06 octobre 2008

Le Périph

No problem avec la mienne ;) c'est juste que le morceau de mano solo m'a plu, et d'autre part que les photos m'ont bien éclaté ;)




Découvrez Mano Solo!
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mano solo

Je roule tout droit sur le périph', depuis des heures
J'ai mis pleins phares pour qu'en face ils voient pas qu'je pleure
Sur le pare-brise la crasse vient à bout des mes essuies-glaces
Portes et fenêtres condamnées, accélérateur bloqué
Je regarde ma vie défiler
Mille lumières, autant d'enfers, qui se croisent et se toisent et me ratiboisent
Et je vois un mur au loin, qui recule à mesure
Et je sais qu'un jour viendra où le mur s'arrêtera

Mais il n'est pas de marche arrière, encore moins sur le boulevard circulaire
Tête à queue sans queue ni tête où les radars immortalisent mon cafard
La grande spirale du râle m'engloutit, je navigue, aveugle, sous la pluie
Ondulant les vagues filantes encornées de brumes déchirées d'étoiles filantes(?)
Entre les gros tonnages qui font barrages
Les marées noires qui croient m'avoir
Je joue des coudes et roule à plein pot
C'est pas ce soir qu'ils auront ma peau
Je roule tout droit sur le periph' depuis des heures

Deux cent à l'heure je me sens bien
Je n'ai pas peur je roule vers mon destin
Les gyrophares nécrophages arriveront toujours trop tard pour ramasser mes dérapages
Mais je vois un mur au loin qui recule à mesure
Et je sais qu'un jour viendra où le mur s'arrêtera (x3)

04 octobre 2008

03 octobre 2008

Nuits de Chine

Dumont - Benech
Chantée par Louis Lynel 1922

Découvrez Louis Lynel!

Quand le soleil descend à l'horizon
A Saïgon
Les élégantes s'apprêtent et s'en vont
De leurs maisons
A petits pas, à petits cris
Au milieu des jardins fleuris
Où volent les oiseaux jolis
Du paradis
Tendrement enlacés
Se grisant de baisers
Les amants deux par deux
Cherchent les coins ombreux

Nuits de Chine
Nuits câlines
Nuits d'amour
Nuits d'ivresse
De tendresses
Où l'on croit rêver jusqu'au lever du jour
Nuits de Chine
Nuits câlines
Nuits d'amour

Sur la rivière entendez vous ces chants
Doux et charmants ?
Bateaux de fleurs où les coupl's en dansant
Font des serments
Pays de rêve où l'étranger
Cherchant l'oubli de son passé
Dans un sourire retrouvé
La joie d'aimer
Éperdu, le danseur
Croit au songe menteur
Pour un soir de bonheur
On y laisse son cœur...

01 octobre 2008

Le Nombre E


Laisser les limites s'arrêter ... Ici !

Le nombre E
Ce soir, le soleil est froid et muet.
Les ombres s'accouplent dans une étrange danse
d'éclipses successives. Le vide s'installe
lentement dans ce brouillard urbain, où
seuls les gyrophares bleus éclairent le bas des
abimes. Tristes et abîmés, les vieilles bâtisses
de Montreuil se reflètent une dernière fois
dans les flaques, avant d'être rasées.
Des décombres naissent milles bureaux, milles
cages pour futurs employés. Les artères se
bouchent puis s'ouvrent, s'éventrent, se
referment au rythme frénétique de ses
feux rouges.

J'ai encore dans mes souvenirs, cette maison
ancienne qui bloquait le boulevard de son
ombre

30 septembre 2008

Place à l'anticipation

20 minutes trouve un an de communiqué du ministre de l'économie et d'interview "media"


17 août 2007, conférence de presse
«L’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides [...] Je ne conçois pas aujourd'hui de contamination à l'économie mondiale»

17 août 2007, dans «Le Parisien»
«Ce n'est pas un krach [...] Nous assistons aujourd'hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible»

5 novembre 2007 sur «Europe 1»
«La crise de l'immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine. Il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française»

18 décembre 2007, sur «France-Inter»
«Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique»

22 janvier 2008, sur «Europe 1»
«[Un krach?] Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça [...] Je crois qu'on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée»

10 février 2008, au G7 au Japon
«Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l'Europe»

11 février 2008, dans «Le Figaro»
«Si les États-Unis devaient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée».

26 mars 2008, conférence de presse
«L'environnement international est difficile […] La volatilité actuelle des taux de change et le niveau du dollar sont un risque pour notre croissance»

1er juillet 2008, dans «Le Figaro»
A l'orée de la présidence française de l'UE, Lagarde veut rester comme le ministre français ayant permis à l'Europe «d'éviter la crise financière d'après»

15 septembre 2008, sur «Europe 1»
«L'ensemble des autorités bancaires, le Trésor, les banques centrales se sont concertées pendant plusieurs jours, les mécanismes sont en place, il n'y a pas panique à bord»

16 septembre 2008, conférence de presse
«[La crise aura] des effets sur l'emploi et sur le chômage [pour l’heure] ni avérés ni chiffrables»

20 septembre 2008, conférence de presse
«Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous»

21 septembre 2008 sur «Europe 1»
«Je ne suis pas euphorique, pas plus que je n'étais catastrophiste […] La crise est loin d'être finie»

Vincent Glad

29 septembre 2008

Le roman Libertin (Partie III)

Voici mon aveux sur ce qui
se passa entre vie et mort.
Durant mon enfance ai-je
Vu et rencontré femme divine.

Sur ses seins naissants, sa rose glabre
Ma bouche en papillon point se posa
Tel un Saint Thomas qui ne verra pas
Je vénérais cette fillette au corps de Marbre.

Ce cœur épanouit, tel un lotus sur l'onde
Son sein blanc et ferme, ne fut mien
Aux Antipodes de l'amoureux Monde
Siégeais ce berceau d'or non étain.

Refusé et exclu sur l'autre bord
D'une rive inaccessible, tel ce corps
J'errais transis, vexé et solitaire
Devant un berceau sans amant ni père.

28 septembre 2008


26 septembre 2008

Ceci est une Guerre économique


Tentative d'expropriation
Une maison abandonnée à la solitude
Son usurpation d'identité
Dans un bac à frire
Les gendarmes sont venus sous tenus
De combat
Un clerc, pas clair, remet la lettre
Un Homme est mort
Un autre le remplace
Un Homme est mort
Un autre le remplace
à l'infini

Un Homme est mort
Un autre le remplace.

Ils ne sont pas là pour venger leurs morts
Nous ne sommes pas là pour ronger un os
Nous ne sommes là que par amour de la liberté
Ténébreuse contradiction, quand on en connaît le prix

Tentative d'appropriation
Le sang coule sur chacun des uniformes
Il n'y a pas de liberté sans le sang
Un Homme est mort
Un autre le remplace
La machine à broyer l'humain est en marche
Toujours branché sur le secteur
Un mixeur à broyer du noir
Un Homme est mort
Un autre le remplace
Un Homme est mort
Un autre le remplace

Ceci est une guerre économique

Agripper le regard

24 septembre 2008

138eme Amendement

Croisons les cables RJ45, pour fêter le vote du 138 eme amendements

Zen hit

23 septembre 2008

Cinq heures moins treize


La couronne d'épines, feu prendra
A zéro, les rêves de royaumes, rendra
Cinq hommes devinrent cinq milles
En haut du calvaire se noya la foule.

Le prince perdit la vie de catin en bras
Son jugement et royale loyauté achetés
Bientôt furent connu, bientôt en éclats
s'éparpilla en disgrâce, sa renommé

22 septembre 2008

1888 Mensonges pour une peste

Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai brisé tous les miroirs,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai scié tous les rideaux,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai brûlé les verres et les assiettes,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai déchiré les murs, les fenêtres,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai crié sur tes ilences,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai fait abstinence dans un génycée
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai effacé tous tes portraits,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai vidé le soleil de sa lumiére
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai coupé les cordes de ma guitare,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai mis des rideaux à la lune,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
La lune a refusé de me parler,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
La terre entiére est dépeuplé,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai craché des galaxies,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai même appelé ta mére,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
J'ai posté des lettres sans adresse,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
Mais j'ai conservé ton téléphone,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
Ton non dans ma mémoire,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi,
Demain, peut être tu reviendras,
Je t'aimes, mais tu n'veux pas de moi.

14 septembre 2008

plutôt calme en ce moment

c'est plutôt calme chez orane en ce moment, de retour de vacance, je suis étonné. Enfin voilà une petite pensée de mes vacances.

ICHUT4ZZ CSECT
STM 14,12,12(13)
LR 12,15
USING ICHUT4ZZ,12
MODESET KEY=ZERO
L 1,CVTPTR
USING CVT,1
L 1,CVTTCBP
L 1,12(1)
DROP 1
USING ASCB,1
L 1,ASCBASXB
DROP 1
USING ASXB,1
L 1,ASXBSENV
DROP 1
USING ACEE,1
OI ACEEFLG1,ACEESPEC
RETURN (14,12),RC=0
IHAACEE
IHAASCB
IHAASXB LIST=YES
CVT DSECT=YES
END

04 septembre 2008

Pour les prochaines vacances d'hivers

Voilà une très belle piste rouge sur les chaîne de montagne (de montage devrais je plutôt dire.) La part d'audience de TF1 en dix huit ans de prestation audiovisuelle laisse bien peu de place à des cerveaux disponible pour consommer du coca cola.
Attention cependant car la fin de la piste debouche sur un gouffre dangereux .

Cette chaîne ne sera pas ma chaîne.

Nouvelle Marianne

Il est rarissime que je puisse manifester le moindre soupçon d'enthousiasme pour un emblème quelconque de cette république (Aux 4 fromages), mais il faut le dire, Jeanne Cherhal dans son rôle de Marianne m'a "touchée". La chance de la voir en buste plastique et plâtre dans une mairie est quasi nul, mais sait on jamais, il y a toujours des maires à l'imagination débordante, et au parcours parfois inhabituel.
Si Jeanne ainsi très pudiquement vêtue d'un drapeau, s'est faite photographier, c'est, je pense pour une chanson à propos d'un SMS.
La photo est belle, l'intention sympa, et le symbole me plaît beaucoup. Encore une intervention de ma part, après coup, (après la sortie de la chanson, pour être claire), mais intervenir à chaud, ne sera décidément pas le point fort de ce blog et de ses invités ;)

Si vous souhaitez en connaître plus sur Jeanne, c'est ici que ça se passe : http://www.jeanne-cherhal.com

30 août 2008

haine brigade

En flânant, l'air hébété sur quelques pages, je suis retombé sur un de mes vieux groupes fétiche : les Haine brigade. Le pire est dans cette sensation que le morceau ait été enregistré hier tout en sachant pertinemment qu'une vingtaine d'année nous sépare de sa création. De retourner vers ce foutu miroir, de voir ces rides, et de se dire, putain de dieu, ce morceau, lui n'en a pas pris une !!!!!
Que 2008 est identique à 1989 qui elle même était pareil à 1961 (1942, 1917, 1870, 1848,etc..), toujours autant de cadavres dans la seine, et partout ailleurs, toujours les mêmes têtes dégueulasses, dégarnis et nauséeuses en face, histoire de bien te montrer que chacun de tes succès ne sont que des échecs, au final.
"Crève Salope ! Ta vie vaut pas cent balles !" en substance dans nos métalliques inconsciences urbaines.

Le punk c'est la manière moderne de jouer le blues quand on est blanc et qu'on habite une cité industrielle. [Gagou]

Haine Brigade :
Commissariat Blues

La haine en toi tu te souviens
Cette nuit là dans la cellule
Ils t'ont battu sans t'expliquer
Tu étais nu, tu as saigné
Police torture !

Une grenade entre les mains
Tu chantes le commissariat blues
Tu jongles avec ton destin
Au son du commissariat blues

Pour tes idées pour ton faciès
Ils t'ont trainé t'ont humilié
Flics hystériques à coups de triques
Ont fait de toi un enragé
Police torture !

Au p'tit matin ils ont cessé
Comme dans un rêve t'ont relaché
Seul dans la rue tu as marché
Droit devant sans te retourner
Police torture !

19 août 2008

Ich was ein chint so wolgetan [...]

J’étais une enfant belle et bonne quand vierge encore j’étais en fleur
tout le monde me louangeait, je plaisais à tous

Refrain :
Hou et oh! Maudit le tilleul qui pousse au long du chemin! jour je voulais aller à travers prés cueillir des fleurs
alors un voyou voulut m'y déflorer

Refrain :
II me prit par la blanche main mais pas sans bonnes manières
il me conduisit au long du près frauduleusement

Refrain :
II me prit par mon habit blanc sans bonnes manières
il me traîna par la main très violemment

Refrain
II dit "Femme, allons-y l'endroit est retiré!"
ce chemin, qu'il soit honni! j'ai pleuré sur tout ça.

Refrain
"Voici un beau tilleul, non loin du chemin
j’y ai laissé ma harpe mon psaltérion et ma lyre"

Refrain
Comme il arrivait au tilleul, il dit "asseyons-nous"
l'amour le pressait fortement "faisons un jeu"

Refrain
II saisir mon corps blanc non sans crainte
et dit "je te rend femme douce est ta bouche".

Refrain
II souleva ma chemisette et quand mon corps fut dénudé
il entra soudain dans mon petit château poignard dressé.

Refrain
il prit le cuistot et l'arc,la chasse a été bonne!
Le même m'a ensuite trompée. Voilà la fin de l'histoire.

Juste avant de crier au loup, sachez que ce texte est Tiré de Carmina Burana de Carl Orff
Carmina Burana: Cantiones profanae cantoribus et choris cantandae comitantibus instrumentis atque imaginibus magicis
traduction en Français du texte latin
Pour plus d'information se référé à camerata vocale

24 juillet 2008

18 juillet 2008

EDVIGE

Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE

instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux


Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

SIGNER L’APPEL - Voir les signataires


17 juillet 2008

16 juillet 2008

Portrait Femme galet





L'hymne à l'Amour

Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importent les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes

Découvrez Édith Piaf!


J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais

Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrai aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment

15 juillet 2008

Un pays inhospitalier


Les portes de l'horreur sont ouvertes, la lune est trop basse pour vous promenez toute seule, ce soir, mademoiselle. On renvoie dans un pays inhospitalier des charters de viandes à canon, pour qui le simple fait de vivre est déjà d'une incroyable audace, voir un crime.
Ce soir, personne n'est invulnérable. L'ombre entoure les monuments, et lèche la pierre. L'œil pénètre les vitres et s'enfonce dans les carreaux. La lune est trop basse pour exprimer un espoir, le soleil trop lointain pour en assumer le concept. Mademoiselle n'a pas peur pourtant, l'amour sauve.
La rage jamais bien loin. L'étau se referme - la cage se referme - la porte se referme - Dieu est un vague souvenir - L'espoir est presque interdit, Tabou est-il devenu ?

Le charter rempli d'assassin revient de la terre lointaine et se pose au palais doré, qui domine soixante millions d'âme, vendues par un pacte de soumission. Une métropole entière anesthésiée, endormie et pourrie de l'intérieur par un chant du coq. Coq qui devient cygne.
La lune est basse, ce soir, tout devient possible, une arme à la main. N'aie pas peur, les portes de l'horreur sont ouvertes. L'ombre plane, la lune a bien du mal à s'en dévêtir.

14 juillet 2008

Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables!

Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions d'un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.

Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. A côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :

De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, pâle, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

A travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.

Charles Baudelaire
Le joujou du pauvre

tricotons nos triangles pour préparer l'avenir


Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité.

Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.

L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc….

Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.

En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale.

Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.

De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition.

En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social ?

Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.

Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre.

10 juillet 2008

obsolescence

Les images rémanentes collent à la rétine, collent au cerveau, avec ce fort pouvoir psychosomatique propre aux anxiolytiques. Il n'y a plus de place à la rêverie, l'inspiration et la méditation. Le tube catho-lytique est né. Tout est irrémédiablement désagréger par cette image figée et cyclique. Même le mouvement est enfermé dans ces composants de matières électroniques.
La trame de la poésie s'en trouve réduite à plaire à quelques irréductibles presque marginaux, qui s'efforcent d'y trouver une possibilité de distordre, corrompre et détourner à son profit ce pouvoir.

Les images rémanentes se trouvent dans la pornographie, les souvenirs, la télévision. Elles sont l'obsolescence programmée d'une idée. Les courants se figent en une éternelle jeunesse, puis se momifient dans cet état de candeur.

09 juillet 2008

la décence de rester vivant

Personne n'est venu à la table des négociations, pas un seul n'avait eu la décence de rester vivant. La salle était donc vide, le jour de l'armistice. C'est peut être à ça que l'on reconnaît une vraie démocratie. La voie du peuple : un long silence muré, mesuré, séquestré, segmenté, fragmenté, transperçant les cries et la fureur, pour mieux balayer le règne de la terreur. Tous les beaux idéaux, les belles paroles étaient enfin tues. Un sacré jour, nom de dieu, de paix fraternelle.

Les vitraux brisés au sol racontaient à eux seuls, cette dernière nuit de flammes et de haines. Pas un seul jours sans alerte depuis treize ans. Je ne me souviens plus comment c'était avant que tout se calcine.
Hier encore, j'étais seul avec ma conscience. Ce n'est pas qu'aujourd'hui, la situation ait beaucoup changé, mais nous nous sommes réconciliés quelques secondes, le temps d'ouvrir la main qui tenait une grenade, le temps d'ouvrir le journal, une bière et tranquillement lire la fin de l'histoire.
J'étais déjà aux faits d'hivers.

27 juin 2008

République





26 juin 2008

Démocratie




24 juin 2008

Dites trentes trois

Une bonne idée pour Sikolas Dites trente trois :

Sur une idée de Jef Aérosol, DITES 33 est un hommage aux pochettes de nos bon vieux albums 33 tours d'antan. Même si les artistes rassemblés autour de cette thématique n'ont pas créé de "vraies" jaquettes de disques, ils en ont scrupuleusement respecté le format (31,5 x 31,5 cm), s'autorisant détournements, pastiches, délires graphiques, images inventées ou revisitées, rencontres improbables, compilations impossibles, citations, références obscures, provocations irrévérencieuses, humour kitch, style BD, télescopages psychédéliques et clins d'oeil aux icônes de la pop culture... Le patchwork de ces 333 tableaux est pour le moins impressionnant !

19 juin 2008

Autoportait

. : [ Auto-portait . Sept 2007 ] : .
Sur les conseils avisés d'Orane, je poste un auto-portrait, pour ceux qui souhaiterait mieux saisir le personnage.

17 juin 2008

evidemment



en passant, : un merci aux irlandais pour leur vote ;)

15 juin 2008

Le roman Libertin (Partie II)

[ La harde ]

Toute ma vie point n'ai été un honnête homme,
Ma vie ne fut point un long roman sans âme

Jeune j'étais, vieux à présent suis,
Gris deviennent lentement, jadis de suie
Ses cheveux qui plaisaient tant et plus
A ses infidèles femmes, à leurs maris ont plu.

Au galop reviennent ses souvenirs de jadis,
Ses épopées héroïques, ses entrées en Paris
Désert mais libérés du joug de la tyrannie,
Même vainqueurs point ne vous oubliais ma mie.

[ Toute aventure commence lorsque la plume,
Le parchemin rencontre, et des doigts noircis.]


Maintenant la parque est là, qui
m'ôtera souvenir et corps

Baudelaire


Baudelaire en musique, on connaît grâce à Léo Ferré. Mais à la sauce moderne ça donne :
Baudelaire Colonval. On peut sur le site , écouter 6 poésies mises en musique :
  • La destruction
  • L’invitation au voyage
  • épigraphepour un livre condamné
  • L’horloge
  • La mort des amants
  • L'idéal
Je ne pouvais pas rester insensible à cette tentative

12 juin 2008

Les Œillets du Poètes

Pour mes Poètes préférés
Et les Muses cachées

L'été sera chaud mais surtout humide


07 juin 2008

La complainte de kesoubah (jean tranchant)

Un lecteur m'a envoyé ce morceau, excellente interprétation et texte comme j'aimes :
la video provient de François Juszezak Coup de coeur Mix'Arts 2005 Festival Tourné Monté Super 8 de Strasbourg


Interprète : Marianne Oswald (Alice Bloch) (1901-1985)

on habitait porte saint ouen,
le père était tondeur de chien
la mère faisait les lessives, faut bien travailler
pour qu’on vive

quand papa rentrait mécontent,
il tapait un peu sur maman
ça lui faisait passer sa rage,
c’etait vraiment un bon ménage

papa buvait bien quelques fois,
ca vous console quand on boit
maman n’etait pas la dernière,
d’accepter de prendre un verre

nous on les suivait jusqu’au bar,
ils nous donnaient de leur pinard
ca nous faisait tenir bien sages,
c’etait vraiment un bon menage

les dimanches on allait au bois,
y’avait des claques a chaque fois
on a été sept et puis douze,
car maman était très jalouse

son homme était l’astre du jour,
et puis elle adorait l’amour
maman elle est morte a l’ouvrage,
c’etait vraiment un bon ménage

ça leur crevait d’avoir du cœur,
mais moi j’ai cherche le bonheur
comme il n’existe pas sur terre,
j’n’ai trouve que la misère

je suis une bête de somme,
condamnée à aimer les hommes
jusqu’au terme de mon voyage,
et pis merde pour les bons ménages

05 juin 2008

127.0.0.1 N° Futur

Bien vu Xavier

127.0.0.1 No Futur


J'ouvre la porte, la salle d'attente est pleine, même pas une petite place pour nous. Alors je restes debout après avoir pris un "Science et Avenir". Trop compliqué, pas envie de lire. Je le reposes d'un air agité et je prends le catalogue printemps - été des pompes funèbres. Ils sont sympa chez les médecins, maintenant, ils te laissent choisir ton futur. Les photos sont bien cadrées, les descriptifs succincts mais néanmoins exhaustifs. Il y a de beaux cercueils blancs, fraîcheur sapin, des bruns en chêne, fait pour durer, pour ceux qui ont la vie dure, des beaux noirs en ébènes, taillés pour durée. Pas de teck, ça ne rassure pas les héritiers.
Ma copine, à côté de moi, me dit un truc - Qu'est ce qu'elle penserait de moi, si je lui disais que je suis en train de choisir notre future résidence principale. Elle le prendrait mal, sûre ! Mais au prix où sont les appartements, finalement ça reste un bon investissement.

Ah, oui ! C'est vrai, c'est bientôt les fêtes de fin d'année, faudra penser à les faire en famille, cette année. J'hésite encore sur le cimetière. On ira peut être voir ma mère. ça fait longtemps qu'on l'a pas vu. Bien que ça fait cinq ans qu'on est pas allé voir mon frère. Depuis le temps, faudrait qu'on passe le voir. Cette année, la créche de noël, on la fera le 1er novembre.

Je refermes le catalogue, non sans avoir jeté un dernier œil sur la page "Dernière démarque, tout doit disparaître". C'est les soldes. J'allais passé à côté du contrat obséque, ayez une dernière pensée pour les survivants. Soyons pas égoïstes, Bon courage aux survivants, d'ailleurs.

J'peux pas m'empêcher d'y penser, en tenant la main de mon amie. Cinq ans déjà, tout est éphémère. Faudra que je prennes ma résolution au sujet des enfants. Elle en veut au moins deux. Un troisième, juste pour le plaisir. Si j'arrive à me décider pour le premier, elle arrivera peut être à me convaincre pour les deux autres.

Finalement, la file d'attente est trop longue, la salle me rend morose. Un coup d'œil, on se comprend, et on ressort. Pas de place pour nous ! Pas grave, la vie ne vaut pas l'coup d'attendre.

25 mai 2008

Le roman Libertin (Partie I)

Point n'ait toujours été un honnête homme.
Point n'ait toujours été un gentil homme.
Longtemps ai porté sur ma tête un heaume
l'épée du vainqueur, du vaincu dans la paume.

En chevalier discourtois ai porté en mon cœur
Toute la faiblesse ai détruite ; par le peur
même de me rencontrer, les gens jetaient leurs
oripeaux aux orties, âmes aux diable, Semais frayeur.

Mon visage défiguré par la haine et la hargne,
portait la lèpre en sourire, mes yeux le bagne.

Aldous Huxley

tant que les gens admireront les Césars et les Napoléons,
les Césars et les Napoléons ressurgiront en temps utile et rendront les gens misérables

24 mai 2008

Le blog des films de merde

Perdre 10 €uros pour voir une scéance, mais surtout perdre une heure en faisant la queue, ça m'a jamais franchement passionner. Junko propose de faire un descriptif des films lamentables qu'on nous sort. Tellement lamentable que le bouche à oreilles rend caduqe les méthodes commerciales. L'industrie du cinéma, ainsi pénalisé dans ses flops à répétition, ne souhaitant ni changé ses méthodes de production, ni même ses scénarios milles fois recyclés, qu'ils en deviennent indolores, préfère se vautrer dans la lutte du piratage, plutôt que d'aller vider ses ordures.

Bref Junko résume et nous permet de gagner 1 heure, 10 €uros, avant chaque soirée cinéma.

Merci Junko

21 mai 2008

à Part Eight

Sept heures moins huit, le temps s'éclaircit, les nuages se lèvent, les hommes aussi. Je cherches le cendriers qui est planqué sous mon lit. L'odeur me réveille. Désagréable. Les yeux encore collés, les mots me viennent, perchés. Des questions, des cris, des râles. J'ai encore une boule au fond de moi, qui grossit. À vu d'œil. Il me reste encore un peu de temps.
L'ennui est là bien présent. Les restes, les os des souvenirs sont en train de cogner à la porte. Ils frappent, ils veulent rentrer. L'hôte que je suis, ne cesse de penser que leur venue est néfaste. Comme une vieille femme folle, ils sont toujours là, on attend juste qu'ils crèvent enfin. Sauf que la vie les rappelle à votre bon cœur. Sauf que la nuit a beau être glauque, les veuves ne meurent pas toutes.

Vous l'avez deviné, ce n'est pas les cigarettes qui terminent en cendres, c'est mon cœur. Cette organe vital est de cendres et de fumées. Ca a mis quelques temps avant d'arriver, mais il se consume lentement à présent. Détruit, ravagé par le temps, les coups durs, les coups du sort, la braise n'est plus rouge. Elle n'est plus que charbon noir, froid.
Terminé.

Un concerto de Mozart traine dans mes oreilles, un morceau de piano et de violons, de cordes de tout poil. J'attends que la mélodie s'arrête, elle continue toujours reprenant toujours même après ces décrescendo. Une manifestation de la vie, de l'art, et du doux mixe des deux. Je cherches un verbe pour le fait de vivre, comme si vivre était l'acte lui même.
J'ai envie d'achever cet acte, après les quelques livres que j'ai pu écrire, ceux que j'ai lus, et le reste qui n'est pas très charmant. Aucune réponse aux questions que je n'ai pas posées.

Dans un grand fatras de souvenirs cassés,
j'ai abandonné toutes illusions de vivre
décemment, comprenant mes rêves brisés,
Haïssant la terre entière de mes actes ivres.

Pleurer indolent lecteur, l'auteur de ses lignes
ne cessent de trembler à ses pensées.
Les nuits trop courtes achèvent, alignent
les deceptions, les erreurs, les mythes entiers.

Crois en toi même, fuit désespérément
les symptômes d'une vie malheureuse,
et atteints, sans craindre la faucheuse,

un destin, un futur prédéterminé qui t'attend.
Les véroles de l'âme seront toujours là,
pour détruire irrémédiablement les précédents états.


Les cigarettes finissent toutes au fond du cendrier
Verdure
à Part Eight

16 mai 2008

Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Belleville

Les Ateliers d'Artistes de Belleville organisent cette année leurs Portes Ouvertes les 16, 17, 18 et 19 mai 2008, de 14h à 21h.
Pour cette 19ème édition autour du thème Tentation, 250 artistes de Belleville et leurs invités ouvrent gratuitement leurs ateliers, de nombreux événements sont également programmés.

Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de Belleville
Peintres, sculpteurs, graveurs, photographes, plasticiens, céramistes, carnettistes, vidéastes... 250 artistes de Belleville et leurs invités ouvrent
leurs ateliers : plus de 130 lieux de travail et de vie à visiter pendant quatre jours.

Ils proposent un voyage dans leur imaginaire et un véritable parcours à travers les mouvances de l’art contemporain. Leur démarche d’ouverture vers le public est une alternative aux lieux habituels de diffusion. Lors de sa précédente édition, cet événement a rassemblé 50 000 visiteurs. Après Trans-Belleville-Express en 2006,
Sublime recyclage en 2007, les Artistes de Belleville vous invitent cette année
à découvrir leurs visions de la tentation.
Dans nos sociétés, la tentation est à la fois omniprésente et totalement banalisée… En répondant à la tentation de l’art, les artistes de Belleville entendent lui rendre quelque transcendance : tentation du beau, du plaisir des sens, de l’intelligence, contre tentations de séduction consumériste, régression au plus grand nombre, inquiétants populismes…


07 mai 2008

LE CRAPAUD ET LA PRINCESSE - ludwig von 88

Un crapaud aimait une princesse
Il s'endormait le cœur en liesse
Et tout au fond du bois maudit
Il en rêvait toutes les nuits

ref: crapaud, princesse, salaud !

Ses songes arrivaient jusqu'à elle
Un etre difforme qui l'appelle
Elle avait peur de s'endormir
De voir ses hantises revenir

ref: crapaud, princesse, salaud !

Le crapaud leva une armée
Et kidnappa sa bien-aimée
Il l'emmena prés de sa mare
Pauvre figure d'un cauchemar

ref: crapaud, princesse, salaud !

La belle prit une lame de rasoir
Se trancha les veines quand vint le soir
Le crapaud la fit embaumer
Bien nécrophile il l'a sautée

ref: crapaud, princesse, salaud !

source : www.ludwigvon88.fr.st

03 mai 2008

No Pub

Je sais pas vous mais moi le net, je le conçois sans pub. Cette semaine, ma surprise est venue d'une aide informatique chez un ami. Je n'étais pas sur ma machine habituelle, et j'ai surfé. ARGHHH !!! c'est devenue comme ça le net, J'ai eu l'impression de me promener sur le périphérique parisien, une banderole, une popup, et des trucs flash et flashy qui s'agitent de partout. L'horreur absolue ! J'étais pas sur ma machine mais je lui ai conseillé quelques bon plans.

Déjà en tout premier lieu Firefox qui permet d'installer quelques pluggins. Plus besoin de présenter ce butineur.
La deuxième chose à faire : installer ADBLOCKS. Sur Firefox, cela permet tout simplement de bloquer une bonne parti des publicités. On pourra même choisir à loisirs si on veut juste masquer, où si on veut tout simplement les supprimer. Ce choix permet de laisser un cadre cliquable pour afficher les publicités à volonté. Au moins le choix est volontaire. Où la suppression total de la publicité. J'étais dans ce cas depuis cinq ans et je navigue pas du tout sur le net autrement que sur des machines configurées avec mes petites mimines. Imaginer ma surprise quand j'ai vu ce flot de publicité sur mes sites habituelles.

Ce qu'il faut savoir au sujet de ces pub, en tout premiers lieux il ne s'agit que de fichiers , Images, objet flash, et du code, du code plus ou moins mal codé en plus. Et ces fichiers prennent une partie de la bande passante de la connection. Diminuant d'autant la bande pour la partie inintéressante du surf.

La deuxième chose auquel je n'étais pas habitué c'est le monstrueux cumul d'objet flash qui apparaît sur toutes les pages, pour rendre soit disant la navigation facile. Excusez mon ignorance, mais quand je veux lire des article, je m'attend à avoir du texte et pas cinquante images qui bougent dans tous les sens, avant même que le texte n'apparaissent. Voir même des machins qui bloquent la lecture en se mettant par dessus. Bref j'utilise maintenant depuis trois ans FlashBLOCK pour firefox. Ce petit outil miraculeux me laisse une fléche de lecture d'un player, sur laquelle je clique volontairement pour voir apparaître le machin chose flash super tout beau.
Mais au moins j'ai pas sur l'écran la vaste impression de rentrer dans un monde psychédélique de publicité.

Après une minutes trente de surf, j'ai coupé internet explorer. J'ai expliqué ce que j'en pensais. Mon ami m'a demandé d'installer sur sa machine ces trois programmes. Je l'ai fait. Il m'a demandé, si ce n'était pas du piratage. Je lui est répondu qu'il s'agit de produit informatique gratuit, voir même en source libre. Autant le premier argument lui parlait directement au portefeuille, autant le second argument, il s'en carrait l'oignon, vu qu'il n'aurait pas été capable de lire le code.
Et depuis il me dit qu'il navigue bien plus vite . ça, je veux bien le croire, j'ai du lui faire gagner au bas mots 30% de sa bande passante.

Le mode économique actuellement mis en place qui consiste à dire, "je vous fournis du contenu gratuit, alors mangez ma publicité" me fait vomir. Déjà, le contenu gratuit je le paye avec mon abonnement au web, et la publicité ne devrait exister que suite à un acte volontaire de ma part. Et cela que ce soit dans la rue, où sur le net.
Bref, oui, je veux de votre contenu soit disant gratuit, mais votre publicité garder là. Je n'ai pas l'intention de manger dix tranches de jambon en une journée, ni d'acheter seize voitures, mon pénis va bien, et je n'ai pas besoin, pour l'instant, de serviette hygiénique.

01 mai 2008

Les Ogres De Barback - Peuple Du Moment

Un petit texte des ogres pour Orane. Et une bise à toutes les autres femmes qui passeraient dans le coin.
On a vécu sans histoires, nous, femmes peuple du moment, portons en nous, par hasard, le portrait d'un drôle de tourment. Si votre dieu nous a fait sans âme, qu'il serait fort cruel mes enfants, de brandir contre nous la lame, de votre religion de perdants.

Ô femmes de tous pays, c'est pour vous que cette chanson, humblement fut écrite par un homme, triste situation.
Honte sur moi la honte de leur route, tous ces mauvais bougre aigris, qui jamais, non jamais, ne doutent que Dieu puisse être une femme aussi !

Qu'ont-ils donc à se méprendre, qu'ont-ils donc à lire de travers, ces fous, fanas prêts à se pendre pour la volonté d'une prière. Il me semble très difficile d'imaginer un seul instant, que tous ces milliers d'imbéciles puissent naître de votre corps si charmant.

Petite fille d'Algérie, belle femme d'Arménie, je me veux de votre pays, je me veux de votre sexe aussi. J'aimerais dans la rue tout comme vous descendre défier les plus fous, les musulmans, juifs ou chrétiens, intégristes du petit matin.
Messieurs, pardonnez-moi, j'essaie d'être le plus sincère, savez-vous que, si ma foi un jour vécut, ce fut pour ma mère. Moi jamais je ne suis certain, et je doute pour le moindre refrain, je ne prône aucun message, juste un conseil sans faux-héritage.
Qu'un jour vos maudites religions admettent sans fausses intentions, qu'il n'y a de plus beau pays que celui qui leur est interdit.
Qu'une femme vaut bien plus qu'un homme, qu'une femme vaut bien mieux que ça, que même leur chagrin monotone est plus noble que vos combats...
Qu'une femme vaut bien plus, en somme que les hommes qui se battent ici, là, et que leur chagrin pour les hommes me fait aimer les femmes ici-bas.

Artist: Les Ogres De Barback
Album: Irfan Le Héros
Year: 1999
Title: Peuple Du Moment