26 février 2007

Scéne

Trois accords de guitare pour faire une mélodie
Trois mots poir faire une chanson
Trois notes de piano pour faire
pleurer toute une salle
danser tout un monde
Sentimental ?

Dix milles voies pour reprendre en coeur
un même sanglot
un même rire
Une même joie.

20 février 2007

Sabots

Les sabots de bois rabotent le silence initial, dans lequel nous étions plongés. Leurs lourds bruits de pas résonnent dans les halles, les étendues frigides.
Derrière eux, viennent quelques sabots ferrés qui soulèvent aussi bien l'herbe folle, la poussière et les restes d'os.

19 février 2007

Avis aux gens de couleurs..

AVIS AUX GENS DE COULEURS
Par Alikan SHOMBAI
Il est navrant parfois, de constater avec quelle facilité certaines personnes se font l'écho de mots ou d'expressions utilisés par d'autres pour se qualifier eux-mêmes.On ne sait comment, ce trait de caractère concerne principalement la population noire. Non pardonnez moi, les gens de couleurs. Et sans même rentrer (pour l'heure) dans des considérations culturelles, religieuses et historiques (puisque comme chacun sait,ces fameux gens de couleurs aiment à connaître leur histoire surtout lorsqu'elle leur est raconté par d'autres), je vais juste m'attarder sur un petit détail aussi insignifiant que mon message : le terme par lequel nous nous désignons nous même.Car aussi ridicule que soit le problème, il n'apparait pas moins que d'utiliser un vocable pour se désigner répond à la question : Qui sommes nous ?Non excusez moi. Vous vous êtes juste des êtres humains. Tous ceux qui viennent de formuler cette remarque dans leur subconscient peuvent arrêter là leur lecture. Je n'aime pas être lu par des imbéciles.Pour les autres : permission de continuer.A l'heure où une chanteuse crie « Je suis une femme de couleur » dansson album, à l'heure où les reportages ou émissions diffusées à la télévision et faisant mention de la communauté noire la désigne par le terme « les gens de couleurs », il faut s'interroger.Le peuple noir est celui pour lequel on utilise en France, le plus demots et d'expressions afin de le désigner. « Black, Negro, gens de couleurs. »Il apparait clair que la population française à un énorme problème avec le mot Noir. Un mot qui visiblement écorche sa bouche. (J'enprofite au passage pour souligner que ce texte ne s'adresse pas qu'aux noirs, mais aussi à tous les autres.)Je ne vais pas m'attarder sur le terme de « black » qui est malheureusement de plus en plus utilisé par les blancs et par les noirs eux-mêmes pour se désigner. Vu qu'il ne s'agit que de la traduction anglaise du mot « Noir », il relève de toute évidence que ce mot pose un problème certain dans ce pays. Mais qu'il pose un problème aux non noirs est une chose. Qu'il en pose un aux noirs eux-même cela devient grave.Ce terme de « Black » n'est pas dérangeant en soit (puisqu'il n'est qu'une traduction. Nous appartenant bien au « BLACK PEOPLE »). Il est dérangeant dans la mesure où il na été introduit en France que par la seule volonté d'éviter le mot Noir à tout prix.Si l'utilisation du mot « Noir » vous dérange de quelque manière que ce soit, sachez, que c'est pourtant ce que nous sommes,. des NOIRS.Nous ne sommes ni jaunes, ni gris, ni verts fluo, ni bleu ou que sais-je encore. Non, nous appartenant à la population NOIRE.Mais bien plus encore que « black », le terme le plus gênant est vous l'aurez compris, celui de « gens de couleur ».Le problème avec ce qualificatif c'est qu'il ne renvoi à rien et est même des plus insultant.Sachez qu'il est dangereux, de se faire l'écho d'un terme étranger(issu en l'espèce, d'une pseudo élite américaine blanche) qui n'a aucune justification (historique ou culturelle) pour désigner une communauté dans son ensemble.En outre, si vous jugez pouvoir, vous permettre d'utiliser de manière aussi scandaleuse, n'importe quel vocable, pour qualifier la communauté noire ; il faudrait désigner l'ensemble des autres communautés par les qualificatifs suivants :Les « gens pâles » ou les « gens sans couleurs ».Et j'irais même beaucoup plus loin.L'absence de qualificatifs équivalents (gens pâles ou gens sans couleurs) pour désigner les autres communautés ne peut sous-entendre qu'une chose :Que nous (les noirs) soyons des « gens de couleur », par opposition à des gens qui eux seraient « normaux ».Il est essentiel, que les sans couleurs de France, et à fortiori les médias français, s'emploient à user d'un vocabulaire correct, et cessent de se réfugier derrière des subterfuges sémantiques pour éviter d'employer des mots qui semblent déranger, et pour se permettre d'insulter la communauté NOIRE. Car derrière ce terme, ce sont bien des insultes à peine voilées qui surgissent. Permettez-moi à ce sujet, de vous citer un célèbre poème africain :« Homme blanc, Quand je suis né, j'étais noir,Quand j'ai grandi, j'étais noir,Quand je vais au soleil, je suis noir,Quand je suis malade, je suis noir,Quand je mourrais, je serai noir...Tandis que toi homme blanc : Quand tu es né, tu étais rose,Quand tu as grandi, tu étais blanc,Quand tu vas au soleil, tu es rouge,Quand tu as froid, tu es bleu,Quand tu as peur, tu es vert,Quand tu es malade, tu es jaune,Quand tu mourras, tu seras gris...Et après cela, c'est moi que tu oses appeler « Homme de couleur » ! »Ainsi, chaque fois qu'un noir use comme un mouton de ces termes pour se qualifier, il s'insulte lui-même et insulte toute sa communauté.Il est de notre devoir de forcer les autres peuples au respect.Chaque fois qu'une personne usera de ces expressions, que ce soit en privé, en public, à la télévision ou ailleurs, nous devons la remettre à sa place.Ce ne sont quand même pas ces gens qui vont choisir parmi la longue liste de qualificatifs, celui qui leur scié pour nous désigner.Nous sommes NOIRS et rien d'autres.Je conclurais enfin en disant pour ceux qui croient voir dans le terme noir une qualification émanant de blancs venu apporter dans leur bagages la distinction entre les races ; je tiens à souligner, que bien avant que nos ancêtres n'aient rencontré le moindre blanc ; alors que nous avions déjà bâti de grandes civilisations et que les blancs voyaient à peine le jour en Europe et étaient occupés à se cacher dans leur caverne ; notre peuple se désignait déjà comme NOIRS.Ainsi, au temps de l'ancienne Égypte (qui peut être vue comme la sublimation de ce qu'à été pendant plusieurs siècle la civilisation noire dans toute l'Afrique), les égyptiens utilisait le terme Kem ouKam pour se désigner. Se terme se traduisant en français par le mot Noir.Ils sont même allé jusqu'à affirmer cette appartenance en une communauté dans le nom même qu'il attribuèrent à leur pays. En effet,ce pays appelé Égypte aujourd'hui, s'appelle en réalité Kemèt : Le Pays des Noirs.Et le Créateur lui-même (AMON) était connu comme étant Noir. Et cela avant toute rencontre avec d'autres civilisations non Noires.Notons enfin que : Le mot Kem (Noir) signifie également : complet,parfait, obligation, devoir Le verbe Kem (être Noir) signifie également : mener à bien, s'élever à, accomplir, compléter.Le verbe Sékèm (Noircir) signifie également : devenir adulte, sage, mûr.

Alikan SHOMBAI Vous êtes priez de faire circuler ce texte à l'ensemble des personnes de votre connaissance, que vous soyez d'accord ou non avec son contenu afin qu'il puisse être lu par un maximum d'individus.Vous pouvez également m'écrire à alikanshombai@ hotmail.com afin de mefaire part de vos commentaires et critiques bonnes comme mauvaises.
MASSIF EN FORCE..@ ++..OU ZA SAV !!!.....

16 février 2007

A la frontiére - L'enfant

Un oeil clignote comme un dernier sens interdit, pointant de sa pupille un délicieux fantasme. Une robe de paille, soudain, se lâche et cache cet indélicat voyeur.
"La fille que j'ai rencontré ce matin avait une voie douce prête à endormir, telle une sirène, le matelot qui est en moi." Mais son Tshirt trop court cachait à peine son short. "Tu sais cette fille ne me plaît guère. Elle n'a pas la décence de se découvrir devant moi."

Une voie s'étend sur la vaste contrée de votre domaine intérieur : "Est-ce si difficile que ça d'avoir une vie propre ?"

Une autre fille passa dans mon regard, dans ma vie, sans s'y arrêter, juste une passagère clandestine, vite retournée à la frontière. Elle était plus robuste qu'elle n'y paraissait. C'était une pointure. Une beauté mi-asiatique, mi-orientale. Son sang transportait tout les épices de l'est, sa peau, tout les parfums de l'ouest. C'était un résumé de toutes les beautés. Une Joconde vivante...
Ses hanches emportaient un fardeau doux et précieux, l'enfant d'un autre, un cadeau de mariage.
"Elle était chouette, et peut-être même aigle, les ailes prêtes à s'envoler les serres prêts à s'accrocher." La cage ouverte, elle s'est encore envolée.

13 février 2007

Carnet de bal

Les yeux ouverts, les poings fermés,
La pensée occultée par des franges
D'un rêve évanouie, je laisse les anges
Pénétrer le cerveau rayé qui est le mien.

Ces petits hommes ailés et zélés
Lâchent de temps en temps un tribu
Aux danses tribales. Les hommes dansent
pour amuser les spectatrices.

Un oeil se trouve transpercé par la flèche
Décochée par ces lutins en culotte courte,
Ces lurons cachés par le blanc habit.

Les couples s'entassent sur le carnet
De bal des fées. Leurs robes ne seront
Jamais assez longues pour écrire tous les noms.

06 février 2007

A d'autres rêves

La mer tisse des liens autour des mains des marins, qui se baignaient dans ce lit. Elle les traîne, en dehors des plages, des récifs, des proues des navires. Elle jette son encre de poulpe sur ses futurs amants. Alors, lointaine et heureuse, elle s'unit à des astres émerveillés, qui se mirent au fonds de son oeil trop noir. Elle s'engouffre entre les narines des noyés et rend les épaves à la marine.
Au fond, elle est bien plus seule qu'un quelconque solitaire.

Ainsi elle s'abreuve d'une goulée d'air encore frais du matin et se laisse couler à d'autres rêves.

01 février 2007

Jacques Higelin - CIGARETTE


Découvrez Jacques Higelin!

Hé hé, ho ho
Je suis amoureux d'une cigarette
Toute la sainte journée elle me colle au bec
Hey Lucie, si te reste un peu de ferraille
Ravitaille moi d'un paquet de gris
Que je m'en grille une aussitôt
A la place de ce satané vieux mégot, ho ho

Je suis amoureux d'une cigarette
Sans elle j'ai l'air d'un poussin
Cherchant son omelette
Hey Suzon, si te reste un peu de pognon
Ramène-moi donc un paquet de blond
Que je m'en roule une aussi sec
A la place de ce satané vieux mégot, ho ho.

Je l'aime bien épaisse
Roulée comme une papesse
Dans son fourreau Zigzag a bord chromé
Quand du bout de la langue
Je la lèche, elle tangue
Fumante elle frémit sous la morsure
De mon dentier Hé hé.

Je suis amoureux d'une cigarette
Elle a la rondeur d'un sein
Qu'on mord ou qu'on tête
Hey Jenny, y'aura une taffe pour toi
Si tu penses a mon paquet de gris
Magne-toi car j'ai bientôt fini
De tirer sur ce satané vieux mégot.

Je suis amoureux d'une cigarette
Suzy, hey, hey
Je suis amoureux d'une cigarette...

Je suis amoureux d'une cigarette...

...Moureux d'une cigarette...

30 janvier 2007

Instant de réflection sur le passé

Dans une vie, les moments les plus durs et les plus angoissants, sont intéressants à vivre. Je dirais même, en allant plus loin encore, qu'on s'en souvient d'autant plus qu'ils ont été difficiles à vivre à négocier, à supporter, et compliqués à résoudre.
Il peut même arriver qu'avec le temps cela deviennent de bonnes expériences, dont on regretterait presque au final de ne pas avoir eu à les surmonter.
V07

28 janvier 2007

Sachez déposer votre semence

Texte de la pétition : Libérons les semences

A lire, sur ce sujet, dans l'actualité : "Les anciennes variétés potagères au tribunal"

A l'initiative de l'association Kokopelli

La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité.

L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs.
Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir.

- Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain,
- Conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples,
- Je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre, tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte.
- Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie.

En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures.

Outre votre signature immédiate, vous pouvez télécharger la pétition pour l'imprimer pour la diffuser autour de vous, et si vous avez un site Internet, faire un lien vers cette page : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat

27 janvier 2007

17 janvier 2007

Mirror Mask

Des collages de Prévert apposé sur un tableau de Dali, voilà l'impression générale que m'inspire ce film onirique. Une histoire de rêve, de pays des songes dans des décors somptueux. Je suis tombé dessus par hasard, comme toujours. Ce film est vraiment enthousismant.

http://www.sonypictures.com/movies/mirrormask/main.html

08 janvier 2007

Nina HAGEN - NATURTRÄNE

Il y a des chansons qu'on écoute une fois, et qu'on ne peut oublier. L'envolée lyrique (ici un peu cassé par la voix qui déraille) et le sanglot mélancolique et nostalgique de la guitare qui joue sur les notes longues et saturée. Le mélange de l'Opéra et de la musique rock, voilà ce qui fait de cette dame la reine du Punk'Rock. Jamais vu en concert depuis 17 ans que j'ecoutes Nina, il serait temps de faire le pas.






NaturTräne (Nina Hagen)

Offnes Fenster präsentiert
Spatzenwolken himmelflattern
Wind bläst, meine Nase friert
Und paar Auspuffrohre knattern

Ach, da geht die Sonne unter:
Rot, mit Gold, so muss das sein.
Seh ich auf die strasse runter,
Fällt mir ein Bekannter ein

Prompt wird mir's jetzt schwer ums Herz
Ich brauch' nur Vögel flattern sehen
Und fliegt main Blick dann himmelwärts,
Tut auch die Seele weh, wie schön!

Natur am Abend, stille Stadt
Verknackste Seele, Tränen rennen
Das alles macht einen mächtig matt
Und ich tu' einfach weiterflennen..
Aaaahhhh....



traduction:
LES LARMES DE LA NATURE

A travers la fenêtre ouverte je vois
Des petits nuages qui flottent dans le ciel.
Le vent souffle, mon nez gèle.
Deux tuyaux d'échappement pétaradent.

Ah, le soleil se couche !
Rouge or, ça doit être ainsi.
Je regarde en bas dans la rue
Je tombe sur une connaissance.

Soudain mon cœur devient lourd.
J'ai juste besoin de voir des oiseaux voler.
Et mon regard part alors en direction du ciel,
Ça apaise mon âme, comme c'est bon !

La nature, le soir ; la ville est tranquille.
L'âme tourmentée, des larmes coulent à flot.
Tout m'épuise !
Et je continue à pleurnicher…

07 janvier 2007

Axe Fictie

La ligne brisée est dissolue dans l'azur,
Elle se figure être unique en son genre.
Connaît-elle ses soeurs inconnues ?
Elles passent et recroisent en tout
sens cette solitude. Elle est immobile
dans son placard d'acier, face au lointain
qu'elle atteint.
Elle tape d'un coup un ensemble de
lignes courbes, qui ne se brisent jamais.

03 janvier 2007

Orane, le soir

Elle était encore habillée
Lorsque j'éteignis la lumière.

Alors la lune l'habilla
De ces quelques rayons blancs.

01 janvier 2007

Ledward Kaapana




Une bonne musique pleine de gaité pour fêter une bonne année 2007 :)

22 décembre 2006

L'antre X

J'ai tendu à travers le ciel une ligne
Brisée et blanche.
Des notes y semaient la partition
de leur modeste mélodie.
Lorsque la page
Déchirée fut éparpillée
Les notes suivérent
Le tourbillon....
Un poéte vint et sema
La graine de la
Musique nouvelle.
Addagio :
L'étourdissement monta lentement dans l'Antre X.

21 décembre 2006

Souad Massi - Raoui ( Le Conteur )


Découvrez Souad Massi!


Raconte, conteur
Raconte une histoire, une légende
Parle- nous des gens d'antan
De Loundja, la fille de l'ogresse et du fils du Sultan

Commence par "Il était une fois",
Offre-nous des rêves
Commence par "Il était une fois"
Chacun d'entre nous a une histoire au fond de son cœur

Raconte, oublie que nous sommes grands
Comme si nous étions des enfants
Nous voulons croire à toutes les histoires
Parle-nous du paradis et de l'enfer
De l'oiseau qui n'a jamais volé
Donne-nous le sens de la vie

Raconte, comme on t'a raconté
Sans en rajouter, sans en enlever
Prends garde, il existe une mémoire
Raconte, fais que l'on oublie notre réalité
Abandonne-nous dans ce "Il était une fois".

Souad_Massi

18 décembre 2006

Séparation - des dix cordes

L'antenne branle du haut de son mât,
et jette des défis à l'orage.
La foudre s'abat et avale d'un coup
le paysage noirci de brume.

La nuit tombe lourdement sur les
épaules des passagers du tonnerre.
L'antenne achève son ascension,
joignant les deux extrémités.

Un homme sépara l'orage de part en part,
ouvrit le rideau de pluie qui couvrait
son visage et ce paysage incertain.

Des lacs glacés débordaient des yeux immenses
de la grande fille aux cheveux longs.
Elle baisait d'un regard Tous les hommes,
et leurs obscures désirs et volontés.

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Le reste de l'heure s'écroula...
"J'ai voulu dénombrer les sens de l'homme".
Mais franchement, il n'y a rien de plus chiant
qu'un paysage asymétrique et ténébreux.

17 décembre 2006

Andrée Chedid

"En ce monde Où la vie Se disloque Ou s'assemble Sans répit Le poète Enlace le mystère Invente le poème Ses pouvoirs de partage Sa lueur sous les replis."

Andrée Chedid, in "Anthologie de la poésie française du XXe siècle", Ed. Poésie / Gallimard