28 juin 2006

Libre enfin !

J'aurais tenu ta main si fort, qu'en menottes,
Mes mains se seraient transformées.

Mes bras auraient été les barreauxMacadam Cowboys,
les chaînes qui t'auraient empêcher
de t'échapper de ce lieux !

Évadée, tu te croyais libérée - Mais
dehors les prisons poussent dans chaque regard

Leur manèges ne nous en libèrent pas
Ils meurent encore après qu'ils soient affranchis

Verdure

27 juin 2006

Merci Ombre$


Un merci à Ombre$ qui depuis un an nous aide en coulisse à tenir le blog online, qui récupére une à une toute mes conneries, qui arrive à faire ce que nous avons en tête Verdure, Hervé, Sikolas et Moi. ça nous coûte relativement chère en biére, mais au bout du compte ça vaut le coup.
Merci de tenir le coup malgré les prises de bec. Et je sais que c'est pas facile.
Aller voir son site en passant. Qui s'apparente plus à une mini encyclopédie de ce qu'il aime qu'à un site thématique.
Je te fais une bise par bimestres passés.

Votre dévouée pas trés douée, (en tout cas bien plus douée en H qu'en TML.)

Les monstres du bal

Les montres résonnent
qu'il est bien tard
pour aller au bal
où se meuvent quelques
badots encore sobres

L'ébriété les emmènera
danser sans doute
sur des rythmes presque
aussi chaotique
que leurs pas.



Restera-t-il assez d'amis
Pour ce bal éthylique ?

V06

26 juin 2006

Apocalyptique Conclusion

Le réconfort n'est pas
Sinon dans la tombe
D'où nous mangent déjà
les vers, du regard.

Verdure (Haïku)

25 juin 2006

La flamme

On attend doucement notre naissance,
Comme sur le feu, l'essence.
Brillante, haute, insolente,
Elle monte si haut, sitôt rampe.

Verdure (Haïku)

24 juin 2006

A la moindre occasion


La plume arrachée des anges et de Shermanleurs ailes capricieuses s'égare, tourbillonne dans un vent qui doute et s'empresse de changer de direction sans cesse. A la moindre occasion.
Elle vient de se poser sur l'épaule de fourrure d'une grosse femme en habit d'ours mort. Son sourire ne laisse apparaître que ses canines acérées et prêtes à s'aiguiser sur les os, les cartilages, la chaire des nuques dénudées. A la moindre occasion.
La plume trop lourde pour l'air, trop l légère pour la terre ne cesse de s'envoler. La contrée du repos, n'est pas encore sous son aile.
Verdure

Bernard Dimey



Ivrogne, ça veut dire un peu de ma jeunesse,
Un peu de mes trente ans pour une île aux trésors,
Et c'est entre Pigalle et la rue des Abesses
Que je ressuscitais quand j'étais ivre-mort...
J'avais dans le regard des feux inexplicables
Et je disais des mots cent fois plus grands que moi,
Je pouvais bien finir ma soirée sous la table,
Ce naufrage, après tout, ne concernait que moi.



ça me fait plutôt plaisir de présenter un artiste comme Bernard Dimey, repris par une tranche d'artiste comme "Mon côté punk"... Un poéte jamais à la mode, et pourtant jamais démodé.

Votre dévouée

21 juin 2006

Didier Bénureau



A toi, A toi mon frere
Que j'ai aimé comme un pere
Compagnon d'arme
Mort sur la route du devoir
Te voila maintenant rendu
Au pays des disparus
Mort pour l'honneur des 3 couleurs
Toi qui l'auras trop bien aimé
Et parfois meme abusé
Te voila donc dans la bierre
Dors, soldat Morales
Dors, dedans ta caisse

Car par delà de ta mort
Et de ses vers qui te picorent
Dans mon esprit tu brilles encore
Enfant de Marie tout en guenille
De la nation tu fut le pupille
Bébé martyr et violé
Tu devint vite alcolisé
Tu etait simple dans ta tete
Tu etait simple dans tes geste
La societée t'as rejetée
Et c'est l'armée qui t'as aimée

Sur des paroles de par moi meme
Et une musique de l'adjudant chef Jean Pierre
317eme bataillon du 4éeme RIMA
Chanson pour Morales
Compagnon de combat

{Chanté:}

Dans la campagne de France
J'avais t'un compagnon ... Que j'aimais,
Il était mon ami, mon frère,
Comme une s?ur dans mon corps ... Je l'aimais
Mort dans la rizière, la gadoue ...e
Déchiqueté ...ée, pulvérisé..ée
Sur cette mine tu as sauté, tête brûlée

Moralès, Moralès,
Disparu au champ d'honneur
Pour sauver les trois couleurs

Moralès, Moralès,
Toi qui voulais voyager
Te voilà z'éparpillé

Je t'ai pleuré, mon camarade
Versé des la..armes
Loin des fe..emmes
Rien ne te remplaçeront
Ni la bière, ni ma mère,
Ni mon arme, ni les dames
La femme est l'avenir des po...ommes
Comme dit Aragon, roi des cons

Moralès, Moralès,
Disparu au champ d'honneur
Pour sauver les trois couleurs

Moralès, Moralès,
Toi qui as pris le pari
De partir en confetti

Et je te jure sur ta tombe
Qu'un jour un monde
Où la pureté,
Triompheront,
Car l'ennemi règne ici-bas,
Méchanceté...ée, brutalité...ée
Et les dealers, et les chômeurs,
Les communistes, psychanalystes
Tous des pédés, dégénérés .... Autant pour moi

Moralès, Moralès,
Disparu au champ d'honneur
Pour sauver les trois couleurs

Moralès, Moralès,
Toi qui voulais battre des records
A vingt ans déjà t'es mort

TEMPS PERDU manu larcenet


http://tempsperdu.over-blog.org/
manu larcenet dessinateur et philosophe !!!

J'avais envie de dépecer ma grand-mère, emporter par l'ennuie mortel d'être en vie. Et pis je suis tomber sur ce blog, et finalement je disséquerais mon chat, juste pour voir l'effet de Wiskass sur le foie.
Et pis peut être même si mon cops revient ce soir, on regardera le foot à la télé. Y'a peut être la France qui joue ce soir ? Faire venir la maison de retraite à Berlin, sur un terrain, je suis sûr que ça va faire fureur.
Une belle brochette de branleurs ! Bon en tout cas demain, je mets à bosser, je cherche du boulot, je deviens riche, j'achète une île dans le pacifique, et je déménage. Restera plus qu'à construire une splendide centrale nucléaire au fond du jardin, sur les bords de plage, pour pas être trop dépayser...
Bisous de votre dévouée.
BREF : un blog splendide, merveilleux... tro top ton blog, mec !

18 juin 2006

Les angles plantés dans le sol


Accroché au sol des mirages
Aux angles plantés dans le sol
Là à contempler le dos
des nuages
Une note vient, se laisse
Emporter par le silence.

V06

17 juin 2006

Lettres scultées


Sculptées sur le fronton d'une quelconque porte d'un hôtel de luxe, où les étoiles se posent en constellation mondaine, les lettres d'un alphabets inconnu posaient en attendant le photographe.
Noires et blanches - de pollution et de craie - d'un dessin ovalescent, elles laissaient leur signification à la postérité. Cachées dans un sens comme dans l'autre, ces lettres laissaient à un Prévert de passage, l'imagination de continuer une histoire à dormir debout, la tête en bas.
Lorsque le bulldozer arracha à la vie ces lettres si hautes perchées, les murs se mirent à pleurer de bonnes grosses larmes de chagrin apprivoisé.
Nul doute qu'il faudrait encore sculpter des lettres sur le fronton d'un prochain fast food.
V06

15 juin 2006


Souriez, car vos dents ne sont pas seulement faites pour manger ou pour mordre.
Man Ray

Une Petite pensée pour Verdure.... qui n'écrit pas en ce moment

14 juin 2006

Alcool

Je voudrais boire à tes lèvres
milles nectars qui m'enivreraient
Autant que l'alcool qui coule
à présent dans mes veines

V06

13 juin 2006

11 juin 2006

Hors du monde

Noyez ses craintes dans les feux de l'alcool
Il ne reste que milles feus encouragés
par un timide secret d'alcôve.
Épanoui, assouvi, je m'en vais droguer

tant d'abus en si peu de temps
laisse en tête milles bourdons
sonner les heures à bout portant,
selon qu'elles meurent ou vivent.

Hélas, l'ébriété prend fin, laisse
un goût âpre, et l'étrange honte
de s'être laissé abuser par cette laisse
qui nous tient vivant hors du monde.
V6

parrainage NRJ mobile

Parrainer par Frank pour l'inscription sur NRJ Mobile, je vous propose à mon tour de vous parrainer
Un petit Mail sur ma boite aux lettres avant de vous inscrire et je vous files mon numéro pour le parrainage. Attention juste après votre achat, en boutique ou sur internet, car vous devez impérativement le rentrer dès votre première connexion sur le site www.NRJMobile.fr
c'est 25 SMS gratuits pour vous et 50 SMS pour moi aussi. Et rien ne vous empêche d'être parrain vous aussi par la suite!!!
Christophe

10 juin 2006

Trajet sous combustible


J'ai connu dans les verres
des amours insoupçonnés
qui déversaient leur fidélité
dans des mots sans verves.

Comme dans chaque voyage
Il faut atterrir, alunir,
Mais le point de départ
est toujours celui de l'arrivée.

Seul le trajet sous combustible
est vraiment digne d'intérêt.
Il permet simplement d'oublier.
V06

09 juin 2006

Agile minuit

Il est minuit
Quelques serpents rodent
en attendant de se glisser
sous la jupe de pierre
d'une sorcière

Il est minuit
passé à présent et le serpent
a enserré les bras
dans une menotte
sans clef

Il est minuit
trépassé à présent il reste à la lune
d'observer le brutal coït
d'un serpent d'argile
et d'une statue agile

08 juin 2006

Le lapin et le lion

Au temps ou les animaux parlaient...Un petit lapin court dans la jungle quand il aperçoit une girafe en trainde se rouler un pétard.Le lapin s'arrête et dit a la girafe :"Girafe, mon amie, ne fume pas ce pétard et viens plutôt courir avec moipour garder la forme. "La girafe réfléchit une minute et décide de jeter son pétard pour suivrele lapin.

Ils courent a présent ensemble, lorsqu'ils voient un éléphant quis'apprête a sniffer une ligne de coke.Le lapin s'approche de l'éléphant et lui dit :"Ami éléphant, arrête de sniffer de la coke et viens courir avec nous pourmaintenir ta forme." Ni une, ni deux, éléphant balance son miroir et sa paille et suit les deux autres.
En route, les trois animaux rencontrent un lion prêt a s'injecter de l'heroïne.Et le lapin :" Lion, compagnon, ne te pique plus. Viens plutôt courir avec nous. Tu vas voir que ça fait du bien."Le lion s'approche du lapin et lui colle une si énorme baffe que le lapin s'en retrouve complètement assomme. Les autres animaux, choques, se révoltent contre le lion. "Pourquoi as-tu fait ça ? Ce lapin ne cherchait qu'a nous aider.
"Et le lion répond :"Ce cingle m'oblige toujours a courir comme un tare dans la jungle achaque fois qu'il prend de l'ecstasy."
Anonyme

06 juin 2006

After one hundred bottles of Whisky


After one hundred bottles of Whisky
Je me sens d'attaque à répéter
Vas-y
Encore Baby
Je veux sentir ton haleine
évanouir mes craintes
Et laisser une trace dans ma mémoire
à la place de mes peurs
Pousse
Pousse
Vas-y
Encore
Plus loin
Le désir de nous unir toute la nuit.

Elle sera trop Brève !

After one hundred bottles of Whisky
Je crois que la vie n'attends pas
Verdure

05 juin 2006

Discret

Au banc de l'école, les encriers ont fait place aux trousses d'écoliers. Devant sont les élèves aux yeux rivés sur le tableau. Reflets bleus des coups de craies blanches.
Là au fond, à la place de l'ancien poële, se morfondent quelques cancres, qui se curent les poils du ne. Au milieu, pris entre deux feus s'échinent quelques timides sur les lettres bleues, des feuilles quadrillées blanches.
D'un coup, la cloche tinte et laisse un carnaval de confettis accueillir la récréation, où Pagnol, malheureux enchanteur, ne retrouverait pas ses jeux d'enfants.
Verdure

04 juin 2006

Cardiaque Boogie

Johnny Thunder
La camionnette emporte les cardiaques, loin de la cité prospère. Prosper ! Cadillac blues pour un cardiaque, Appelez l'ambulance. Yeap, je crois qu'au carrefour, y'a un carambolage. Nadine m'avait bien dit, qu'elle viendrait sans son chat, une remorque au fond du garage, un carton de douze sur le siège passager.
Cadillac Blues pour un cardiaque, Rolls Royce boogie chez les matons. A la prison d'en face, ça swingue, sur un vieux morceau des stooges. Parait qu'l'année prochaine, ils se reforment dans un cimetière prés d'la rue d'Orléans. Fais gaffe le feu est rouge.
C't'au vert qu'ça r'part, Baby, Un bon vieux rock pour Nadine,
J't'promet qu'à Paques, j'te joues un Blues
Cadillac Blues pour un cardiaque, Rolls Royce boogie chez les matons.
Verdure 06

03 juin 2006

3-0 - les ogres de barback



Y a Paris, la capitale, qui renifle son trou de bals,
Intra-muros c'est brillant, dehors c'est pour les paysans.
D'ailleurs s'il n'en restait qu'une, ce serait sûr'ment celle-là :
Qu'une aussi con que la lune et prétentieuse, comme il se doit.
Mais Paris, ça reste en France, les Français restent des Français,
Les chevilles en évidence, le nombril insatisfait !

À Rennes où il fait bon vivre, j'y ai vu - pardonnez-moi,
Des masses de foules ivres, des seringues plein les bras,
Un soir, une chose amusante, sur la route, croyez-moi :
La police qui plaisante d'un cadavre sur le toit.
Mais Rennes, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des reins en convalescence, des poumons dans le regret.

Puis y'a Bordeaux la bourgeoise avec son grand cru classé
Que l'on déguste dans l'extase, dans les grands lieux new-yorkais
Qui indique à sa mémoire ce qui est bon, ce qui est mauvais :
Si pour Papon, c'est un trou noir, le Girondin c'est un succès.
Mais Bordeaux, ça reste en France, les Français restent des Français
Des trouillards de gauche en transe ou des cons de droite muets.

À Toulouse, la ville rose, peut-être sont-ils un peu chauvins '
Quand ils jacassent pas du rose, ils te parlent des Toulousains,
Ils ont un patois bien sûr, qu'ils utilisent parfois,
Pour écrire sur les murs d'une usine : « Plus jamais ça ».
Mais Toulouse, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des canards qui l'été dansent sur des rythmes « afro-laid ».

Puis il y a Marseille, celle qui a son port si charmant,
Sa Méditerranée belle, sa sardine et ses harengs.
Comme un tout petit village, un hameau ensoleillé,
Qui n'a qu'un désavantage : d'être rempli de Marseillais !
Mais Marseille, ça reste en France, les Français restent des Français,
Des grandes gueules à qui l'on pense, quand on veut avoir la paix.

Entre le Rhône et la Saône, il y a Lyon et ses reflets.
En banlieue, il y a sa zone, ses odeurs et ses rejets.
Sa gastronomie connue, qui veut nous faire oublier
Pour ne pas être déçus, tous ces scandales financiers.
Mais Lyon, ça reste en France, les Français restent des Français.
Des bonnes bouffes en concurrence, des non-dits sur le palais.

Lorsque j'ai connu Strasbourg pour la toute première fois
Je pensais trouver l'amour dans les rues de celle-là
Mais il y eut soudain un doute dans cette ville un peu cruche
Où l'on me parlait de choucroute, d'Europe et de flamenkuche
Mais Strasbourg, ça reste en France, les Français restent des Français
L'égalité en « free-lance », l'humanité qui s'essaie.

Il y a Lille dans le nord comme il y a le nord en Lille
Des grands hommes gras et forts ou des consanguins débiles
Les grands projets planétaires qui dépensent sans se soucier
À deux pas de la misère des petits enfants minés
Mais Lille, ça reste en France, les Français restent des Français
Des terrils d'arrogance, l'inégalité au sommet.

Après cet air géographe, une petite explication
Je ne cherche pas les baffes, je ne cherche pas la baston
Mais lorsque je vois au loin qui agitent leurs drapeaux
La grande race des chauvins, juste à côté des fachos,
Ben, moi qui suis né en France dans un bled incognito
Je ne comprends pas la démence, je ne vois pas les idéaux
De ceux qui pensent la naissance, comme une attache, un ghetto

Pardonnez-moi cette offense et traduisez en ces mots :
Issu de la poussière, je m'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, je m'y promène sans frontière !
Issu de la poussière, on s'en retourne à la poussière
Issu de la planète terre, on s'y promène sans frontière !

01 juin 2006

Cent Stars sans script

Un univers sans comète
Un ciel forgé de réverbère
Un cerbère à chaque fenêtre
Une étoile pour chaque film
Voilà enfin, Win Wenders
qui apporte la belle co-motion.

V 06

31 mai 2006

Des dessins rupestres, dans la ...

Des dessins rupestres dans la combinaison
des mouvements des doigts, des mains et des bras

Pour Emmanuelle

Elle parle avec les mains, lançant les mots
les faisant s'envoler, elle libère les oiseaux.
Ses mains forment des arabesques
étranges, une langue en peintures rupestres.

Elle fait des signes à son amoureux;
Comme une boussole guide les randonneurs;
Pour qu'ils retrouvent de loin leur chemin
dans le brouillard, la suie, la tempête, le crachin

Il répond toujours par des signes
Comme une lanterne répond à un fanal
Il répond du doigt, le nord, la voie opale

Marie n'a pas d'ouïe, et lance des cygnes,
pour la nouvelle migration des paroles
dans le langage vivant, opaline auréole.

Verdure 2006

30 mai 2006

petite pensée à deux balles

l'avenir appartient à ceux
dont les ouvriers se lévent tôt

28 mai 2006

Le train de Vingt heures

Il fait nuit sur le quai de la gare. Sous la lune, j'attends qu'elle arrive. Elle m'avait dit qu'elle arriverait vers seize.
Il est vingt heures, en mon coeur et j'ai froid. Quelques passagers sont passés vers dix neuf heures et pourtant aucun ne m'a salué. Je ne suis pas transparent, mais mon manteau est de velours nuit.
Il est vingt heures en mon coeur et j'ai froid. Il s'est mis à pleuvoir, il n'y a plus d'abris sur le quai, mes cheveux sont mouillés. Je sens mes sourcils lourds de pluie, qui forment une larme, mal placée pour être vraie. Il est vingt trois heures en mon coeur, et j'ai froid.
Finalement, j'ai trop attendu, tu prendras le train sans moi. Elle n'aurai pas compris que l'attente fut trop longue.
Verdure.

27 mai 2006

JE M'EMMERDE - Les rats


(G.V.I.) Ecouter le son

La banlieue sud devenait grise
Ca tombait bien ma mine aussi
J'avais le look tour de Pise
Penché qu'j'étais sur mes ennuis

Moi j'avais soif de connaissances
Mais Nicolas était fermé
Je prenais mon mal en patience
Ils auraient pus m'laisser les clefs

Je pensais á des tas de trucs
On envoie des keums sur la lune
Et moi je n'ai droit qu'á un tuc
Pour espèré avoir d'la thune

A vingt balles le pack de canettes
Et vu qu'il m'en faut deux par jour
Quand tu vois c'que l'état me jette
Comprends moi si j'pèse plus tres lourd

J'm'emmerde dans cette connerie d'banlieue
Remplis d'chômeurs de fonctionnaires
J'passe ma jeunesse á dev'nir vieux
J'passe tout mon temps á ne rien faire

J'aurais dût naitre retraité
Et jouer aux boules toute la journée
Avec celles que j'ai dans l'gosier
Crois moi je vais bien m'amuser

25 mai 2006

Des chiffres - des êtres - et une une question en suspends

Il y a trois cents enfants sous l'école là bas,
Il y a des corps partout, même sous les maisons,
On n'arrive pas à enterrer tous les corps, là bas,
Deux cents survivants seulement sur mille cinq cents
habitants et où est l'aide internationale ?

On ne pourra emporter que deux cents malades
où blessés. Les hélicoptères ne sont pas assez nombreux,
Prés des trois quart des maisons sont détruites,
et aucuns hôpital sur cinq cent kilomètres à la ronde
ne tient debout, et où est l'aide internationale ?

Un milliard six cent cinquante - trois mille ?uros
d'aide donnés par les occidentaux aux associations
et pourtant ici, on a vu personne arriver
depuis deux semaines. L'aide se trouve sur les bateaux
sur les côtes, et où est l'aide internationale.

Les chiffres sont bons. Dans un an, on aura reconstruit
la route, pour relier le nord à la capitale,
Les soldats sont déjà sur place, pour la sécurité.
Des morts jonchent les routes balayés par les
éboulement. Et où est l'aide internationale ?

Orane Mécand

22 mai 2006

l'Hypoténus de la mémoire

Un arbre amnésique, qui n'arrive pas à oublier
qu'il a été déraciné, puis replanté, il continue
à pousser malgré la pluie qui tombe sur le tronc.

La lune est une menteuse, disait le soleil,
Venus avait sur sa robe une née d'étoile,
La lourde charge de Saint Christophe
Sur les épaules comme cadeau d'une amie
partie au loin en me laissant un chat.

Un arbre amnésique sous la peau, qui
voudrait pouvoir dire que c'est oublié.
J'ai la mémoire en lambeaux, sur le papier.

Papyrus et parchemin dessinés de vieux
signes kabbalistiques, des lettres d'un ancien
alphabet sur la paroi d'un temple.
Le conteur n'a plus d'histoires à raconter
même celle là est écourté.

This game's over !

Lili - Pierre Perret

Ecouter le morceau

On la trouvait plutôt jolie, Lili
Elle arrivait des Somalies, Lili
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu'on était égaux, Lili
Au pays d' Voltaire et d'Hugo, Lili
Mais pour Debussy, en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distingo !

Elle aimait tant la liberté, Lili
Elle rêvait de fraternité, Lili
Un hôtelier, rue Secrétan,
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des blancs

Elle a déchargé les cageots, Lili
Elle s'est tapé les sales boulots, Lili
Elle crie pour vendre les choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur.

Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lili
Elle se laissait plus prendre au piège, Lili
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents...
Ils auraient été trop contents !

Elle aima un beau blond frisé, Lili
Qui était tout prêt à l'épouser, Lili
Mais la belle-famille lui dit : "Nous
N'sommes pas racistes pour deux sous,
Mais on n'veut pas de ça chez nous..."

Elle a essayé l'Amérique, Lili
Ce grand pays démocratique, Lili
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir.

Mais dans un meeting à Memphis, Lili
Elle a vu Angela Davis, Lili
Qui lui dit "Viens, ma petite soeur,
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur."

Et c'est pour conjurer sa peur, Lili
Qu'elle lève aussi un poing rageur, Lili
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur.

Mais dans ton combat quotidien, Lili
Tu connaîtras un type bien, Lili
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien.

21 mai 2006

Myéline citoyenne

Au commencement fut le verbe. La fin se termine-t-elle par un point finale ?
Faut il avoir la bonne couleur de peau pour être sauvé ? D'ailleurs qu'elle est elle cette couleur ? La myéline de mes cellule fait elle de moi un être humain ? La pigmentation de mon derme me donne le droit à être traité en citoyen !

Un carnage à carthage
Un charnier sans quartier
Une douleur sans fin, sans début
Une humanité qui créve la dalle ...

... Repus de ses doutes, de son amour et de ses atrocités. Un rêve qui s'endort pour mieux renaître de sa transformation, le coeur encore frippé de la nostalgie d'un pays pour un peuple élu, cette vieille croyance mythique. La crasse dans les yeux n'est même pas lavée par les larmes.
Une bréve danse s'empart de moi, comme s'il s'agissait de "l'aube de l'humanité".
Verdure

20 mai 2006

l'Alzheimer amoureux


J'ai oublié le couleur de sa peau, et goût de son derme. J'ai oublié son nom, le commencement de l'histoire, son déroulement. J'ai oublié, qu'elle avait des robes sailllantes, et des long cheveux. J'ai oublié son pieds, son poids dans mes bras. J'ai été jusqu'à oublié son odeur lors de l'étreinte.

Connais tu son nom ?

Verdure

19 mai 2006

Francis Ponge - Le Cageot

À mi-chemin de la cage au cachot la langue française a cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie.
Agencé de façon qu'au terme de son usage il puisse être brisé sans effort, il ne sert pas deux fois. Ainsi dure-t-il moins encore que les denrées fondantes ou nuageuses qu'il enferme.
À tous les coins de rues qui aboutissent aux halles, il luit alors de l'éclat sans vanité du bois blanc. Tout neuf encore, et légèrement ahuri d'être dans une pose maladroite à la voirie jeté sans retour, cet objet est en somme des plus sympathiques, ? sur le sort duquel il convient toutefois de ne s'appesantir longuement.

18 mai 2006

17 mai 2006

takeoff

Only U
Take the sand of your eyes off
A blind child was in a black gallery
An ancient look

Only U
Are U really happy
Or just another dead in the street
A blind child in a cimetery

Only U
I have wrote a world to my mother
I post a card for my sister
They get out of the way

Only U (Bis repetita)
Take off the sand of your eyes
I was Young - I'm too old
Let's the sand fly let's the sand fly

Hervé


16 mai 2006

Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants

You are NOT yourself
Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants, dans les cathédrales de cristal et de coton. Les hommes assis emportent un rêve, lorsque les yeux se ferment sur les fers. L'apprentissage de la démence chevaline et sénile est long.
Je dresse sur des calepins, le nom des morts, des adhérents à la carte de fidélité du grand magasin en face de l'abattoir.
Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants. Je ne trouve plus mes dents dans ce jeu de massacre. Un génération d'hommes bons pour la charpie, une bien noire destinée pour les forces vives de la patrie. Et je dresses sur des calepins des listes de noms des survivants pour le prochain cataclysme.
Une femme m'a adressé la parole ce matin, pour me demander mon chemin. Nous étions dans le brouillon. Je ne connaissais pas la course du soleil. J'ai décacheté sa parole à la lumière revenue.
La liste n'en finit pas de s'allonger. demain nous sortirons de l'auberge des amis. Les portes sont toujours fermées, les fenêtres toujours ouvertes, parfois l'inverse, quand les temps changent. Je donnerais un mois de ma vie pour y rentrer. Je donnerais une éternité pour en sortir.
Je laisse le soin aux chevaux d'emporter les mourants.
Advienne que pourra !
Verdure

15 mai 2006

Vertigineuse ascension

Dans la moindre parcelle de ma peau,
je te veux sur ma verge, étincelante
et ravie, ronronnante et épanouie.
Je laisserais ma main caresser
du visage au nombril,
du pubis aux chevilles.

Je te veux tremblotante et humide
jusque dans les soirées d'hivers
à me regarder du coin de l'oeil
après la bandaison, après la jouissance
Après... Jusque là, où il n'y a plus rien
que la jalousie, l'ennuie et dépit,
Douleur, castration et mépris.

Je te veux dans mon lit, éperdue
et sans contrôle, glamoureuse
prête à arracher la chemise
après nos ébats, à peine remise
pour extraire encore un peu de sève.
Verdure
Pour Orane, nuit du premier semestre 2006

14 mai 2006

Homme

Salvador Dali
La charge folle des tentes en fusion, elle poursuit l'âme du feu, et redort les blasons endormis. COnnaîtrais tu un autre chemin, pour courrir au déshonneur ?
Je plante en mon coeur des crucifix, cette arme si meurtriére qu'encore aujourd'hui, on deterre des charniers. Les langues de vipére conseille les apôtres et leurs ministres. Je donnerais vongt livres pour connaître le secret des dieux, et bien plus encore, pour celui des hommes.
J'avais en mon temps de belles dents, un coeur sur le toît, une chatte dans la main, un couvent comme repaire, des acolytes en candeur, pour chanter le missel et boire au calice, jusqu'à en devenir saoûl et amoureux d'une race qui n'est pas mienne.

13 mai 2006

La publicité appliquée à La physiologie

Il est nécessaire pour la physiologie d'avoir toujours une Motorola dans le cortex, et un Samsung dans les veines. Dans le cycle de Krebs, une renault sert de catalyseur, la déshydrogénase se contente d'ATP et de Givenchi pour créer de nouvelles molécules. Un dior et un camion Benz s'associe à l'hydrogéne pour donner deux molécules d'eau et une molécule de glycérol. Saint Yore et William Saurin ont été associés à l'Azote dans la synthése de l'ARN messager. OH- + H3O+ <> 2H²O
Par imagerie, on peut remarquer qu'à l'intérieur de la mitochondrie, le SFR, le bouygue et Chevrolet s'hydrolyse au contact de la ferritine, pour donner du Smirnoff et du benzène. Seul Microsoft permet une défense immunitaire sans faille contre l'Escherichia coli. SusE, quand à elle, joue le rôle de myéline dans la diffusion de l'influx nerveux.
Il est nécessaire pour la physiologie de prendre conscience de l'importance de la SNCF, SONY et Watterman. Les trois éléments : Carbone - Hydrogène - Oxygène ainsi que l'azote dans une moindre mesure sont aussi vitale que la RATP, le silicium, Benetton, Faure. Nous avons tous un Samsung dans la tête, Une motorola dans le cortex.

Les marques sont si omniprésentes, quand leur absence, l'organisme se désagrège, comme le ferait le soleil sur des vampires.





Message : Des mots naissent tous les jours avec les publicitaires, les marques, et sous couvert de copyright, il est quasiment interdit de les utiliser. Des mots sont contractuellement revendu d'une société à l'autre. Par le magnifique travail des avocats, il se permettent même d'interdire à certaines personnes d'utiliser leur propre nom de famille pour baptiser une entreprise. Le Dictionnaire n'est pas à vendre. La langue n'est pas à vendre. Les mots sont sans prix, et je me gardes le droits de les utiliser tous, sans restriction.
Merci
Verdure



La couturière Milka Budimir perd définitivement le droit d'utiliser, pour la promotion de ses propres boutiques de couture, le nom de domaine Milka.fr. Selon l'AFP, la cour d'appel de Versailles lui a enjoint de le restituer à la multinationale américaine Kraft Foods, propriétaire de la marque de chocolat Milka.
Les magistrats confirment ainsi
une décision de première instance rendue il y a un peu plus d'un an par le tribunal de Nanterre.
Milka Budimir exploitait le site Milka.fr depuis 2001, le nom de domaine que lui avait offert son fils. Kraft Foods, avant de porter plainte, lui avait proposé une solution amiable, qui consistait notamment à prendre à sa charge le dépôt du nom milkacouture.fr. Solution refusée par la couturière.
En première instance, les juges avaient considéré que Mme Budimir avait «fait un emploi injustifié des marques dénominatives notoires Milka, dont la société Kraft Foods est propriétaire».

12 mai 2006

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Pygmalion
J'ai dessiné
Elle a vécu
J'ai aimé
Elle a fuit
J'ai donné vie
Elle m'a trahit

Holywood Bolywood

"Le monde entier est une scéne, les hommes et les femmes ne sont que des
acteurs"
tiré du film Holywood Bolywood

11 mai 2006

Dada entre en liste ...

Dada entre en liste pour sommer les puissants de se taire

Acier comme la nuit - elle sert son maître
Argile comme l'amour - la porte claque sur l'étang
Agile comme la terre - Les cliquetis sont le poids
Amythiste comme le jour - Elle donne vie au passé
Argent comme le néant - Les glycines sont toujours en fleurs
Artiste comme le caillou - Les bibliothèques sont couleurs
Autiste comme le désert - Les cravates se portent à l'intérieur
Armistice comme la braise - Les dents poussent sur la tête
Auriculaire comme le feu - et le Chaos est naissance
Abécédaire comme légion - Prépares le dîner ce soir
Automobile comme le fruit - La femme infante enfante
Asile comme le destin - Le soleil poursuit sa course
Angoisse comme Le çon - la vie gâte les osiers
Amour comme Principe - La danse continue le soir
Antéchrist comme ego - Les cimetières regorgent de victimes
Annamite comme un carton - Les tribunaux sont en flammes
Aluminium comme une épée - Un pas qui se perd
Armoire comme un ombilique - La douce vie est prose
Alysse comme une femme - La tente est dressée
Alpiniste comme une chute - L'armure se fissure
Accusé comme un miroir - Un jeu dangereux
Adulte comme l'enfant - un bâillon sur la bouche
Pour ne plus opposer de résistance

Hervé, Sikolas, Verdure et Orane

10 mai 2006

étranges confessions


Je suis pas là pour penser tes plaies,
et tordre les veines pour en extraire
Comme un alambic, le jus alcoolique
Pour abreuver les âmes solitaires.

Je suis pas là pour consoler tes remises de peine,
et tendre les veines sur ton arc
Pour lancer des flèches à la mer,
En Espérant que le bon oeil te regarde

Le long passage des âmes seuls dans la rue,
Me font penser, entre quelques clopes,
A la douceur des peaux des femmes.
Dieu que les amoureux ont de la chance.

S'allonger le soir, prés du feu, à se regarder,
Les flammèches s'effleurer comme on effleure
La rose, entre les draps - comme une caresse,
panses des plaies, même celle invisibles
Verdure

09 mai 2006

The Doors - Horse Latitudes

When the still sea conspires an armor
And her sullen and aborted
Currents breed tiny monsters
True sailing is dead
Awkward instant
And the first animal is jettisoned
Legs furiously pumping
Their stiff green gallop
And heads bob up
Poise
Delicate
Pause
Consent
In mute nostril agony
Carefully refined
And sealed over




Aux Latitudes du Cheval

Lorsque la mer tranquille conspire une armure
Et que moroses et avortés
Ses courant engendrent des monstres minuscules,
Les voiles connaissent la mort.
Instant de malaise
Et le premier animal est largué par-dessus bord,
Ses pattes pompant furieusement
Leur raide galop vert,
Et les têtes se dressent brusquement
Équilibre
Délicate
Pause
Consentement
Dans l'agonie du naseau muet
Soigneusement purgé
Puis scellé

08 mai 2006

Le gasoil et le blues

M Charles Bukowski
Aucun intérêt de continuer le faux semblant qui existe tous les jours dans le fondement de la vie !
Trace de gasoil dans le sang et larmes d'acide, j'ai dans mon fute, la fée électrique qui gesticule, du courant dans les jambes. Je la torture délicatement, des pinces à crocodiles sur le clitoris humecté d'un vin nouveau, qu'il faudra boire dès la vendange, la traite, la saison passée.
Une trace de gazoline dans le coeur, se laisse couler sur le torse. On le croirait presque vivant, s'il n'avait pas la tête à vingt centimètres du reste du corps. Qu'as tu à me dire devant Dieu - Moi - ta femme - J'ai de la peine et bien peu de courage.
Un rythme de Blues s'élève derrière moi - J'ai ce blues - Un liquide noir dans le coeur - Je crois. Un vieux black avec sa voie bien grasse, dit qu'il aimait une femme, une bouteille de bourbon et le diable. Je le crois. Ça me paraît raisonnable, je l'ai moi même connu. Sa femme est bonne, crois moi, elle en vaut cent autres. Je les ai essayé sur les sièges arrières d'une limousine. Elles poussaient des petits cris, en rythme avec mes coups de bassins, dans leur ventre. J'ai tordu ma vis sans fin dans son con. J'avais pas vraiment ouvert la serrure, ni peut être demandé son accord, je me souviens plus - trop bourré !
J'ai la picole dans le sang, avec un bout de mozart dans le coeur qui colle , qui huile mes parties génitales.
Vas y fait sonner le blues, pendant qu'il en est encore temps. La petite crève dans les draps et dans son sang, j'en ais les doigts tout poisseux. Rouge et funeste matin, que celui où je l'ai découvert en me levant. Putain, j'ai le blues qui crève - le disque est fini. Et le diable se marre, qu'un alcoolique puisse encore s'évertuer à aimer une petite agonisée, toute la nuit.
Le diable se marre
Du mozart dans les côtes
Une petite entre les cuisses
Le diable se marre,
Le blues se barre.
Verdure

07 mai 2006

Scarification d'une éponge sanguine


Dans mes esgourdes, j'écoutes des paroles, que j'entraves même pas. Les news charrient la mort, à qui mieux mieux. Si tu veux te prendre une artiche, vas y continue à m'échauffer ! Mais les plombs que je vais te mettre dans ton éponge sanguine sera du plus belle effet. J'ai beau allonger mes flûtes dans les endroits tranquilles, où pas un chien ne vient y fourrer son pif. Toujours la sournoise vient me déranger.
Je glandes pas une rame, j'veux juste m'autopsier l'âme, pour qu'un autre uisse continuer.
Personne n'a jamais été morgane de moi. Ca fait long, d'puis l'temps !

Verdure

06 mai 2006

Le code Noir 1685

Article 38

L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lis une épaule; s'il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une fleur de lys sur l'autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort.

« Le Code noir est le texte juridique le plus monstrueux de l'histoire moderne »

Promulgué par Louis XIV en 1685, le Code noir réglemente l'esclavage des Noirs aux Antilles, en Louisiane et en Guyane. Pour en savoir plus sur cette infamie légale, Historia a rencontré Louis Sala-Molins, exégète impitoyable du texte et pourfendeur de toutes les hypocrisies abolitionnistes.

05 mai 2006

un coup de pub

Journal d'un prostitué
Le blog d'un jeune prostitué parisien

Et oui, je suis une pute. J'ai 19 ans, j'habite à Paris, et je fais le plus vieux métier du monde depuis quelques mois. Il faut bien vivre. Je pourrais faire autre chose, c'est sûr. Mais je suis rentré dans cercle vicieux.

http://prostitue.canalblog.com

03 mai 2006

Ariwara no Narihara (825-879)

La lune? Ce n'est plus la même
Le printemps? Ce n'est plus
Le printemps d'autrefois.
Moi seul
N'ai pas changé.

Ô fleurs du ciel!
Tombez en obscures nuées
Au point que la vieillesse
En perde son chemin

30 avril 2006

Taudis dramatiques, en portion de 100 grammes dans un souk paradisiaque

Sous les néons mécaniques, les amants s'envolent,
Dans les bras de l'un, de l'autre, mais les embrassades
sont embarrassantes, Ils se séparent
dans des cages de verres, hybrides de la vierge de fer.

Mais je t'aimais encore un peu,
Quand tu m'a plaqué

Sous les lampes métalliques, les femmes ont des regards
vitreux, ceux de l'orgasme. J'avais encore une ligne
à sniffer, pour voir ces ladies s'enlaidir.
L'hiver approche, il fera froid dans mon coeur.

Mais je t'aimai encore un peu,
Quand les plombs ont sauté

Dressing - Dancing, des lumières fortes, presque
autant que la musique, pour dynamiter l'atmosphère,
J'ai un souvenir, une photo et un trou noir,
Une banquette arrière de taxi à travers Paris.

Mais je t'aimais encore un peu,
Quand tu m'as plaqué

Orane Mécand

29 avril 2006

le diable en rit encore Part IV

Quelques pixels au fond des yeux
Une symphonie électrique
Un dessin électronique
se mélangent au désert informatique.
Dans la musette un voyage
pour partir sur les volts
J'oserais bien un calembour médiatique
Le diable en rit encore.
Un monde couvert d'images cathodiques
Un catafalques, un cataplasme
Une étrange orgie de bytes
J'ai le coeur ouvert
La conscience en berne
La misanthropie est mon dernier rempart

28 avril 2006

le diable en rit encore Part III

Une douce oraison pour le départ du maiestro
Une musique fine et délicate
Sturm and Drang dans le coeur,
Une symphonie de Mozart,
Un opéra de Vivaldi,
Le son brut de Ted Nugent
Et le diable en rit encore !
Il danse sur des notes qui ne lui appartiennent pas
Surtout pas de fausses notes.
C'est pour une simple note,
Un bécarre, Un bémol, un pont d'orgue
Que j'illustre la clé.
Le sol est solid, comme un marbre,
Je donnerais pourtant cher
pour une symphonie de Rimbaud
Quelques violons de Verlaine
La douce nostalgie du passé
D'une histoire qui n'est que tempête
Sur un radeau, une rigolle
Un marin porte toujours un Harmonica

Verdure

27 avril 2006

le diable en rit encore Part II

Une pute en carton, dans un monde de crystal
Une bien belle affaire pour le proxénète,
Ce journaliste de la rue.
Le diable en rit encore !
J'habitais jadis un petit bungalow, non loin d'elle,
Elle venait souvent chez moi,
remplir d'exhalaison putride mon antre,
La syphylis fut son seul époux.
Il était jaloux, passionné et protecteur.
Dans la rue "Sainte victoire", les vitrines
sont des miroirs pour les femmes du monde.
En chacune d'elle
se reflétent la pingrerie
de la poësie.
Vous êtes muses parfois,
souvent courtisanes.
L'histoire ne peut qu'être femelle.
Le diable, Henri - Encore !
Encore Henri, une fois dépecée une jouvencelle,
Brûle encore à l'Elysée.

Verdure

26 avril 2006

le nouveau pouvoir des internautes

Une originalité sur le net :
http://www.nouveaupouvoir.org/
un format audio

donc il s'agit d'un livre sur les internautes, et l'auteur propose en libre téléchargement en PDF. L'idée est de faire réécrire par l'ensemble des internautes "cyberphileas", l'ouvrage Le nouveau pouvoir des internautes, en vente en librairie à partir du 27 avril, et disponible sur ce site dans la rubrique "Livre en ligne". La règle du jeu est simple :
Chacun écrit sur ce qu'il connaît et accepte à son tour que son texte soit modifié par d'autres,
il est possible de corriger des passages, d'en développer d'autres et d'écrire d'autres parties. Nous avons pensé qu'une nouvelle partie pourrait être rédigée sur les initiatives à mener pour réduire la fracture numérique. Cela dit, c'est à vous de décider ?

le diable en rit encore Part I

Le sonotone est enrayé, tout n'est que silence,
Ma plume est un son, le son est mon oreille
La musique est histoire. Nous allons vous la conter

Un cerceuil dansant sur les ruines de l'hotel
de ville, de l'église, du sacrifice.
Une fille nue tremblante dans un charnier.
Le diable en rit encore.
Henri II - Henri III - Henri IV et ravaillac
donnére naissance à Denise
Tremble sournoise
Tempête bourgeoise
Une académie du crime dans les boulevard
de l'histoire
Assimilé - disséqué -
Déjection passé sentant encore aujourd'hui
le testament de Gaulle dans un fracas,
de verres brisés
De la merde dans les yeux
Brûle lentenment à l'Elysée.

Laissez les araignées s'occuper de l'Elysée

25 avril 2006

Deux boules de suie

Une boule suie sur un sapin de noël, qui se balance de droite à gauche. Des cadeux se reflétent dans le noir cauchemar d'un nuit hivernal. Une boule suie bloqué dans la caverne stomacale, durant toute une saison en enfer. L'avenir brillant sous la tempête des âges est le seul tableau encore étincellant, d'un artiste belge du moyen âge.
Une boule de soie sur la myrrhe d'un prophéte se refléte dans un soleil carnivore. Les moutons sont montés par des squelettes encore agités par les soubressauts de la monture. Le personnage principale est glacé et magique, bercé par la poésie de Brugel.

La mgie d'une boule de suie noire transperce un coeur effondré par un chagrin d'amour, un coeur en solitude, au porte du désert. Ma maison est d'un crystal encore fragile, d'abeilles, d'éclair, de yahourt et de suie bien noire.

Verdure & Hervé

24 avril 2006

deux rives

Tant qu'il existera un fleuve pour séparer deux rives, il sera nécessaire de le traverser à la nage, pour joindre les deux rives.
Les arbres ont plusieurs branches, plusieurs feuilles, de même la forêt a plusieurs arbres. On se doit de conserver la diversité. Il n'y a pas de futur de l'unicité, pas d'avenir dans l'homo-geneisation. L'unité dans la pluralité des formes vivantes et spirituelles est sans doute un chemin du possible. Il ne faut croire qu'être idéaliste est une erreur, c'est une forme nécessaire vis à vis de ceux qui n'ont aucune idée. Aprés tout, il n'y a pas plus de déshonneur à être idéaliste, qu'à être banquier, homosexuel, commercial, médecin, musulman, curé où socialiste. Ce n'est ni une religion, ni un métier, ni une voie politique. Il s'agit juste de soit, de sa pensée, de sa conscience, et d'une idée particuliére d'un 'avenir, qui pourrait être.

Tant qu'il existera un fleuve pour séparer deux rives, il sera nécessaire de bâtir des pont pour joindre les deux rives.

Verdure & Hervé.

23 avril 2006

Zyklon B sur une pyramide démocratique

La pluie de Mercure sur la comissure des lévres a laissé quelques traces sur le délicat mouvement de la destruction. Il y avait dans ce mercure, comme une possibilité de future, au début. La lente dissolution de la matiére a creusé la bouche, dévoilant les dents, le palais, jusqu'aux oreilles.
Ce n'est qu'une fois l'ensemble du crâne épluché, qu'enfin la raison s'est ouverte. Il fallait enterrer le corps.
La pluie de Mercure sur la comissure des lévres fut filmé, distribué, mâché, regurgité et enfin oublié. Il ne fallait pas que le mercure garde sa pesante puissance destructrice, où du moins qu'on puisse s'en souvenir.
Une grille, un barreau, une prison sont construit autour de la mémoire. Le mercure perdu pourtant, rongeant les racines, jusqu'à ce que plus rien ne pousse au dessus de la terre. Il ne reste plus que la banalisation du mercure, son assimilation, son utilisation à des fins nutritives.
La pluie de Mercure sur la comissure des lévres laisse quelques traces sur le délicat processus d'Aliénation, le délicat mouvement de la dissolution.
Hervé 06

22 avril 2006

Juste une envie de pleurer

Selon un sondage IFOP/Acteurs publics publié vendredi, plus d'un tiers des personnes interrogées (35%) pensent que l'extrême droite "enrichit le débat politique", notamment en matière d'immigration et de sécurité. 34% pensent qu'elle "est proche des préoccupations des Français".

le sondage :
http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/extremedte.asp


République - Démocratie - Française

20 avril 2006

Où est la France ?

Où est la France que tu as aimée ?
Celle des lumières, de la liberté.
Où est la France de Marcel Carné ?
Celle des petites gens et de l'amitié.

Où sont les champs des paysans,
les gerbes de blé souples dans le vent ?
Où sont les chants des écoliers
qui résonnaient dans tous les quartiers ?

Où est la France ? (bis)

Où sont les chants des partisans,
des étrangers qui ont versé leur sang ?
Où sont passés les remerciements
aux immigrés morts en chantant ?

Où est la France que j'ai aimée ?
Celle de la nature à l'odeur fruitée.
Où est la France de l'égalité,
de la liberté et la fraternité ?

Où est la France ?

Va-t-elle se réincarner ?
Où est la France ?
L'as-tu déjà donc oubliée ?

Où est la France ? (bis)

Où est la France de la résistance ?
Celle du courage, de la vérité.
Où est Marianne, la tolérance ?
Déesse devenue prostituée ?

Où sont passés les sans-culottes ?
La jeunesse libre à la voix qui porte ?
Où sont les chants des ouvriers ?
Ne reste-t-il que le bruit des bottes ?

Où est la France ?

Va-t-elle se réincarner ?
Où est la France ?
L'as-tu déjà donc oubliée ?

Où est la France que j'ai aimée ?
Celle des lumières, de la liberté.
Où est la France que j'ai aimée ?
Celle des petites gens et de l'amitié.

Où est la France que j'ai aimée ?
Celle de la nature à l'odeur fruitée.
Où est la France dont j'ai rêvé ?
A-t-elle seulement existé ?

Où est la France ?

Va-t-elle se réincarner ?
Où est la France ?
A-t-elle seulement existé ?

Où est la France ? (bis)

François Béru et les anges déchus
(Carnet de déroute)

19 avril 2006

TV-GLOTZER - Nina HAGEN

TELESPECTATEURS

Une très bonne soirée mesdames et messieurs.
Je vous souhaite de tout c?ur la bienvenue
Sur notre programme télévisé de ce jour ,
Et vous souhaite une bonne réception.

Seule, le monde m'a oubliée !
Je glande, je me suis fâché avec tout le monde.
Je reste assise chez moi, j'ai envie de rien faire du tout.
Je me sens vieille dans le marécage comme ma mamie.

J'allume la télé !
Les Waltons souhaitent la bienvenue à tout le monde.
Je regarde d'Est en Ouest la 2, la 5, la 4 !
Je ne peux pas me décider
Tout est si joliment multicolore ici !

Je regarde la télé (elle regarde la télé) !
Je regarde la télé (elle regarde la télé) !

Je suis si morte, était-ce donc bien ça ma vie ?
Ma belle fantaisie, mes méninges sont foutus !

J'allume la télé !
Happyness, Flutsch, Flutsch, Fun, Fun !
Je regarde d'Est en Ouest la 2, la 5,la 4 !
Je ne peux pas me décider
Tout est si joliment multicolore ici !

Je regarde la télé (elle regarde la télé) !
Je regarde la télé (elle regarde la télé) !

Je deviens dingue car je ne touche plus un seul livre.
Le mot "littérature " me rend malade.
Et les romans médicaux, j'ai déjà terminé de les lire à l'âge de 12 ans.
Mec, qu'est ce que je suis cultivée !
Et les gaufres rafraîchissantes sont épuisées.
Et ce chocolat de merde me fait grossir de plus en plus de plus en plus et
ah !

TV TV TV TV TV TV TV est une drogue, la TV rend dépendant TV TV
TV ist eine Droge, TV macht süchtig!

Traduction faite par Richard

17 avril 2006

CONTRAT NOUVELLE EMBAUCHE

CONTRAT NOUVELLE EMBAUCHE

Je l'ai dans la poche
Le contrat nouvelle embauche
Le patron est tout heureux
Il peut me virer quand il veut
Avant j'étais en C.D.D.
Et, je rêvais d'un C.D.I.
Maintenant je suis en C.N.E.
Et, j'ai mis mon rêve au feu

Ils l'ont dit à la radio
Ceux qui parlent tout comme il faut
Un C.N.E. c'est mieux que rien
Mieux qu'un chômeur à temps plein

Je l'ai dans la poche
Le contrat nouvelle embauche
Le patron est tout gagnant
Et moi, je ne suis qu'un perdant
Comme au temps du C.D.D.
Ou sans-emploi parfois j'étais
Le C.D.I. de mon C.N.E.
N'a qu'un futur, l'A.N.P.E.

Ils l'ont dit dans les journaux
Ceux qui savent tout comme il faut
Un C.N.E. floue les chômeurs
Et fait, bonheur aux employeurs

Je l'ai dans la poche
Le contrat nouvelle embauche
Le patron pense aux profits
Et moi, deux ans à mes soucis
Il me l'a dit le proprio
Pour loger, faut un vrai boulot
Et les banques m'ont dit aussi
C.N.E. ne vaut pas C.D.I.

Ils l'ont dit dans les télés
Ceux qui savent tout comme on fait
Si, dans 2 ans je n'ai pas un rond
C'est que le C.N.E. c'était bidon

auteur-compositeur : Denis Carnevali

16 avril 2006

Grand Corps Malade

http://www.grandcorpsmalade.com/

Je dors sur mes 2 oreilles

J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
[...]
retrouver le reste sur son site
Hervé

14 avril 2006

L'image de la réussite traine en fauteuil roulant, dans les couloirs de la mémoire.

Verdure

Appel aux Urodèles pour venir en aide à une salamandre


Le 24 Février je parlais ici de la demeurre du chaos, j'y reviens car le procès en appel se tiendra le 9 juin 2006 à Lyon, au palais des 24 colonnes (Place Paul Duquaire) Quai Romain Rolland.
Cette maison recherche l'aide des Urodèles pour venir en aide à l'esprit de la salamandre.

La Demeure du Chaos

Verdure

13 avril 2006

Time is gone

Je plonges dans un océan d'Emerauld,
Danse avec les dragons, jusqu'au bout de la nuit.
Les roses naissent encore dans le coeur des hommes,
pour un moment, celui de la réconciliation.

Je plonges dans un océan de turquoise,
Les voyages sont immobiles avec les souris,
Les éléphants passent, les rats se multiplient,
Les endroits sombres ne sont plus aussi nombreux.

Je traverse les luminaires de diamants,
En crawl, sans jamais buter contre les flammes,
Les bougeoires sont en or, brillant et orange,
Les images saintes sont collantes de goudrons.

Je plonges dans un océan de topazes,
à chasser les licornes, les fées et les lutins,
en dansant dans les flammes, la derniére gigue.
Les sourires menaçants se font gracieux.

Je plonges dans les océans de vermeil,
De la céramiques au bout des doigts,
pour prendre entre, un nouvelle femme,
Sa peau est aussi blanche et imberve...

Je plonges dans un océan de bronze,
C'est l'orange des bonzes qui se couche au soir,
Le voyage peut commencer dans le rêve
Premiére cohorte de couleurs, derniére sonate.

Je plonges dans un océan de métal,
C'est la douleur qui disparaît, la blanche apparaît,
emprisonnant les façe de la pyramides
Le rouge et le vert prenne la place vide.

Je plonges dans un océan organique,
Des bactéries se multiplient dans le coeur,
Staphylocoques dorées prennant l'autobus
pour l'itinéraire connu et prémédité.

Make a trips
Take a pills
Prise sanguine
Dose d'héroïne
Benzodiazépine

Time begins
Time is gone

Verdure 2006

12 avril 2006

L'assassin, la justice , le hasard de la vérité

Une sandale dans un bois,
Un cordon de police pour sceller les preuves,
Les larmes sur le visage d'une mére,
Un assassin a fait son oeuvre dans les limbes
lentement, patiemment, sa lame est son pinceau.
La justice placide essaye de trouver la vérité,
dans ce sac de noeud inextricable.

Des bois de menuiserie travaillées et des dorures
dans la salle de justice, sur les bancs,
des gens écoutent la sentence du dieu en robe.
Certains l'attendent avec inquiétude, où impatience.
A la barre, chacun essaye de garder le cap,
Dans la mer déchainée des mots
Dans la phrase déchainée de l'amer.

Une sandale sur la table, douzes semaines
pour rendre la sentence, Douze jurées
Dans la salle d'Audience, Un bois de justice,
du chêne, pour vaincre l'assassin,
Le dernier retranchement, lentement, patiemment,
On sort du sac, les dés. Le jeu du hasard
commence - continue - termine la partie.

Verdure

11 avril 2006

6 février

6 Février en dimanche, la trace des jours laisse ses marques sur les visages. Le temps passe sur le cadran des horloges, transformant la pierre des palais en poussiére, les princes en os, les Dieux en icônes païennes.
Tout n'est que poussiére, dans un tableau devenu mythique. La mémoire n'existe pas. Deux milles années d'existence et plus aucune déesse n'a supporter le temps.
L'histoire devrait être écrite dans un nouvel alphabet. Gaia peut être aurait su le lire.

Verdure 06

09 avril 2006

Galinacée hertzien au petit matin

La caftiére électrique et androgyne sur le sol posée, la radio du samedi matin parlenet de rien, mais éteignent l'envie qui restait de rester. La France du fond de sa fosse émet encore des signaux hertziens d'un électrocardiogramme palt. Le galinacé local atteint d'une grippe aviaire est malade. On va l'abattre, c'est sûr - suffit d'attendre.

La France est frapée de la même andropose que celle de ces dirigeants. C'est avec un touché rectal, qu'on chante la Marseillaise, en se sectionnant la prostate. La Marianne en infirmiére est prête pour sonder. Grâce à la guillotine, on mange cachére, dans les beaux appartements bourgeois, où le raçisme n'est pas dans le boudoir, mais bien attablée.

La France du fond de sa fosse émet encore quelques signaux hertziens d'un électrocardiogramme plat. La caftiére électrique emet les signaux de fummée d'une radio matin androgyne et malade. J'emet juste l'hypothése qu'il faudrait que les urgences soient ouvertes cette nuit.

V06 & Orane

08 avril 2006

Crève Coeur, Impair et Passe

Inutil comme un vase de crystal dans une écurie,
Un vase de cheval dans un éclat de verre
Une petite cuillére d'argent dans une pocherie
Inutil comme un crayon pour un manchot
Une cigarette pour un poisson
Inutil comme un moteur à explosion sans oxygéne
Un tabouret pour un diplodocus
Une fourchette pour un crocus
Du cambouis dans une salade de tomate
Du pétrole dans les fosses abyssales
Inutil comme un flic en faction devant une infraction

Inutil comme l'industrie de la chaire humaine
qui defecte en continue des chômeurs
des déprimés, des hors circuits, des courts circuits,
Des plombs en continue, sur la table à fusibles
Jetable, Jetable !!!


Attention à celui qui rentre
Aucune sortie n'est possible
Personne ne sortira vivant
Dans l'immense machine à broyer
Des crocs faient pour mâcher
Pas de digestion possible

07 avril 2006

Transfuge sanguin

De la dentelle sur des rondelles métalliques,
L'oeil dans un liquide en fusion,
J'ai l'âme Baudelaire, d'une chauve souris en mutation
Un ciel bas et lour remplis d'une lumiére incolore
Un tissu de soie au reflet métallique
Un tissu de soie au reflet métallique

J'ai tranché les veines
d'un coup de regard
le liquide qui coulait
était chaud et incolore
La lymphe était de crystal
Un luminaire de diamant
Sur la dentelle des continents
Sur la dentelle des continents

Le liquide qui coulait
Un cheval fou en train de se noyer
Sur les écumes d'un chalutier.

Le liquide qui coulait
Dans la brisure d'un rayon lumineux
L'oeil dans une pulsation lumineuse

Attends, Attends
Un autre chien fou s'attelle
A la tâche immense d'être un artiste.

Verdure 06

06 avril 2006

Otto von Bismarck (1815-1898)

Otto von Bismarck (1815-1898)
le politicien pense aux prochaines élections, l´homme d´état aux générations futures

http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_von_Bismarck


05 avril 2006

absolu !

Les guêpes enlèveraient leur corset. [Suzanne Muzard]

01 avril 2006

Pour Orane ;)

Les Punks de 40 ans
Paroles : P. Berger / Musique : F. Weill, F. Mercier, T. Leray, G. Debaussart.


Nous sommes les survivants
Du vieux rock décadent
Nous sommes les vétérans
D?un ancien contingent
Nous sommes si déprimants
Quand on sort une fois l?an
Avec nos vieux vêtements
De vieux adolescents
Metal Urbain
Les punks de 40 ans (x8)

Nous sommes de bons parents
Bien rentrés dans le rang
Et grâce à nos enfants
Nous consommons sagement
Nous ne sommes pas encore morts
C?est vrai on bande encore
Mais on n?a plus de cheveux devant
Pour faire la crête c?est pas marrant

Nous vous parlons d?un temps
Que les moins de 20 ans
Aurait trouvé navrant
Le temps des hurlements

Des punks de 40 ans (x8)

Putain qu?est-ce qu?on est chiants
Les punks de 40 ans !

http://www.edouardnenez.org/site/lespunks.htm
http://www.edouardnenez.org/site/Lespunksde40ans.ogg

Hervé

30 mars 2006

Les chatiments - Victor HUGO

Sur les Français vaincus un saint-office pèse.
Un brigand les égorge, et dit : je les apaise.
Paris lave à genoux le sang qui l'inonda ;
La France garrottée assiste à l'hécatombe.
Par les pleurs, par les cris, réveillés dans la tombe,
- Bien ! dit Laubardemont ; - Va ! dit Torquemada.

[....]

Avenir ! avenir ! voici que tout s'écroule !
Les pâles rois ont fui, la mer vient, le flot roule,
Peuples ! le clairon sonne aux quatre coins du ciel ;
Quelle fuite effrayante et sombre ! les armées
S'en vont dans la tempête en cendres enflammées,
L'épouvante se lève ; - Allons, dit l'éternel !

http://membres.lycos.fr/jccau/ressourc/hugo/index.htm

29 mars 2006

bizarrerie féline

Nous sommes Félins pour l'autre
Je te le dis : "I louve you!"

V06

28 mars 2006

la rue

Ou ce trouve la démocratie, lorsque les gouvernants sont atteint d'autisme, de mutisme ?
Qu'est ce que la rue, sinon le peuple ?

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément ?

23 mars 2006

Cinquiéme Symptomes

S'il vous plait madame,
Vos fleurs sont fanées.
Ne pas demander son âge !

S'il vous plaît !

20 mars 2006

Quatriéme symptomes

Au pays du double jeu, Les dés sont pipés. Et si quelqu'un s'attablent pour jouer au jeu, dans sa manche se cache un as de pique. Bienvenue au théatre du cynisme, les acteurs rentrent en scéne.

Orane

19 mars 2006

troisiéme symptomes

Entre amitié et amour,
seul le temps tranchera.

Il n'y a pas de verbe "amitier"

18 mars 2006

Deuxiéme Symptomes

Je suis plus à gauche
que peut être l'extréme
droite. Mais saurais tu le
comprendre ? Si la religion est l'opium du peuple
le communisme en est son héroïne !
Mais saurais tu le comprendre ?

Verdure06

Premier symptome

On raconte que dans les temps antiques, un roi affichait les loies en place publique, mais à une telle hauteur, que personne ne pouvait les lire.

"Nul n'est sensé ignoré la loi". Plus de 3000 textes par an sont publiés au journal officiel. Une telle abondance de textes dans un jargon inextricable rend caduque la premiére sentence. Tel est ce qu'on raconte dans les temps moderne.

V06

17 mars 2006

Lichen en pluviôse

"L'Elysée est en flammes, actuellement des flammes montent à l'intérieur de la bourse. Attention... "

Seigneur, je prie, pour que
les enfants flambent
à l'intérieur, à l'intérieur,
Il y aura des charniers
à photographier

Mais ne crois pas, ne crois pas,
que le jour se lévera,
de sitôt. Les enfants flambent
A l'intérieur de leur coma politique.

Seigneur, je pris
les chiens sont lâchés
armés de fusils
Ils dorment jusqu'à la nuit
Jusqu'au bout de la nuit.

Et si - SI , Et SI, l'aube se réveille
sur un pari risqué
un pari martyrisé
Paris pourrait bien être libéré
dans une immense fosse

Sceptique, Je serais un homme libre pour toi
ça voudra dire que je suis mourrant,
Les enfants flambent encore
Leurs charniers seront à photographier

Les chiens sont libérés
Les chiens sont libérés
A la niche !

La folie gagne la rue et mes neurones
Toutes les dames sont en échec
Ce n'est plus qu'une vie à ajourner
ça voudra dire que Paris est libéré

Les chiens sont libérés
Dans un charnier
Tous enterrés
Journal Télévisé

Et je serais un homme libre, Bébé,
ça voudra dire que je suis mourrant.

16 mars 2006

Un putchin' ball pour mon pitbull

Elle a du bleu sous les yeux
et crois moi, si elle pleure
Il va pas s'barrer. Il restera !

Elle a du bleu sous les yeux,
C'est pas du rimmel, s'il pleut,
Il va pas s'barrer. Il restera !

C'est son enfoiré d'mec, qui lui poche les yeux
C'est son enfoiré d'mac, qui lui fait des bleus

Elle a du bleu sous les yeux,
Et crois moi, si elle pleure
ça restera, même si sa vie change.

Elle a du bleu sous les yeux,
Demain encore, elle l'aura,
ça restera encore ... longtemps.... longtemps....
longtemps.... longtemps....

Et crois pas, qu'ça changera
si facilement. Si elle pleure
ça restera encore ... longtemps.... longtemps....
longtemps.... longtemps....

C'est son enfoiré d'mec, qui lui poche les yeux
C'est son enfoiré d'mac, qui lui fait des bleus

15 mars 2006

Bien au delà des pommiers en fleurs

Par dessus les pommiers, bien au delà des nuages,
Toujours au dessus de l'univers, qui n'a pas d'horizon,
L'âme d'artiste s'envole, pour survoler le monde,
Qui convient guére à nos ailes de grandes envergures

Jamais le sol ne touche nos pied, dans nos envolées
En Atlante, et les autres galaxies, nos rêves sont là.
Si jamais, les balles des fusils nous touchent
C'est encore une fois pour nous libérer.

Bien au delà des pommiers en fleurs, des cités industrielles,
Des zones urbaines, des zones pavillonaires,
Nos rêves survolent et y mettent le feu.

Lorsque les villes combleront les campagnes,
Comme on comble un grenier, Les hommes de la lune,
Pourront Encore se retrouver dans les égouts...
.. pour rêver...

14 mars 2006

Louis savary

c?est en publiant
qu?un auteur
court le risque
de ne pas être lu
et en gardant ses manuscrits
dans son tiroirs
qu?il en aura la certitude.

Louis Savary


tant qu'il y aura
des hommes sur la terre
elle aura toutes les raisons
de se méfier

13 mars 2006

"Confusions des genres"


Danser sur des volcans,
jusqu'à la fin des amants
Des amitiés encore chaudes
Et des penditifs pour seuls habits
sont les coffres forts des coeurs
On y retrouve pêle mêle
la vie passée, les reliques de l'amitié
Tandis que l'amour s'épaissit
On peut encore - SOLITUDE -
Danser sur les glaciers

Verdure 06

12 mars 2006

K.L.

- "L'encre noire a dégouliné sur les murs
De bois des baraques, sur les barbelés.
Elle s'est infiltrée dans les miradors,
Afin d'éteindre la lumière.
Couvre-feu.

Oh ! Blonde lune
Oblongue,
La lune, petite tache
Découpe l'encre
En forme d'étoile".

11 mars 2006

La page Blanche

Alors, il s'allongea dans le néant, prit un crayon et commença à écrire :

- "celle, que j'aimai, est morte. Mon amour est mort, un beau jour d'hivers, où le soleil glacé se réverbérait sur la neige chaude et pure. Elle est morte de peur, le jour de sa naissance".

09 mars 2006

message de yannick

Fou de tes bouclettes,
Ravagé par ton charme,
Anxieux de te perdre,
Ne pouvant vivre sans toi,
Cherche au fond de ton coeur,
K'attends tu pour me rejoindre ?

Habité par des désirs solitaires,
Ensemble nous devrions être,
Réuni pour la vie,
Marié pour l'éternité,
Eclaire mon coeur,
Livre toi à moi,
Ignore le regard des autres,
N'attend pas plus longtemps,
Et reponds à l'appel de mon coeur!

Franck, Je t'aime.

06 mars 2006

Pensée dispersée

Croupi
Eau
Cheval cadencé
De la Résurrection


Un souffle naquit
dans l'ouragan d'un silence.


Les mots déterrés
ont souffert
d'apoplexie


Un acte prémédité
du Destin


La rage,
Le chien embué
Cavale dans les rues
sans nom
d'une villa
attristée.
La chienne est vie
et la liqueur pourrit


Les chiens errants dans les rues du désert
Un homme s'assoit à côté et voit
un éclat de songe s'approche.
Lions assoiffés de sang.


L'acte est finit,
Passons à la prochaine scène!


Je suis l'enfant du désordre,
du divorce vacant,
Mort dans les tombes ouvertes.


Le vin nouveau
sera d'un dieu
vigneron,
apiculteur à ses heures.

La boisson de feu
s'avala d'un trait
et mit le feu
à l'?sophage


La porte se ferma
et attendit qu'un
survivant s'épanche
sur le zinc.


Découvreur d'un Autre Monde
José ne connu pas
La terre du Roi d?Éthiopie,
le Lion dévore
Babylone naquit en ce jour
du 4 Février
Et sa mort ne vint pas


Frappe à la porte du
Destin

Un Ange ouvre
et souriait
La démence dans les yeux
et le sexe entre les jambes
La vigne le fait pisser

Un ange frappa à la porte
et lança que l'enterrement
aurait lieu
AUJOURD'HUI

Puis, furieux
Il s'écria:

SOYEZ ODIEUX &
VOUS SEREZ AUX ANGES

La moto du Sahel s'effondra sur le sol
et lança un cri au Sable
La dune répondit en mille et un échos
à cette prise de mots, cet écho.
Les lamentations ne viennent
qu'en dernier lieu, avec un souffle
dans la bouche béate du crucifix.


Le tiroir ouvert a enfoui plus d'une vie
Derrière le gilet pare-balles
de la sécurité présidentielle.


La foi viendra
en temps
et
en heure


Le goudron martelé
d'un piéton écrasé.

La peinture sur le plafond
cracha deux - trois fois
le prénom mort du Christ


Ô Monde, serais-tu déjà mort?


La mère frappa sur la hanche du petit enfant
Une fessée bien réclamée
Un droit qui dépasse le devoir


Un réveil secoua enfin le bateau
qui dormait en haut de la montagne de Java

FRAPPA & TOMBA

La balle connaissait sa victime,
elle est sa belle-soeur
de sang
de sol
Et le sang coula sur le sol.


Un éveil secoua le sommeil
d'un geste lent mais
efficace
le tonnerre cogna
sur les parois du
fragment d?Étoiles


L'ours s?avança
sur les ruches
d'un nouveau miel.
Il coulait sous
les poils d'une putain.

DADVSI

http://www.dailymotion.com/tag/humour/video/27556

pour ou contre l'échange de musique sur internet... :) version southpark

05 mars 2006

a quoi rium ?

- "Dans la matrice, nous sommes tous, des poissons aveugles dans un aquarium...
... Puis, Il déborde, et nous nous évadons."

04 mars 2006

Arrachons le coeur des fontaines
et la dame est là
son sourire écarlate écarte les
feuilles de lierre qui la
décorent. Sa lueur éteint
celle des bougies. Ses deux
pieds se trouvent à
six pieds au-dessus du sol,
dans une flûte étroite.
La dame blanche se
revêt du manteau du
monde, qui contient peine,
souffrance, joie et
soulagement.
À vous de l'honorer
de vos demandes.
Toutes demandes non justifiées et non valables
seront refusées.
V06

03 mars 2006

La memoire de l'oublie

J'ai le temperament de neige
Belle et froide
Blanche et glacee
J'ai la memoire de l'oublie
Si facile
et si docile


Un flacon de beatitude
Un flocon d'une seconde
Saisons des conforts
Hiver matinal


Une campagne, ma compagne
Verte et chaude
Ventee et ensoleillee


Un carnivore enneige


Viens te rouler dans la neige
l'Hiver sera rude
jusqu'au bout des doigts

Verdure

02 mars 2006

LE MITARD - trust

Oui, Madame !
Il tourne, il tourne en des milliers de pas
Qui ne mènent nulle part
Dans un monde de béton, aux arbres de barreaux
Fleuris de désespoir

Inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain.
Sa pitance est glissée sous une grille à terre
Et dans un bol l'eau... pour qu'il se désaltère.
Il est seul..., sans soleil

Et n'a même plus son ombre.
Infidèle compagne, elle s'en est allée
Refusant d'être esclave de ce vivant mort-né.
Il tourne... il tourne et tournera toujours
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé

Après avoir gémi en une unique plainte
Il tombera à terre et se laissera crever.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...
Mesrine