La folie tisse sa toile, le long des murs de nos angoisses. Elle drape la lumière d'un rideau pudique mais lourd. Les asiles affichent complet depuis trois millénaires, mille nuit à laisser sombrer les souvenirs. Toute la nuit, pour pousser encore plus loin le rythme de nos folles étreintes.
Danse - Danse - Danse
pour plaire à ton
Dieu - Dieu - Dieu
La folie affiche son visage le long des rues de nos ennuis. Elle rôde toujours en manque d'un nouveau cadavre, un meurtrier, un flic. Les fourgons entraînent dans le bleu gyrophare, une parcelle de cervelle, vers la nuit. Les émeutes en villes éclairent les ruelles et les boulevards d'une folles ambiances.
Danse - Danse - Danse
pour plaire à ton
Dieu - Dieu - Dieu
Le train du soir est bondé d'une foule disparate. Il partira à l'heure. Il est déjà en gare. Il débouche directement dans les égouts où les couteaux ne coulent jamais. Ce soir, les incendies enflamment la capitale, autour du feu :
Danse - Danse - Danse
pour plaire à ton
Dieu - Dieu - Dieu
26 mars 2008
Danse Danse Danse !!!
25 mars 2008
Pissons jusqu'à l'aube
Demain sera un autre jour, alors buvons jusqu'à l'aube, en trinquant aux amis partis, bien trop tôt. Ça sera p't'être pas l'bonheur, mais les yeux qui brillent et les chansons de poivrots, il nous reste que ça, pour éviter l'ennuie. Et même si c'est plus permis, et que pour une raison où pour une autre, on n'a plus d'permis, alors rentrons ivres et pissons jusqu'à la lune, qui éclaire notre dérive, et buvons encore jusqu'à l'oubli des femmes éphémères, chantons leur départ jusqu'à leur retour, peut être, en pensant que nous serons sobres, ce jour là.
Comme les rues ne sont plus sûres, restons jusqu'à l'aube à lever des vers vers des cieux qui nous sont interdits et un sol qui ne vaut plus bien cher.
Buvons encore et encore jusqu'à effacer le moindre
souvenir de ce monde, et le refaire avec la gaité de l'ivrogne. Même si c'est pas parfait, ça vaudra toujours mieux que cette cage. Ça s'ra toujours mieux que leur monde.
Buvons et levons nos verres, tant que la santé le permet. Il vaut mieux la perdre en alcoolique que la garder en vieux chiens tristes. Gueulons encore plus fort ces chansons paillardes, notre hargne, et mêlons nos chants aux fiers frères de la côte, amis de l'océan, ces enfants de liberté.
Buvons encore, le matin est déjà là qui amène avec lui ses légions d'hommes pressés sans sourire et sans vie.
Comme les rues ne sont plus sûres, restons jusqu'à l'aube à lever des vers vers des cieux qui nous sont interdits et un sol qui ne vaut plus bien cher.
Buvons encore et encore jusqu'à effacer le moindre
Buvons et levons nos verres, tant que la santé le permet. Il vaut mieux la perdre en alcoolique que la garder en vieux chiens tristes. Gueulons encore plus fort ces chansons paillardes, notre hargne, et mêlons nos chants aux fiers frères de la côte, amis de l'océan, ces enfants de liberté.
Buvons encore, le matin est déjà là qui amène avec lui ses légions d'hommes pressés sans sourire et sans vie.
24 mars 2008
Entre les déserts cathodiques
L'orage va commencer, et tout est silencieux. Le ciel lourd, ce charbon incandescent, attend encore quelques instant avant de s'abattre sur le sol. Il est dix huit heures. Il est minuit avant l'heure. L'horloge solaire ne donne plus les heures, et tout est silencieux.
L'odeur de la tempête emplit l'air. Il y a dans cet instant pré-orageux une ambiance lourde d'excitation. Le vent s'est arrêté de souffler, les oiseaux de chanter et tout est silencieux.
Le ciel se déchire de part en part. Des morceaux entiers tombent d'un coup et viennent heurter le sol, dans un bruit assourdissant, et une lumière aveugle. Les éclairs et le tonnerre envahissent la scène devant laquelle, le rideau s'abat.
L'odeur de la tempête emplit l'air. Il y a dans cet instant pré-orageux une ambiance lourde d'excitation. Le vent s'est arrêté de souffler, les oiseaux de chanter et tout est silencieux.
Le ciel se déchire de part en part. Des morceaux entiers tombent d'un coup et viennent heurter le sol, dans un bruit assourdissant, et une lumière aveugle. Les éclairs et le tonnerre envahissent la scène devant laquelle, le rideau s'abat.
23 mars 2008
Macadam Autopsie
Je m'absente quelques temps du cahier, Orane, pour monter un site : Macadam Autopsie. Destinée aux oldies du rock Français et faire un peu d'archéologie ;)
Bon je suis pas trop présent de toute façon sur le site, et depuis que Verdure a arrêté d'écrire, le cahier est en friche. En plus comme avec notre bon président, tout est interdit, je ne peux plus fumer sur ce lieu public, ni rouler mon tarpé tranquille, donc retour aux sources du Punk Rock.
Je repasserais dans le coin pour prendre la température, et si j'ai un truc intelligent à dire, je viendrais l'écrire ici.
Bises Orane, et passe le Bonjour à Ombres et Verdure qui me manquent un peu quand même.
Bon je suis pas trop présent de toute façon sur le site, et depuis que Verdure a arrêté d'écrire, le cahier est en friche. En plus comme avec notre bon président, tout est interdit, je ne peux plus fumer sur ce lieu public, ni rouler mon tarpé tranquille, donc retour aux sources du Punk Rock.
Je repasserais dans le coin pour prendre la température, et si j'ai un truc intelligent à dire, je viendrais l'écrire ici.
Bises Orane, et passe le Bonjour à Ombres et Verdure qui me manquent un peu quand même.
19 mars 2008
Pigalle - Une Nuit
Tu n'as plus sur toi qu'un sous-pull vert
Et tu cherches ta clope qui est sous ton nez
Moi je suis sur le pieu nu comme un ver
A regarder ton sexe se déplacer
La lumière du salon éclaire ta chambre
La flamme du briquet allume tes yeux
Et tu souffles vers le ciel, tu te cambres
Tu es très belle et je me sens très vieux
Ta culotte, petite boule, traine au pied du lit
Pour fumer tu t'assieds sur les draps blancs
Je t'effleure just' le dos et tu souris
Un sourire de chaleur, tranquille et puissant
Tu t'relèves comme un r'ssort pour écraser ta clope
Tu lèves tes bras et ton sous-pull s'envole
Je vois tes seins de neige en kaléidoscope
Et ton nombril tendu demande son obole
J'ai chopé une cheville et je tire un bon coup
Tu t'étales sur moi en un rire de môme
Nous sommes têtes bêches, ta cuisse dans mon cou
J'ai ta fesse, la gauche, dans ma paume
Tu pivotes en silence et si doucement
Nos peaux s'échangent, se frottent, se croisent
J'ai maintenant ta langue qui force mes dents
Je la reçois ému, elle sent la framboise
Mes doigts courent dans ton dos, de ton cou à la raie
Je ne peux m'empêcher d'avoir le premier râle
Tu me regardes, heureuse et fière de ton effet
Je te serre à briser ta colonne vertébrale
Nous ne sommes qu'un être, aux souffles mélangés
T'as frémi d'une épaule et mon sexe a durci
Ta langue suit mon torse et je suis terrassé
Elle descend à mon ventre et je réponds d'un cri
Je te soulève d'un coup et te mets sur le dos
Je dévore tes seins comme un repas de fête
Tu soupires en cadence et c'est le crescendo
Ta main crispée a agrippé ma tête
Tu la pousses impatiente vers ton triangle d'or
Et mes mains sous tes cuisses, j'exauce ton souhait
Dans les humidités, je lèche et je mords
Ton sexe est comme une forge et ma bouche, un soufflet
Tu te redresses alors, m'entourant de tes bras
Et je sens tes cheveux qui frottent dans mon dos
Tu m'appelles doucement et tu me tires vers toi
Je te bouscule un peu et t'embrasse au kilo
Tu me pousses en douceur, je murmure "tu es belle"
Tu es au d'ssus de moi, tendue sur tes deux bras
Tu brilles dans l'ombre pâle et tu sens la canelle
Tes yeux me dévisagent et glissent vers le bas
Ils fixent mon piquet qui palpite impatient
Reptile, tu es dessus et ta bouche l'entoure
Mes mains agrippent tes cheveux en criant
Tes lèvres, entre deux tours, me disent des mots d'amour
Je ne veux pas tout d'suite et je te tire vers moi
Nos langues se rejoignent et nos mains sont fébriles
Tu t'accroches, naufragée, à ma paire de noix
Mon pouce joue, habile, de ton bouton fragile
Mon index en orbite autour de ton caractère
Tu t'accroupis sur moi, en gémissements sourds
Tu as chopé mon sexe qui demande la guerre
Et c'est toi qui l'enfiles et qui te fais l'amour
Je pilonne ton bassin comme un taureau furieux
Tu resserres tes jambes, rien ne te désarçonne
Et brusquement tout sort, tel un volcan en feu
Tu hurles ta victoire, moi aussi, je ronronne
Et nous restons tendus dans un film arrêté
Puis tout doucement nous glissons l'autre vers l'un
Nos cœurs sont en rythme et nos mains accrochées
La mort pourrait venir ça ne serait rien
On se frotte la joue comme deux petits chatons
J'ai tes jambes dans les miennes bien au chaud
Je te demande, inquiet, si t'as trouvé ça bon
Tu souris sans répondre et je me sens idiot
Une bise sur le nez est le signe de la fin
Tu t'étires magnifique, te remets contre moi
Je cale une de mes mains sur l'un de tes seins
Il faut dormir maintenant, le matin est d'jà là...
Moi je suis sur le pieu nu comme un ver
A regarder ton sexe se déplacer
La lumière du salon éclaire ta chambre
La flamme du briquet allume tes yeux
Et tu souffles vers le ciel, tu te cambres
Tu es très belle et je me sens très vieux
Ta culotte, petite boule, traine au pied du lit
Pour fumer tu t'assieds sur les draps blancs
Je t'effleure just' le dos et tu souris
Un sourire de chaleur, tranquille et puissant
Tu t'relèves comme un r'ssort pour écraser ta clope
Tu lèves tes bras et ton sous-pull s'envole
Je vois tes seins de neige en kaléidoscope
Et ton nombril tendu demande son obole
J'ai chopé une cheville et je tire un bon coup
Tu t'étales sur moi en un rire de môme
Nous sommes têtes bêches, ta cuisse dans mon cou
J'ai ta fesse, la gauche, dans ma paume
Tu pivotes en silence et si doucement
Nos peaux s'échangent, se frottent, se croisent
J'ai maintenant ta langue qui force mes dents
Je la reçois ému, elle sent la framboise
Mes doigts courent dans ton dos, de ton cou à la raie
Je ne peux m'empêcher d'avoir le premier râle
Tu me regardes, heureuse et fière de ton effet
Je te serre à briser ta colonne vertébrale
Nous ne sommes qu'un être, aux souffles mélangés
T'as frémi d'une épaule et mon sexe a durci
Ta langue suit mon torse et je suis terrassé
Elle descend à mon ventre et je réponds d'un cri
Je te soulève d'un coup et te mets sur le dos
Je dévore tes seins comme un repas de fête
Tu soupires en cadence et c'est le crescendo
Ta main crispée a agrippé ma tête
Tu la pousses impatiente vers ton triangle d'or
Et mes mains sous tes cuisses, j'exauce ton souhait
Dans les humidités, je lèche et je mords
Ton sexe est comme une forge et ma bouche, un soufflet
Tu te redresses alors, m'entourant de tes bras
Et je sens tes cheveux qui frottent dans mon dos
Tu m'appelles doucement et tu me tires vers toi
Je te bouscule un peu et t'embrasse au kilo
Tu me pousses en douceur, je murmure "tu es belle"
Tu es au d'ssus de moi, tendue sur tes deux bras
Tu brilles dans l'ombre pâle et tu sens la canelle
Tes yeux me dévisagent et glissent vers le bas
Ils fixent mon piquet qui palpite impatient
Reptile, tu es dessus et ta bouche l'entoure
Mes mains agrippent tes cheveux en criant
Tes lèvres, entre deux tours, me disent des mots d'amour
Je ne veux pas tout d'suite et je te tire vers moi
Nos langues se rejoignent et nos mains sont fébriles
Tu t'accroches, naufragée, à ma paire de noix
Mon pouce joue, habile, de ton bouton fragile
Mon index en orbite autour de ton caractère
Tu t'accroupis sur moi, en gémissements sourds
Tu as chopé mon sexe qui demande la guerre
Et c'est toi qui l'enfiles et qui te fais l'amour
Je pilonne ton bassin comme un taureau furieux
Tu resserres tes jambes, rien ne te désarçonne
Et brusquement tout sort, tel un volcan en feu
Tu hurles ta victoire, moi aussi, je ronronne
Et nous restons tendus dans un film arrêté
Puis tout doucement nous glissons l'autre vers l'un
Nos cœurs sont en rythme et nos mains accrochées
La mort pourrait venir ça ne serait rien
On se frotte la joue comme deux petits chatons
J'ai tes jambes dans les miennes bien au chaud
Je te demande, inquiet, si t'as trouvé ça bon
Tu souris sans répondre et je me sens idiot
Une bise sur le nez est le signe de la fin
Tu t'étires magnifique, te remets contre moi
Je cale une de mes mains sur l'un de tes seins
Il faut dormir maintenant, le matin est d'jà là...
16 mars 2008
La Compil' Pirate Vol.1
De quoi s'agit-il ? De chansons toutes publiées sous licences libres, que nous avons réunies pour vous faire découvrir quelques-uns de ces groupes, de ces communautés, pour qui la musique n'est pas un produit de consommation mais un patrimoine à partager librement comme ces licences alternatives le permettent.
Nous continuerons à lutter de toutes nos forces pour que la musique ne soit pas le dernier joujou de quelques décideurs et pour que les artistes ne soient pas jetables-après-consommation.
Nous continuerons à lutter de toutes nos forces pour que la musique ne soit pas le dernier joujou de quelques décideurs et pour que les artistes ne soient pas jetables-après-consommation.
.,-~~"~~-,.
.,-~"~-,.[ Le Parti Pirate ] .,-~"~-,.
.,-~~"~~-,.
14 mars 2008
COMPILATION GRATUITE ET LIBRE DE DROITS
C'est à Auschwitz, le 10 juin 1944, que le petit Salvador Dalida, 97 ans, posa la question à sa grand-mère : "Dis, mémé, le PPPzine, c'est quoi, au justine ?"
Après une violente paire de baffes et un coup de pied dans les roubignolles, la mémé lui répondit en riant et en faisant de grands gestes avec son couteau de boucher :
- Le PPPzine, c'est une fanzine gratuit en papier virtuel à imprimer chez soi parce que des sites web, tout le monde en fait, et qu'on ne peut pas les lire en riant aux toilettes,
- Le PPPzine, c'est consacré aux groupes, musiciens et artistes présents sur myspace, cet ignoble organe capitaliste, mais aussi hors de myspace,
- Le PPPzine, c'est du sampling de l'Internet crétin,
- Le PPPzine, c'est de la musique punk, post-punk, et autres phénomènes insignifiants (new-wave, cold-wave, gothique, metal, grunge, hardcore, noise, techno, electro, indus, et même, oui, pop),
- Le PPPzine, c'est un grand ras-le-bol des médias léchés, d'une écriture professionnelle, d'une réflexion commerciale,
- Le PPPzine ne réfléchit pas, il agit, il n'y a de relecture que le strict minimum, il laisse les gens s'exprimer sans rien retoucher (sauf l'orthographe),
- Le PPPzine ne prétend rien, sinon faire partager de temps à autre ce qu'il aime et ce qui le fait marrer ou crier.
Après une violente paire de baffes et un coup de pied dans les roubignolles, la mémé lui répondit en riant et en faisant de grands gestes avec son couteau de boucher :
- Le PPPzine, c'est une fanzine gratuit en papier virtuel à imprimer chez soi parce que des sites web, tout le monde en fait, et qu'on ne peut pas les lire en riant aux toilettes,
- Le PPPzine, c'est consacré aux groupes, musiciens et artistes présents sur myspace, cet ignoble organe capitaliste, mais aussi hors de myspace,
- Le PPPzine, c'est du sampling de l'Internet crétin,
- Le PPPzine, c'est de la musique punk, post-punk, et autres phénomènes insignifiants (new-wave, cold-wave, gothique, metal, grunge, hardcore, noise, techno, electro, indus, et même, oui, pop),
- Le PPPzine, c'est un grand ras-le-bol des médias léchés, d'une écriture professionnelle, d'une réflexion commerciale,
- Le PPPzine ne réfléchit pas, il agit, il n'y a de relecture que le strict minimum, il laisse les gens s'exprimer sans rien retoucher (sauf l'orthographe),
- Le PPPzine ne prétend rien, sinon faire partager de temps à autre ce qu'il aime et ce qui le fait marrer ou crier.
.,-~~"~~-,.
.,-~"~-,.[ Punk Post Punk 2008 ] .,-~"~-,.
.,-~~"~~-,.
05 mars 2008
25 février 2008
Soyez polis - Jacques Prévert
I
Couronné d'étincelles
Un marchand de pierre à briquet
Elève la voix le soir
Dans les couloirs de la station Javel
Et ses grands écart de langage
Déplaisent à la plupart des gens
Mais la brûlure de son regard
Les rappelle à de bons sentiments
Soyez polis
Crie l'homme
Soyez polis avec les aliments
Soyez polis
Avec les éléments avec les éléphants
Soyez polis avec les femmes
Et avec les enfants
Soyez polis
Avec les gars du bâtiment
Soyez polis
Avec le monde vivant.
II
Il faut aussi être très poli avec la terre
Il faut les remercier le matin en se réveillant
Il faut les remercier pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon à manger
Pour tout ce qui est beau à regarder
A toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embêter...
Les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont à faire
Le soleil et la terre
Alors il faut les laisser faire
Ou bien ils sont capables de se fâcher
Et puis après
On est changé
En courge
En melon d'eau
Ou en pierre à briquet
Et on est bien avancé...
Le soleil est amoureux de la terre
Ça les regarde
C'est leur affaire
Et quand il y a des éclipses
Il n'est pas prudent ni discret de les regarder
Au travers de sales petits morceaux de verre fumé
Ils se disputent
C'est des histoires personnelles
Mieux vaut ne pas s'en mêler
Parce que
Si on s'en mêle on risque d'être changé
En pomme de terre gelée
Ou en fer à friser
Le Soleil aime la terre
La terre aime le soleil
Et elle tourne
Pour se faire admirer
Et le soleil la trouve belle
Et il brille sur elle
Et quand il est fatigué
Il va se coucher
Et la lune se lève
La lune c'est l'ancienne amoureuse du soleil
Mais elle a été jalouse
Et elle a été punie
Elle est devenue toute froide
Et elle sort seulement la nuit
Il faut ausi être très poli avec la lune
Ou sans ça elle peut vous rendre un peu fou
Et elle peut aussi
Si elle veut
Vous changer en bonhomme de neige
En réverbère
Ou en bougie
En somme pour résumer
Deux points ouvrez les guillemets :
Jacques Prévert, Histoires.
Couronné d'étincelles
Un marchand de pierre à briquet
Elève la voix le soir
Dans les couloirs de la station Javel
Et ses grands écart de langage
Déplaisent à la plupart des gens
Mais la brûlure de son regard
Les rappelle à de bons sentiments
Soyez polis
Crie l'homme
Soyez polis avec les aliments
Soyez polis
Avec les éléments avec les éléphants
Soyez polis avec les femmes
Et avec les enfants
Soyez polis
Avec les gars du bâtiment
Soyez polis
Avec le monde vivant.
II
Il faut aussi être très poli avec la terre
Il faut les remercier le matin en se réveillant
Il faut les remercier pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon à manger
Pour tout ce qui est beau à regarder
A toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embêter...
Les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont à faire
Le soleil et la terre
Alors il faut les laisser faire
Ou bien ils sont capables de se fâcher
Et puis après
On est changé
En courge
En melon d'eau
Ou en pierre à briquet
Et on est bien avancé...
Le soleil est amoureux de la terre
Ça les regarde
C'est leur affaire
Et quand il y a des éclipses
Il n'est pas prudent ni discret de les regarder
Au travers de sales petits morceaux de verre fumé
Ils se disputent
C'est des histoires personnelles
Mieux vaut ne pas s'en mêler
Parce que
Si on s'en mêle on risque d'être changé
En pomme de terre gelée
Ou en fer à friser
Le Soleil aime la terre
La terre aime le soleil
Et elle tourne
Pour se faire admirer
Et le soleil la trouve belle
Et il brille sur elle
Et quand il est fatigué
Il va se coucher
Et la lune se lève
La lune c'est l'ancienne amoureuse du soleil
Mais elle a été jalouse
Et elle a été punie
Elle est devenue toute froide
Et elle sort seulement la nuit
Il faut ausi être très poli avec la lune
Ou sans ça elle peut vous rendre un peu fou
Et elle peut aussi
Si elle veut
Vous changer en bonhomme de neige
En réverbère
Ou en bougie
En somme pour résumer
Deux points ouvrez les guillemets :
" Il faut que tout le monde soit poli avec le monde ou alors
il y a des guerres ... des épidémies des tremblements
de terre des paquets de mer des coups de fusil ...
Et de grosses méchantes fourmis rouges qui viennent vous
dévorer les pieds pendant qu'on dort la nuit. "
Jacques Prévert, Histoires.
21 février 2008
L'état français et sa mémoire
Notre bon et grand Président Sarkosy veut que les enfants de CM2 portent la mémoire des 11 000 enfants déportés de France vers les camps de la mort.
J’espère qu’il a prévu de demander aux enseignants de bien expliquer que ces déportations massives ont été possibles grâce à l’aide de l’état français, de l’administration de la république française, de sa police et à de sa gendarmerie. Que ce sont des français qui ont brisé la vie de tout ces enfants, de toutes ces familles.
J'espéres ainsi qu'il en profitera pour insister sur les 16 et 17 juillet 1942, où 8 000 personnes juives dont plus de 4 000 enfants ont été séquestrées au vel d'hiv, par la police française. ***
Bien sûr il ne faudra pas oublier nos ancêtres qui ont, pour certains, dénoncé le voisin « juif » et pour beaucoup d’autres fermé les yeux.
Insister aussi sur le fait que la collaboration française à dépasser les demandes et les attentes de l’occupant allemand dans se domaine serait bon pour montrer que depuis toujours la France est un pays qui sait s’adapter et être compétitif !
J’espère qu’il le fera car ainsi les enseignants pourraient aussi parler de tout les juifs qui ont été sauver par d'autres citoyens qui eux ont dit "non". Montrer que dans des temps plus difficiles, au risque de leurs vies, des femmes et des hommes se sont levés et ont dit "non"! Montrer qu’il est parfois salutaire de combattre son propre pays quand il oublie les mots « liberté-égalité-fraternité ».
**A Comparer aux 28000 personnes prévues à l'expulsion pour cette année 2008.
J’espère qu’il a prévu de demander aux enseignants de bien expliquer que ces déportations massives ont été possibles grâce à l’aide de l’état français, de l’administration de la république française, de sa police et à de sa gendarmerie. Que ce sont des français qui ont brisé la vie de tout ces enfants, de toutes ces familles.
J'espéres ainsi qu'il en profitera pour insister sur les 16 et 17 juillet 1942, où 8 000 personnes juives dont plus de 4 000 enfants ont été séquestrées au vel d'hiv, par la police française. ***
Bien sûr il ne faudra pas oublier nos ancêtres qui ont, pour certains, dénoncé le voisin « juif » et pour beaucoup d’autres fermé les yeux.
Insister aussi sur le fait que la collaboration française à dépasser les demandes et les attentes de l’occupant allemand dans se domaine serait bon pour montrer que depuis toujours la France est un pays qui sait s’adapter et être compétitif !
J’espère qu’il le fera car ainsi les enseignants pourraient aussi parler de tout les juifs qui ont été sauver par d'autres citoyens qui eux ont dit "non". Montrer que dans des temps plus difficiles, au risque de leurs vies, des femmes et des hommes se sont levés et ont dit "non"! Montrer qu’il est parfois salutaire de combattre son propre pays quand il oublie les mots « liberté-égalité-fraternité ».
**A Comparer aux 28000 personnes prévues à l'expulsion pour cette année 2008.
11 février 2008
La lettre d'une enseignante face à la chaise vide de son élève
Après une information sur la situation de la famille, OQTF prononcée, plus de logement, plus d’école depuis 2 semaines pour Alexandre (3ème) et Gévorg (CP), Laure, la maîtresse de Gévorg à l’école Grangeneuve à crié sa colère, sa détresse et sa révolte :
Je suis la maîtresse de Gevorg, le fils de Karin et Armen, qui est arrivé en CP dans ma classe l’an dernier. Je suis la maîtresse de Gevorg qui a disparu de ma classe vendredi 16 novembre en laissant toutes ses affaires, même ce gros bâton de colle dont il est si fier.
Je suis la maîtresse de Gevorg et d’autres encore dans la même situation, qui voient sa chaise vide tous les jours et qui savent que leur tour peut arriver.
Je suis la maîtresse de 22 enfants de 6 ans qui apprennent qu’en France un enfant peut être obligé de s’enfuir de nuit avec sa famille parce qu’il n’est pas français.
Je suis une maîtresse qui doit enseigner à 22 enfants, qu’on est tous égaux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, que les lois sont faites pour nous protéger, que c’est ce qu’on appelle les droits de l’homme dont on est si fier en France.
Je suis une maîtresse qui doit arriver à faire comprendre à 22 enfants que l’on doit résoudre les problèmes en s’expliquant, et que lorsqu’on est dans dans son droit on sera écouté et protégé… « parce que c’est ça la justice, hein maîtresse ? »
Je suis la maîtresse d’autres enfants sans papiers qui me regardent faire l’appel sans Gevorg et qui continuent à apprendre à lire dans la langue d’un pays qui ne veut pas d’eux.
Je suis une maîtresse parmi tant d’autres qui devraient tous les jours essayer d’expliquer l’inexplicable, accepter l’inacceptable, et ravaler cette rage et ce dégoût d’être la fonctionnaire d’un Etat qui mène une chasse à l’homme abjecte et dégradante.
Aujourd’hui je voudrais vous faire comprendre à quel point mes collègues et moi-même sommes choqués par ces drames humains, par cette politique de chiffres, de pourcentages et de quotas appliquée à des personnes, des hommes, des femmes et des enfants.
Je voudrais vous faire comprendre à quel point cette souffrance engendrée par cette politique, devient ingérable, insupportable pour nous, comme pour les enfants et les familles concernées. Je voudrais vous dire à quel point nous avons mal devant ces bureaux vides, ces cahiers abandonnés et ces stylos que personne ne vient réclamer.
Je voudrais vous dire à quel point j’ai peur d’arriver en classe et d’avoir perdu Gevorg ou Alexandre ou un autre encore, parce que, non, ce ne sont pas des numéros ou des quotas, mais parce que je les connais, je connais leurs sourires, je connais leurs yeux.
Nous n’en pouvons plus de nous taire et de voir des familles en danger rejetées en toute connaissance de cause ! Nous n’en pouvons plus de nous demander en permanence ce qui va leur arriver là bas !
Nous ne voulons plus être complices de non assistance à personne en danger.
Je voudrais vous faire partager cette réflexion de William Faulkner : « Le suprême degré de la sagesse est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. » Alors merci à tous d’être là et de partager le rêve de Karin, Armen, Alexandre Gevorg et Grigory leurs enfants : vivre sereinement auprès de nous, venir chaque matin à l’école, et que ce rêve, avec eux et avec tous ceux qu’on veut chasser hors de notre pays, on ne le perde pas de vue.
Je suis la maîtresse de Gevorg, le fils de Karin et Armen, qui est arrivé en CP dans ma classe l’an dernier. Je suis la maîtresse de Gevorg qui a disparu de ma classe vendredi 16 novembre en laissant toutes ses affaires, même ce gros bâton de colle dont il est si fier.
Je suis la maîtresse de Gevorg et d’autres encore dans la même situation, qui voient sa chaise vide tous les jours et qui savent que leur tour peut arriver.
Je suis la maîtresse de 22 enfants de 6 ans qui apprennent qu’en France un enfant peut être obligé de s’enfuir de nuit avec sa famille parce qu’il n’est pas français.
Je suis une maîtresse qui doit enseigner à 22 enfants, qu’on est tous égaux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, que les lois sont faites pour nous protéger, que c’est ce qu’on appelle les droits de l’homme dont on est si fier en France.
Je suis une maîtresse qui doit arriver à faire comprendre à 22 enfants que l’on doit résoudre les problèmes en s’expliquant, et que lorsqu’on est dans dans son droit on sera écouté et protégé… « parce que c’est ça la justice, hein maîtresse ? »
Je suis la maîtresse d’autres enfants sans papiers qui me regardent faire l’appel sans Gevorg et qui continuent à apprendre à lire dans la langue d’un pays qui ne veut pas d’eux.
Je suis une maîtresse parmi tant d’autres qui devraient tous les jours essayer d’expliquer l’inexplicable, accepter l’inacceptable, et ravaler cette rage et ce dégoût d’être la fonctionnaire d’un Etat qui mène une chasse à l’homme abjecte et dégradante.
Aujourd’hui je voudrais vous faire comprendre à quel point mes collègues et moi-même sommes choqués par ces drames humains, par cette politique de chiffres, de pourcentages et de quotas appliquée à des personnes, des hommes, des femmes et des enfants.
Je voudrais vous faire comprendre à quel point cette souffrance engendrée par cette politique, devient ingérable, insupportable pour nous, comme pour les enfants et les familles concernées. Je voudrais vous dire à quel point nous avons mal devant ces bureaux vides, ces cahiers abandonnés et ces stylos que personne ne vient réclamer.
Je voudrais vous dire à quel point j’ai peur d’arriver en classe et d’avoir perdu Gevorg ou Alexandre ou un autre encore, parce que, non, ce ne sont pas des numéros ou des quotas, mais parce que je les connais, je connais leurs sourires, je connais leurs yeux.
Nous n’en pouvons plus de nous taire et de voir des familles en danger rejetées en toute connaissance de cause ! Nous n’en pouvons plus de nous demander en permanence ce qui va leur arriver là bas !
Nous ne voulons plus être complices de non assistance à personne en danger.
Je voudrais vous faire partager cette réflexion de William Faulkner : « Le suprême degré de la sagesse est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. » Alors merci à tous d’être là et de partager le rêve de Karin, Armen, Alexandre Gevorg et Grigory leurs enfants : vivre sereinement auprès de nous, venir chaque matin à l’école, et que ce rêve, avec eux et avec tous ceux qu’on veut chasser hors de notre pays, on ne le perde pas de vue.
08 février 2008
0576
La cité antique d'antenoree forge.
Plus ne pouvant le tyran supporter:
Le manchet fainct au temple couper gorge,
Les siens le peuple a mort viendra boucher.
Burn the Sun
Figure libre
et
Figure composée
d'un rêve rare,
la femme aux deux visages
s'est appropriée la graine.
Fertile et meuble, elle
se forme au lac mythique
Mystique

Figure libre
et
Figure composée
les vapeurs d'acide
s'effondrent dans ton cerveau
Restera-t-il demain assez
de temps pour nous
en sortir vivant ?
Figure libre
et
Figure composée
La fête a déjà sonné
son glas. Restera-t-il
demain assez d'amour pour en donner ?
Un siècle d'horizon
baveux, et tout
est à recommencer.
et
Figure composée
d'un rêve rare,
la femme aux deux visages
s'est appropriée la graine.
Fertile et meuble, elle
se forme au lac mythique
Mystique
Figure libre
et
Figure composée
les vapeurs d'acide
s'effondrent dans ton cerveau
Restera-t-il demain assez
de temps pour nous
en sortir vivant ?
Figure libre
et
Figure composée
La fête a déjà sonné
son glas. Restera-t-il
demain assez d'amour pour en donner ?
Un siècle d'horizon
baveux, et tout
est à recommencer.
17 janvier 2008
Périphérique et autoroutes en Ile-de-France : Les Verts surtaxent, les Franciliens payent !
... Et les politiques encaissent !!!! La réalité du périphériques selon les politiques. Forcément avec un peu de poésie, on comprend mieux !
http://www.infolettre.fr//gabarit/images/Real/23/periph546.JPG

http://www.ile2france.info/article.php3?id_article=1722
http://www.infolettre.fr//gabarit/images/Real/23/periph546.JPG
http://www.ile2france.info/article.php3?id_article=1722
16 janvier 2008
Encore Dix jours de mer
Encore Dix jours de mer,
Pour retrouver nos femmes
Encore Dix jours de mer,
Pour retrouver nos pères
Encore dix jours de mer
Pour retrouver nos pères
Nos filles et nos frères
Alors nous pourrons rembarquer !
Ho Ho Ho Hooo Ho !
Encore neuf jours de mer,
Pour retrouver nos femmes
Encore neuf jours de mer,
Pour retrouver nos pères
Encore neuf jours de mer
Pour retrouver nos pères
Nos filles et nos frères
Alors nous pourrons rembarquer !
Ho Ho Ho Hooo Ho !
Encore Huit jours de mer,
Pour retrouver nos femmes
Encore Huit jours de mer,
Pour retrouver nos pères
Encore Huit jours de mer
Pour retrouver nos pères
Nos filles et nos frères
Alors nous pourrons rembarquer !
Ho Ho Ho Hooo Ho !
Etc... etc..
08 janvier 2008
Vieux Souvenirs
Maintenant il ne reste plus qu'à écraser nos satanés vieux mégots
Au fond des tasses à café, froid, ou sur les cartons à pizza vides.
* Pris de l'amende en cas de possession et de mise à la disposition du public.
01 janvier 2008
Inscription à :
Commentaires (Atom)