20 octobre 2008
19 octobre 2008
Bien trop loin du silence
Elle adorait cette môme Titi, Laetitia de son vrai nom, une petite anorexique, qui pesait à peine 21 kilo. Il lui fallait 5 kilo pour la liberté, conditionnelle et surveillée. Cinq kilo aussi lourd à épeler qu’à gagner. C.I.N.Q. kilo d’enfer à ingurgiter, pour savourer enfin autre chose que les murs visqueux de l’hôpital psychiatrique.
Cami était également tombé un peu amoureuse de Jean-Marc, un petit môme qui avait un camion dans la tête, après qu’un l’ait renversé, alors qu’il circulait en mob la poignée au taquet. De cette période seuls quelques posters, dont il ne devait même plus se rappeler le pourquoi, gisait sur les murs.
Il réapprenait douloureusement à marcher et à parler. Les bras des infirmières étaient souvent remplacé par les barres parallèles, mais accueillantes, bien plus durs. Sa petite amie Caroline venait souvent le voir, pour être avec lui, lui raconter que son pote Denis s’était acheter un 600 CBR. Bon elle omettait de dire que Denis était son nouveau Jules pour fonder famille et foyer. Malgré cela, elle venait encore.
Pour Cami, chaque enfant de son service était une histoire à panser. Et elle tentait de le faire du mieux possible sans être une mère, sans être une infirmière, chose assez rare parmi les infirmières, à en croire les salles de repos combles du matin au soir, de blouse blanche fumant clopes sur clopes. Les Back stages sont pires que ce que l’ont pense.
Parfois elle pensait à certains de ses échecs. Marie Laure par exemple. Cette petite gamine de 17 ans, violée par un ami de son père, avait finit par se trancher les ailes, en petits oiseau blessé. Les veines s’était vidées sur le carrelage blancs d’une salle de bain de l’hospice. La famille l’avait mise ici, comme si le viol était un crime pour la victime. Marie Laure n’avait pas sentit qu’on la soutenait, alors pour ne pas subir trop longtemps les souvenirs, elle en avait finit. Ce n’est pas d’un hôpital parfois qu’on a besoin, mais d’une famille, pour guérir.
Cami avait beau savoir que sa vie était constitué par ses petits morceaux, elle faisait sa vie grâce aux vies des autres. Ces gens là sont nécessaires.
Toute la journée, après avoir enfilé la blouse blanche, elle savait que les gestes et mots seraient répétitifs. Mais chacune des personnes, dont elle prenait soin étaient différentes.
Sa vie était bien loin du silence.
18 octobre 2008


En aparthé, je viens de lire sur le côté, il phrase qui serait de bon ton de changer :
"Cherchez pas, on est trois.
Amis, n'entre pas sans Désir"
Quatre maintenant, avec le départ d'Hervé (où en tout cas l'absence d'article,) et l'arrivée de Niko et mon arrivé (lol, en plus je suis là depuis quasi le début)
Aller Orane, dit moi de la changer la phrase ;)
La colombre poignardée et le jet d'eau
Douces figures poignardées chères lèvres fleuries
Mya Mareye
Yette et Lorie
Annie et toi Marie
Où êtes-vous ô jeunes filles
Mais près d'un jet d'eau qui pleure et qui prie
Cette colombe s'extasie
Tous les souvenirs de naguère
O mes amis partis en guerre
Jaillissent vers le firmament
Et vos regards en l'eau dormant
Meurent mélancoliquement
Où sont-ils Braque et Max Jacob
Derain aux yeux gris comme l'aube
Où sont Raynal Billy Dalize
Dont les noms se mélancolisent
Comme des pas dans une église
Où est Cremnitz qui s'engagea
Peut-être sont-ils morts déjà
De souvenirs mon âme est pleine
Le jet d'eau pleure sur ma peine.
Ceux qui sont partis à la guerre
au Nord se battent maintenant
Le soir tombe Ô sanglante mer
Jardins où saignent abondamment
le laurier rose fleur guerrière.
Apollinaire
16 octobre 2008
Google 2001
Pas de traces de star academie, sarko vient de sortir un livre, multimania et caramail sont les grands sites à la modes, Guitare M@g présenté par D.H.U.@ existait encore et étaient bien référencé.
Bref un moment nostalgique, mais surtout un concept lourd en technologie, car toutes les pages de l'époque ont été sauvegardées
14 octobre 2008
Le chat errant
en ce temps révolutionnaire
sans révolte
Les soleils nouveaux ne font que s’éteindre
dans les regards d’amertume
Ce vrai nom de la solitude.
La vraie fourrure du chat errant
S’humecte des poisons pluviaux
Ses pièces d’argent ne sont plus comptées en bourse.
Paru dans : Almanach
Petits changements
Depuis quelques mois Orane et Verdure me demandaient de changer l'agencement du site, finalement c'est chose faite. En espérant que ça plaise à nos deux marabouts ;)
12 octobre 2008
11 octobre 2008
Ministére du civisme et de la délation
Ministére du civisme et de la délation
10 octobre 2008
1heure de solitude aprés l'
la tendance au déclin, la perte
irrémédiable de toute sensation.
APPEL
SAVE ONE SOULS
ou dans une baignoire,
elle est passée par les conduits étroits,
Pour arriver jusqu’à nous.
La pierre ainsi posée sur le frais dallage de l’étang
se détourne du bord, du lit de cette eau morte,
se retourne et de son éclat appelle
un quelconque chercheur d’or du Nord.
Elle sait que déterrer, elle vaut bien plus
que dormant dans ce lit aqueux.
L’étalement de l’haleine violette du poivrot :
le Terrassement, la Fondation de la société
qui se meure, s’écroule sous son propre poids d’injustice ;
Cette approche houleuse est
une mer de lame étanche.
Quelques oiseaux tournent autour
des épaves, des carcasses
de cadavres d’animaux morts ;
Ces animaux presque humains, si humains, qu’ils en deviennent horribles
par manque d’intelligence.
La déception en Amour vient du manque de confiance
ou de la perte de l’autre.
Mais encore faut-il savoir
que veut dire « Confiance »,
on ne reconnaît plus ce mot,
il fut trop défiguré.
La viande - le porc - le pied de biche, sont
les outils de l’apprenti...
Gods Blood entre les lèvres, qu’il est doux et bon de le savourer ;
C'est un parfait déconstipant, liquéfiant de la pensée et de la foi.
Mais malheureusement, plus ça va, plus les croix gammées teintent les revers des vestes,
les discutions de la Haute : cet unique forme de pensée à en croire certains.
Je défèque de tout mon saoul sur les vacherins faisandés, les idéologies
scabreuses, qui ne tiennent même pas debout, qui enjambent même nos vies ;
Dans bien des cas, les symboles ne sont que des remplaçants des svastikas,
Pas celles indiennes, du soleil,
Non ! Celles qui portent le sang
dans ces bras morcelés et croisés.
Alors, on achève les morts et les vivants,
Ces vampires de la vie des autres,
ces virgules atomiques, comètes.
INFANTICIDE : une variante du meurtre !
Voici l’explication du troisième œil que porte certains êtres invisibles et indivisibles. Ils appartiennent tous au totem innocent du nouvel arrivant, des nouveau-nés.
Malheureusement dehors, il faut bien le dire,
le tas d'ordures spectaculaires et spéculaires
continue de grossir.
C’est un entassement de corps :
Amoncellement de corps pour le dernier Salut.
Victuailles dépressives
femmes à provisions, à profusions
à engrosser, pour créer d’autres générations
de révolutionnaires : viandes de boucherie.
Je dors du long sommeil de l’esclave soumis,
qu’on tente de libérer, d’arracher de ses chaînes.
Il ne lui reste que la mort comme espoir de liberté.
Je refuse toutes soumissions au péril de ma propre vie,
Pouvez-vous comprendre cela ? J’en doute !
Les lèvres de la mémoire,
ces cicatrices du temps
mal refermées
Déprime : traduction expressive de la détresse et de la tristesse.
L’Horloge reprend son envol,
comme si rien ne s’était passé,
Pourtant on sait, qu’il existe...
Almanach
Le clic - clac de l’Horloge
09 octobre 2008
Ivan : 2kg 770 de Bonheur de plus pour les parents
J'ai jeté mon corps
Dans le fossé
Pourquoi être mort
Si j'étais né
Si j'étais pas né
J'en serais encore
A me demander
C'est par où qu'on sort
Si j'étais né
J'aurais bien aimé m'envoler
J'ai pointé dehors
Le bout du nez
Je venais d'éclore
Ca y est j'étais né
J'ai couru alors
Sans regarder
Le sud ou le nord
J'étais né
Si j'étais né
J'aurais bien aimé
Du doigt le toucher
C'est fragile
L'extension de tes bras
C'est fragile
Les cordes de ta voix
C'est fragile
Le tissus de nos peaux
C'est fragile
Le courant de nos eaux
C'est fragile
Quand tu ne dis qu'un mot
C'est fragile
Les ailes des oiseaux
C'est fragile
On nait rien qu'une fois
C'est fragile
Ca claque entre les doigts
J'ai compté les morts
Et ça m'a donné
L'envers des décors
Alors je suis né
Si je suis pas né
Je cours encore
Sans me retourner
A la vie, à la mort
Si je sui né
J'aurais bien aimé
Pouvoir y gôuter
J'ai craché mon corps
Sur la chaussée
Pourquoi je suis mort
Si je suis né
Si je suis encore
Je m'en suis allé
Comme je suis mort
Eh bien je suis né
Si je suis né
J'aurais bien aimé
M'oublier
C'est fragile
L'extension de tes bras
C'est fragile
Les cordes de ta voix
C'est fragile
Le tissus de nos peaux
C'est fragile
Le courant de nos eaux
C'est fragile
Quand tu ne dis qu'un mot
C'est fragile
Les ailes des oiseaux
C'est fragile
On nait rien qu'une fois
C'est fragile
Ca claque entre les doigts
Jean Cocteau
Le petit vase s’échappe de la table
l’orage de l’ours s’envole vers prés et brume
La trappe laisse les vapeurs
Le pistil des fleurs s'ouvre
l’Orient s’évaporeQUESTION ?
L’éclat de l’avenir ne s’amenuise pas, on ouvre les mots pour regarder dedans, mais que savons-nous vraiment d’eux ?
Les mots ne sont peut-être que des pierres
Avec lesquelles le poète construit
son propre caveau
Les mots ne sont peut-être que les pierres
que le poète lance en guise
de pavés dans la mare de l'humanité
Le vase laisse partir une bulle de fleurs, vers les plafonds de nos horizons clairsemés, pourtant bien présent jusque dans nos mots.Un mot, pas plus, pour convertir le Monde à la poésie !
06 octobre 2008
Le Périph
Busted1.png | Busted2.png | Busted3.png |
Busted4.png | Busted5.png | |
Je roule tout droit sur le périph', depuis des heures
J'ai mis pleins phares pour qu'en face ils voient pas qu'je pleure
Sur le pare-brise la crasse vient à bout des mes essuies-glaces
Portes et fenêtres condamnées, accélérateur bloqué
Je regarde ma vie défiler
Mille lumières, autant d'enfers, qui se croisent et se toisent et me ratiboisent
Et je vois un mur au loin, qui recule à mesure
Et je sais qu'un jour viendra où le mur s'arrêtera
Mais il n'est pas de marche arrière, encore moins sur le boulevard circulaire
Tête à queue sans queue ni tête où les radars immortalisent mon cafard
La grande spirale du râle m'engloutit, je navigue, aveugle, sous la pluie
Ondulant les vagues filantes encornées de brumes déchirées d'étoiles filantes(?)
Entre les gros tonnages qui font barrages
Les marées noires qui croient m'avoir
Je joue des coudes et roule à plein pot
C'est pas ce soir qu'ils auront ma peau
Je roule tout droit sur le periph' depuis des heures
Deux cent à l'heure je me sens bien
Je n'ai pas peur je roule vers mon destin
Les gyrophares nécrophages arriveront toujours trop tard pour ramasser mes dérapages
Mais je vois un mur au loin qui recule à mesure
Et je sais qu'un jour viendra où le mur s'arrêtera (x3)
04 octobre 2008
03 octobre 2008
Nuits de Chine
Chantée par Louis Lynel 1922
Quand le soleil descend à l'horizon
A Saïgon
Les élégantes s'apprêtent et s'en vont
De leurs maisons
A petits pas, à petits cris
Au milieu des jardins fleuris
Où volent les oiseaux jolis
Du paradis
Tendrement enlacés
Se grisant de baisers
Les amants deux par deux
Cherchent les coins ombreux
Nuits de Chine
Nuits câlines
Nuits d'amour
Nuits d'ivresse
De tendresses
Où l'on croit rêver jusqu'au lever du jour
Nuits de Chine
Nuits câlines
Nuits d'amour
Sur la rivière entendez vous ces chants
Doux et charmants ?
Bateaux de fleurs où les coupl's en dansant
Font des serments
Pays de rêve où l'étranger
Cherchant l'oubli de son passé
Dans un sourire retrouvé
La joie d'aimer
Éperdu, le danseur
Croit au songe menteur
Pour un soir de bonheur
On y laisse son cœur...
01 octobre 2008
Le Nombre E

Laisser les limites s'arrêter ... Ici !
Ce soir, le soleil est froid et muet.
Les ombres s'accouplent dans une étrange danse
d'éclipses successives. Le vide s'installe
lentement dans ce brouillard urbain, où
seuls les gyrophares bleus éclairent le bas des
abimes. Tristes et abîmés, les vieilles bâtisses
de Montreuil se reflètent une dernière fois
dans les flaques, avant d'être rasées.
Des décombres naissent milles bureaux, milles
cages pour futurs employés. Les artères se
bouchent puis s'ouvrent, s'éventrent, se
referment au rythme frénétique de ses
feux rouges.
J'ai encore dans mes souvenirs, cette maison
ancienne qui bloquait le boulevard de son
ombre
30 septembre 2008
Place à l'anticipation
17 août 2007, conférence de presse
«L’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides [...] Je ne conçois pas aujourd'hui de contamination à l'économie mondiale»
17 août 2007, dans «Le Parisien»
«Ce n'est pas un krach [...] Nous assistons aujourd'hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible»
5 novembre 2007 sur «Europe 1»
«La crise de l'immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine. Il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française»
18 décembre 2007, sur «France-Inter»
«Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique»
22 janvier 2008, sur «Europe 1»
«[Un krach?] Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça [...] Je crois qu'on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée»
10 février 2008, au G7 au Japon
«Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l'Europe»
11 février 2008, dans «Le Figaro»
«Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée».
26 mars 2008, conférence de presse
«L'environnement international est difficile […] La volatilité actuelle des taux de change et le niveau du dollar sont un risque pour notre croissance»
1er juillet 2008, dans «Le Figaro»
A l'orée de la présidence française de l'UE, Lagarde veut rester comme le ministre français ayant permis à l'Europe «d'éviter la crise financière d'après»
15 septembre 2008, sur «Europe 1»
«L'ensemble des autorités bancaires, le Trésor, les banques centrales se sont concertées pendant plusieurs jours, les mécanismes sont en place, il n'y a pas panique à bord»
16 septembre 2008, conférence de presse
«[La crise aura] des effets sur l'emploi et sur le chômage [pour l’heure] ni avérés ni chiffrables»
20 septembre 2008, conférence de presse
«Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous»
21 septembre 2008 sur «Europe 1»
«Je ne suis pas euphorique, pas plus que je n'étais catastrophiste […] La crise est loin d'être finie»
Vincent Glad
29 septembre 2008
Le roman Libertin (Partie III)
se passa entre vie et mort.
Durant mon enfance ai-je
Vu et rencontré femme divine.
Sur ses seins naissants, sa rose glabre
Ma bouche en papillon point se posa
Tel un Saint Thomas qui ne verra pas
Je vénérais cette fillette au corps de Marbre.
Ce cœur épanouit, tel un lotus sur l'onde
Son sein blanc et ferme, ne fut mien
Aux Antipodes de l'amoureux Monde
Siégeais ce berceau d'or non étain.
Refusé et exclu sur l'autre bord
D'une rive inaccessible, tel ce corps
J'errais transis, vexé et solitaire
Devant un berceau sans amant ni père.
28 septembre 2008
26 septembre 2008
Ceci est une Guerre économique
Tentative d'expropriation
Une maison abandonnée à la solitude
Son usurpation d'identité
Dans un bac à frire
Les gendarmes sont venus sous tenus
De combat
Un clerc, pas clair, remet la lettre
Un Homme est mort
Un autre le remplace
Un Homme est mort
Un autre le remplace
à l'infini
Un Homme est mort
Un autre le remplace.
Ils ne sont pas là pour venger leurs morts
Nous ne sommes pas là pour ronger un os
Nous ne sommes là que par amour de la liberté
Ténébreuse contradiction, quand on en connaît le prix
Tentative d'appropriation
Le sang coule sur chacun des uniformes
Il n'y a pas de liberté sans le sang
Un Homme est mort
Un autre le remplace
La machine à broyer l'humain est en marche
Toujours branché sur le secteur
Un mixeur à broyer du noir
Un Homme est mort
Un autre le remplace
Un Homme est mort
Un autre le remplace
Ceci est une guerre économique
24 septembre 2008
23 septembre 2008
Cinq heures moins treize
La couronne d'épines, feu prendra
A zéro, les rêves de royaumes, rendra
Cinq hommes devinrent cinq milles
En haut du calvaire se noya la foule.
Le prince perdit la vie de catin en bras
Son jugement et royale loyauté achetés
Bientôt furent connu, bientôt en éclats
s'éparpilla en disgrâce, sa renommé
22 septembre 2008
1888 Mensonges pour une peste
J'ai brisé tous les miroirs,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai scié tous les rideaux,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai brûlé les verres et les assiettes,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai déchiré les murs, les fenêtres,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai crié sur tes ilences,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai fait abstinence dans un génycée
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai effacé tous tes portraits,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai vidé le soleil de sa lumiére
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai coupé les cordes de ma guitare,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai mis des rideaux à la lune,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
La lune a refusé de me parler,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
La terre entiére est dépeuplé,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai craché des galaxies,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai même appelé ta mére,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai posté des lettres sans adresse,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
Mais j'ai conservé ton téléphone,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
Ton non dans ma mémoire,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
Demain, peut être tu reviendras,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi.
14 septembre 2008
plutôt calme en ce moment
ICHUT4ZZ CSECT
STM 14,12,12(13)
LR 12,15
USING ICHUT4ZZ,12
MODESET KEY=ZERO
L 1,CVTPTR
USING CVT,1
L 1,CVTTCBP
L 1,12(1)
DROP 1
USING ASCB,1
L 1,ASCBASXB
DROP 1
USING ASXB,1
L 1,ASXBSENV
DROP 1
USING ACEE,1
OI ACEEFLG1,ACEESPEC
RETURN (14,12),RC=0
IHAACEE
IHAASCB
IHAASXB LIST=YES
CVT DSECT=YES
END
04 septembre 2008
Pour les prochaines vacances d'hivers
Voilà une très belle piste rouge sur les chaîne de montagne (de montage devrais je plutôt dire.) La part d'audience de TF1 en dix huit ans de prestation audiovisuelle laisse bien peu de place à des cerveaux disponible pour consommer du coca cola.Attention cependant car la fin de la piste debouche sur un gouffre dangereux .
Cette chaîne ne sera pas ma chaîne.
Nouvelle Marianne
Il est rarissime que je puisse manifester le moindre soupçon d'enthousiasme pour un emblème quelconque de cette république (Aux 4 fromages), mais il faut le dire, Jeanne Cherhal dans son rôle de Marianne m'a "touchée". La chance de la voir en buste plastique et plâtre dans une mairie est quasi nul, mais sait on jamais, il y a toujours des maires à l'imagination débordante, et au parcours parfois inhabituel.Si Jeanne ainsi très pudiquement vêtue d'un drapeau, s'est faite photographier, c'est, je pense pour une chanson à propos d'un SMS.
La photo est belle, l'intention sympa, et le symbole me plaît beaucoup. Encore une intervention de ma part, après coup, (après la sortie de la chanson, pour être claire), mais intervenir à chaud, ne sera décidément pas le point fort de ce blog et de ses invités ;)
Si vous souhaitez en connaître plus sur Jeanne, c'est ici que ça se passe : http://www.jeanne-cherhal.com
30 août 2008
haine brigade
Que 2008 est identique à 1989 qui elle même était pareil à 1961 (1942, 1917, 1870, 1848,etc..), toujours autant de cadavres dans la seine, et partout ailleurs, toujours les mêmes têtes dégueulasses, dégarnis et nauséeuses en face, histoire de bien te montrer que chacun de tes succès ne sont que des échecs, au final.
"Crève Salope ! Ta vie vaut pas cent balles !" en substance dans nos métalliques inconsciences urbaines.
Le punk c'est la manière moderne de jouer le blues quand on est blanc et qu'on habite une cité industrielle. [Gagou]
Haine Brigade : Commissariat Blues
La haine en toi tu te souviens
Cette nuit là dans la cellule
Ils t'ont battu sans t'expliquer
Tu étais nu, tu as saigné
Police torture !
Une grenade entre les mains
Tu chantes le commissariat blues
Tu jongles avec ton destin
Au son du commissariat blues
Pour tes idées pour ton faciès
Ils t'ont trainé t'ont humilié
Flics hystériques à coups de triques
Ont fait de toi un enragé
Police torture !
Comme dans un rêve t'ont relaché
Seul dans la rue tu as marché
Droit devant sans te retourner
Police torture !
19 août 2008
Ich was ein chint so wolgetan [...]
tout le monde me louangeait, je plaisais à tous
Refrain :
Hou et oh! Maudit le tilleul qui pousse au long du chemin! jour je voulais aller à travers prés cueillir des fleurs
alors un voyou voulut m'y déflorer
Refrain :
II me prit par la blanche main mais pas sans bonnes manières
il me conduisit au long du près frauduleusement
Refrain :
II me prit par mon habit blanc sans bonnes manières
il me traîna par la main très violemment
Refrain
II dit "Femme, allons-y l'endroit est retiré!"
ce chemin, qu'il soit honni! j'ai pleuré sur tout ça.
Refrain
"Voici un beau tilleul, non loin du chemin
j’y ai laissé ma harpe mon psaltérion et ma lyre"
Refrain
Comme il arrivait au tilleul, il dit "asseyons-nous"
l'amour le pressait fortement "faisons un jeu"
Refrain
II saisir mon corps blanc non sans crainte
et dit "je te rend femme douce est ta bouche".
Refrain
II souleva ma chemisette et quand mon corps fut dénudé
il entra soudain dans mon petit château poignard dressé.
Refrain
il prit le cuistot et l'arc,la chasse a été bonne!
Le même m'a ensuite trompée. Voilà la fin de l'histoire.
Juste avant de crier au loup, sachez que ce texte est Tiré de Carmina Burana de Carl Orff
Carmina Burana: Cantiones profanae cantoribus et choris cantandae comitantibus instrumentis atque imaginibus magicis
traduction en Français du texte latin
Pour plus d'information se référé à camerata vocale
24 juillet 2008
18 juillet 2008
EDVIGE
instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,
sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,
s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.
Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org
SIGNER L’APPEL - Voir les signataires
17 juillet 2008
16 juillet 2008
L'hymne à l'Amour
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importent les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes
J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais
Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrai aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment
15 juillet 2008
Un pays inhospitalier
Ce soir, personne n'est invulnérable. L'ombre entoure les monuments, et lèche la pierre. L'œil pénètre les vitres et s'enfonce dans les carreaux. La lune est trop basse pour exprimer un espoir, le soleil trop lointain pour en assumer le concept. Mademoiselle n'a pas peur pourtant, l'amour sauve.
La rage jamais bien loin. L'étau se referme - la cage se referme - la porte se referme - Dieu est un vague souvenir - L'espoir est presque interdit, Tabou est-il devenu ?
Le charter rempli d'assassin revient de la terre lointaine et se pose au palais doré, qui domine soixante millions d'âme, vendues par un pacte de soumission. Une métropole entière anesthésiée, endormie et pourrie de l'intérieur par un chant du coq. Coq qui devient cygne.
La lune est basse, ce soir, tout devient possible, une arme à la main. N'aie pas peur, les portes de l'horreur sont ouvertes. L'ombre plane, la lune a bien du mal à s'en dévêtir.
14 juillet 2008
Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions d'un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.
Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. A côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :
De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, pâle, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.
A travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.
Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
Charles Baudelaire
Le joujou du pauvre
tricotons nos triangles pour préparer l'avenir
Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité.
Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.
L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc….
Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.
En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale.
Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.
De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition.
En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social ?
Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.
Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre.
10 juillet 2008
obsolescence
Les images rémanentes se trouvent dans la pornographie, les souvenirs, la télévision. Elles sont l'obsolescence programmée d'une idée. Les courants se figent en une éternelle jeunesse, puis se momifient dans cet état de candeur.
09 juillet 2008
la décence de rester vivant
Les vitraux brisés au sol racontaient à eux seuls, cette dernière nuit de flammes et de haines. Pas un seul jours sans alerte depuis treize ans. Je ne me souviens plus comment c'était avant que tout se calcine.
Hier encore, j'étais seul avec ma conscience. Ce n'est pas qu'aujourd'hui, la situation ait beaucoup changé, mais nous nous sommes réconciliés quelques secondes, le temps d'ouvrir la main qui tenait une grenade, le temps d'ouvrir le journal, une bière et tranquillement lire la fin de l'histoire.
J'étais déjà aux faits d'hivers.










