31 janvier 2006

Hubert-Félix Thiéfaine - Une fille au rhésus négatif

Je me souviens de toi dans ces années obscures
Où tu te promenais avec un "rat en laisse".
Les cafards te disaient : l'amour vient du futur
Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse.
Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris
Bouffés par la machine à plastiquer les rêves.
Tu me tends mon ticket pour la foire aux zombies
Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève.
Oh ! Love.

Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose.
Nous sommes de vieux enfants traînant nos écorchures
À travers les décors jaunis d'un vieux cartoon.
Nous marchons sur Berlin en gobant nos ?ufs durs
Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom.
Nous n'sommes que les fantasmes fous d'un computer
Avec son ?il grinçant fouillant dans nos cerveaux
Dans la fluorescence bleutée de son scanner,
Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau.
Oh ! Love.

Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose.
Les mômes de ton quartier se déguisent en momies.
Un aigle, lentement, tourne autour de ta chambre.
Les assassins défilent en levant leurs képis.
Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf.
Oh ! Love... Love.

Hier je t'aimerai de mon amour taxi.
Hier je t'aimerai de mon amour tocsin.
Hier je t'aimerai dans un bar à minuit
Des soirs... où la tendresse fait plus bander les chiens...
Oh ! Love... Love.

Les ambulances attendent le long des terrains vagues.
Les réverbères s'allument au fond des catacombes.
Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade.
Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe ?
Oh ! Love.
Lové sur ton ventre, le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose.

Graffiti sur un mur

Sur un mur :
"Tu n'es qu'un individu dans ce monde
Mais pour une personne, tu es tout un monde."

Om

courts métrages excellents

une video avec comme theme noel :
http://noelaurabais.free.fr/videos/nar_grand.mov
http://noelaurabais.free.fr/

une seconde avec une histoire de crabe trop cons pour tourner :
http://freezoone.free.fr/crabes/crabes_final.mov
http://freezoone.free.fr/crabes/

30 janvier 2006

Terreur Toxique sur l'asphalte 35

J'ai un chat mort dans la tête
Du sang séché plein les rideaux
De l'hémoglobine sur l'asphalte

Un bon génocide se fait à la machette
Je vous le dit coomme en quatrevingt quatre

J'ai un chat mort dans la tête
Je porterais une croix gammé
à mon avant bras avant ma mort

Un bon génocide se fait à la machette.
La nuit s'écroule dans mon rêve éthylique.

Verdure

27 janvier 2006

Le petit chat est mort - Renaud


Va donc pas pleurer
Y s'baladait peinard
Il avait pas d'collier
Il était libre d'aller
Et d'rev'nir pour bouffer
Il était même pas prisonnier
De ton amour insensé

T'aurais quand même pas
Voulu qu'y vive comme un con
Sur le canapé
Loin des gouttières des pigeons
C'était un aventurier
T'aurais pas voulu qu'on l'attache
Y t'aurais miaulé: "Mort aux vaches!"

Et Patatras
On l'enterr'ra demain j'te jure
Dans un joli carton à chaussures


Le petit chat est mort
Et toi et moi on va couci-couça
A cause de quoi ? A cause que c'est
Chaque fois comme ça
Pourquoi c'est toujours les p'tits chats
Et jamais les hommes qui tombent des toits?

C'était un vrai sac à puces
Encore plus libre qu'un chien
Pas l'genre pour un su-sucre
A te lécher la main
Mais la liberté tu vois
C'est pas sans danger c'est pour ça
Qu'elle court pas les rues ni les toîts


C'était un vrai Titi
La terreur des p'tis oiseaux
La nuit y s'faisait gris
Pour les croquer tout chauds
C'est un peu salaud
Mais t'as jamais mangé d'moineau
C'est pas plus dégueu qu'un MacDo

Le petit chat est mort
Il est tombé du toit
C'est comme ça
Il a glissé sur j'sais pas quoi
Et Patatras
Je pourrais pas d'main dans un jardin
L'enterrer au pied d'un arbre en bois


Le petit chat est mort
Et toi et moi on va
Couci-couça
A cause de quoi ? A cause qu'on s'demande bien pourquoi
T'as jamais un pape sur les toîts
Etre trop près du ciel p't'être qu'y z'aiment pas


Verdure - Orane Mécand - Ombres - Hervé - Sicolas Narkozy
et tous les colocataires du 35 Pour Christophe


25 janvier 2006

Le bistrot

Le bar était grand et spacieux
dans les reflets des verres sales,
écumants de la dernière bière.

La serveuse prit les commandes,
et revient avec ces verres,
elle servit nos boissons douces.

Après un ou deux verres,
le buveur se retrouva vautrer
dans l'armoire silencieuse.
Il ne disait mot, ni ne pensait
aux mots noircissant la nappe.

L'addition posée sur le cendrier,
le buveur s'en prie un autre.
Il sortit comme lavé et étourdi,
il ne voyait plus le chemin
que lui traçait le trottoir.

Verdure - L'odyssée (La tragédie du ménisque oublié)

20:55:20

je reste pas, mais va mater ca : http://lemusicienlefilm.free.fr c d'enfer !!! une pure vidéos en images de synthése à regarder en famille ;)
un véritable bonheur

24 janvier 2006

Hématologie


La femme de Biermer boit dans un grand bol de fer. L'hémoglobine se précipite sur les toges des grands maîtres, leurs blouses blanches ressemblent à des odieuses bouses. Fière d'assassiner leur patient, ils assument la mort, et regrettent la vie. La fille de Biermer boit dans la coupole de fer. L'hémoglobine s'est précipitée et au fond du bol, survit un peu de sang en poudre.
Verdure - L'odyssée (La tragédie du ménisque oublié)

Stratégie de la tragédie

Le char luisant du tonnerre s'est évaporé sur le frais dallage du Nord. Un soldat est sorti pour uriner et fumer la cigarette du condamné ; vitale ; anorexique. Décalage des horaires par apport à ceux des bons vivants. Une main a attiré irrésistiblement vers le bas, la traversée du néant.

Le carnage carnivore a commencé parmi les protagonistes du nihilisme paternel. Mère, la dévotion est le pire concept chez les êtres sans scrupule.

La guerre continua son roulement de tambour sur d'autres terres non incendiées, non inondées par le sang.
Verdure - L'odyssée (La tragédie du ménisque oublié)

l'art alcoolique

23 janvier 2006

petite connerie chiffrée


6 7 1 Q 9
7 1 Q é 3
6 7 1 Q é 3
7 1 10 20 plaisir
200 servir

22 janvier 2006

Les Chants de Maldoror de Lautreamont


J'ai fait un pacte avec la prostitution afin de semer le désordre dans les familles. Je me rappelle la nuit qui précéda cette dangereuse liaison. Je vis devant moi un tombeau. J'entendis un ver luisant, grand comme une maison, qui me dit : "Je vais t'éclairer. Lis l'inscription. Ce n'est pas de moi que vient cet ordre suprême." Une vaste lumière couleur de sang, à laquelle mes mâchoires claquèrent et mes bras tombèrent inertes, se répandit dans les airs jusqu'à l'horizon. Je m'appuyai contre une muraille en ruine, car j'allais tomber, et je lus : "Ci-gît un adolescent qui mourut poitrinaire : vous savez pourquoi. Ne priez pas pour lui." Beaucoup d'hommes n'auraient peut-être pas eu autant de courage que moi. Pendant ce temps, une belle femme nue vint se coucher à mes pieds. Moi, à elle, avec une figure triste : "Tu peux te relever." Je lui tendis la main avec laquelle le fratricide égorge sa soeur. Le ver luisant, à moi : "Toi, prends une pierre et tue-la. - Pourquoi ? lui dis-je." Lui, à moi : "Prends garde à toi ; les plus faible, parce que je suis le plus fort. Celle-ci s'appelle Prostitution." Les larmes dans les yeux, la rage dans le coeur, je sentis naître en moi une force inconnue. Je pris une grosse pierre ; après bien des efforts, je la soulevai avec peine jusqu'à la hauteur de ma poitrine ; je la mis sur l'épaule avec les bras. Je gravis une montagne jusqu'au sommet : de là, j'écrasai le ver luisant. Sa tête s'enfonça sous le sol d'une grandeur d'homme ; la pierre rebondit jusqu'à la hauteur de six églises. Elle alla retomber dans un lac, dont les eaux s'abaissèrent un instant, tournoyantes, en creusant un immense cône renversé." Le calme reparut à la surface ; la lumière de sang ne brilla plus. "Hélas ! Hélas ! s'écria la belle femme nue ; qu'as-tu fait ? " Moi, à elle ; "Je te préfère à lui ; parce que j'ai pitié des malheureux. Ce n'est pas ta faute, si la justice éternelle t'a créée." Elle, à moi : "un jour, les hommes me rendront justice ; je ne t'en dis pas davantage. Laisse-moi partir, pour aller cacher au fond de la mer ma tristesse infinie. Il n'y a que toi et les monstres hideux qui grouillent dans ces noirs abîmes, qui ne me méprisent pas. Tu es bon. Adieu, toi qui m'as aimée." Moi, à elle : "Adieu ! encore une fois : adieu ! Je t'aimerai toujours ! ? Dès aujourd'hui, j'abandonne la vertu." C'est pourquoi, ô peuples, quand vous entendrez le vent d'hiver gémir sur la mer et près de ses bords, ou au-dessus des grandes villes, qui, depuis longtemps, ont pris le deuil pour moi, ou à travers les froides régions polaires, dites : "Ce n'est pas l'esprit de Dieu qui passe : ce n'est que le soupir aigu de la prostitution, uni avec les gémissements graves du Montévidéen." Enfants, c'est moi qui vous le dis. Alors, pleins de miséricorde, agenouillez-vous ; et que les hommes, plus nombreux que les poux, fassent de longues prières.
Les Chants de Maldoror de Lautreamont

21 janvier 2006

La tragédie du ménisque oublié


La fontaine du vin nouvellement tiré est tarie,
la soif immense est étanchée.
Les maisons se ferment une à une devant la course de la lune,
et se voilent les yeux pour mieux se cacher.

La route vierge s'étale tel un lasso,
et claque sur les genoux fébriles de la fille
penchée entre mes cuisses.

La voiture traverse la nuit dans le tunnel qu'elle s'est créée
et roule sur les os des catacombes.
Le virage est serré, l'épingle à cheveux de la fille tombe.

Rendu inconscient
Au terme de l'agonie,
L'aigle ne lâche jamais sa proie, lorsqu'il l'a attrapée,
Il ne la lâche que morte dans son garde manger.

Rendu fou et sauvage à une nature prospère
propice aux moeurs contre nature, et aux vols démoniaques,
l'homme a failli dans sa grande aventure, qu'il s'était donné,
Éternellement nouveau et fort, l'homme, chaque fois, se meurt.

Un tête-à-queue envoie le virage sous les pots de verroterie
des feux désormais éteins.
Un instant, je meurs, la fille, dans les bras, qui n'attendait
que ça, pour vieillir encore plus vite, pour s'empaler
encore une fois.

L'étoile du Nord amène tous les bergers à la table
du seigneur, bien que celui-ci se soit absenté.
Ophélie, Diane et Euthanasie sont là à le contempler
vêtu d'une feuille, d'un sceptre et d'un spectre languissant.
Il rend la liberté à ceux qui ne l'ont pas obtenu.

Désormais froid et mort, le soleil se lève
sur les lassos des routes et emmène
son lot de chagrins, de pleurs et de désolations

La joie n'est plus accueillie à la table
de Satan, elle est enchaînée, et un morceau
d'écran de télévision lui traverse le coeur, lui perce le foie.
Le fil a cassé sur la machine à coudre
"CRAC" a-t-il dit pour la dernière fois.

Aura-t-il assez de coeur pour continuer ?

Pour ainsi dire, la vie et la mort sont continuité ;
Elles n'ont pas de fin - Calmes et discontinus
Les chants des anciens traversent l'Olympe
où se cachent les dernières danses tribales,
mettent à bas les murs des frontières,
et volent au-dessus des nuages de messages.
Ils se cachent, Lorsqu'arriver, ils s'éteignent
ne laissant plus qu'un bel écho :
Étourderie des danses anciennes.

La vieille renarde enragée a pris du plomb dans la patte,
et cherche une grotte pour se soigner en attendant
de mettre bas ses petits. Attendre l'enfantement.
L'infanticide des adultes, la dépression de l'expression.
Un autre jour pour le meurtre.

Le tandem a repris sa course vers les nuages,
Au lointain, un rire s'étreint d'une vieille âme encore lucide ;
L'inceste l'éteint.
L'enfant meurt - Son âme broyée par un bulldozer
Son corps écrasé par un passage clouté
Un clou dans le ventre.
Éternellement beau et fort, le père pleure
Sur la tombe de son enfant chéri mais mort
et flétri.
L'infante jamais candide joue aux jeux obèses du sexe

La carcasse encore chaude de la voiture éventrée
consume les corps de ces amants si jeunes,
consomme ces petites vies sans âme.
La terre reprend les cendres là où le vent les disperse
Et d'un baiser glacé, la brume les ensemence.

Le jour se cache
un jour s'est passé
Un être s'est perdu
dans la froide prison.

" L'instant est toujours plus fort que toute une vie,
lorsque conscient de sa propre mort, on le savoure.
"

La chambre se referme, paralysée.
Un film, une image, un cliché pour faire survivre les souvenirs.
Et tandis que la famille pose pour le deuil,
Les amants ressuscitent par leur amour.
Serait-ce là la véritable fin.
Point de doute n'a le droit de durer,
de subsister comme substitut de la certitude.
Les plumes toujours vierges et inassouvies
savent...

Nul Être ne peut permettre la fin de l'écriture.

Atteindre le soleil
Attendre ses merveilles
Accoucher tranquille
sur les bords du Nil.
Les pharaons sur leurs terres immobiles
trônaient en maître
prônait le meurtre
des enfants naturels considérés comme impurs.
Les portes du Vatican sont sans clés.
Les voix de dieux :
Peu sont capable de les atteindre
ou de les entendre.

Tel un vaste chaos, Dieu déplore
Le devenir de sa terre naturelle
soumise à la créature, qu'il avait lui-même créé.

C'était leur dernier virage
avant la déflagration
qui reconstitua la Terre du début.

La vierge, inconsolée d'avoir perdu son fils,
est devenue folle, par la douleur du souvenir
d'avoir, de son sein, enfanté un saint.
Cruelle est la sainteté sans orgueil.
Un trait, une craie a fini par enlacer ces parents perdus.

Ma mère est venue au chevet de mon lit sans plume, triste
et incontinent. Les continents pourrissent par l?humidité.

Boîtes à souvenirs, à tiroir.

Verdure - L'odyssée (La tragédie du ménisque oublié)

20 janvier 2006

Pensée dispersée - Verdure

Croupi
Eau
Cheval cadencé
De la Résurrection

Un souffle naquit
dans l'ouragan d'un silence.

Les mots déterrés
ont souffert
d'apoplexie

Un acte prémédité
du Destin

La rage,
Le chien embué
Cavale dans les rues
sans nom
d'une villa
attristée.
La chienne est vie
et la liqueur pourrit

Les chiens errants dans les rues du désert
Un homme s'assoit à côté et voit
un éclat de songe s'approche.
Lions assoiffés de sang.

L'acte est finit,
Passons à la prochaine scène!

Je suis l'enfant du désordre,
du divorce vacant,
Mort dans les tombes ouvertes.

Le vin nouveau
sera d'un dieu
vigneron,
apiculteur à ses heures.

La boisson de feu
s'avala d'un trait
et mit le feu
à l'?sophage

La porte se ferma
et attendit qu'un
survivant s'épanche
sur le zinc.

Découvreur d'un Autre Monde
José ne connu pas
La terre du Roi d?Éthiopie,
le Lion dévore
Babylone naquit en ce jour
du 4 Février
Et sa mort ne vint pas

Frappe à la porte du
Destin

Un Ange ouvre
et souriait
La démence dans les yeux
et le sexe entre les jambes
La vigne le fait pisser

Un ange frappa à la porte
et lança que l'enterrement
aurait lieu
AUJOURD'HUI

Puis, furieux
Il s'écria:
SOYEZ ODIEUX &
VOUS SEREZ AUX ANGES
La moto du Sahel s'effondra sur le sol
et lança un cri au Sable
La dune répondit en mille et un échos
à cette prise de mots, cet écho.
Les lamentations ne viennent
qu'en dernier lieu, avec un souffle
dans la bouche béate du crucifix.

Le tiroir ouvert a enfoui plus d'une vie
Derrière le gilet pare-balles
de la sécurité présidentielle.

La foi viendra
en temps
et
en heure

Le goudron martelé
d'un piéton écrasé.

La peinture sur le plafond
cracha deux - trois fois
le prénom mort du Christ

Ô Monde, serais-tu déjà mort?

La mère frappa sur la hanche du petit enfant
Une fessée bien réclamée
Un droit qui dépasse le devoir

Un réveil secoua enfin le bateau
qui dormait en haut de la montagne de Java
FRAPPA & TOMBA
La balle connaissait sa victime,
elle est sa belle-soeur
de sang
de sol
Et le sang coula sur le sol.

Un éveil secoua le sommeil
d'un geste lent mais
efficace
le tonnerre cogna
sur les parois du
fragment d?Étoiles

L'ours s?avança
sur les ruches
d'un nouveau miel.
Il coulait sous
les poils d'une putain.
Verdure - L'Odyssée (Panégyrique d'une nouvelle foi)

19 janvier 2006

VIDEO ET DEBAT - Les rats


(G.V.I.)
Bonjour,
Laisses-moi me présenter
Pour qu'on devienne amis
J'ai treize ans et plein d'acné
Et l'cerveau un peu frit
Génération trop cuite
Sans avenir et sans suite
Elevé en vidéo
Un plombier comme héros

Quand j'tripote mon paddle
Mes parents font la gueule
J'sais plus écrire " maman "
Mais moi je sais comment
Conquérir l'univers
A coup d'rayons lasers
Dans la gueule des dragons
De la planète Klingon

Un jour, j'ai lu je crois...
Un bouquin pas trop gros
C'était le mode d'emploi
D'une console vidéo
Parlez pas de culture
Ou je sors mon joy-stick
Qui est beaucoup moins dur
A manier que K.Dick

Avantage par temps gelé
Tu coupes les radiateurs
Et fais chauffer tes ?ufs
Sur le téléviseur
Et si pendant l'été
Il fait pas assez froid
L'EDF á payer
Rafraîchira papa!

Je vois au fond de tes yeux
Que tu n'es pas d'accord
Mais réfléchit un peu
Avant de dire que j'ai tort
Mieux vaut finir choux-fleurs
Les neurones béchamel
Que d'vivre les yeux en pleur
Car la vie n'est pas belle!

http://perso.wanadoo.fr/rats/
http://perso.wanadoo.fr/rats/mp3/video.mp3

18 janvier 2006

L'artiste peintre 1985 en clips vidéos

Sa vie était coupée, tel des vidéos-clips, que l'on aurait monté côte à côte. Le fil conducteur de sa vie était dans la peinture, mais des périodes fauchées succédaient à des époques friquées. La déprime d'être ignorés l'enthousiasme du succés.
Seul devant sa toile, ou un pan de mur, dans un café parmi un groupe plus où moins artiste, avec une femme ou avec Elian, dans sa chambre, où dans la rue, des scénes différentes collés. Les uns à la suite des autres par un moteur ivre.
Riedid - 1985

17 janvier 2006

sombres pensées

Qu'il est doux de comtempler un dinosaure focilisé
Un cadavres vieux de milliers d'années
Une agonie inscrite dans la pierre
Un ossement de silice
Une pierre
Paris

La prostitué exilée à Tourneville en Champagne; Ma femme


Mansardes ouvertes mais opaques,
Les yeux dehors emmitouflés
d'un dernier "Au revoir".
Elle quite déjà sa maison
Elle a donné vie
Sans Marie
Cent Maris

J'aimais sa colonne vertébrale, droite,
et courbée sur les hanches
Des épines espacées de creux,
Une longue riviére parsemée de bosses
Un cheminement pour la pensée, Une rose
et sa tige prête à s'élancer.
Un instrument de musique pour les doigts
d'un guitariste, Une régle à tenir.
Lorsqu'elle fermait ses jambes
Un univers entier disparraissait dans sa toison
pour mieux renaître
Quelques instants aprés

Elle a vendue son âtre, son âme. Son astre est perdue !

Verdure

Chirac en prison : les Wampas

C'est une obsession
Elle ne pense qu?à ça
Elle n?en dort plus la nuit

Elle me gâche la vie
J?en ai plus qu?assez
C?est une vraie maladie
Rien ne lui fera changer d?avis
Je ne sais pas ce qu?il lui a pris
Car la seule chose qui lui ferait plaisir (refrain 1)

Ce serait de voir Chirac en prison

J?attends 2007
C?est mon seul espoir
De sortir du brouillard

C?est ma dernière chance
Faut que j'aie confiance en la justice française
J?aimerais tellement lui faire plaisir
Mais je n?ai pas assez de relations
Car la seule chose qui lui ferait plaisir

Ce serait de voir Chirac en prison (Solo + R1)

C?est une contagion
Maintenant moi aussi
Je n?en dors plus la nuit

C?est une obsession
Pourtant y?a 5 ans
J?avais voté pour lui

J?attends 2007
C?est mon seul espoir
De sortir du brouillard

Voir Chirac en prison x5

Bon les Ouapass sont pas les premiers, avec Les cadavres, les parabellum, Svinkels, mais eux au moins sont les survivants de cette époque... alors moi je tombes sur ce coup de pub pour le groupe. En tout cas Jacques peut être ravi, c'est lui qui a le plus inspiré les rockeurs pour les textes...

Pour écouter

Les wampas

16 janvier 2006

Baby mercurochrome en clichés souvenirs

Baby polaroïd, tu as du mercurochrome
jusque dans tes globules et moi, je paniques,
Quand tes vagues t'emmenes dans tes taxis,
Qui déboule sur les boulevards plafonds.
J'aimes tes robes tachées de tes derniéres
Affabulations, et du cambouis d'un de tes Ex,
J'aimes y souiller mes doigts, les soirs où Satan
viens polir sa colonne sur mes crayons taillés.

Baby mercurochrome, tu as des polaroïds
jusque dans tes souvenirs, et ta cave où je viens
y soigner mon ennuie... Je pourrais bien arrêter
de boire, si tu restais dans mon taudis de vermeille.
J'ai pas encore ma carte, mais ça viendra,
quand tes corbeaux viennent s'inviter,
Quand tu pars en vacances, ces longs mois.
J'aimes plonger ma solitude dans ton regard.

Baby mercurochrome, j'ai ta chimie dans le sang,
D'ailleurs je le crache, depuis que les polypes
ont repris le dessus sur ma santé.
Je t'enverrais des polaroïdes de mes vacances
Avec écrit derrière, que la guerre a repris
Que le champs de bataille est partout
même sous tes doigts - Mon Yersinia pestis
Je plonges dans la mer couleur pastis,
pour y somnoler les nuits zarbies.

Baby mercurochrome jusque sur les genous
les coudes et le coeur parfois, quand la folie
reprend le dessus, Lorsque la tempête brune
fait des ravages, les cadavres sont dans les urnes.
J'enverrais des photos tragiques racontant mon score
à ton producteur, pour qu'il augmente encore
ton chéque de fin de moi. Ton avocat sera vert !

Baby mercurochrome, jusque sur les doigts,
c'etait ma derniére menstruation,
ma derniére folie, ma derniére vie,
jusqu'à la prochaine foie.
Baby polaroïde, dans mes albums souvenirs
tu tiens toujours la derniére page,
celle que je ne peux pas tourner.

Verdure & Orane Mécand 2006