans les grands lieux new-yorkais
Qui indique à sa mémoire ce qui est bon, ce qui est mauvais :
Si pour Papon, c'est un trou noir, le Girondin c'est un succès.
Mais Bordeaux, ça reste en France, les Français restent des Français
Des trouillards de gauche en transe ou des cons de droite muets.

À Toulouse, la ville rose, peut-être sont-ils un peu chauvins '
Quand ils jacassent pas du rose, ils te parlent des Toulousains,
Ils ont un patois bien sûr, qu'ils utilisent parfois,
Pour écrire sur les murs d'une usine : « Plus jamais ça ».
Mais Toulouse, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des canards qui l'été dansent sur des rythmes « afro-laid ».

Puis il y a Marseille, celle qui a son port si charmant,
Sa Méditerranée belle, sa sardine et ses harengs.
Comme un tout petit village, un hameau ensoleillé,
Qui n'a qu'un désavantage : d'être rempli de Marseillais !
Mais Marseille, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des grandes gueules à qui l'on pense, quand on veut avoir la paix.

Entre le Rhône et la Saône, il y a Lyon et ses reflets.
En banlieue, il y a sa zone, ses odeurs et ses rejets.
Sa gastronomie connue, qui veut nous faire oublier
Pour ne pas être déçus, tous ces scandales financiers.
Mais Lyon, ça reste en France, les Français restent des Français.
Des bonnes bouffes en concurrence, des non-dits sur le palais.

Lorsque j'ai connu Strasbourg pour la toute première fois
Je pensais trouver l'amour dans les rues de celle-là
Mais il y eut soudain un doute dans cette ville un peu cruche
Où l'on me parlait de choucroute, d'Europe et de flamenkuche
Mais Strasbourg, ça reste en France, les Français restent des Français
L'égalité en « free-lance », l'humanité qui s'essaie.

Il y a Lille dans le nord comme il y a le nord en Lille
Des grands hommes gras et forts ou des consanguins débiles
Les grands projets planétaires qui dépensent sans se soucier
À deux pas de la misère des petits enfants minés
Mais Lille, ça reste en France, les Français restent des Français
Des terrils d'arrogance, l'inégalité au sommet.

Après cet air géographe, une petite explication
Je ne cherche pas les baffes, je ne cherche pas la baston
Mais lorsque je vois au loin qui agitent leurs drapeaux
La grande race des chauvins, juste à côté des fachos,
Ben, moi qui suis né en France dans un bled incognito
Je ne comprends pas la démence, je ne vois pas les idéaux
De ceux qui pensent la naissance, comme une attache, un ghetto

Pardonnez-moi cette offense et traduisez en ces mots :
Issu de la poussière, je m'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, je m'y promène sans frontière !
Issu de la poussière, on s'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, on s'y promène sans frontière !

01 juin 2006

Cent Stars sans script

Un univers sans comète
Un ciel forgé de réverbère
Un cerbère à chaque fenêtre
Une étoile pour chaque film
Voilà enfin, Win Wenders
qui apporte la belle co-motion.

V 06

31 mai 2006

Des dessins rupestres, dans la ...

Des dessins rupestres dans la combinaison
des mouvements des doigts, des mains et des bras

Pour Emmanuelle

Elle parle avec les mains, lançant les mots
les faisant s'envoler, elle libère les oiseaux.
Ses mains forment des arabesques
étranges, une langue en peintures rupestres.

Elle fait des signes à son amoureux;
Comme une boussole guide les randonneurs;
Pour qu'ils retrouvent de loin leur chemin
dans le brouillard, la suie, la tempête, le crachin

Il répond toujours par des signes
Comme une lanterne répond à un fanal
Il répond du doigt, le nord, la voie opale

Marie n'a pas d'ouïe, et lance des cygnes,
pour la nouvelle migration des paroles
dans le langage vivant, opaline auréole.

Verdure 2006

30 mai 2006

petite pensée à deux balles

l'avenir appartient à ceux
dont les ouvriers se lévent tôt

28 mai 2006

Le train de Vingt heures

Il fait nuit sur le quai de la gare. Sous la lune, j'attends qu'elle arrive. Elle m'avait dit qu'elle arriverait vers seize.
Il est vingt heures, en mon coeur et j'ai froid. Quelques passagers sont passés vers dix neuf heures et pourtant aucun ne m'a salué. Je ne suis pas transparent, mais mon manteau est de velours nuit.
Il est vingt heures en mon coeur et j'ai froid. Il s'est mis à pleuvoir, il n'y a plus d'abris sur le quai, mes cheveux sont mouillés. Je sens mes sourcils lourds de pluie, qui forment une larme, mal placée pour être vraie. Il est vingt trois heures en mon coeur, et j'ai froid.
Finalement, j'ai trop attendu, tu prendras le train sans moi. Elle n'aurai pas compris que l'attente fut trop longue.
Verdure.

27 mai 2006

JE M'EMMERDE - Les rats


(G.V.I.) Ecouter le son

La banlieue sud devenait grise
Ca tombait bien ma mine aussi
J'avais le look tour de Pise
Penché qu'j'étais sur mes ennuis

Moi j'avais soif de connaissances
Mais Nicolas était fermé
Je prenais mon mal en patience
Ils auraient pus m'laisser les clefs

Je pensais á des tas de trucs
On envoie des keums sur la lune
Et moi je n'ai droit qu'á un tuc
Pour espèré avoir d'la thune

A vingt balles le pack de canettes
Et vu qu'il m'en faut deux par jour
Quand tu vois c'que l'état me jette
Comprends moi si j'pèse plus tres lourd

J'm'emmerde dans cette connerie d'banlieue
Remplis d'chômeurs de fonctionnaires
J'passe ma jeunesse á dev'nir vieux
J'passe tout mon temps á ne rien faire

J'aurais dût naitre retraité
Et jouer aux boules toute la journée
Avec celles que j'ai dans l'gosier
Crois moi je vais bien m'amuser

25 mai 2006

Des chiffres - des êtres - et une une question en suspends

Il y a trois cents enfants sous l'école là bas,
Il y a des corps partout, même sous les maisons,
On n'arrive pas à enterrer tous les corps, là bas,
Deux cents survivants seulement sur mille cinq cents
habitants et où est l'aide internationale ?

On ne pourra emporter que deux cents malades
où blessés. Les hélicoptères ne sont pas assez nombreux,
Prés des trois quart des maisons sont détruites,
et aucuns hôpital sur cinq cent kilomètres à la ronde
ne tient debout, et où est l'aide internationale ?

Un milliard six cent cinquante - trois mille ?uros
d'aide donnés par les occidentaux aux associations
et pourtant ici, on a vu personne arriver
depuis deux semaines. L'aide se trouve sur les bateaux
sur les côtes, et où est l'aide internationale.

Les chiffres sont bons. Dans un an, on aura reconstruit
la route, pour relier le nord à la capitale,
Les soldats sont déjà sur place, pour la sécurité.
Des morts jonchent les routes balayés par les
éboulement. Et où est l'aide internationale ?

Orane Mécand

22 mai 2006

l'Hypoténus de la mémoire

Un arbre amnésique, qui n'arrive pas à oublier
qu'il a été déraciné, puis replanté, il continue
à pousser malgré la pluie qui tombe sur le tronc.

La lune est une menteuse, disait le soleil,
Venus avait sur sa robe une née d'étoile,
La lourde charge de Saint Christophe
Sur les épaules comme cadeau d'une amie
partie au loin en me laissant un chat.

Un arbre amnésique sous la peau, qui
voudrait pouvoir dire que c'est oublié.
J'ai la mémoire en lambeaux, sur le papier.

Papyrus et parchemin dessinés de vieux
signes kabbalistiques, des lettres d'un ancien
alphabet sur la paroi d'un temple.
Le conteur n'a plus d'histoires à raconter
même celle là est écourté.

This game's over !

Lili - Pierre Perret

Ecouter le morceau

On la trouvait plutôt jolie, Lili
Elle arrivait des Somalies, Lili
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu'on était égaux, Lili
Au pays d' Voltaire et d'Hugo, Lili
Mais pour Debussy, en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distingo !

Elle aimait tant la liberté, Lili
Elle rêvait de fraternité, Lili
Un hôtelier, rue Secrétan,
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des blancs

Elle a déchargé les cageots, Lili
Elle s'est tapé les sales boulots, Lili
Elle crie pour vendre les choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur.

Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lili
Elle se laissait plus prendre au piège, Lili
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents...
Ils auraient été trop contents !

Elle aima un beau blond frisé, Lili
Qui était tout prêt à l'épouser, Lili
Mais la belle-famille lui dit : "Nous
N'sommes pas racistes pour deux sous,
Mais on n'veut pas de ça chez nous..."

Elle a essayé l'Amérique, Lili
Ce grand pays démocratique, Lili
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir.

Mais dans un meeting à Memphis, Lili
Elle a vu Angela Davis, Lili
Qui lui dit "Viens, ma petite soeur,
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur."

Et c'est pour conjurer sa peur, Lili
Qu'elle lève aussi un poing rageur, Lili
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur.

Mais dans ton combat quotidien, Lili
Tu connaîtras un type bien, Lili
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien.

21 mai 2006

Myéline citoyenne

Au commencement fut le verbe. La fin se termine-t-elle par un point finale ?
Faut il avoir la bonne couleur de peau pour être sauvé ? D'ailleurs qu'elle est elle cette couleur ? La myéline de mes cellule fait elle de moi un être humain ? La pigmentation de mon derme me donne le droit à être traité en citoyen !

Un carnage à carthage
Un charnier sans quartier
Une douleur sans fin, sans début
Une humanité qui créve la dalle ...

... Repus de ses doutes, de son amour et de ses atrocités. Un rêve qui s'endort pour mieux renaître de sa transformation, le coeur encore frippé de la nostalgie d'un pays pour un peuple élu, cette vieille croyance mythique. La crasse dans les yeux n'est même pas lavée par les larmes.
Une bréve danse s'empart de moi, comme s'il s'agissait de "l'aube de l'humanité".
Verdure

20 mai 2006

l'Alzheimer amoureux


J'ai oublié le couleur de sa peau, et goût de son derme. J'ai oublié son nom, le commencement de l'histoire, son déroulement. J'ai oublié, qu'elle avait des robes sailllantes, et des long cheveux. J'ai oublié son pieds, son poids dans mes bras. J'ai été jusqu'à oublié son odeur lors de l'étreinte.

Connais tu son nom ?

Verdure

19 mai 2006

Francis Ponge - Le Cageot

À mi-chemin de la cage au cachot la langue française a cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie.
Agencé de façon qu'au terme de son usage il puisse être brisé sans effort, il ne sert pas deux fois. Ainsi dure-t-il moins encore que les denrées fondantes ou nuageuses qu'il enferme.
À tous les coins de rues qui aboutissent aux halles, il luit alors de l'éclat sans vanité du bois blanc. Tout neuf encore, et légèrement ahuri d'être dans une pose maladroite à la voirie jeté sans retour, cet objet est en somme des plus sympathiques, ? sur le sort duquel il convient toutefois de ne s'appesantir longuement.

18 mai 2006

17 mai 2006

takeoff

Only U
Take the sand of your eyes off
A blind child was in a black gallery
An ancient look

Only U
Are U really happy
Or just another dead in the street
A blind child in a cimetery

Only U
I have wrote a world to my mother
I post a card for my sister
They get out of the way

Only U (Bis repetita)
Take off the sand of your eyes
I was Young - I'm too old
Let's the sand fly let's the sand fly

Hervé


16 mai 2006

Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants

You are NOT yourself
Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants, dans les cathédrales de cristal et de coton. Les hommes assis emportent un rêve, lorsque les yeux se ferment sur les fers. L'apprentissage de la démence chevaline et sénile est long.
Je dresse sur des calepins, le nom des morts, des adhérents à la carte de fidélité du grand magasin en face de l'abattoir.
Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants. Je ne trouve plus mes dents dans ce jeu de massacre. Un génération d'hommes bons pour la charpie, une bien noire destinée pour les forces vives de la patrie. Et je dresses sur des calepins des listes de noms des survivants pour le prochain cataclysme.
Une femme m'a adressé la parole ce matin, pour me demander mon chemin. Nous étions dans le brouillon. Je ne connaissais pas la course du soleil. J'ai décacheté sa parole à la lumière revenue.
La liste n'en finit pas de s'allonger. demain nous sortirons de l'auberge des amis. Les portes sont toujours fermées, les fenêtres toujours ouvertes, parfois l'inverse, quand les temps changent. Je donnerais un mois de ma vie pour y rentrer. Je donnerais une éternité pour en sortir.
Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants.
Advienne que pourra !
Verdure

15 mai 2006

Vertigineuse ascension

Dans la moindre parcelle de ma peau,
je te veux sur ma verge, étincelante
et ravie, ronronnante et épanouie.
Je laisserais ma main caresser
du visage au nombril,
du pubis aux chevilles.

Je te veux tremblotante et humide
jusque dans les soirées d'hivers
à me regarder du coin de l'oeil
après la bandaison, après la jouissance
Après... Jusque là, où il n'y a plus rien
que la jalousie, l'ennuie et dépit,
Douleur, castration et mépris.

Je te veux dans mon lit, éperdue
et sans contrôle, glamoureuse
prête à arracher la chemise
après nos ébats, à peine remise
pour extraire encore un peu de sève.
Verdure
Pour Orane, nuit du premier semestre 2006

14 mai 2006

Homme

Salvador Dali
La charge folle des tentes en fusion, elle poursuit l'âme du feu, et redort les blasons endormis. COnnaîtrais tu un autre chemin, pour courrir au déshonneur ?
Je plante en mon coeur des crucifix, cette arme si meurtriére qu'encore aujourd'hui, on deterre des charniers. Les langues de vipére conseille les apôtres et leurs ministres. Je donnerais vongt livres pour connaître le secret des dieux, et bien plus encore, pour celui des hommes.
J'avais en mon temps de belles dents, un coeur sur le toît, une chatte dans la main, un couvent comme repaire, des acolytes en candeur, pour chanter le missel et boire au calice, jusqu'à en devenir saoûl et amoureux d'une race qui n'est pas mienne.

13 mai 2006

La publicité appliquée à La physiologie

Il est nécessaire pour la physiologie d'avoir toujours une Motorola dans le cortex, et un Samsung dans les veines. Dans le cycle de Krebs, une renault sert de catalyseur, la déshydrogénase se contente d'ATP et de Givenchi pour créer de nouvelles molécules. Un dior et un camion Benz s'associe à l'hydrogéne pour donner deux molécules d'eau et une molécule de glycérol. Saint Yore et William Saurin ont été associés à l'Azote dans la synthése de l'ARN messager. OH- + H3O+ <> 2H²O
Par imagerie, on peut remarquer qu'à l'intérieur de la mitochondrie, le SFR, le bouygue et Chevrolet s'hydrolyse au contact de la ferritine, pour donner du Smirnoff et du benzène. Seul Microsoft permet une défense immunitaire sans faille contre l'Escherichia coli. SusE, quand à elle, joue le rôle de myéline dans la diffusion de l'influx nerveux.
Il est nécessaire pour la physiologie de prendre conscience de l'importance de la SNCF, SONY et Watterman. Les trois éléments : Carbone - Hydrogène - Oxygène ainsi que l'azote dans une moindre mesure sont aussi vitale que la RATP, le silicium, Benetton, Faure. Nous avons tous un Samsung dans la tête, Une motorola dans le cortex.

Les marques sont si omniprésentes, quand leur absence, l'organisme se désagrège, comme le ferait le soleil sur des vampires.





Message : Des mots naissent tous les jours avec les publicitaires, les marques, et sous couvert de copyright, il est quasiment interdit de les utiliser. Des mots sont contractuellement revendu d'une société à l'autre. Par le magnifique travail des avocats, il se permettent même d'interdire à certaines personnes d'utiliser leur propre nom de famille pour baptiser une entreprise. Le Dictionnaire n'est pas à vendre. La langue n'est pas à vendre. Les mots sont sans prix, et je me gardes le droits de les utiliser tous, sans restriction.
Merci
Verdure



La couturière Milka Budimir perd définitivement le droit d'utiliser, pour la promotion de ses propres boutiques de couture, le nom de domaine Milka.fr. Selon l'AFP, la cour d'appel de Versailles lui a enjoint de le restituer à la multinationale américaine Kraft Foods, propriétaire de la marque de chocolat Milka.
Les magistrats confirment ainsi
une décision de première instance rendue il y a un peu plus d'un an par le tribunal de Nanterre.
Milka Budimir exploitait le site Milka.fr depuis 2001, le nom de domaine que lui avait offert son fils. Kraft Foods, avant de porter plainte, lui avait proposé une solution amiable, qui consistait notamment à prendre à sa charge le dépôt du nom milkacouture.fr. Solution refusée par la couturière.
En première instance, les juges avaient considéré que Mme Budimir avait «fait un emploi injustifié des marques dénominatives notoires Milka, dont la société Kraft Foods est propriétaire».

12 mai 2006

kl254LmPo68bnkVd


Pygmalion
J'ai dessiné
Elle a vécu
J'ai aimé
Elle a fuit
J'ai donné vie
Elle m'a trahit

Holywood Bolywood

"Le monde entier est une scéne, les hommes et les femmes ne sont que des
acteurs"
tiré du film Holywood Bolywood

11 mai 2006

Dada entre en liste ...

Dada entre en liste pour sommer les puissants de se taire

Acier comme la nuit - elle sert son maître
Argile comme l'amour - la porte claque sur l'étang
Agile comme la terre - Les cliquetis sont le poids
Amythiste comme le jour - Elle donne vie au passé
Argent comme le néant - Les glycines sont toujours en fleurs
Artiste comme le caillou - Les bibliothèques sont couleurs
Autiste comme le désert - Les cravates se portent à l'intérieur
Armistice comme la braise - Les dents poussent sur la tête
Auriculaire comme le feu - et le Chaos est naissance
Abécédaire comme légion - Prépares le dîner ce soir
Automobile comme le fruit - La femme infante enfante
Asile comme le destin - Le soleil poursuit sa course
Angoisse comme Le çon - la vie gâte les osiers
Amour comme Principe - La danse continue le soir
Antéchrist comme ego - Les cimetières regorgent de victimes
Annamite comme un carton - Les tribunaux sont en flammes
Aluminium comme une épée - Un pas qui se perd
Armoire comme un ombilique - La douce vie est prose
Alysse comme une femme - La tente est dressée
Alpiniste comme une chute - L'armure se fissure
Accusé comme un miroir - Un jeu dangereux
Adulte comme l'enfant - un bâillon sur la bouche
Pour ne plus opposer de résistance

Hervé, Sikolas, Verdure et Orane

10 mai 2006

étranges confessions


Je suis pas là pour penser tes plaies,
et tordre les veines pour en extraire
Comme un alambic, le jus alcoolique
Pour abreuver les âmes solitaires.

Je suis pas là pour consoler tes remises de peine,
et tendre les veines sur ton arc
Pour lancer des flèches à la mer,
En Espérant que le bon oeil te regarde

Le long passage des âmes seuls dans la rue,
Me font penser, entre quelques clopes,
A la douceur des peaux des femmes.
Dieu que les amoureux ont de la chance.

S'allonger le soir, prés du feu, à se regarder,
Les flammèches s'effleurer comme on effleure
La rose, entre les draps - comme une caresse,
panses des plaies, même celle invisibles
Verdure

09 mai 2006

The Doors - Horse Latitudes

When the still sea conspires an armor
And her sullen and aborted
Currents breed tiny monsters
True sailing is dead
Awkward instant
And the first animal is jettisoned
Legs furiously pumping
Their stiff green gallop
And heads bob up
Poise
Delicate
Pause
Consent
In mute nostril agony
Carefully refined
And sealed over




Aux Latitudes du Cheval

Lorsque la mer tranquille conspire une armure
Et que moroses et avortés
Ses courant engendrent des monstres minuscules,
Les voiles connaissent la mort.
Instant de malaise
Et le premier animal est largué par-dessus bord,
Ses pattes pompant furieusement
Leur raide galop vert,
Et les têtes se dressent brusquement
Équilibre
Délicate
Pause
Consentement
Dans l'agonie du naseau muet
Soigneusement purgé
Puis scellé

08 mai 2006

Le gasoil et le blues

M Charles Bukowski
Aucun intérêt de continuer le faux semblant qui existe tous les jours dans le fondement de la vie !
Trace de gasoil dans le sang et larmes d'acide, j'ai dans mon fute, la fée électrique qui gesticule, du courant dans les jambes. Je la torture délicatement, des pinces à crocodiles sur le clitoris humecté d'un vin nouveau, qu'il faudra boire dès la vendange, la traite, la saison passée.
Une trace de gazoline dans le coeur, se laisse couler sur le torse. On le croirait presque vivant, s'il n'avait pas la tête à vingt centimètres du reste du corps. Qu'as tu à me dire devant Dieu - Moi - ta femme - J'ai de la peine et bien peu de courage.
Un rythme de Blues s'élève derrière moi - J'ai ce blues - Un liquide noir dans le coeur - Je crois. Un vieux black avec sa voie bien grasse, dit qu'il aimait une femme, une bouteille de bourbon et le diable. Je le crois. Ça me paraît raisonnable, je l'ai moi même connu. Sa femme est bonne, crois moi, elle en vaut cent autres. Je les ai essayé sur les sièges arrières d'une limousine. Elles poussaient des petits cris, en rythme avec mes coups de bassins, dans leur ventre. J'ai tordu ma vis sans fin dans son con. J'avais pas vraiment ouvert la serrure, ni peut être demandé son accord, je me souviens plus - trop bourré !
J'ai la picole dans le sang, avec un bout de mozart dans le coeur qui colle , qui huile mes parties génitales.
Vas y fait sonner le blues, pendant qu'il en est encore temps. La petite crève dans les draps et dans son sang, j'en ais les doigts tout poisseux. Rouge et funeste matin, que celui où je l'ai découvert en me levant. Putain, j'ai le blues qui crève - le disque est fini. Et le diable se marre, qu'un alcoolique puisse encore s'évertuer à aimer une petite agonisée, toute la nuit.
Le diable se marre
Du mozart dans les côtes
Une petite entre les cuisses
Le diable se marre,
Le blues se barre.
Verdure

07 mai 2006

Scarification d'une éponge sanguine


Dans mes esgourdes, j'écoutes des paroles, que j'entraves même pas. Les news charrient la mort, à qui mieux mieux. Si tu veux te prendre une artiche, vas y continue à m'échauffer ! Mais les plombs que je vais te mettre dans ton éponge sanguine sera du plus belle effet. J'ai beau allonger mes flûtes dans les endroits tranquilles, où pas un chien ne vient y fourrer son pif. Toujours la sournoise vient me déranger.
Je glandes pas une rame, j'veux juste m'autopsier l'âme, pour qu'un autre uisse continuer.
Personne n'a jamais été morgane de moi. Ca fait long, d'puis l'temps !

Verdure

06 mai 2006

Le code Noir 1685

Article 38

L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lis une épaule; s'il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une fleur de lys sur l'autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort.

« Le Code noir est le texte juridique le plus monstrueux de l'histoire moderne »

Promulgué par Louis XIV en 1685, le Code noir réglemente l'esclavage des Noirs aux Antilles, en Louisiane et en Guyane. Pour en savoir plus sur cette infamie légale, Historia a rencontré Louis Sala-Molins, exégète impitoyable du texte et pourfendeur de toutes les hypocrisies abolitionnistes.

05 mai 2006

un coup de pub

Journal d'un prostitué
Le blog d'un jeune prostitué parisien

Et oui, je suis une pute. J'ai 19 ans, j'habite à Paris, et je fais le plus vieux métier du monde depuis quelques mois. Il faut bien vivre. Je pourrais faire autre chose, c'est sûr. Mais je suis rentré dans cercle vicieux.

http://prostitue.canalblog.com

03 mai 2006

Ariwara no Narihara (825-879)

La lune? Ce n'est plus la même
Le printemps? Ce n'est plus
Le printemps d'autrefois.
Moi seul
N'ai pas changé.

Ô fleurs du ciel!
Tombez en obscures nuées
Au point que la vieillesse
En perde son chemin