10 septembre 2006

Elle vendait des p'tits gâteaux

Un peu de nostalgie avec cette ancienne ritournelle de 1919 - Chanson créée par Mayol. - Paroles de J. Bertet - musique de Vincent Scotto. Et pis ça change de la nouvelle scéne française déprimante à souhait.

Elle était pâtissière,
Dans la rue du Croissant,
Ses gentilles manières,
Attiraient les passants,
On aimait à l'extrême,
Ses yeux de puits d'amour,
Sa peau douce comme la crème,
Et sa bouche, un petit four,
Et du soir au matin,
Dans son petit magasin

Elle vendait des petits gâteaux,
Qu'elle pliait bien comme i' faut,
Dans un joli papier blanc,
Entouré d'un petit ruban,
En servant tous les clients,
Elle se trémoussait gentillement,
Fallait voir comme elle vendait,
Ses petites brioches au lait.

Un jour dans sa boutique,
Un vieux monsieur entra,
D'un p'tit coup oeil oblique,
Vite, il la remarqua,
Pour parler à la belle,
Il choisit des bonbons,
"Donnez-moi, Mademoiselle,
Un cornet de marrons",
Et d'un air très malin,
Il en mit deux dans sa main

Elle vendait des p'tits gâteaux,
Qu'elle pliait bien comme il faut,
Dans un joli papier blanc,
Entouré d'un petit ruban,
"Voulez-vous, mon p'tit coco",
"Des marrons et mon c?ur chaud ?",
"C?ur chaud", dit-elle, "vous l'avez,
"Mais les marrons sont glacés"

Y avait trois heures passées,
qu'il était assis là
Elle pensait, énervé.
Il ne partira pas,
Ne sachant plus que faire
Pour le dévisser du sol,
Elle lui dit, en colère,
"Mangez ces croquignolles",
Il répond, d'un ton sec,
"Je n'aime pas
les gâteaux secs

Elle vendait des petits gâteaux,
Qu'elle pliait
bien comme il fait,
Dans un joli papier blanc,
Entouré d'un petit ruban,
Elle lui dit, d'un petit air doux,
"Hé ben, mon cher monsieur, si vous
n'aimez pas les gâteaux secs,
Mangez donc d'la aut'chose avec"...


chanson.udenap.org : Pour écouter la chanson, avec un enregistrement d'époque, comme de bien entendu ...

09 septembre 2006

Dialogue avant le déluge

[La scène se déroule dans une chambre, un futon par terre, Marie et l'homme sont allongés dans le futon, Marie est contre le mur, L'homme a posé sa tête sur ses cuisses et regarde droit dans ses yeux.]
On m'a démolit, Marie... [Silence] Petit à petit, inébranlable démolition, jusqu'à ne plus rien retrouver de moi même. Ne plus sentir le souffle de vie qui naît parfois en moi, dans l'acte d'écrire et de créer.
Les choses sont belles, Marc, sers moi tout contre mon ventre.
[Marc pose sa tête contre son ventre et enlasse . Son visage disparaît dans la blanche chemise de nuit. Puis il pose ses deux mains sur le ventre, se redresse, pose sa tête contre son épaule, où ne passe qu'une bretelle de soutien gorge.
Il remonte la main vers le sein, en passant le bras, sous celui de Marie. Il relève la tête. Marie prend la tête entre ses mains, à la base des oreilles.] pas de musique, pas de bruit.
Disloqué, Marie, je ne suis qu'un pantin désarticulé.
[Le fond s'assombrit. la lumière qui était presque crue devient tamisé, voir absente]
J'ai rêvé à un tas de truc. Je pensais faire participer tout le monde à mon rêve. Mais comme à chaque fête, une poignée d'individus ne viennent que pour la gâcher. Mon rêve est tombé à l'eau.
[Un premier éclair, un second puis un troisième avec la place de l'image un canon de revolver qui tombe à terre, sur un plancher de voiture. Un filet de sang tombe dessus.]
Marie, je pensais t'aimer... [Silence]
Pas autant que toi [en reprenant la tête entre les mains. Elle pose sa nuque sur le haut du torse, contre l'épaule gauche.]
Elle murmure un "je t'aime" pathétique, mélancolique, mélange de désir, d'envie de frustration.
Il se laisse couler à ses pieds et tombe Dort.
L'image s'éteint, comme prise en étau dans un contexte qui n'existe plus.
Verdure.

07 septembre 2006

Wystan Hugh Auden (1907-1973)

Arrêter les pendules, couper le téléphone



Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors,
Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.

Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,

Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.
Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,
Démonter la lune et le soleil, vider l'océan, arracher la forêt,

Car rien de bon ne peut advenir désormais.

Stop all the clocks, cut off the telephone

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,

Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.
He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,

My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.
The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;

Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.

Wystan Hugh Auden (1907-1973)
On peut entendre ce poéme dans "4 mariages et un enterrement"...

04 septembre 2006

Les VRP - Salopes

Les bas qui plissent, couchée sur un couvre-lit
Fourrure factice, et blondeur décolorée,
Une vielle actrice, du cinéma délaissée
Fait des caprices à une cour avinée
Entre ses cuisses, aux reflets ammoniaqués
Triste pubis, un p'tit micheton affairé
S'en fout qu'elle jouisse, est la pour palper du blé
Pendant qu'elle tisse, des monceaux d'insanités.

La vue qui baisse, par tant d'alcools mélangés
Tentures épaisses, on ne l'entend pas gueuler
La nuit d'ivresse, a vu les corps s'allonger
Les mains qui cessent, d'effleurer ces peaux usées.
Laissant les fesses, de la vielle carne imbibée
Soudain se dresse, le micheton bien décidé
Tant de richesse, dans ce salon surchargé
Vole en vitesse, et s'enfuit par l'escalier.

Bouffée d'angoisse, la vieille s'est précipitée
Talon qui casse, elle s'effondre dans l'escalier
Puis se ramasse, au milieu de la chaussée
Crache sa vinasse, la gueule collée au paves.
Triste carcasse, sous cet orage étalée
La pluie efface, sur son visage abîmé
Les quelques traces, d'un maquillage fatigue
Tandis que passent, quelques passants dégoûtés.

Un drap qui glisse, sur un corps inanimé
Par la police, au petit jour retrouve
Une vieille actrice, du cinéma délaissée
Part en coulisses, de sa vie qu'elle a ratée
Trop de délices, et de plaisirs fabriques
Entre ses cuisses, son corps s'est laisse aller
S'offrant aux vices, de journalistes attires
Dernier supplice, pour bafouer sa dignité...
..SALOPE!!!

http://www.stlyrics.com/songs/l/lesvrp15297.html
http://www.radioblogclub.com/search/0/vrp

01 septembre 2006

Une oeuvre de la sécurité routiere, à la César


Et N'oublie pas que les BMW sont comme les Hémorroïdes...

Seuls les trous du cul en ont !

Sikolas

31 août 2006

!!!! ???????????????????? !!!!!


Je te plais, certes... Mais m'aimes tu ?

Les enfants du Paradis (Carmé & Prévert)

discussion entre Frédéric Lemaître (Pierre Brasseur) et Lacenaire ():

F : c'est un imbécile !

L : vous allez le tuer, j'espère...

F : oh, s'il fallait tuer tous les imbéciles...

L : evidemment... Et pourtant, ce serait tellement plus simple...

30 août 2006

Extrait de Monsieur CREVEL

Un oiseau dans ton cerveau
Cet oiseau sans voix
Cet oiseau qui n'a pas volé
Cet oiseau qui n'a pas chanté
Apte au seul frisson de l'inutilité

René Crevel

29 août 2006

Moi, Ma vie, Mon Oeuvre...


Les temps sont dures... Soit, alors je vais surfer sur la toile, au grès des moteurs de recherches à longueur de journée. Je suis effaré par la multitude de blog sur le thème "Moi, ma vie, Mon oeuvre". Alors lui c'est mon Cops, elle trop sympa. J'exclus l'orthographe Semesque. Je veux bien qu'un blog soit une sorte de cahier intime en lecture libre.
Enfin, je me fais chier à tomber sur les blogs épuré à l'extrême, et hop clique la croix du haut. Je zap, et je retourne à une activité plus saine.
J'ai envie de lire des textes, de voir des mots, et agrémenter mon plaisir d'images, Bordel ! Et qu'on vienne pas dire que mon squat chez Orane est du même acabit, que les choses soient clair, J'écris de la merde. J'en suis à peu prés aussi conscient que Bukowski. Mais au moins je m'éloigne le plus possible de ma putain de vie insignifiante et dérisoire. Et si parfois j'y met une touche de couleur plus intime, c'est parce que... ce blog est quand même un livret intimiste. Pas besoin d'étalage d'égocentrisme. C'est une raison de ma présence ici avec ma très chére Orane, mon ami Hervé, le très cynique Sikolas et le bricoleur & dévoué Ombre$.
En bref, il suffit d'aller voir ailleurs pour se rendre compte, qu'on est bien chez soit. Mais putain, fais chier de voir des pages lentes à chercher, pour tomber sur une tronche d'abruti version kaléidoscope et les copains en posture foetus héroïnomane. J'ai envie de texte, de mots, et basta pour le reste.
Verdure M Orane ;) & tutti quanti

Mon banquier me préfére à découvert

Sicolas Narkozy : voilà une image bien à propos pour cette fin de mois.... !!!

28 août 2006

De la vie, à la mort et inversement

Les moineaux m'ont apporté la triste nouvelle.
Je suis devenu un arbre sans racine,
qui continue à croire et à croître en pleine
tempête. La bourrasque ne le mettra pas à terre.

Les mots portent en eux le réconfort et la chaleur,
qui permettent de tenir debout dans l'épreuve.
"Vertical, ça va !" C'est horizontal que je t'ai vu.
Et le chagrin est effacé par le soutien des amis.

Les moineaux sont venus pour la triste nouvelle,
Il y avait trop d'amour, pour la tristesse.
L'amour et l'amitié ont effacé la détresse.

Les mots sont venus soutenir une âme bringueballée
qui tenait à peine debout, pour lui dire : "Viens !
et continue à marcher sur ce long chemin.

17 août 2006

mille signes étranges

Et puis son doigt décrit dans l'air des étoiles
Ou bien des éclairs elle ignore si superbement
Les sentiments les aléas de l'amour elle s'avance
Vers la fenêtre abandonnée lascive et elle
Couvre le ciel de mille signes étranges et inconnus de tous

Désolé Lola je n'ai pas su déchiffrer le sens
Secret de tes gestes lents aérés, simulacres ou
Magie futile a moins que le vide et l'ennui
Ne s'emparent de toi Lolita et si cette bulle pleine
De rien voulait se crever enfin

Noir Désir -

16 août 2006

15 août 2006

Dolmens

Un bout de pierre à Elisa
Vestige d'un passé lointain
Où gamin nous jouions
à l'autre bout du monde.
Verdure

projekt-ogame

Un début de partie sur ogame, après l'inscription, la planète est nue, et il faut gérer les premières installations selon les ressources, dans l'ordre, il faut construire :


    • Centrale électrique
    • Mines métal
    • Mines cristal
    • Synthétiseur de Deutérium
    • Centrale électrique (Niv2)
    • Mines métal (Niv2)
    • Centrale électrique (Niv3)
    • Mines (niv3)
    • Centrale électrique (Niv4)
    • Mines (Niv4)
    • Mines cristal (Niv2)
    Théoriquement avec cet ordre, vous ne devriez pas vous retrouver à court de métal, d'énergie ou de cristal, dés le départ de la partie....

Ombre$

14 août 2006

un tissu mouillée sur les hanches


Elle reste dénudée, devant son regard,
Qui l'habille pourtant, d'un voile pudique.
Si elle vient pleurer dans ses bras,
Il l'habille pourtant, d'un voile pudique

Un tissu mouillé sur les hanches
Qui l'habille pourtant d'un voile pudique.
C'est pas plus grand qu'un mouchoir,
Il l'habille pourtant d'un voile pudique.

OM06

11 août 2006

ça definit bien le personnage

C'est Emily Loizeau, mais je crains qu'Orane se reconnaisse ;)...
Hervé

10 août 2006

Peut importe qu'une bonne étoile
veille sur moi,
Du moment qu'un ange pense à moi

V06