22 juillet 2006
21 juillet 2006
Brian Aldiss
18 juillet 2006
François Villon

Lorsqu'un établissement est baptisé au nom de
François VILLON
Pour qui le Construit-on,
Le poète où le Bandit ?
Verdure 2006
MARTIN ou DURAND
Avec un million de patronymes différents, la France détient même le record mondial de la diversité.
Dans l'Atlas des Noms de Famille en France (éd. Archives eta Culture), Laurent Fordant analyse le fichier des naissances recensées par l'INSEE de 1891 à 1990. Ce patrimoine exceptionnel livre d'importantes données généalogiques, mais aussi de nombreuses anecdotes surprenantes.
Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que les noms se fixent sous leur forme actuelle. Depuis, 200 000 patronymes ont disparu et 520 000 nouveaux sont nés. (ça, c'est pour la culture)
Le plus répandu reste MARTIN (228857 naissances), suivi par BERNARD, THOMAS, PETIT et ROBERT (sans jeu de mots svp). Néanmoins, la plupart d'entre nous portons un nom rare : 80,2 % des patronymes ont moins de 50 porteurs.
On remarque notamment sept patronymes sans voyelles : X, B,M, Jxxx, Mm, Snp, Vlk... (Incroyable mais vrai).
Mais il y a plus lourd à porter : 377 SALOPPE, 3707 BATARD, 117 LAGARCE, 678 CATIN ont été recensés sur le siècle.
D'autres préfèrent changer. Le dernier PUANT a disparu en 1914 et HITLER, juste après la deuxième guerre mondiale. Les COCU, LACROTTE, HANUS, JOLICON ou autre MERDIER choisissent souvent un autre patronyme.
Quant aux 883 CONARD, ils ne portent pas un patronyme d'origine péjorative. Au contraire, celui-ci dérive du germanique " conhard "qui signifie hardi, brave et fort.
On apprend également que seulement 44 ASSASSIN sont nés en France au cours du siècle, contre 489 INNOCENT, mais il n'y a qu'un seul FLIC (dans le Finistère).
La répartition des patronymes à travers l'Hexagone révèle aussi quelques surprises. Tous les CAMEMBERT sont nés au pays des rillettes, la Sarthe, et non pas dans le Calvados qui compte quand même cinquante FROMAGE. On ne trouve aucun PRUNEAU à Agen (mais ailleurs, oui) et les PARISIEN se concentrent en Dordogne. Certaines régions manquent de chance comme l'Isère d'où sont originaires tous les GLANDU, le Jura qui a la plus forte densité de CRETIN, et la malheureuse Loire-Atlantique qui détient le record de naissance de SALAUD.
17 juillet 2006
Paul Valet
Le fils mourut dans la crasse d'Espagne.
Le petit s'obstinait à rester propre :
les Allemands en firent du savon.
15 juillet 2006
14 juillet 2006
La convalescence de Marianne
12 juillet 2006
Feuille quadrillée petits carreaux
Tendre
Sensuelle
Douce
Une couverture pour l'hiver
Une feuille de papier pour le printemps
Et les mots
Un encrier pour les soirs d'été
L'automne réveillera les amants
Couverts de feuille noircie.
Verdure
11 juillet 2006
Un petit coup d'oeil ailleurs.
Un refuge cannibale 2001
Il nous reste à le dire: "Je t'aime"
Entre les yeux, lèvres contre lèvres.
Nous nous se serrions la main, je pense.
Épaules contre épaules, nous regarderont
Le chemin à présent sortir du brouillard.
Je ne cherches pas un asile pour la vieillesse.
J'ai juste trouvé un coeur où me réfugier
Entre deux orages de grêles - deux averses.
Verdure %%%%
09 juillet 2006
Un cavalier
Un cavalier en recherche d'une reine.
Sa quête est un echec !
Il revient au camps
Une fléche plantée dans le coeur,
et crève !
Un don qui... Chiotte, encore elle
qui revient me triturer le neurone.
Un Don Quichotte de pacotille
qui chevauche un cheval fantôme.
Hervé
[Pour Sonia]
08 juillet 2006
UNE FILLE AU RHÉSUS NÉGATIF
http://www.radioblogclub.com/search/0/thiefaine
Je me souviens de toi dans ces années obscures
Où tu te promenais avec un "rat en laisse"
Les cafards te disaient: l'amour vient du futur
Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse
Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris
Bouffés par la machine à plastiquer les rêves
Tu me tends mon ticket pour la foire aux zombies
Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève
Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose
Nous sommes de vieux enfants traînant nos écorchures
À travers les décors jaunis d'un vieux cartoon
Nous marchons sur Berlin en gobant nos oeufs durs
Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom
Nous ne sommes que les fantasmes fous d'un computer
Avec son oeil grinçant fouillant dans nos cerveaux
Dans la fluorescence bleutée de son scanner
Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau
Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose
Les mômes de ton quartier se déguisent en momies
Un aigle lentement tourne autour de ta chambre
Les assassins défilent en levant leurs képis
Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf
Oh! love... love
Hier je t'aimerai de mon amour taxi
Hier je t'aimerai de mon amour tocsin
Hier je t'aimerai dans un bar à minuit
Des soirs... où la tendresse fait plus bander les chiens
Oh! love... love
Les ambulances attendent le long des terrains vagues
Les réverbères s'allument au fond des catacombes
Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade
Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe?
Oh! love
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose?
07 juillet 2006
17:23
Le téléphone n'annonce que des mauvaises nouvelles
De son lit d'hôpital, IL m'a dit rien qu'une seule phrase :
"C'est pas grave, j'ai passé un bon moment !"
Parmi vous, avec Vous, suffisamment longtemps.
Il se sent partir. ça prend du temps certainement.
Il est temps pour moi de vous laisser
Vivre VOTRE propre vie.
Le téléphone n'annonce que de mauvaises nouvelles
De son lit d'hôpital, le silence était pesant.
...................................................................................... ....
Ombre$
06 juillet 2006
Fleurs de cactus
Une image
Ma personnalité
Verdure06
"Fleurs de cactus, Quel joli nom pour un paumé !"Artiste : Têtes Raides
Album : Fleurs de yeux
Titre : Fleur de yeux
Le jour s'arrête où l'on regrette
Fleur de yeux
Tu crois qu'il voit
Pauvre petite fleur
Mais ses yeux...
Fleur de nom
Qui pousse entre deux monuments
Non classés
Mais stupéfiant les bâtiments
Offrit une pensée à sa petite fiancée
Qui n'aimait que les sans épines
Il lui dit "Tiens"
Prends-les ces douceurs
Puissent-elles au moins vibrer ton coeur
Oublier le vent et pendules qui sonnent
L'ombre aveugle du corps noir et résonne
Elle a souri
Elle est partie
Fleur de yeux
Quel joli nom pour un paumé
05 juillet 2006
Geoportail

ça y est, il est accessible, aprés un départ un peu difficile, trop de connection d'internaute = plantage des serveurs.... Geoportail : le google earth madin France est sorti.
04 juillet 2006
Notes d'un Week end
- WUIZIT : un groupe de Punk bien rock'n'roll
- RD 23 : La décomposition du HipHop sous la pression du Jazz. L'explosion du rap sous l'influence du funk. un bien jolie mélange.
- Munshy : La scène s'allume, les instrus sont là qui balancent un énorme son façon hardcore, breack ... trip hop... Lofofora copule avec Portishead, jusqu'à l'orgasme, l'orgie... Et puis la chanteuse donne tout ce qu'elle a, et peut être plus.
En tout en concert elle le donne son coeur, pour le public, les organisateur, les autres groupes, les gars qu'ont soutenu le groupes. Plutôt sympa de jeter un coup d'oeil sur tout ce qui s'est passé dans festival.
Hashish matinal, décollage & vision
Immobile et dangereux.
Le fracas inaudible laisse en suspend Un Silence.
Le Silence !
Avance Ô mortel, sur ce chemin de pierre
et de sable, qu'un diamant
repousse ton avancée, tes pas.
Admission au Paradis
Laisses la porte ouverte aux Anges
La merveille, le souffle coupée et la voie
bercée par voyelles et consonnes alignées
en ordre. Une tête dépasse, une seule
bien entendue. Apporte !
L'ivresse de l'alcool et du Hashish
me colle à la peau, m'emporte, et m'ouvre
la porte des anges, dans un silence sacerdotal
Mais n'attendez pas que je vous explique
quoique ce soit sur cet état second,
où tout est permis
Je te redécouvres à chaque instant
Et je t'aime pour chacun de ces moments.
Verdure
03 juillet 2006
Passage
Mon coeur est de papier
Brûlez le
Noyez le
Le résultat sera le même
Mon coeur sera de cendre
Après votre passage.
V06
02 juillet 2006
01 juillet 2006
DADVSI
La France vient d'adopter la loi DADVSI,
C'est un peu la mort des Léonard DA Vinci
C'est un peu la mort de mozart
C'est un peu la mort de Beaumarchais
On retrouvera des TUX mort sur les micro-côtes
La France qui avait dix ans de retard
Vient de se prendre un coup vieux
Non messieurs les députés un PC n'est pas un parti de gauche.
30 juin 2006
29 juin 2006
Un asile de fortune
Je tenais en mes mains tant de solutions, qu'il m'aurait été inconfortable d'asseoir ma réputation sur un de ces bancs.
Je regardais naguère naître des enfants; des mères sur les étales de boucheries. Les tables de dissections étaient couvertes de mets, plats et d'ornements de gala.Personne n'était là pour voir ça. Dans mon silence, à présent, je regardes les ombres tombées et se déplacées, pendant les nuits sans lune.
Regarde mon enfant, ne suis-je pas à la lisière de la société ?
Les sirènes résonnent en moi, comme pour un dernier asile.Verdure06
28 juin 2006
Libre enfin !
Mes mains se seraient transformées.
Mes bras auraient été les barreaux
les chaînes qui t'auraient empêcher
de t'échapper de ce lieux !
Évadée, tu te croyais libérée - Mais
dehors les prisons poussent dans chaque regard
Leur manèges ne nous en libèrent pas
Ils meurent encore après qu'ils soient affranchis
Verdure
27 juin 2006
Merci Ombre$
Un merci à Ombre$ qui depuis un an nous aide en coulisse à tenir le blog online, qui récupére une à une toute mes conneries, qui arrive à faire ce que nous avons en tête Verdure, Hervé, Sikolas et Moi. ça nous coûte relativement chère en biére, mais au bout du compte ça vaut le coup.
Votre dévouée pas trés douée, (en tout cas bien plus douée en H qu'en TML.)
Les monstres du bal
Les montres résonnent
qu'il est bien tard
pour aller au bal
où se meuvent quelques
badots encore sobres
L'ébriété les emmènera
danser sans doute
sur des rythmes presque
aussi chaotique
que leurs pas.
Restera-t-il assez d'amis
Pour ce bal éthylique ?
V06
26 juin 2006
Apocalyptique Conclusion
Sinon dans la tombe
D'où nous mangent déjà
les vers, du regard.
Verdure (Haïku)
25 juin 2006
La flamme
Comme sur le feu, l'essence.
Brillante, haute, insolente,
Elle monte si haut, sitôt rampe.
Verdure (Haïku)
24 juin 2006
A la moindre occasion
La plume arrachée des anges et de
Elle vient de se poser sur l'épaule de fourrure d'une grosse femme en habit d'ours mort. Son sourire ne laisse apparaître que ses canines acérées et prêtes à s'aiguiser sur les os, les cartilages, la chaire des nuques dénudées. A la moindre occasion.
La plume trop lourde pour l'air, trop l légère pour la terre ne cesse de s'envoler. La contrée du repos, n'est pas encore sous son aile.
Bernard Dimey
Ivrogne, ça veut dire un peu de ma jeunesse,
Un peu de mes trente ans pour une île aux trésors,
Et c'est entre Pigalle et la rue des Abesses
Que je ressuscitais quand j'étais ivre-mort...
J'avais dans le regard des feux inexplicables
Et je disais des mots cent fois plus grands que moi,
Je pouvais bien finir ma soirée sous la table,
Ce naufrage, après tout, ne concernait que moi.
ça me fait plutôt plaisir de présenter un artiste comme Bernard Dimey, repris par une tranche d'artiste comme "Mon côté punk"... Un poéte jamais à la mode, et pourtant jamais démodé.
Votre dévouée
21 juin 2006
TEMPS PERDU manu larcenet
http://tempsperdu.over-blog.org/
manu larcenet dessinateur et philosophe !!!
J'avais envie de dépecer ma grand-mère, emporter par l'ennuie mortel d'être en vie. Et pis je suis tomber sur ce blog, et finalement je disséquerais mon chat, juste pour voir l'effet de Wiskass sur le foie.
18 juin 2006
Les angles plantés dans le sol
Accroché au sol des mirages
Aux angles plantés dans le sol
Là à contempler le dos
des nuages
Une note vient, se laisse
Emporter par le silence.
V06
17 juin 2006
Lettres scultées
Nul doute qu'il faudrait encore sculpter des lettres sur le fronton d'un prochain fast food.
14 juin 2006
Alcool
Je voudrais boire à tes lèvres
milles nectars qui m'enivreraient
Autant que l'alcool qui coule
à présent dans mes veinesV06
13 juin 2006
11 juin 2006
Hors du monde
Il ne reste que milles feus encouragés
par un timide secret d'alcôve.
Épanoui, assouvi, je m'en vais droguer
tant d'abus en si peu de temps
laisse en tête milles bourdons
sonner les heures à bout portant,
selon qu'elles meurent ou vivent.
Hélas, l'ébriété prend fin, laisse
un goût âpre, et l'étrange honte
de s'être laissé abuser par cette laisse
qui nous tient vivant hors du monde.
V6
parrainage NRJ mobile
10 juin 2006
Trajet sous combustible
J'ai connu dans les verres
des amours insoupçonnés
qui déversaient leur fidélité
dans des mots sans verves.
Comme dans chaque voyage
Il faut atterrir, alunir,
Mais le point de départ
est toujours celui de l'arrivée.
Seul le trajet sous combustible
est vraiment digne d'intérêt.
Il permet simplement d'oublier.
V06
09 juin 2006
Agile minuit
Quelques serpents rodent
en attendant de se glisser
sous la jupe de pierre
d'une sorcière
Il est minuit
passé à présent et le serpent
a enserré les bras
dans une menotte
sans clef
Il est minuit
trépassé à présent il reste à la lune
d'observer le brutal coït
d'un serpent d'argile
et d'une statue agile
08 juin 2006
Le lapin et le lion
Ils courent a présent ensemble, lorsqu'ils voient un éléphant quis'apprête a sniffer une ligne de coke.Le lapin s'approche de l'éléphant et lui dit :"Ami éléphant, arrête de sniffer de la coke et viens courir avec nous pourmaintenir ta forme." Ni une, ni deux, éléphant balance son miroir et sa paille et suit les deux autres.
06 juin 2006
After one hundred bottles of Whisky
After one hundred bottles of Whisky
Je me sens d'attaque à répéter
Vas-y
Encore Baby
Je veux sentir ton haleine
évanouir mes craintes
Et laisser une trace dans ma mémoire
à la place de mes peurs
Pousse
Pousse
Vas-y
Encore
Plus loin
Le désir de nous unir toute la nuit.
Elle sera trop Brève !
After one hundred bottles of Whisky
Je crois que la vie n'attends pas
05 juin 2006
Discret
04 juin 2006
Cardiaque Boogie
La camionnette emporte les cardiaques, loin de la cité prospère. Prosper ! Cadillac blues pour un cardiaque, Appelez l'ambulance. Yeap, je crois qu'au carrefour, y'a un carambolage. Nadine m'avait bien dit, qu'elle viendrait sans son chat, une remorque au fond du garage, un carton de douze sur le siège passager.
03 juin 2006
3-0 - les ogres de barback
Intra-muros c'est brillant, dehors c'est pour les paysans.
D'ailleurs s'il n'en restait qu'une, ce serait sûr'ment celle-là :
Qu'une aussi con que la lune et prétentieuse, comme il se doit.
Mais Paris, ça reste en France, les Français restent des Français,
Les chevilles en évidence, le nombril insatisfait !
À Rennes où il fait bon vivre, j'y ai vu - pardonnez-moi,
Des masses de foules ivres, des seringues plein les bras,
Un soir, une chose amusante, sur la route, croyez-moi :
La police qui plaisante d'un cadavre sur le toit.
Mais Rennes, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des reins en convalescence, des poumons dans le regret.
Puis y'a Bordeaux la bourgeoise avec son grand cru classé
Que l'on déguste dans l'extase, dans les grands lieux new-yorkais
Qui indique à sa mémoire ce qui est bon, ce qui est mauvais :
Si pour Papon, c'est un trou noir, le Girondin c'est un succès.
Mais Bordeaux, ça reste en France, les Français restent des Français
Des trouillards de gauche en transe ou des cons de droite muets.
À Toulouse, la ville rose, peut-être sont-ils un peu chauvins '
Quand ils jacassent pas du rose, ils te parlent des Toulousains,
Ils ont un patois bien sûr, qu'ils utilisent parfois,
Pour écrire sur les murs d'une usine : « Plus jamais ça ».
Mais Toulouse, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des canards qui l'été dansent sur des rythmes « afro-laid ».
Puis il y a Marseille, celle qui a son port si charmant,
Sa Méditerranée belle, sa sardine et ses harengs.
Comme un tout petit village, un hameau ensoleillé,
Qui n'a qu'un désavantage : d'être rempli de Marseillais !
Mais Marseille, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des grandes gueules à qui l'on pense, quand on veut avoir la paix.
Entre le Rhône et la Saône, il y a Lyon et ses reflets.
En banlieue, il y a sa zone, ses odeurs et ses rejets.
Sa gastronomie connue, qui veut nous faire oublier
Pour ne pas être déçus, tous ces scandales financiers.
Mais Lyon, ça reste en France, les Français restent des Français.
Des bonnes bouffes en concurrence, des non-dits sur le palais.
Lorsque j'ai connu Strasbourg pour la toute première fois
Je pensais trouver l'amour dans les rues de celle-là
Mais il y eut soudain un doute dans cette ville un peu cruche
Où l'on me parlait de choucroute, d'Europe et de flamenkuche
Mais Strasbourg, ça reste en France, les Français restent des Français
L'égalité en « free-lance », l'humanité qui s'essaie.
Il y a Lille dans le nord comme il y a le nord en Lille
Des grands hommes gras et forts ou des consanguins débiles
Les grands projets planétaires qui dépensent sans se soucier
À deux pas de la misère des petits enfants minés
Mais Lille, ça reste en France, les Français restent des Français
Des terrils d'arrogance, l'inégalité au sommet.
Après cet air géographe, une petite explication
Je ne cherche pas les baffes, je ne cherche pas la baston
Mais lorsque je vois au loin qui agitent leurs drapeaux
La grande race des chauvins, juste à côté des fachos,
Ben, moi qui suis né en France dans un bled incognito
Je ne comprends pas la démence, je ne vois pas les idéaux
De ceux qui pensent la naissance, comme une attache, un ghetto
Pardonnez-moi cette offense et traduisez en ces mots :
Issu de la poussière, je m'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, je m'y promène sans frontière !
Issu de la poussière, on s'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, on s'y promène sans frontière !
02 juin 2006
01 juin 2006
Cent Stars sans script
Un ciel forgé de réverbère
Un cerbère à chaque fenêtre
Une étoile pour chaque film
Voilà enfin, Win Wenders
qui apporte la belle co-motion.
V 06
31 mai 2006
Des dessins rupestres, dans la ...
des mouvements des doigts, des mains et des bras
Pour Emmanuelle
Elle parle avec les mains, lançant les mots
les faisant s'envoler, elle libère les oiseaux.
Ses mains forment des arabesques
étranges, une langue en peintures rupestres.
Elle fait des signes à son amoureux;
Comme une boussole guide les randonneurs;
Pour qu'ils retrouvent de loin leur chemin
dans le brouillard, la suie, la tempête, le crachin
Il répond toujours par des signes
Comme une lanterne répond à un fanal
Il répond du doigt, le nord, la voie opale
Marie n'a pas d'ouïe, et lance des cygnes,
pour la nouvelle migration des paroles
dans le langage vivant, opaline auréole.
Verdure 2006
30 mai 2006
28 mai 2006
Le train de Vingt heures
Il est vingt heures, en mon coeur et j'ai froid. Quelques passagers sont passés vers dix neuf heures et pourtant aucun ne m'a salué. Je ne suis pas transparent, mais mon manteau est de velours nuit.
Il est vingt heures en mon coeur et j'ai froid. Il s'est mis à pleuvoir, il n'y a plus d'abris sur le quai, mes cheveux sont mouillés. Je sens mes sourcils lourds de pluie, qui forment une larme, mal placée pour être vraie. Il est vingt trois heures en mon coeur, et j'ai froid.
Finalement, j'ai trop attendu, tu prendras le train sans moi. Elle n'aurai pas compris que l'attente fut trop longue.
27 mai 2006
JE M'EMMERDE - Les rats
(G.V.I.) Ecouter le son
La banlieue sud devenait grise
Ca tombait bien ma mine aussi
J'avais le look tour de Pise
Penché qu'j'étais sur mes ennuis
Moi j'avais soif de connaissances
Mais Nicolas était fermé
Je prenais mon mal en patience
Ils auraient pus m'laisser les clefs
Je pensais á des tas de trucs
On envoie des keums sur la lune
Et moi je n'ai droit qu'á un tuc
Pour espèré avoir d'la thune
A vingt balles le pack de canettes
Et vu qu'il m'en faut deux par jour
Quand tu vois c'que l'état me jette
Comprends moi si j'pèse plus tres lourd
J'm'emmerde dans cette connerie d'banlieue
Remplis d'chômeurs de fonctionnaires
J'passe ma jeunesse á dev'nir vieux
J'passe tout mon temps á ne rien faire
J'aurais dût naitre retraité
Et jouer aux boules toute la journée
Avec celles que j'ai dans l'gosier
Crois moi je vais bien m'amuser
25 mai 2006
Des chiffres - des êtres - et une une question en suspends
Il y a trois cents enfants sous l'école là bas,
Il y a des corps partout, même sous les maisons,
On n'arrive pas à enterrer tous les corps, là bas,
Deux cents survivants seulement sur mille cinq cents
habitants et où est l'aide internationale ?
On ne pourra emporter que deux cents malades
où blessés. Les hélicoptères ne sont pas assez nombreux,
Prés des trois quart des maisons sont détruites,
et aucuns hôpital sur cinq cent kilomètres à la ronde
ne tient debout, et où est l'aide internationale ?
Un milliard six cent cinquante - trois mille ?uros
d'aide donnés par les occidentaux aux associations
et pourtant ici, on a vu personne arriver
depuis deux semaines. L'aide se trouve sur les bateaux
sur les côtes, et où est l'aide internationale.
Les chiffres sont bons. Dans un an, on aura reconstruit
la route, pour relier le nord à la capitale,
Les soldats sont déjà sur place, pour la sécurité.
Des morts jonchent les routes balayés par les
éboulement. Et où est l'aide internationale ?
Orane Mécand
22 mai 2006
l'Hypoténus de la mémoire
qu'il a été déraciné, puis replanté, il continue
à pousser malgré la pluie qui tombe sur le tronc.
La lune est une menteuse, disait le soleil,
Venus avait sur sa robe une née d'étoile,
La lourde charge de Saint Christophe
Sur les épaules comme cadeau d'une amie
partie au loin en me laissant un chat.
Un arbre amnésique sous la peau, qui
voudrait pouvoir dire que c'est oublié.
J'ai la mémoire en lambeaux, sur le papier.
Papyrus et parchemin dessinés de vieux
signes kabbalistiques, des lettres d'un ancien
alphabet sur la paroi d'un temple.
Le conteur n'a plus d'histoires à raconter
même celle là est écourté.
This game's over !
Lili - Pierre Perret
On la trouvait plutôt jolie, Lili
Elle arrivait des Somalies, Lili
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux, Lili
Au pays d' Voltaire et d'Hugo, Lili
Mais pour Debussy, en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distingo !
Elle aimait tant la liberté, Lili
Elle rêvait de fraternité, Lili
Un hôtelier, rue Secrétan,
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des blancs
Elle a déchargé les cageots, Lili
Elle s'est tapé les sales boulots, Lili
Elle crie pour vendre les choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur.
Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lili
Elle se laissait plus prendre au piège, Lili
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents...
Ils auraient été trop contents !
Elle aima un beau blond frisé, Lili
Qui était tout prêt à l'épouser, Lili
Mais la belle-famille lui dit : "Nous
N'sommes pas racistes pour deux sous,
Mais on n'veut pas de ça chez nous..."
Elle a essayé l'Amérique, Lili
Ce grand pays démocratique, Lili
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir.
Mais dans un meeting à Memphis, Lili
Elle a vu Angela Davis, Lili
Qui lui dit "Viens, ma petite soeur,
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur."
Et c'est pour conjurer sa peur, Lili
Qu'elle lève aussi un poing rageur, Lili
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur.
Mais dans ton combat quotidien, Lili
Tu connaîtras un type bien, Lili
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien.
21 mai 2006
Myéline citoyenne
Faut il avoir la bonne couleur de peau pour être sauvé ? D'ailleurs qu'elle est elle cette couleur ? La myéline de mes cellule fait elle de moi un être humain ? La pigmentation de mon derme me donne le droit à être traité en citoyen !
Un carnage à carthage
Un charnier sans quartier
Une douleur sans fin, sans début
Une humanité qui créve la dalle ...
... Repus de ses doutes, de son amour et de ses atrocités. Un rêve qui s'endort pour mieux renaître de sa transformation, le coeur encore frippé de la nostalgie d'un pays pour un peuple élu, cette vieille croyance mythique. La crasse dans les yeux n'est même pas lavée par les larmes.
20 mai 2006
l'Alzheimer amoureux
J'ai oublié le couleur de sa peau, et goût de son derme. J'ai oublié son nom, le commencement de l'histoire, son déroulement. J'ai oublié, qu'elle avait des robes sailllantes, et des long cheveux. J'ai oublié son pieds, son poids dans mes bras. J'ai été jusqu'à oublié son odeur lors de l'étreinte.
Connais tu son nom ?
Verdure
19 mai 2006
Francis Ponge - Le Cageot
Agencé de façon qu'au terme de son usage il puisse être brisé sans effort, il ne sert pas deux fois. Ainsi dure-t-il moins encore que les denrées fondantes ou nuageuses qu'il enferme.
À tous les coins de rues qui aboutissent aux halles, il luit alors de l'éclat sans vanité du bois blanc. Tout neuf encore, et légèrement ahuri d'être dans une pose maladroite à la voirie jeté sans retour, cet objet est en somme des plus sympathiques, ? sur le sort duquel il convient toutefois de ne s'appesantir longuement.
18 mai 2006
17 mai 2006
takeoff
Take the sand of your eyes off
A blind child was in a black gallery
An ancient look
Only U
Are U really happy
Or just another dead in the street
A blind child in a cimetery
Only U
I have wrote a world to my mother
I post a card for my sister
They get out of the way
Only U (Bis repetita)
Take off the sand of your eyes
I was Young - I'm too old
Let's the sand fly let's the sand fly
Hervé
16 mai 2006
Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants
15 mai 2006
Vertigineuse ascension
je te veux sur ma verge, étincelante
et ravie, ronronnante et épanouie.
Je laisserais ma main caresser
du visage au nombril,
du pubis aux chevilles.
jusque dans les soirées d'hivers
à me regarder du coin de l'oeil
après la bandaison, après la jouissance
Après... Jusque là, où il n'y a plus rien
que la jalousie, l'ennuie et dépit,
Douleur, castration et mépris.
Je te veux dans mon lit, éperdue
et sans contrôle, glamoureuse
prête à arracher la chemise
après nos ébats, à peine remise
pour extraire encore un peu de sève.
Verdure
Pour Orane, nuit du premier semestre 2006
14 mai 2006
Homme
13 mai 2006
La publicité appliquée à La physiologie
Il est nécessaire pour la physiologie d'avoir toujours une Motorola dans le cortex, et un Samsung dans les veines. Dans le cycle de Krebs, une renault sert de catalyseur, la déshydrogénase se contente d'ATP et de Givenchi pour créer de nouvelles molécules.Un dior et un camion Benz s'associe à l'hydrogéne pour donner deux molécules d'eau et une molécule de glycérol. Saint Yore et William Saurin ont été associés à l'Azote dans la synthése de l'ARN messager. OH- + H3O+ <> 2H²O
Par imagerie, on peut remarquer qu'à l'intérieur de la mitochondrie, le SFR, le bouygue et Chevrolet s'hydrolyse au contact de la ferritine, pour donner du Smirnoff et du benzène. Seul Microsoft permet une défense immunitaire sans faille contre l'Escherichia coli. SusE, quand à elle, joue le rôle de myéline dans la diffusion de l'influx nerveux.Il est nécessaire pour la physiologie de prendre conscience de l'importance de la SNCF, SONY et Watterman. Les trois éléments : Carbone - Hydrogène - Oxygène ainsi que l'azote dans une moindre mesure sont aussi vitale que la RATP, le silicium, Benetton, Faure. Nous avons tous un Samsung dans la tête, Une motorola dans le cortex.
Les marques sont si omniprésentes, quand leur absence, l'organisme se désagrège, comme le ferait le soleil sur des vampires.
Message : Des mots naissent tous les jours avec les publicitaires, les marques, et sous couvert de copyright, il est quasiment interdit de les utiliser. Des mots sont contractuellement revendu d'une société à l'autre. Par le magnifique travail des avocats, il se permettent même d'interdire à certaines personnes d'utiliser leur propre nom de famille pour baptiser une entreprise. Le Dictionnaire n'est pas à vendre. La langue n'est pas à vendre. Les mots sont sans prix, et je me gardes le droits de les utiliser tous, sans restriction.
Merci
Verdure
La couturière Milka Budimir perd définitivement le droit d'utiliser, pour la promotion de ses propres boutiques de couture, le nom de domaine Milka.fr. Selon l'AFP, la cour d'appel de Versailles lui a enjoint de le restituer à la multinationale américaine Kraft Foods, propriétaire de la marque de chocolat Milka.
Les magistrats confirment ainsi une décision de première instance rendue il y a un peu plus d'un an par le tribunal de Nanterre.
Milka Budimir exploitait le site Milka.fr depuis 2001, le nom de domaine que lui avait offert son fils. Kraft Foods, avant de porter plainte, lui avait proposé une solution amiable, qui consistait notamment à prendre à sa charge le dépôt du nom milkacouture.fr. Solution refusée par la couturière.
En première instance, les juges avaient considéré que Mme Budimir avait «fait un emploi injustifié des marques dénominatives notoires Milka, dont la société Kraft Foods est propriétaire».
12 mai 2006
Holywood Bolywood
"Le monde entier est une scéne, les hommes et les femmes ne sont que des
acteurs"
tiré du film Holywood Bolywood
11 mai 2006
Dada entre en liste ...
Acier comme la nuit - elle sert son maîtrePour ne plus opposer de résistance
Argile comme l'amour - la porte claque sur l'étang
Agile comme la terre - Les cliquetis sont le poids
Amythiste comme le jour - Elle donne vie au passé
Argent comme le néant - Les glycines sont toujours en fleurs
Artiste comme le caillou - Les bibliothèques sont couleurs
Autiste comme le désert - Les cravates se portent à l'intérieur
Armistice comme la braise - Les dents poussent sur la tête
Auriculaire comme le feu - et le Chaos est naissance
Abécédaire comme légion - Prépares le dîner ce soir
Automobile comme le fruit - La femme infante enfante
Asile comme le destin - Le soleil poursuit sa course
Angoisse comme Le çon - la vie gâte les osiers
Amour comme Principe - La danse continue le soir
Antéchrist comme ego - Les cimetières regorgent de victimes
Annamite comme un carton - Les tribunaux sont en flammes
Aluminium comme une épée - Un pas qui se perd
Armoire comme un ombilique - La douce vie est prose
Alysse comme une femme - La tente est dressée
Alpiniste comme une chute - L'armure se fissure
Accusé comme un miroir - Un jeu dangereux
Adulte comme l'enfant - un bâillon sur la bouche
Hervé, Sikolas, Verdure et Orane
10 mai 2006
étranges confessions
Je suis pas là pour penser tes plaies,
et tordre les veines pour en extraire
Comme un alambic, le jus alcoolique
Pour abreuver les âmes solitaires.
Je suis pas là pour consoler tes remises de peine,
et tendre les veines sur ton arc
Pour lancer des flèches à la mer,
En Espérant que le bon oeil te regarde
Le long passage des âmes seuls dans la rue,
Me font penser, entre quelques clopes,
A la douceur des peaux des femmes.
Dieu que les amoureux ont de la chance.
S'allonger le soir, prés du feu, à se regarder,
Les flammèches s'effleurer comme on effleure
La rose, entre les draps - comme une caresse,
panses des plaies, même celle invisibles
Verdure
09 mai 2006
The Doors - Horse Latitudes
And her sullen and aborted
Currents breed tiny monsters
True sailing is dead
Awkward instant
And the first animal is jettisoned
Legs furiously pumping
Their stiff green gallop
And heads bob up
Poise
Delicate
Pause
Consent
In mute nostril agony
Carefully refined
And sealed over
Aux Latitudes du Cheval
Lorsque la mer tranquille conspire une armure
Et que moroses et avortés
Ses courant engendrent des monstres minuscules,
Les voiles connaissent la mort.
Instant de malaise
Et le premier animal est largué par-dessus bord,
Ses pattes pompant furieusement
Leur raide galop vert,
Et les têtes se dressent brusquement
Équilibre
Délicate
Pause
Consentement
Dans l'agonie du naseau muet
Soigneusement purgé
Puis scellé
08 mai 2006
Le gasoil et le blues
07 mai 2006
Scarification d'une éponge sanguine
Verdure
06 mai 2006
Le code Noir 1685
L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lis une épaule; s'il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une fleur de lys sur l'autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort.
« Le Code noir est le texte juridique le plus monstrueux de l'histoire moderne »
Promulgué par Louis XIV en 1685, le Code noir réglemente l'esclavage des Noirs aux Antilles, en Louisiane et en Guyane. Pour en savoir plus sur cette infamie légale, Historia a rencontré Louis Sala-Molins, exégète impitoyable du texte et pourfendeur de toutes les hypocrisies abolitionnistes.
05 mai 2006
un coup de pub
Le blog d'un jeune prostitué parisien
Et oui, je suis une pute. J'ai 19 ans, j'habite à Paris, et je fais le plus vieux métier du monde depuis quelques mois. Il faut bien vivre. Je pourrais faire autre chose, c'est sûr. Mais je suis rentré dans cercle vicieux.
http://prostitue.canalblog.com
03 mai 2006
Ariwara no Narihara (825-879)
Le printemps? Ce n'est plus
Le printemps d'autrefois.
Moi seul
N'ai pas changé.
Ô fleurs du ciel!
Tombez en obscures nuées
Au point que la vieillesse
En perde son chemin
