17 avril 2007
10 avril 2007
Séparation à l'amiable
Même si ça vaut pas la peine,
Que j'y reviennes,
Il fallait pourtant que je creuses
au fond de tes yeux,
Y puiser beaucoup d'amour,
un peu de tristesse,
Surtout quelques souvenirs
laissés pour mon retour.
Même si les doigts
si souvent joints,
se détachent...
Sache que j'aimais encore en toi
la femme, parfois à moi.
Que j'y reviennes,
Il fallait pourtant que je creuses
au fond de tes yeux,
Y puiser beaucoup d'amour,
un peu de tristesse,
Surtout quelques souvenirs
laissés pour mon retour.
Même si les doigts
si souvent joints,
se détachent...
Sache que j'aimais encore en toi
la femme, parfois à moi.
09 avril 2007
06 avril 2007
Tout simplement combustible
J'ai taillé de mes derniers ongles
Une Pierre.
Elle n'a même pas pleuré
se refusant de noircir sa joue
aux chardons des larmes.
Les charbons ne sont en fait
que des braises éteintes.
Jadis si brûlantes, elles sont à jamais
froides - inutiles.
Un simple combustible
qui n'attend certes qu'un instant
pour s'enflammer.
Un simple combustible.
Une Pierre.
Elle n'a même pas pleuré
se refusant de noircir sa joue
aux chardons des larmes.
Les charbons ne sont en fait
que des braises éteintes.
Jadis si brûlantes, elles sont à jamais
froides - inutiles.
Un simple combustible
qui n'attend certes qu'un instant
pour s'enflammer.
Un simple combustible.
30 mars 2007
Le corbeau patriote
La rumeur courrait en ville,
comme cet homme d'ailleurs
a chaque pas se traînait
une multitude de dénonciation
la délation avait passé le cap
d'une simple interrogation
comme tout le reste
la moindre épave était désossée
lâche et bancale la raison
ne cessait jamais de péricliter
ce passé est conjugué
à présent au présent
comme cet homme d'ailleurs
a chaque pas se traînait
une multitude de dénonciation
la délation avait passé le cap
d'une simple interrogation
comme tout le reste
la moindre épave était désossée
lâche et bancale la raison
ne cessait jamais de péricliter
ce passé est conjugué
à présent au présent
29 mars 2007
Guère d'enfance
Une ballerine au travers de la chaussée,
Petite chausse blanche de velours,
Recevant en son coeur, l'eau de l'averse.
Elle a été renversé par des Ours.
Celle qui la portait est là,
Happée par une pieuvre,
Assise sur le bord noire de la chaussée,
A voir des bottes marchées dans la pluie.
Ces claquements secs ne sont guère
Des timbales s'accordant aux violons
Des orchestres où s'envolent des ballerines
Finalement, une goutte de sang a
Traversé la blanche chausse,
Pour s'échouer sur le cuir des bottes.
26 mars 2007
La lande sous les bombes
La lande déserte laisse saigner quelques arbres à travers les roches. Elles tapissent le sol, d'un éclat saillant. Les murs de l'horizon se déverse sur les quelques ombres qui s'étendent sur ces coins où se posent le regard. Point d'autre tumulte que le tonnerre ne résume par delà les forêts adjacentes.
D'un coup d'un seul, le reste du paysage s'éclipsa devant la monture de l'homme rétabli. Au delà les montagnes, les fleuves coulaient. Les armes gisaient d'avoir causé tant de victimes. Les bourreaux à jamais condamnés continuaient de vivre. Oui, mais dans quelles conditions? Leurs pensées blasphématoires ne cesseraient d'être hantées par le dernier regard du dernier homme abattu.
A travers les jumelles, s'éteignait encore un bout de territoire. La pierre y étaient rouge, comme imbibée des martyrs. Les brancards soulevaient de la terre, des corps qui y retourneraient. Déjà froid, il ne ferait que refroidir les cendres du brasier.
Au centre des pierres résonnent quelques chants anciens, cris nostalgiques, pleurs ancestraux, du temps passé parmi des présents à jamais défigurés. Malgré la continuité, le temps se fragmente en un vaste puzzle, presque sans morceau manquant.
Je ne rêvais pas d'être oiseau, j'avais juste la sensation de l'être. Parmi les oublis quotidiens, je constituai un dernier rempart devant cet horde hurlante. Et dans ma tête résonnait cette dernière phrase : "Derrière les épis de maïs, se cachent d'autres mois de mai."
D'un coup d'un seul, le reste du paysage s'éclipsa devant la monture de l'homme rétabli. Au delà les montagnes, les fleuves coulaient. Les armes gisaient d'avoir causé tant de victimes. Les bourreaux à jamais condamnés continuaient de vivre. Oui, mais dans quelles conditions? Leurs pensées blasphématoires ne cesseraient d'être hantées par le dernier regard du dernier homme abattu.
A travers les jumelles, s'éteignait encore un bout de territoire. La pierre y étaient rouge, comme imbibée des martyrs. Les brancards soulevaient de la terre, des corps qui y retourneraient. Déjà froid, il ne ferait que refroidir les cendres du brasier.
Au centre des pierres résonnent quelques chants anciens, cris nostalgiques, pleurs ancestraux, du temps passé parmi des présents à jamais défigurés. Malgré la continuité, le temps se fragmente en un vaste puzzle, presque sans morceau manquant.
Je ne rêvais pas d'être oiseau, j'avais juste la sensation de l'être. Parmi les oublis quotidiens, je constituai un dernier rempart devant cet horde hurlante. Et dans ma tête résonnait cette dernière phrase : "Derrière les épis de maïs, se cachent d'autres mois de mai."
25 mars 2007
le dragon s'étire et s'éveille
Européens, nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements, il est beau et puissant, crache du feu gentiment.
Bertrand Cantat et Brigitte Fontaine
18 mars 2007
Souvenirs d'une soirée
Mes doigts ont cramé un papillon
à la flamme d'une bougie,
La fumée en forme de coeur
s'est élevée comme un brou.
J'avais laissé sur la table
de chevet mes papiers d'identité
et d'existence. Lors de ton élan,
ton bras les a tous jetés à terre.
Mes ongles me font autant de mal
que les souvenirs , qui presque palpable,
enlacent mes mouvements.
Le seul souvenir qui me manque, serait de toi.
Rien que de toi.
J'ai cramé un papillon
à la flamme d'une bougie.
Ses ailes battaient encore, alors qu'elles
tissaient une étoffe de flammes
Sur le chemisier de la nuit,
Sur l'oreiller de la nuit.
Sur les draps de mes mensonges.
Je n'avais qu'une envie,
parcourir encore et encore,
le monde avec ton ombre pour me soutenir,
regarder les hommes s'ébattre,
ligoter mes membres aux tiens,
et laisser espérer.
Quand repenserais je à toi ?
à la flamme d'une bougie,
La fumée en forme de coeur
s'est élevée comme un brou.
J'avais laissé sur la table
de chevet mes papiers d'identité
et d'existence. Lors de ton élan,
ton bras les a tous jetés à terre.
Mes ongles me font autant de mal
que les souvenirs , qui presque palpable,
enlacent mes mouvements.
Le seul souvenir qui me manque, serait de toi.
Rien que de toi.
J'ai cramé un papillon
à la flamme d'une bougie.
Ses ailes battaient encore, alors qu'elles
tissaient une étoffe de flammes
Sur le chemisier de la nuit,
Sur l'oreiller de la nuit.
Sur les draps de mes mensonges.
Je n'avais qu'une envie,
parcourir encore et encore,
le monde avec ton ombre pour me soutenir,
regarder les hommes s'ébattre,
ligoter mes membres aux tiens,
et laisser espérer.
Quand repenserais je à toi ?
16 mars 2007
COMPLAINTE DU PARTISAN
Les Allemands étaient chez moi
On m'a dit résigne toi
Mais je n'ai pas pu
Et j'ai repris mon arme.
Personne ne m'a demandé
D'où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage.
J'ai changé cent fois de nom
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis
Et j'ai la France entière.
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
L¹ennemi l'a su (Les Allemands l'ont pris)
Il est mort sans surprise.
Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans la prison des frontières.
Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera
Nous rentrerons dans l'ombre
Paroles : Emmanuel d'Astier de La Vigerie dit "Bernard".
écrit en 1943, à Londres.
09 mars 2007
Baudelaire - Homme Et LaMer
En souvenir de Hervé G.....
Homme libre, toujours tu chériras la mer!La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, O frères implacables!
08 mars 2007
RESF - Réseau éducation sans frontières
Dans le film “LAISSEZ-LES GRANDIR ICI !”, réalisé par un collectif de cinéastes et disponible à compter du 5 mars 2007, les enfants de "sans-papiers" se relaient à l’écran. Tous veulent la régularisation de leur famille. Avec leurs mots d’adolescents, ils disent leur besoin de soutiens et de mobilisation à leurs côtés. Ils expliquent aussi leur peur quotidienne de l’arrestation ou de l’expulsion de leurs parents.
Le film de 2 minutes et 10 secondes sera projeté dans les salles de cinéma à partir de mercredi 7 mars 2007 (salles d’Art et Essais, réseau MK2…). 400 copies sont d’ores et déjà disponibles pour une diffusion nationale.
350 professionnels du cinéma ont contribué à l’élaboration du document, dont des grands noms du cinéma, qu’ils soient réalisateurs, producteurs, comédiens, techniciens.
Le film est l’aboutissement de plusieurs mois de travail mené par un collectif de cinéastes et le Reseau Education Sans Frontières (RESF) Il a été pensé et conçu avec des enfants en ateliers d’écriture, entourés par les cinéastes, des professeurs et des militants du RESF.
“LAISSEZ-NOUS GRANDIR ICI !” servira de support à une pétition nationale du même nom (voir ci-dessous), qui est lancée en même temps que le film partout en France.
Il faut que ce film soit largement diffusé pour qu’il contribue à l’élargissement de la mobilisation et du soutien en faveur des familles étrangères en situation irrégulière.
Dans ce but, chaque lecteur de ce communiqué est invité à l’adresser aux inscrit-e-s dans son carnet d’adresse à partir du lundi 5 mars. Tous ensemble, nous pouvons être plus forts et lancer un encore plus puissant mouvement d’opinion dont toutes les familles que RESF soutient attendent pour obtenir enfin leur régularisation.
Lily Margot, Brigitte Wieser, Richard Moyon et Pierre Cordelier
Pour le RESF
Pour voir le film “LAISSEZ-LES GRANDIR ICI”, cliquez ici
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4631
Pour signer la pétition nationale “LAISSEZ-LES GRANDIR ICI” cliquez là
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4633
L’APPEL
Nous sommes des enfants de « sans papiers »
Comme beaucoup d’entre vous, nos parents sont venus d’ailleurs.
Ils ont fui la violence, la misère.
Ils sont venus pour travailler et nous donner une vie meilleure
Certains d’entre nous sont nés ici.
Avec ou sans papiers la France est notre pays.
On vit dans des hôtels meublés, des appartements, des chambres où on s’entasse.
Tous les jours on a peur.
On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro.
On a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.
On y pense tout le temps.
A l’école aussi.
Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ?
L’été dernier nos parents et nous, on a eu l’espoir d’avoir enfin des papiers.
On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue devant des préfectures.
On s’est inscrit dans des bureaux.
On a cru qu’on serait régularisés, que le cauchemar serait terminé.
On remplissait tous les critères, mais on nous a dit : non.
Nous sommes venus à visage découvert avec nos noms, nos adresses.
Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous. Et pourtant on nous a dit : non.
Arbitrairement.
Maintenant on est en danger et on doit se cacher.
Pourquoi cette injustice ?
Nous ne voulons plus vivre dans la peur.
Nous voulons que la France nous adopte.
Nous voulons être régularisés.
Laissez nous grandir ici.
Pour signer cette pétition cliquez là
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4633
Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site
www.educationsansfrontieres.org
26 février 2007
Scéne
Trois accords de guitare pour faire une mélodie
Trois mots poir faire une chanson
Trois notes de piano pour faire
pleurer toute une salle
danser tout un monde
Sentimental ?
Dix milles voies pour reprendre en coeur
un même sanglot
un même rire
Une même joie.
Trois mots poir faire une chanson
Trois notes de piano pour faire
pleurer toute une salle
danser tout un monde
Sentimental ?
Dix milles voies pour reprendre en coeur
un même sanglot
un même rire
Une même joie.
20 février 2007
Sabots
Les sabots de bois rabotent le silence initial, dans lequel nous étions plongés. Leurs lourds bruits de pas résonnent dans les halles, les étendues frigides.
Derrière eux, viennent quelques sabots ferrés qui soulèvent aussi bien l'herbe folle, la poussière et les restes d'os.
19 février 2007
Avis aux gens de couleurs..
AVIS AUX GENS DE COULEURS
Par Alikan SHOMBAI
Il est navrant parfois, de constater avec quelle facilité certaines personnes se font l'écho de mots ou d'expressions utilisés par d'autres pour se qualifier eux-mêmes.On ne sait comment, ce trait de caractère concerne principalement la population noire. Non pardonnez moi, les gens de couleurs. Et sans même rentrer (pour l'heure) dans des considérations culturelles, religieuses et historiques (puisque comme chacun sait,ces fameux gens de couleurs aiment à connaître leur histoire surtout lorsqu'elle leur est raconté par d'autres), je vais juste m'attarder sur un petit détail aussi insignifiant que mon message : le terme par lequel nous nous désignons nous même.Car aussi ridicule que soit le problème, il n'apparait pas moins que d'utiliser un vocable pour se désigner répond à la question : Qui sommes nous ?Non excusez moi. Vous vous êtes juste des êtres humains. Tous ceux qui viennent de formuler cette remarque dans leur subconscient peuvent arrêter là leur lecture. Je n'aime pas être lu par des imbéciles.Pour les autres : permission de continuer.A l'heure où une chanteuse crie « Je suis une femme de couleur » dansson album, à l'heure où les reportages ou émissions diffusées à la télévision et faisant mention de la communauté noire la désigne par le terme « les gens de couleurs », il faut s'interroger.Le peuple noir est celui pour lequel on utilise en France, le plus demots et d'expressions afin de le désigner. « Black, Negro, gens de couleurs. »Il apparait clair que la population française à un énorme problème avec le mot Noir. Un mot qui visiblement écorche sa bouche. (J'enprofite au passage pour souligner que ce texte ne s'adresse pas qu'aux noirs, mais aussi à tous les autres.)Je ne vais pas m'attarder sur le terme de « black » qui est malheureusement de plus en plus utilisé par les blancs et par les noirs eux-mêmes pour se désigner. Vu qu'il ne s'agit que de la traduction anglaise du mot « Noir », il relève de toute évidence que ce mot pose un problème certain dans ce pays. Mais qu'il pose un problème aux non noirs est une chose. Qu'il en pose un aux noirs eux-même cela devient grave.Ce terme de « Black » n'est pas dérangeant en soit (puisqu'il n'est qu'une traduction. Nous appartenant bien au « BLACK PEOPLE »). Il est dérangeant dans la mesure où il na été introduit en France que par la seule volonté d'éviter le mot Noir à tout prix.Si l'utilisation du mot « Noir » vous dérange de quelque manière que ce soit, sachez, que c'est pourtant ce que nous sommes,. des NOIRS.Nous ne sommes ni jaunes, ni gris, ni verts fluo, ni bleu ou que sais-je encore. Non, nous appartenant à la population NOIRE.Mais bien plus encore que « black », le terme le plus gênant est vous l'aurez compris, celui de « gens de couleur ».Le problème avec ce qualificatif c'est qu'il ne renvoi à rien et est même des plus insultant.Sachez qu'il est dangereux, de se faire l'écho d'un terme étranger(issu en l'espèce, d'une pseudo élite américaine blanche) qui n'a aucune justification (historique ou culturelle) pour désigner une communauté dans son ensemble.En outre, si vous jugez pouvoir, vous permettre d'utiliser de manière aussi scandaleuse, n'importe quel vocable, pour qualifier la communauté noire ; il faudrait désigner l'ensemble des autres communautés par les qualificatifs suivants :Les « gens pâles » ou les « gens sans couleurs ».Et j'irais même beaucoup plus loin.L'absence de qualificatifs équivalents (gens pâles ou gens sans couleurs) pour désigner les autres communautés ne peut sous-entendre qu'une chose :Que nous (les noirs) soyons des « gens de couleur », par opposition à des gens qui eux seraient « normaux ».Il est essentiel, que les sans couleurs de France, et à fortiori les médias français, s'emploient à user d'un vocabulaire correct, et cessent de se réfugier derrière des subterfuges sémantiques pour éviter d'employer des mots qui semblent déranger, et pour se permettre d'insulter la communauté NOIRE. Car derrière ce terme, ce sont bien des insultes à peine voilées qui surgissent. Permettez-moi à ce sujet, de vous citer un célèbre poème africain :« Homme blanc, Quand je suis né, j'étais noir,Quand j'ai grandi, j'étais noir,Quand je vais au soleil, je suis noir,Quand je suis malade, je suis noir,Quand je mourrais, je serai noir...Tandis que toi homme blanc : Quand tu es né, tu étais rose,Quand tu as grandi, tu étais blanc,Quand tu vas au soleil, tu es rouge,Quand tu as froid, tu es bleu,Quand tu as peur, tu es vert,Quand tu es malade, tu es jaune,Quand tu mourras, tu seras gris...Et après cela, c'est moi que tu oses appeler « Homme de couleur » ! »Ainsi, chaque fois qu'un noir use comme un mouton de ces termes pour se qualifier, il s'insulte lui-même et insulte toute sa communauté.Il est de notre devoir de forcer les autres peuples au respect.Chaque fois qu'une personne usera de ces expressions, que ce soit en privé, en public, à la télévision ou ailleurs, nous devons la remettre à sa place.Ce ne sont quand même pas ces gens qui vont choisir parmi la longue liste de qualificatifs, celui qui leur scié pour nous désigner.Nous sommes NOIRS et rien d'autres.Je conclurais enfin en disant pour ceux qui croient voir dans le terme noir une qualification émanant de blancs venu apporter dans leur bagages la distinction entre les races ; je tiens à souligner, que bien avant que nos ancêtres n'aient rencontré le moindre blanc ; alors que nous avions déjà bâti de grandes civilisations et que les blancs voyaient à peine le jour en Europe et étaient occupés à se cacher dans leur caverne ; notre peuple se désignait déjà comme NOIRS.Ainsi, au temps de l'ancienne Égypte (qui peut être vue comme la sublimation de ce qu'à été pendant plusieurs siècle la civilisation noire dans toute l'Afrique), les égyptiens utilisait le terme Kem ouKam pour se désigner. Se terme se traduisant en français par le mot Noir.Ils sont même allé jusqu'à affirmer cette appartenance en une communauté dans le nom même qu'il attribuèrent à leur pays. En effet,ce pays appelé Égypte aujourd'hui, s'appelle en réalité Kemèt : Le Pays des Noirs.Et le Créateur lui-même (AMON) était connu comme étant Noir. Et cela avant toute rencontre avec d'autres civilisations non Noires.Notons enfin que : Le mot Kem (Noir) signifie
également : complet,parfait, obligation, devoir Le verbe Kem (être Noir) signifie également : mener à bien, s'élever à, accomplir, compléter.Le verbe Sékèm (Noircir) signifie également : devenir adulte, sage, mûr.
Alikan SHOMBAI Vous êtes priez de faire circuler ce texte à l'ensemble des personnes de votre connaissance, que vous soyez d'accord ou non avec son contenu afin qu'il puisse être lu par un maximum d'individus.Vous pouvez également m'écrire à alikanshombai@ hotmail.com afin de mefaire part de vos commentaires et critiques bonnes comme mauvaises.
MASSIF EN FORCE..@ ++..OU ZA SAV !!!.....
Par Alikan SHOMBAI
Il est navrant parfois, de constater avec quelle facilité certaines personnes se font l'écho de mots ou d'expressions utilisés par d'autres pour se qualifier eux-mêmes.On ne sait comment, ce trait de caractère concerne principalement la population noire. Non pardonnez moi, les gens de couleurs. Et sans même rentrer (pour l'heure) dans des considérations culturelles, religieuses et historiques (puisque comme chacun sait,ces fameux gens de couleurs aiment à connaître leur histoire surtout lorsqu'elle leur est raconté par d'autres), je vais juste m'attarder sur un petit détail aussi insignifiant que mon message : le terme par lequel nous nous désignons nous même.Car aussi ridicule que soit le problème, il n'apparait pas moins que d'utiliser un vocable pour se désigner répond à la question : Qui sommes nous ?Non excusez moi. Vous vous êtes juste des êtres humains. Tous ceux qui viennent de formuler cette remarque dans leur subconscient peuvent arrêter là leur lecture. Je n'aime pas être lu par des imbéciles.Pour les autres : permission de continuer.A l'heure où une chanteuse crie « Je suis une femme de couleur » dansson album, à l'heure où les reportages ou émissions diffusées à la télévision et faisant mention de la communauté noire la désigne par le terme « les gens de couleurs », il faut s'interroger.Le peuple noir est celui pour lequel on utilise en France, le plus demots et d'expressions afin de le désigner. « Black, Negro, gens de couleurs. »Il apparait clair que la population française à un énorme problème avec le mot Noir. Un mot qui visiblement écorche sa bouche. (J'enprofite au passage pour souligner que ce texte ne s'adresse pas qu'aux noirs, mais aussi à tous les autres.)Je ne vais pas m'attarder sur le terme de « black » qui est malheureusement de plus en plus utilisé par les blancs et par les noirs eux-mêmes pour se désigner. Vu qu'il ne s'agit que de la traduction anglaise du mot « Noir », il relève de toute évidence que ce mot pose un problème certain dans ce pays. Mais qu'il pose un problème aux non noirs est une chose. Qu'il en pose un aux noirs eux-même cela devient grave.Ce terme de « Black » n'est pas dérangeant en soit (puisqu'il n'est qu'une traduction. Nous appartenant bien au « BLACK PEOPLE »). Il est dérangeant dans la mesure où il na été introduit en France que par la seule volonté d'éviter le mot Noir à tout prix.Si l'utilisation du mot « Noir » vous dérange de quelque manière que ce soit, sachez, que c'est pourtant ce que nous sommes,. des NOIRS.Nous ne sommes ni jaunes, ni gris, ni verts fluo, ni bleu ou que sais-je encore. Non, nous appartenant à la population NOIRE.Mais bien plus encore que « black », le terme le plus gênant est vous l'aurez compris, celui de « gens de couleur ».Le problème avec ce qualificatif c'est qu'il ne renvoi à rien et est même des plus insultant.Sachez qu'il est dangereux, de se faire l'écho d'un terme étranger(issu en l'espèce, d'une pseudo élite américaine blanche) qui n'a aucune justification (historique ou culturelle) pour désigner une communauté dans son ensemble.En outre, si vous jugez pouvoir, vous permettre d'utiliser de manière aussi scandaleuse, n'importe quel vocable, pour qualifier la communauté noire ; il faudrait désigner l'ensemble des autres communautés par les qualificatifs suivants :Les « gens pâles » ou les « gens sans couleurs ».Et j'irais même beaucoup plus loin.L'absence de qualificatifs équivalents (gens pâles ou gens sans couleurs) pour désigner les autres communautés ne peut sous-entendre qu'une chose :Que nous (les noirs) soyons des « gens de couleur », par opposition à des gens qui eux seraient « normaux ».Il est essentiel, que les sans couleurs de France, et à fortiori les médias français, s'emploient à user d'un vocabulaire correct, et cessent de se réfugier derrière des subterfuges sémantiques pour éviter d'employer des mots qui semblent déranger, et pour se permettre d'insulter la communauté NOIRE. Car derrière ce terme, ce sont bien des insultes à peine voilées qui surgissent. Permettez-moi à ce sujet, de vous citer un célèbre poème africain :« Homme blanc, Quand je suis né, j'étais noir,Quand j'ai grandi, j'étais noir,Quand je vais au soleil, je suis noir,Quand je suis malade, je suis noir,Quand je mourrais, je serai noir...Tandis que toi homme blanc : Quand tu es né, tu étais rose,Quand tu as grandi, tu étais blanc,Quand tu vas au soleil, tu es rouge,Quand tu as froid, tu es bleu,Quand tu as peur, tu es vert,Quand tu es malade, tu es jaune,Quand tu mourras, tu seras gris...Et après cela, c'est moi que tu oses appeler « Homme de couleur » ! »Ainsi, chaque fois qu'un noir use comme un mouton de ces termes pour se qualifier, il s'insulte lui-même et insulte toute sa communauté.Il est de notre devoir de forcer les autres peuples au respect.Chaque fois qu'une personne usera de ces expressions, que ce soit en privé, en public, à la télévision ou ailleurs, nous devons la remettre à sa place.Ce ne sont quand même pas ces gens qui vont choisir parmi la longue liste de qualificatifs, celui qui leur scié pour nous désigner.Nous sommes NOIRS et rien d'autres.Je conclurais enfin en disant pour ceux qui croient voir dans le terme noir une qualification émanant de blancs venu apporter dans leur bagages la distinction entre les races ; je tiens à souligner, que bien avant que nos ancêtres n'aient rencontré le moindre blanc ; alors que nous avions déjà bâti de grandes civilisations et que les blancs voyaient à peine le jour en Europe et étaient occupés à se cacher dans leur caverne ; notre peuple se désignait déjà comme NOIRS.Ainsi, au temps de l'ancienne Égypte (qui peut être vue comme la sublimation de ce qu'à été pendant plusieurs siècle la civilisation noire dans toute l'Afrique), les égyptiens utilisait le terme Kem ouKam pour se désigner. Se terme se traduisant en français par le mot Noir.Ils sont même allé jusqu'à affirmer cette appartenance en une communauté dans le nom même qu'il attribuèrent à leur pays. En effet,ce pays appelé Égypte aujourd'hui, s'appelle en réalité Kemèt : Le Pays des Noirs.Et le Créateur lui-même (AMON) était connu comme étant Noir. Et cela avant toute rencontre avec d'autres civilisations non Noires.Notons enfin que : Le mot Kem (Noir) signifie
Alikan SHOMBAI Vous êtes priez de faire circuler ce texte à l'ensemble des personnes de votre connaissance, que vous soyez d'accord ou non avec son contenu afin qu'il puisse être lu par un maximum d'individus.Vous pouvez également m'écrire à alikanshombai@ hotmail.com afin de mefaire part de vos commentaires et critiques bonnes comme mauvaises.
MASSIF EN FORCE..@ ++..OU ZA SAV !!!.....
16 février 2007
A la frontiére - L'enfant
Un oeil clignote comme un dernier sens interdit, pointant de sa pupille un délicieux fantasme. Une robe de paille, soudain, se lâche et cache cet indélicat voyeur.
"La fille que j'ai rencontré ce matin avait une voie douce prête à endormir, telle une sirène, le matelot qui est en moi." Mais son Tshirt trop court cachait à peine son short. "Tu sais cette fille ne me plaît guère. Elle n'a pas la décence de se découvrir devant moi."
Une voie s'étend sur la vaste contrée de votre domaine intérieur : "Est-ce si difficile que ça d'avoir une vie propre ?"
Une autre fille passa dans mon regard, dans ma vie, sans s'y arrêter, juste une passagère clandestine, vite retournée à la frontière. Elle était plus robuste qu'elle n'y paraissait. C'était une pointure. Une beauté mi-asiatique, mi-orientale.
Son sang transportait tout les épices de l'est, sa peau, tout les parfums de l'ouest. C'était un résumé de toutes les beautés. Une Joconde vivante...
Ses hanches emportaient un fardeau doux et précieux, l'enfant d'un autre, un cadeau de mariage.
"Elle était chouette, et peut-être même aigle, les ailes prêtes à s'envoler les serres prêts à s'accrocher." La cage ouverte, elle s'est encore envolée.
"La fille que j'ai rencontré ce matin avait une voie douce prête à endormir, telle une sirène, le matelot qui est en moi." Mais son Tshirt trop court cachait à peine son short. "Tu sais cette fille ne me plaît guère. Elle n'a pas la décence de se découvrir devant moi."
Une voie s'étend sur la vaste contrée de votre domaine intérieur : "Est-ce si difficile que ça d'avoir une vie propre ?"
Une autre fille passa dans mon regard, dans ma vie, sans s'y arrêter, juste une passagère clandestine, vite retournée à la frontière. Elle était plus robuste qu'elle n'y paraissait. C'était une pointure. Une beauté mi-asiatique, mi-orientale.
Ses hanches emportaient un fardeau doux et précieux, l'enfant d'un autre, un cadeau de mariage.
"Elle était chouette, et peut-être même aigle, les ailes prêtes à s'envoler les serres prêts à s'accrocher." La cage ouverte, elle s'est encore envolée.
13 février 2007
Carnet de bal
Les yeux ouverts, les poings fermés,
La pensée occultée par des franges
D'un rêve évanouie, je laisse les anges
Pénétrer le cerveau rayé qui est le mien.
Ces petits hommes ailés et zélés
Lâchent de temps en temps un tribu
Aux danses tribales. Les hommes dansent
pour amuser les spectatrices.
Un oeil se trouve transpercé par la flèche
Décochée par ces lutins en culotte courte,
Ces lurons cachés par le blanc habit.
Les couples s'entassent sur le carnet
De bal des fées. Leurs robes ne seront
Jamais assez longues pour écrire tous les noms.
La pensée occultée par des franges
D'un rêve évanouie, je laisse les anges
Pénétrer le cerveau rayé qui est le mien.
Ces petits hommes ailés et zélés
Lâchent de temps en temps un tribu
Aux danses tribales. Les hommes dansent
pour amuser les spectatrices.
Un oeil se trouve transpercé par la flèche
Décochée par ces lutins en culotte courte,
Ces lurons cachés par le blanc habit.
Les couples s'entassent sur le carnet
De bal des fées. Leurs robes ne seront
Jamais assez longues pour écrire tous les noms.
06 février 2007
A d'autres rêves
La mer tisse des liens autour des mains des marins, qui se baignaient dans ce lit. Elle les traîne, en dehors des plages, des récifs, des proues des navires. Elle jette son encre de poulpe sur ses futurs amants. Alors, lointaine et heureuse, elle s'unit à des astres émerveillés, qui se mirent au fonds de son oeil trop noir. Elle s'engouffre entre les narines des noyés et rend les épaves à la marine.
Au fond, elle est bien plus seule qu'un quelconque solitaire.
Ainsi elle s'abreuve d'une goulée d'air encore frais du matin et se laisse couler à d'autres rêves.
Au fond, elle est bien plus seule qu'un quelconque solitaire.
Ainsi elle s'abreuve d'une goulée d'air encore frais du matin et se laisse couler à d'autres rêves.
01 février 2007
Jacques Higelin - CIGARETTE
Découvrez Jacques Higelin!
Hé hé, ho ho
Je suis amoureux d'une cigarette
Toute la sainte journée elle me colle au bec
Hey Lucie, si te reste un peu de ferraille
Ravitaille moi d'un paquet de gris
Que je m'en grille une aussitôt
A la place de ce satané vieux mégot, ho ho
Je suis amoureux d'une cigarette

Sans elle j'ai l'air d'un poussin
Cherchant son omelette
Hey Suzon, si te reste un peu de pognon
Ramène-moi donc un paquet de blond
Que je m'en roule une aussi sec
A la place de ce satané vieux mégot, ho ho.
Je l'aime bien épaisse
Roulée comme une papesse
Dans son fourreau Zigzag a bord chromé
Quand du bout de la langue
Je la lèche, elle tangue
Fumante elle frémit sous la morsure
De mon dentier Hé hé.
Je suis amoureux d'une cigarette
Elle a la rondeur d'un sein
Qu'on mord ou qu'on tête
Hey Jenny, y'aura une taffe pour toi
Si tu penses a mon paquet de gris
Magne-toi car j'ai bientôt fini
De tirer sur ce satané vieux mégot.
Je suis amoureux d'une cigarette
Suzy, hey, hey
Je suis amoureux d'une cigarette...
Je suis amoureux d'une cigarette...
...Moureux d'une cigarette...
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