30 novembre 2005


Pour mon anniversaire, Orane m'a demandé de mettre un petit mot sur son blog. Alors j'ai choisit un petit texte, et une photo pour non pas parler d'anniversaire mais de naissance. J'espéres que ça te conviendra Orane.
Christophe


Les Naufragés - Le merle moqueur

C'est l'histoire d'un p'tit gars
qui n'est pas comme les autres
il serait né de l'air du temps
c'est une mélopée
aux notes ensorcelées
renaissant à chaque printemps
il avait pour nourrice
le sein de la charité
le goût de la précarité
dans les longs mois d'hiver
il nichait dans les greniers
sur la paille des palefreniers

C'est le menuet du merle moqueur
un oiseau de bien charmante augure
en prélude au soleil
c'est le porte bonheur des voyoux
qui brûle la chandelle par les deux bouts
pour conjurer le sort
dans les tripots du port

il portait à sa bouche un pipeau de noisetier
qui donnait envie de danser
il jouait sur les toits et sur les rondes de nuit
les filles étaient folles de lui

Il cachait dans ses poches
une fronde avec des pierres
comme tous les garçons du quartier
et sur les barricades
elles sifflaient aux oreilles
de la garde républicaine

C'est menuet du merle moqueur
un oiseau de voluptueuse augure
en prélude à l'amour
applaudissez le maître enchanteur
les riches l'appellent fieffé voleur
pour lui tordre le cou
ça n'est pas beau du tout

C'est le menuet du merle moqueur
emporté dans les champs de l'honneur
il ne sifflera plus
n'oubliez pas le merle moqueur
souvenez-vous de sa mélodie
une petite maladie
lui a soufflé le coeur

y en a eu des pritemps
et des récoltes de sang
dans les siecles accumulés
si le ciel ne sait pas
appuyer sur la misère
c'est pour être encore plus odieux

29 novembre 2005

L'Assemblée persiste sur le "rôle positif" de la colonisation

Quand je lis ça, j'ai plus envie d'écrire de la poésie; pourtant c'etait le but de ce blog, qui dérive petit à petit... alors je laisse faire les svinkels

Svinkels


"J'reviens plus nazillard
Foutre les nazis dans un corbillard
Une chasse aux sorcière
J'renvois le FN dans des Charters
J'ai une hémoragie d'démagogie quand j'entend certaines idéologies
Il r'montent des idées héleuses comme du vomi .

Un discours au vitriole contre les idées courtes a Vitrolle
J'manquerais pas un détail contre un certain bétail
Des bétas ,
Qui perdent les boulons
De vichy jusqu'à Toulon
Faut stocker ces déchets d'n**i dans des bunkers en béton !

Crèvons l'deuxième oeil d'Le Pen pour qu'il voit moins d'arabes
Transformons nous tous en noirs
Qu'il se reveil dans son pire cauchemard
Mettons le dans des chiottes sans papier qu'il s'torche a la musulman
réhabilitons Le Pen de mort , rendont le martyre comme Jeanne d'Arc

Trève de plaisanterie dans quelle direction va la patrie
Quelle est
Cet éléctorat du 3eme type nostalgique du 3eme reich
Qui donne 30 pourcents des voix à trifouiller les oies
Là ou y'a k'des français d'souche à la noix


On a légaliser le FN dans l'sud
Comme Charles
Faut qu'on l'martèle a poitier c'est sûr
Face a ce nationalisme moi j'vois peu de civisme ...
Exemple a Toulon aux éléction y'a 50 pourcents d'abstentionisme

Une politique d'gauche
une droite qui vire vers l'extrême
Voilà les responsables et ils récoltent ce qu'ils sèment
Une classe politique pourrie fait naître un parti qui s'nourri
D'un climat moisi !
Et qui nous ramène tout droit vers Vichy !


J'ai passé des repas d'famille à entendre des infâmies
J'connais des gens qui votent a gauche mais pensent comme Mussolini
On a appeler les immigrés , on les laisse crever ...
2 générations sont nées elles auraient l'droit de s'révolter !!!"


Swinkels - Front contre Front , extrait de "Tapis rouge"

28 novembre 2005

Fleur de yeux

"Fleurs de yeux
Quel jolie nom pour un paumé !"
Les têtes Raides

27 novembre 2005

Nos députés sont en retard de 30 ans, et veulent y retourner

Voilà
http://eucd.info/index.php?2005/11/14/175-exclusif-amendement-interdisant-les-logiciels-non-equipes-de-mesures-techniques

non seuleument nos députés ont 30 ans de retard, mais en lus souhaitent y retourner. En votant une telle loi, l'avancée informatique va prendre un retard qui va passer du sérieux au tragique. Non content, que leur pays ait pris du retard.
Tandis qu'ils reflechissent à la possibilité d'une bibliothéque online, dont les employés qui scanneront les documents le fairont des Indes.. ( ????) , regarder lutot ce qu'est capable de faire des volontaires : http://archive.org

Tandis qu'aucune entreprise n'est capable avec l'aérospatiale de soumettre la moindre photos satellite, voilà ce que font les ricians : http://maps.google.com

Et voilà au lieu de promouvoir l'informatique, et notemment les projet open source, NOS DEPUTES sont incapables de comprendre quoique ce soit. Et la SACEM qui pretend défendre les artistes... appuie cette loie au nom des droits d'auteur.
Elle ne défend en fin de compte que sa propre marmitte. Incapable de comprendre que des codeurs puissent vouloir travailler en licence GNU / copywrong.

Les boules !!!! Nous sommes gouvernés par des incapbles, ça nous le savions depuis logtemps, à présent on se rend compte que même les conseillers sont des Blaireaux...

Bien ouej

26 novembre 2005

Sur le ring

"Puisqu'un jour il faut savoir le dire : BASTA ! ", disait Vérole en concert.
Pourquoi pas l'écrire, sur un ring
De toute façon, l'écrivain arrête d'écrire, et copie ta rédaction. Tu n'écriras point. Tu ne t'inspireras pas. Tu ne polémiqueras point. Comme toute les voix du silence, ta voix est tue par le parlementaire qui déjà a pris tes cordes vocales pour mieux te ligoter. Est ce qui reste encore un moyen de communiquer sans avoir à prendre les pavés, les armes.
Je doutes qu'il existe un échappatoire au fonctionnement de mutilation de la démocratie. La liberté extropiée, ses valeurs et son contenu vont au caniveau.
Et ce quinquennat commencé comme une victoire sur le socialisme, qui continue à tourner au vinaigre aprés un choix entre "Corrompu & Pourri", un refus manifeste d'adhérer à une politique européenne de la part des citoyens, risque bien de se transformer en un beau fiascot.
Un fiascot ou tout le monde sera perdant, 12 ans de perdu, pour rien. Un fiscot lourd trés lourd, pour tous et partout. Et il faudrait encore se mettre debout, ne pas fléchit, ne pas courber l'échine.
Alors il faut monter sur le ring, et continuer... Juste pour le geste. Just for Phun ;)
Hervé

Les anarchistes - Léo Ferré


Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas
Les anarchistes

Ils ont tout ramassé
Des Beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu'ils peuv'nt gueuler encor
Ils ont le coeur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l'âme toute rongée
Par des foutues idées

Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
Les anarchistes



Ils sont morts cent dix fois
Pour que dalle et pourquoi ?
Avec l'amour au poing
Sur la table ou sur rien
Avec l'air entêté
Qui fait le sang versé
Ils ont frappé si fort
Qu'ils peuv'nt frapper encor



Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et s'il faut commencer par les coups d'pied au cul
Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue
Les anarchistes

Ils ont un drapeau noir
En berne sur l'Espoir
Et la mélancolie
Pour traîner dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l'Amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier

Qu'y en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent
Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous
Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout
Les anarchistes

http://raforum.apinc.org/album.php3?id_article=269&debut_image=1#a

25 novembre 2005

Pourquoi pas

un blog qui me plait bien, normal ses auteurs savent écrire... ;)
http://pourquoi-pas.typepad.com/

à lire donc

24 novembre 2005

ATTENTION encore une loie LIBERTICIDE


http://www.lagrosseradio.com/mag/index.php/2005/11/23/97-affaire-drm-webradios-libres-en-danger?cos=1

Affaire DRM Webradios Libres en Danger
Par Mallis, mercredi 23 novembre 2005 à 22:48 -
Actu - #97 - rss
Dans la Housse à Gratte de
mardi 22 novembre Mallis a expliqué brièvement l'affaire du projet de loi visant
à imposer l'utilisation de DRM (Digital Rights Management) qui serait une
manière de faire taire un grand nombre de webradios libres en les étouffant
financièrement.Mallis explique les DRM - Simul antenne du 22 nov 05
20H20

Llanfairpwll

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch
non je suis sérieux en fait, ce nom correspond au nom de village le plus long...
[ Wikipédia ] [ Google maps ]

22 novembre 2005

Douce france



Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j'étais écolier
Sur le chemin de l'école
Je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles
Vieilles chansons d'autrefois

{Refrain:}
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon c?ur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t'aime
Et je te donne ce poème
Oui je t'aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon c?ur

2. J'ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d'autres cieux
Mais combien je leur préfère
Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison.

Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon c?ur!

De quoi sera fait demain ?

21 novembre 2005

Blueluna faisait remarqué :

Sondage AOL Info...


Citation
Que faut-il faire pour mettre
fin aux émeutes ?

47% Envoyer l'armée
16% Cesser de médiatiser les
exactions, pour éviter la surenchère
15% Instaurer un couvre-feu
13%
Faire démissionner Sarkozy
5% Envoyer des médiateurs
2% Autres
2% Il
n'y a malheureusement rien à faire
Vote(s) exprimé(s) : 54 574

Que
doit-on faire pour traiter le problème des banlieues ?

36% Renforcer les
sanctions, notamment à l'encontre des mineurs
32% Responsabiliser les
parents des fauteurs de troubles
11% Revoir entièrement la politique
d'urbanisme
9% Restaurer la police de proximité
5% Organiser un Grenelle
des cités sur l'emploi
4% Redonner plus de moyens aux associations
3%
Autres
Vote(s) exprimé(s) : 53 831

Ambiance "Hexagone"
sur Radioblog

désolé pour le pompage, mais y 'a vraiment y a à dire de plus

17 novembre 2005

Cité2France

Il existait relais et chateau de France, boulanger de France, maintenant :
Cité2France : http://cites2france.skyblog.com/

sympa comme initiative, à conserver dans un coin

16 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 2 Scène IX

Calmement,
J'ai entendu mon coeur s'arrêter de battre, comme le papillon stoppe le battement de ses ailes, et se laisse planer au fil du vent, le temps d'un instant.

Il traque les courants pour monter ou descendre le long des surfaces planes des nuages. J'ai moi-même sentit cette sensation vertigineuse, qui révèle votre propre être.

Loin de certaine frénésie, je me suis laissé emporté. J'ai survolé quelques instants le stress, cette terrible cancérisation qui envahit nos cités. Schmetterling était mon doux nom, imprononçable et exotique. Je naviguais outre Rhein, vers de calme contré, où l'herbe et l'ombre s'allient. Je n'étais point aigle, ni même lézard, juste un fragile insecte transportant le vent dans ses ailes et la semence fertile de l'avenir.

Mais ce papillon ne dure qu'une journée, afin de trouver un autre, pour donner d'autres confettis aux prés.

Mon coeur se remit à battre. L'iris s'ouvrit.

Lentement,
Le retour à la conscience l'est parfois pour certaines personnes. Elles parlent alors de grandes lumières blanches au bout d'un tunnel, où quelques ombres se détachent.

Pour moi, ce ne fut qu'un retour paisible, comme sur un matelas de matelot dans une piscine protégé du vent. Retour bref, comme un réveil après une nuit agitée. Savez-vous que l'oeil continue de s'agiter pendant le sommeil et ses phases où les influx nerveux continue de parcourir les nerfs, sans que les muscles réagissent à ces impulsions inopportunes.

L'oeil s'ouvre et tranche un rayon de soleil en son milieu.




Fin du deuxième cycle. Hervé

15 novembre 2005

de la mise en danger d'autrui

Je voudrais qu'on m'explique un détail, comment se fait il que depuis quelques temps, les véhicules de police s'arrête tout feu éteint sur les bandes d'arrêt d'urgence des autoroutes.
Tandis que ce lieu est d'une dangerosité extréme (moins de 30 secondes de survie pour un piéton) et qu'il s'agit d'une voie pour les arrêt en urgence, et qu'en cette période de l'année où les gens rentrant du travail, le font à la nuit tombée.
Comment se fait il que des forces de l'ordre qui sont là pour protéger leur compatriotes, se permettent non seuleument de mettre en danger autrui, mais également se mettent en danger.
La preuve s'il et besoin d'en apporter une, et le récent accident entre un de ses véhicules et un chauffard.
Merci pour vos réponses, car moi je séches.

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 2 Scene VIII

Je gardais lors de mes vagabondages intérieurs deux splendides bocaux. Ils renfermaient mes compagnons d?infortunes. Je les avais vu se baigner dans des eaux troubles, plates et amers au gout. Elles (puisque c?était de splendides femelles) se sont légèrement débattues au début, mais leur vie de prisonnière, en fin de compte, ne leur a pas déplus. Elles sont restées sagement cloîtrer dans leur prison de verre.

Ces sangsues (en effet, devenues animaux domestiques, elles montrent un caractère amical, voire presque humain, si peu qu?on les prenne pour ce qu?elles sont, c?est à dire des êtres doués de succion, fidélité et d?une affectivité caractéristique de leur espèces) montrait tant d?ingéniosité que je ne pus m?en défaire pour des animaux plus communs. Chaques jours, je les nourrissais, comme il se doit, de tendres morceaux de viandes, d?araignées, de langues et d?autres abats.

Les jours de fêtes, je laissais même leur succion me prélever quelques centilitres de sang, utile à leur bonheur. Leurs morsures savaient se faire discrète et sans cicatrices. Dans leur passion, ces sangsues montraient tant de flammes et d?ardeur qu?un seule de leur baiser sanguinolent ne me suffisait pas.

Mais les calmes amours sont parfois éphémères, aussi devais-je me séparer de ces ponctionneuses attentives, pour quelques prostitués vampiriques aux ponctions plus attractives et néanmoins buccales. Je ne verrais plus leurs lèvres germinatives se coller aux vitres de leur aquarium, ces barreaux de leur prison.

Leur tendre morsure n?effleura plus ma peau, pour me soutirer quelques écumes globuleuses.

14 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 2 Scene VII

Le cortège s?éloignait de la ville à pas presque fantomatiques, sortant de l?église où les gens étaient restés silencieux. Le long défilé, tout de noir vêtu, s?évanouissait dans une sorte de brouillard ; même le soleil restait froid, sans chaleur, il pleurait sans doute avec le cortège.

Marylène, cette jeune femme dans la trentaine presque achevée, était au premier rang, regardant devant elle le C25 noir, aux vitres tapissées d?un rideau rouge. Elle restait droite, se tenant accrocher à son désespoir comme à une cane ; le reflet de son visage un peu perdu était effacé dans la vitre du convoi mortuaire. Derrière elle, s?écoulait un long flot de proche, presque aussi long que les flots de larmes versées. Le temps des sanglots venait de se finir, il allait maintenant être temps de vraiment pleurer. Les cernes autour des yeux montraient que ses nuits étaient courtes. Depuis que l?être qu?elle aimait par dessus tout, était mort, elle ne pouvait ni ne pourrait dormir de tout son saoul. Le vin serait mélangé aux larmes, le diluant.

Certaines nuits, elle laissait échapper un ?il vers l?air extérieur, à travers la fenêtre ouverte et parfois convulsive :

Le lampadaire laissait échapper sa lueur qui s?évanouissait un peu au contact du
sol, se fragmentait au touché du plafond et vagabondait dans la rue et la
chambre. Le puzzle ainsi formé permettait à quelques passants, qui marchaient,
d?avoir pour fidèle compagne leurs ombres. Elle s?échappait pourtant, pour les
rejoindre au lampadaire suivant. Une silhouette se déplaçait frileusement
recouverte d?un manteau poussiéreux et d?un petit chapeau un peu gonflé, posé en
arrière et penché sur la tête de son propriétaire.


Son pas filait doucement sur le bitume, ne laissant pas de traces, sauf lorsqu?il s?aventurait dans les tas de feuilles mortes, descendues des arbres tantôt.

Le jour, des jambes rapides, et au nombre de deux finement ciselées, parcouraient d?un bout à l?autre de la ville les rues et les agences A.N.P.E. ; ces endroits qui, malgré leur nom, vous apprennent à ne plus chercher un emploi et d?attendre patiemment le fin-de-droit arriver à la maison. Lorsqu?on poursuit incertain la déchéance, le pire c?est qu?on y tombe sans jamais pouvoir se relever, mais aller dire ça aux sociétés de sondage et aux administrations sociales, si lointainement portées par leurs chiffres et leurs ordinateurs. Ils sont calmement calés dans leurs fauteuils et leur chaud bureau, en oubliant que parfois derrière les chiffres, se cachet des êtres humains doués de langages, de mobilités, d?intelligences et parfois même de qualité appréciable dans le milieu du travail, lorsqu?on ne les empêche tout bêtement pas de travailler. Bien sûr, il est facile d?oublier. mais oublier quoi, après tout ; Rien !

Marylène tâchait d?oublier ses tracas du quotidien, et surtout l?inépuisable chagrin qui la gouvernait. Elle oubliait, courait dans les rues. Elle courait à travers les ruelles, comme pour percer la ville, et en faire couler un pus jaune fétide, traduction passive de la concentration consanguine qui sévit dans nos cités. Son pied renversait quelques boites qui, vides, roulaient jusqu?à se loger dans un caniveau dans un bruit aluminium, gémissement de tambour. Ses poumons laissaient couler une sombre bouffée d?air chaud, qui partait en fumée à chaque respiration saccadée.

Elle filait entre les gens et les voitures. Ses pas longs et aériens traçaient de gigantesques aérographies, ses pieds touchaient alternativement le sol et le ciel. Elle rebondissait. Ses cheveux se levaient comme des voiles d?un navire, se gonflaient. Ses vêtements s?envolaient comme de vastes feuilles d?arbre. Ses pas longs et souples s?enchaînaient. Ses poumons brûlaient ses côtes.

Au bout de quelques kilomètres, elle était comme une vaste machine à vapeur, soufflant, crachant, lézardant le ciel de son haleine chaude. Sa sueur s?évaporait, mouillait son aîne. Quelques gouttes se laissaient prendre au vent, puis s?éparpillaient dans le flot vaste de l?air libre.
Libre.

Libre, elle se trouver enchaîner à ce maudit souvenir, à cet éc?urant passage éphémère de l?être aimé : Son fils.

13 novembre 2005

BANLIEUE ROUGE - Psaume rouge

Psaume rouge

Aux abords de la mégacité de la musique pop se trouve une périphérie banlieusarde inconnue des masses. Maquis-rock pour les déserteurs de la culture médiatique du showbiz. Une banlieue taillée par une musique contestataire au sein d'un système unidirectionnel et corrompu. Un district auquel une poignée de révoltés ont mis le feu, une zone obscure où sévissent des délinquants armés d'instruments désaccordés et d'amplis bruyants "Nous sommes le prix à payer pour une société qui n'avait prévu aucune voie nous concernant, sans se soucier d'une alternative possible!" Mais rouge est le choc, la colère, la révolte. La jeunesse libre est peinte de rouge. Du rouge de l'insoumission et de l'alternative militante



BIENVENUE EN BANLIEUE ROUGE

Ecouter le morceau : EN ATTENDANT DEMAIN Psaume Rouge+Zone interdite

12 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 2 Scene VI

L'homme s'approcha du groupe d'hommes et commença son apostrophe :

Mes enfants, nous mourrons chaque jour. Chaque jour, une brique s'arrache du
mur, qui formait à la fois notre cohésion et notre désir. Non que certaines
personnes s'en aillent, mais plutôt parce que notre existence est arrivé à
son terme.

L'homme s'assit sur un gros rocher, à l'ombre d'un merisier, replia ses genoux et amorça la suite de son discours :

Nous remarquons, sans rien en conclure, que tous les jours, des mots
disparaissent, des formes grammaticales et verbales dépérissent. Il n'est
cependant pas encore trop tard, sauvez-les dans vos écrits ! Et rappelez-vous
que la nature va en se compliquant non en se simplifiant. Delà viennent les
principales axiomes du groupe :

Comme s'il avait dit quelque chose d'essentiel, il s'arrêta, jugeant l'air, soupesant son degré de toxicité et son poids d'or. Le fils de sa phrase se déroula, après ce silence, de lui-même :

nous appartenons ni à un jeu, dont nous serions les pions, ni à une grossière
idiotie, (Nous aurions pu, ici utiliser le mot "Vulgaire ") qui ferait
de nous des habitants possible de quelques asiles aux conforts très
hospitaliers.

Paraphrasant ainsi le célèbre prophète des temps modernes, il pensait expliquer la nature égohystérique de la grappe de raisin nommé Humanité, qu'il avait en face de lui. Son monologue continuait, comme un souffle sur un feu, qu'on voudrait bien allumer :

Il s'agit pas de devenir démagogues, mais si notre discours peut le paraître
(Regardez bien, Il applique une clause englobante pour un discours
monolithique.) nus devons être démocrates. (vous entendez bien, nous
devons !)

Un nuage qui passait par-là, eut sitôt fait de délivrer le soleil, ce monument mobile, et laisser apparaître sous le nez du prophète en herbe, une ombre rectangulaire, en forme de moustache, un peu, je dois le dire, à la manière du "Dictateur " de Charlie Chaplin.

La grappe de raisin n'avait cessé de mûrir, se gorgeant de jus au fur et à mesure des années, mais elle a finit par pourrir, puis elle se détacha de l'arbre, tomba à terre, où on l'écrasa. Elle servit de fumier et de compost aux arbres qui entouraient aux premiers abords un simple cèpes freluquet et à peine suffisamment solide pour résister aux moindres intempéries. Il ne pouvait à peine supporter, sans se ballotter de tous côtés, le vent léger du matin. Et voilà comment on finit par s'embourber dans des thèses sans fondement.

Je finis ici ma comparaison. Mais qu'ai-je comparé ?

Hervé