NinaHagen.jpg | NinaHagen01.jpg | NinaHagen03.jpg |
NinaHagen04.jpg | Nina Hagen Electronic Shrine | NinaHagen05.jpg |
17 avril 2008
Nina Hagen
12 avril 2008
Site préhistorique
2008 Summer SessionJ'adores ce genre de concept, et heureusement qu'il nous ont pas fait le coup des webcams, pour suivre le travail en direct ;) Le site, sur lequel ils travaillent, permet actuellement des recherches sur les origines amérindiennes. Cordelettes, ossements et déjections fossilisées ont d'ors et déjà été trouvés. Reste plus qu'à les analyser.
Northern Great Basin Prehistory Project
Archaeology Field School
09 avril 2008
08 avril 2008
Épreuves du poète - Andrée Chedid
Où la vie
Se disloque
Ou s'assemble
Sans répit
Le poète enlace le mystère
Invente le poème
Ses pouvoirs de partage
Sa lueur sous les replis
Épreuves du poète - Andrée Chedid
07 avril 2008
Fiasco des droits de l'homme
Première médaille Française pour sa violence policière ( Bronze ou argent, on attend encore la photo)
retour sur un fiasco :
19h30: La flamme olympique est arrivée peu avant 19H30 à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle Elle devrait être embarquée dans un avion devant décoller à 22H00 pour San Francisco, sa prochaine étape.
19h11: Vingt personnes ont été interpellées lundi à Paris lors des incidents qui ont perturbé le passage de la flamme olympique et relâchées, sauf une qui a été placée en garde à vue.
18h18: Des échauffourées ont éclaté en fin d'après-midi entre des militants Pro-Tibétains et pro-Chinois, à proximité du Stade Charléty à Paris, terme du parcours de la flamme olympique à Paris, selon l'AFP. Les deux camps, qui arboraient des drapeaux tibétains et chinois, ont échangé des slogans antagonistes, avant d'en venir aux mains. Après une bousculade et des échanges de coups, les forces de l'ordre sont intervenues.
17h41: La cérémonie de l'hôtel de ville a été annulée à la demande des autorités chinoises, tout comme la fin de parcours au pas de charge.
17h37: Petits feux d'artifice, et quelques tambours, mais à c'est à l'image de la journée, très triste.
17h35: Kiki Caron allume finalement la vasque, le périple parisien de la flamme est terminé.
17h34: La flamme arrive finalement à Charlety, portée par Pedro Miguel Pauleta.
17h29: La flamme va arriver incessament à Charlety, sous les danses des dragons.
17h19: Interrogé sur l’irruption du plan sur la Tour Eiffel en plein milieu du direct, Daniel Bilalian, directeur des sports de France Télévisions, explique: «la police a arrêté notre motard caméraman qui devait suivre la flamme à l'intérieur des cordons de sécurité. On n’avait qu’une seule caméra autorisée; elle a été bloqué; résultat, on n’a plus d'image». Du coup, le réalisateur a choisi une image prétexte pour combler le vide, celle de la Tour Eiffel. A ceux qui y voient la censure du CIO, Bilalian répond qu'«il n’y a pas plus d'intervention du CIO que de beurre en banches. Le signal venait de France Télévisions.»
17h12: Les témoignages d'internautes pro-tibétains affluent sur le 33320 @20minutes.fr, exemple celui d'Antoine: «Bonjour, je reviens juste du parcours de la torche et je peux vous dire que les forces de l'ordre n'ont rien à envier aux méthodes chinoises!!! J'avais un tee shirt avec l'inscription: libérez le Tibet! et le drapeau au dos et ils ont commencé à me le peindre avec de la peinture blanche puis ils me l'ont arraché et je suis rentré torse nu chez moi!! Bravo la justice, bravo la libre expression et vive la liberté!!!»
16h59: la flamme ne s'est éteinte qu'une seule fois, une défaillance technique, au moment où le cortège était devant l'immeuble de France Télévisions. La faute à une «défaillance d'une torche.» La flamme, allumée à Olympie, est maintenue active en permanence dans un réceptacle, qui a été placé dans un bus faisant partie du cortège. Ne pas confondre «torche» et «flamme».
16h53: Les derniers relais de la flamme olympique dans les rues de Paris ont été supprimés peu avant 17H00. La torche gagnant en bus directement depuis l'Assemblée nationale son point d'arrivée, le stade Charléty.
16h50: Le convoi, raccourci, est passé devant l'Assemblée. Huées pour les porteurs de la flamme dans des bus. En revanche, les personnes interpellées se sont fait acclamer.
16h43: Les députés sont maintenant une cinquantaine, et ils crient «Liberté pour le Tibet». Ils enchaînent avec la Marseillaise.
16h35: RSF déploie un drapeau d'environ 7 mètres sur 8 sur la rosace centrale de Notre Dame de Paris. Il est surmonté par un petit drapeau tibétain.
16h32: Cinq députés sont devant l'Assemblée, avec écharpe tricolore et drapeau tibétain. Une trentaine de députés dont Jean-Marc Ayrault et Françoise de Panafieu déployent une banderole: «Respect des droits de l'homme en Chine». Les manifestants pro-Tibet ont été refoulés du côté du Quai d'Orsay, tandis que les pro-Pékin ont été laissés par les forces de l'ordre sur le parcours de la flamme.
16h28: La Préfecture de police indique que l'itinéraire de la torche olympique a été modifié lundi, au niveau de l'Hôtel de Ville de Paris, à la suite d'une décision des organisateurs.
16h26: Le journal de la nuit de la télévision centrale chinoise a brièvement évoqué, pour la première fois, les incidents qui ont perturbé le passage de la flamme olympique à Paris, sans cependant donner de détails.
16h23: C'est officiel, la cérémonie est annulée sur le parvis de l'Hôtel de ville.
16h21: «Adidas est impliqué depuis 80 ans dans l'olympisme et son rôle est de fournir du matériel aux athlètes, pas de s'impliquer dans les mouvements politiques», affirme à 20minutes.fr Emmanuelle Gaye, porte-parole d'Adidas France, en réaction aux insultes dont les sponsors ont fait l'objet lors du passage de la flamme à Paris. «Pour autant, vous veillons au respect des Droits de l'homme au sein même d'Adidas, qui sous-traite la fabrication de ses produits dans de nos nombreux pays, dont la Chine.»
16h18: Pour l'instant, huit personnes, dont la vice-présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, Mireille Ferri (Verts), qui transportait un extincteur, ont été interpellées par la police au cours de multiples incidents.
16h12: Apparemment, la flamme ne devrait pas rentrer dans l'hôtel de ville, mais Christine Arron devrait la transmettre à Pedro Miguel Pauleta sur le parvis.
16h11: La flamme passe devant l'hôtel de ville sous les huées.
16h08: Le convoi est bloqué à proximité de l'Hôtel de ville, des manifestants pro-tibetains ont tenté de se jeter devant le bus.
16h01: La flamme a de nouveau été mise à l'abri dans un bus près du jardin des Tuileries, après sa descente de l'avenue des Champs-Elysées, sous les huées du public.
16h00: Le cortège dépasse la place de la Concorde, et se dirige vers l'hôtel de ville.
15h58: Les policiers confisquant tous les drapeaux tibétains, parapluies et autocollants aux abords de l'Assemblée nationale.
15h51: Un drapeau noir de l'organisation Reporters sans frontières (RSF) sur lequel des menottes figurent les anneaux olympiques et un drapeau du Tibet ont été déployés à l'intérieur de la mairie de Paris par des élus écologistes, peu avant le passage de la flamme.
15h48: La flamme ne restera pas 30 minutes à l'Hôtel de ville, comme prévu. Pour gagner un peu de temps, elle repartira tout de suite, car elle a plus de 1h30 de retard.
15h46: La flamme est allumée, elle avance «à pieds» le long du jardin des Tuileries vers le Louvre.
15h45: Bataille de drapeaux en bas des Champs-Elysées entre des nombreux étudiants pro-Tibétains et des étudiants chinois.
15h44: Une vidéo où on voit la flamme s'éteindre.
15h43: Rodophe Belmer, directeur général de Canal+, ne s'est pas répandu en commentaires: «on a vu aujourd'hui que la chorégraphie des JO était compliquée. Mais l'intérêt était de parler des problèmes de la Chine et de contribuer au débat.» Pour Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal, il n'y a «rien eu de grave» puisque David Douillet a «réussi passer le relais de la flamme un peu plus loin» que ce qui était prévu.
15h41: Un bus dépose les différents relayeurs autour de la place de la Concorde.
15h40: La flamme a une heure de retard sur l'horaire prévue, au bas mot. En bus, elle avance quand même plus rapidement que à pied.
15h34: Pour la fine bouche, les réglementations sur la protection des insignes olympiques vues par le comité d'organisation de Pékin.
15h31: RSF déploye un nouveau drapeau sur les Champs-Elysées, sur le côté gauche de l'Avenue.
15h29: Les sponsors se font insulter par la foule, et traiter de «prostitués», selon un journaliste de 20minutes.fr, présent lors du passage de la flamme près de l'Etoile.
15h27: Les premières vidéos tombent sur Dailymotion. C'est flou, mais cela se passe vers Bir-Hakeim.
15h25: La flamme est descendue du bus et est rallumée.
15h24: La flamme descend les Champs-Elysées sous les huées. Un homme déguisé en moine tibétain mime la flamme avec une balayette.
15h14: Avenue Marceau, trois membres de RSF déployent un drapeau de 5mètres sur 5 juste au moment du passage de la flamme (en bus). Applaudissements de la foule.
15h10: Un membre de RSF attend le passage du bus debout sur une fenêtre, avenue Marceau, il prépare une action.
15h08: Louis de Broissia, président du groupe d'information sur le Tibet du Sénat, interrogé par 20minutes.fr, refuse de condamner les tentatives d'extinction de la flamme. «Heureusement que l'expression populaire peut s'exprimer librement en France».
15h07: Toutes les réactions sur le passage de la flamme à Paris sont à lire ici.
15h02: Le convoi passe au milieu de la foule, place du Trocadero, précédé par une soixantaines de fourgons de police. Au milieu, trois pousse-pousses «Coca-Cola». Les manifestants hue le convoi et jettent des bouteilles d'eau sur les cars d'officiels. le dispositif policier est très impressionant. «C'est une mascarade», estime l'envoyé spécial de 20minutes.fr, présent sur place.
14h55: Le défilé des fourgons continue en contrebas du Trocadéro.
14h53: Les manifestations pro-tibétaines organisées à Paris «un très grand succès», s'est réjoui le président de la communauté tibétaine de France, Thupten Gyatso.
14h52: «Le passage de la flamme n'est pas un fiasco mais une grande victoire pour les Droits de l'homme, se félicite Sylvain Garel, élu Verts de Paris. Je pense qu'aujourd'hui, le Parti communiste chinois doit regretter d'avoir eu les Jeux olympiques.»
14h50: Réaction de Léonard Vincent, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières: «La police a fait preuve d'une très grande violence aux abords de la Tour Eiffel. Ils avaient pour consigne de confisquer les drapeaux du Tibet. Cinq CRS me sont violemment tombés dessus pour me confisquer des fanions de RSF que je distribuais à la foule. Pendant ce temps-là, on voit des petits drapeaux chinois partout».
14h48: La flamme est entourée par 5 cordons policiers et progresse difficilement.
14h41: Les CRS se déployent en contrebas du Trocadéro, alors que la flamme devait passer en haut. Un trentaine de fourgons, dont 15 de la gendarmerie, et trois pouss-pousse chinois passent en contrebas du Trocadero.
14h39: Des membres de RSF se seraient enchaînés sous le pont du Garigliano et bloqueraient le cortège.
14h36: La flamme est bloquée sous le pont du Garigliano.
14h32: «La police ne peut pas intervenir de façon musclée autour d'un symbole de paix», commente Henri Martini, secrétaire général de l'Unsa, alors que le passage de la flamme olympique à Paris est complètement perturbé par les manifestants. «Les effectifs déployés sur place ne s'attendaient sûrement pas à ça, c'est la première fois qu'on arrive à de tels excès sur une cérémonie d'ordinaire consensuelle», ajoute-t-il.
14h31: La police est un peu débordée à l'hôtel de ville. Les échanges se durcissent.
14h30: Les militants de Reporters sans frontières (RSF), qui ont déployé sur la Tour Eiffel un drapeau noir sur lequel des menottes figurent les anneaux olympiques, se sont enchaînés à la structure d'acier du monument, compliquant le travail des pompiers venus les déloger, selon l'AFP. Une intervention à plus de 75m du sol.
14h23: Une demi-douzaine de personnes ont tenté peu après 14H00 d'éteindre la flamme olympique avant d'être écartés par les forces de l'ordre, selon l'AFP. Ces personnes se sont précipitées sur la flamme avant d'être interceptées par la police sur la rive droite au niveau du quai Saint-Exupéry (XVIe arrondissement).
14h22: La mairie de Paris refuse pour l'instant de réagir, mais Bertrand Delanoë dira un mot quand la flamme arrivera à l'hôtel de ville.
14h07: Sur le parvis de l'hôtel de ville, en la police installe un cordon de sécurité entre Pro-Chinois et Pro-Tibétains.
14h05: Nouvelle échauffourée à l'Hotel de ville. Un manifestant pro-chinois exfiltré par la police.
14h03: Ca tourne à la grosse farce: un membre des services secrets chinois éteint la flamme de Douillet avant qu'il ne la transmette à Riner. Les deux relayeurs se retrouvent avec des torches sans flamme!!!!
14h01: Pendant ce temps-là, début d'échauffourée entre pro-tibétains et pro-chinois à l'Hôtel de ville.
14h00: Enfin un passage de relais correct à la tél, juste devant Canal+, belle opération de com' pour la chaîne.
13h59: Ca y est Douillet avance, la foule, pas très fournie à Boulogne-Billancourt, est contenu derrière des barrières de sécurité.
13h58: David Douillet attend pour aller allumer la flamme de Teddy Riner, il se fait finalement bloquer par des membres des service secrets chinois.
13h55: La flamme est ressortie, elle est portée par David Douillet, consultant de Canal+, qui la porte justement devant le siège de la chaîne cryptée. il va la passer à Teddy Riner, grand espoir de médailles.
13h49: iTélé a passé des images d'interpellatinos de militants de façon assez violente.
13h47: Le journal télévisé du soir de la télévision centrale chinoise, le plus regardé dans le pays, a seulement évoqué lundi le départ de la flamme olympique à Paris, sans parler des incidents. En France aussi, les images ont été très rares.
13h46: la flamme a été éteinte peu après 13h30 «pour des raisons techniques» selon la Préfecture de police.
13h42: Selon l'AFP, le tennisman Arnaud Di Pasquale est un des rares relayeurs à avoir pu courir avec la flamme, avant que celle-ci ne soit rapatriée dans un bus.
13h35: Pendant ce temps-là, la manifestation pro-chinoise s'organise à l'hôtel de Ville. Les manifestants seraient 200.
13h32: Apparemment, la flamme rerentre dans le bus. Des images sont finalement montrées à la télévision.
13h31: La flamme est ressortie du bus, elle est portée par une relayeuse chinoise en fauteuil roulant.
13h30: Un drapeau avec les menottes de RSF a été déployé au premier étage de la Tour Eiffel.
13h22: De nombreuses bousculades émaillent la progression du cortège.
13h20: Un sitting d'une quaranaine de pro-tibétains est évacué par des CRS près de la station de métro Javel. Des étudiants chinois qui chantent l'hymne national accompagnent la flamme en courant.
13h18: La préfecture de police de Paris a confirmé à 20minutes.fr que la flamme avait été montée dans un bus en raison des «difficultés à progresser». Mais selon elle, elle n’aurait jamais été éteinte ni par les manifestants ni par les forces de l’ordre. La flamme aurait toutefois «vocation à descendre» du bus «mais on ne sait ni où ni quand». Plusieurs témoins affirment néanmoins avoir vu la flamme éteinte.
13h16: Mireille Ferri, vice-présidente Verte du conseil régional d’Ile-de-France, a été interpellée lundi peu avant midi, alors qu'elle se dirigeait vers le Champ-de-Mars munie d'un extincteur pour manifester sur le passage de la flamme olympique.
13h13: La flamme devrait arriver dans quelques instants devant le siège de France Télévision.
13h10: La préfecture de police ne confirme pas que la flamme est éteinte.
13h09: Pendant ce temps-là, sur le parvis de l'hôtel de ville, manifestation pro-chinoise d'une vingtaine de personnes, selon un envoyé de 20minutes.fr. Des Tibétains se confrontent à eux.
13h08: Selon l'envoyé spécial de 20minutes.fr, la flamme a été éteinte lors de l'incident avec les manifestants tibétains. Selon AP, elle a été éteinte volontairement par les forces de l'ordre.
13h03: Quatre hommes ont été interpellés par la police peu après 12H30 sur le parcours de la flamme olympique alors qu'ils tentaient de ralentir la progression de la torche, selon un journaliste de l'AFP.
13h01: Sylvain Garrel, élu écologiste dans le XVIIIe arrondissement, a tenté de s'approcher de la flamme en criant «Liberté pour le Tibet, troupes chinoises hors du Tibet. Liberté pour les Chinois. Boycott des jeux Olympiques», avant d'être ceinturé par deux personnes et écarté du chemin emprunté par Stéphane Diagana, premier porteur de la torche olympique dans son périple parisien.
12h59: La flamme avance maintenant dans un bus. Vont-ils suivre l'ensemble du parcours?
12h55: Interrogés par 20minutes.fr, les deux principaux syndicats de police, l'Unsa et Alliance, estiment que le déploiement de 3.000 hommes pour le passage de la flamme était «justifié». «Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police ont l'habitude d'apprécier le dispositif à mettre en place pour prévenir les risques, souligne Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance. On peut regretter ce qui se passe au Tibet et vouloir éviter un incident majeur, qui pourrait viser les athlètes», ajoute-t-il. «Si ça tournait mal, on le reprocherait aux policiers», renchérit Henri Martini, secrétaire général d'Unsa.
12h53: Le parcours est bloqué par la foule, le convoi ne peut plus avancer.
12h49: pas d'image à la télé. Ni iTélé, ni LCI ne diffuse d'images. La porteuse de la flamme est montée dans un bus.
12h48: Selon un envoyé spécial de 20minutes.fr, une relayeuse a été bousculée par quatre ou cinq hommes avec un drapeau tibétain autour de Bir hakeim. Elle étaiet en fauteuil roualnt, et s'est retrouvée sur une roue. Les hommes ont manqué d'éteindre la flamme. Mais le cortège a pu repartir.
12h44: La flamme a quitté le alentours de la Tour Eiffel. Des sympathisants de RSF l'ont accompagné en criant: «Liberté d'expression! Sarko au Tibet!».
12h41: Les relais sont très lents, les relayeurs sont souvent à l'arrêt, sous une enorme protection policière. Des images qui ne font pas vraiment penser à l'esprit des Jeux.
12h36: Stéphane Diagana a toujours la flamme à la main, il attend derrière un camion sur lequl sont stationnées des caméras.
12h33: Stéphane Diagana est entouré d'un important cortège de policiers qui courrent à côté de lui.
12h32: un manifestant pro-tibétain qui tentait de s'approcher de la flamme en brandissant un drapeau de Tibet est interpellé par trois CRS.
12h31: Stéphane Diagana commence à descendre les escaliers de la Tour Eiffel avec la flamme.
12h27: Marielle de Sarnez: «déployer une banderole sur l'hôtel de ville était la moindre des choses. On aurait pu au moins y ajouter une mention de solidarité avec le Tibet».
12h25: Selon l'envoyé spécial de 20minutes.fr, les drapeaux tibétains se sont regroupés sur le Trocadéro. De l'autre côté de la Seine, une centaine d'opposants aux couleurs de RSF se sont collés à la centaine de porteurs de drapeaux chinois.
12h22: Les porteurs de drapeaux tibétains qui entendaient manifester près de la tour Eiffel, où la flamme olympique doit partir du premier étage à 12h35, sont priés par la police de partir ou de ranger leurs drapeaux, a constaté un photographe de l'AFP. En revanche, les drapeaux français et chinois sont autorisés.
12h09: La LICRA appelle ses militants, ses adhérents, ses sympathisants, à manifester silencieusement, sous une banderole «Les droits de l’homme ne se négocient pas, ils se respectent!», contre la politique de violation des libertés fondamentales menée par le gouvernement chinois.
12h07: Selon l'envoyé spécial de 20minutes.fr, «c'est Fort Alamo» autour de la Tour Eiffel. Impossible d'emprunter le pont entre le Trocadéro et le Champ de Mars.
12h00: La flamme est arrivée à la Tour Eiffel sous une très impressionnante escorte.
11h41: Aurélie Filippetti: «C'est de l'indignation light, ça ne mange pas de pain, c'est un petit peu léger», attaque la porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale. «"Pour un monde meilleur", tout le monde peut signer ça, y compris les dirigeants du Parti communiste chinois».
11h32: Pedro Miguel Pauleta, l'un des porteurs de la flamme: «Bien sûr qu'on est tous sensibles aux droits de l'Homme, moi je défends ça aussi, mais après je ne veux pas en faire (de la flamme) un truc politique», a expliqué «l'Aigle des Açores». «Le Tibet? C'est vrai que c'est une situation difficile, mais moi, ce que je vais faire, c'est porter la flamme olympique, et ça c'est le sport».
11h07: Une brève altercation oppose, sur le parvis du Trocadéro, des manifestants pro-Tibet à un homme brandissant le drapeau chinois. Selon l'AFP, les opposants au passage de la flamme olympique dans la capitale l'ont invectivé et tenté de lui arracher son drapeau. Avant que des policiers en civil ne s'interposent, l'homme a eu le temps de crier, en français, «JO, esprit sportif».
09h43: Le conseiller de l'ambassade de Chine à Paris, Hu Chang Chun, assure que le passage lundi de la flamme olympique dans la capitale française sera «une grande fête».
23h45: La flamme olympique des Jeux de Pékin arrive au pavillon d'honneur de l'aéroport Roissy-Charle-de-Gaulle, à la veille de sa présentation dans les rues de Paris.
05 avril 2008
"Le rire est le propre de l'homme", d'ailleurs il sait s'amuser, Il a inventé des tas de jeux pour ça :
La guillotine, le pâle, la chaise électrique, la lapidation, la pendaison, l'échafaud, les outils de torture, le bûcher, la peine de mort, l'acharnement thérapeutique, l'écartèlement, l'excision, l'infibulation, la bombe H, A et les autres, les mines, les tanks, les missiles, les camps de redressement, de concentration, S 21, Sachsenhausen...
La liste des petites pitreries de l'homme est trop longue, pour qu'elle mérite la moindre attention. D'ailleurs qui s'intéresse aux victimes de ces pitreries.
26 mars 2008
Danse Danse Danse !!!
La folie tisse sa toile, le long des murs de nos angoisses. Elle drape la lumière d'un rideau pudique mais lourd. Les asiles affichent complet depuis trois millénaires, mille nuit à laisser sombrer les souvenirs. Toute la nuit, pour pousser encore plus loin le rythme de nos folles étreintes.
Danse - Danse - Danse
pour plaire à ton
Dieu - Dieu - Dieu
La folie affiche son visage le long des rues de nos ennuis. Elle rôde toujours en manque d'un nouveau cadavre, un meurtrier, un flic. Les fourgons entraînent dans le bleu gyrophare, une parcelle de cervelle, vers la nuit. Les émeutes en villes éclairent les ruelles et les boulevards d'une folles ambiances.
Danse - Danse - Danse
pour plaire à ton
Dieu - Dieu - Dieu
Le train du soir est bondé d'une foule disparate. Il partira à l'heure. Il est déjà en gare. Il débouche directement dans les égouts où les couteaux ne coulent jamais. Ce soir, les incendies enflamment la capitale, autour du feu :
Danse - Danse - Danse
pour plaire à ton
Dieu - Dieu - Dieu
25 mars 2008
Pissons jusqu'à l'aube
Comme les rues ne sont plus sûres, restons jusqu'à l'aube à lever des vers vers des cieux qui nous sont interdits et un sol qui ne vaut plus bien cher.
Buvons encore et encore jusqu'à effacer le moindre
Buvons et levons nos verres, tant que la santé le permet. Il vaut mieux la perdre en alcoolique que la garder en vieux chiens tristes. Gueulons encore plus fort ces chansons paillardes, notre hargne, et mêlons nos chants aux fiers frères de la côte, amis de l'océan, ces enfants de liberté.
Buvons encore, le matin est déjà là qui amène avec lui ses légions d'hommes pressés sans sourire et sans vie.
24 mars 2008
Entre les déserts cathodiques
L'odeur de la tempête emplit l'air. Il y a dans cet instant pré-orageux une ambiance lourde d'excitation. Le vent s'est arrêté de souffler, les oiseaux de chanter et tout est silencieux.
Le ciel se déchire de part en part. Des morceaux entiers tombent d'un coup et viennent heurter le sol, dans un bruit assourdissant, et une lumière aveugle. Les éclairs et le tonnerre envahissent la scène devant laquelle, le rideau s'abat.
23 mars 2008
Macadam Autopsie
Bon je suis pas trop présent de toute façon sur le site, et depuis que Verdure a arrêté d'écrire, le cahier est en friche. En plus comme avec notre bon président, tout est interdit, je ne peux plus fumer sur ce lieu public, ni rouler mon tarpé tranquille, donc retour aux sources du Punk Rock.
Je repasserais dans le coin pour prendre la température, et si j'ai un truc intelligent à dire, je viendrais l'écrire ici.
Bises Orane, et passe le Bonjour à Ombres et Verdure qui me manquent un peu quand même.
19 mars 2008
Pigalle - Une Nuit
Moi je suis sur le pieu nu comme un ver
A regarder ton sexe se déplacer
La lumière du salon éclaire ta chambre
La flamme du briquet allume tes yeux
Et tu souffles vers le ciel, tu te cambres
Tu es très belle et je me sens très vieux
Ta culotte, petite boule, traine au pied du lit
Pour fumer tu t'assieds sur les draps blancs
Je t'effleure just' le dos et tu souris
Un sourire de chaleur, tranquille et puissant
Tu t'relèves comme un r'ssort pour écraser ta clope
Tu lèves tes bras et ton sous-pull s'envole
Je vois tes seins de neige en kaléidoscope
Et ton nombril tendu demande son obole
J'ai chopé une cheville et je tire un bon coup
Tu t'étales sur moi en un rire de môme
Nous sommes têtes bêches, ta cuisse dans mon cou
J'ai ta fesse, la gauche, dans ma paume
Tu pivotes en silence et si doucement
Nos peaux s'échangent, se frottent, se croisent
J'ai maintenant ta langue qui force mes dents
Je la reçois ému, elle sent la framboise
Mes doigts courent dans ton dos, de ton cou à la raie
Je ne peux m'empêcher d'avoir le premier râle
Tu me regardes, heureuse et fière de ton effet
Je te serre à briser ta colonne vertébrale
Nous ne sommes qu'un être, aux souffles mélangés
T'as frémi d'une épaule et mon sexe a durci
Ta langue suit mon torse et je suis terrassé
Elle descend à mon ventre et je réponds d'un cri
Je te soulève d'un coup et te mets sur le dos
Je dévore tes seins comme un repas de fête
Tu soupires en cadence et c'est le crescendo
Ta main crispée a agrippé ma tête
Tu la pousses impatiente vers ton triangle d'or
Et mes mains sous tes cuisses, j'exauce ton souhait
Dans les humidités, je lèche et je mords
Ton sexe est comme une forge et ma bouche, un soufflet
Tu te redresses alors, m'entourant de tes bras
Et je sens tes cheveux qui frottent dans mon dos
Tu m'appelles doucement et tu me tires vers toi
Je te bouscule un peu et t'embrasse au kilo
Tu me pousses en douceur, je murmure "tu es belle"
Tu es au d'ssus de moi, tendue sur tes deux bras
Tu brilles dans l'ombre pâle et tu sens la canelle
Tes yeux me dévisagent et glissent vers le bas
Ils fixent mon piquet qui palpite impatient
Reptile, tu es dessus et ta bouche l'entoure
Mes mains agrippent tes cheveux en criant
Tes lèvres, entre deux tours, me disent des mots d'amour
Je ne veux pas tout d'suite et je te tire vers moi
Nos langues se rejoignent et nos mains sont fébriles
Tu t'accroches, naufragée, à ma paire de noix
Mon pouce joue, habile, de ton bouton fragile
Mon index en orbite autour de ton caractère
Tu t'accroupis sur moi, en gémissements sourds
Tu as chopé mon sexe qui demande la guerre
Et c'est toi qui l'enfiles et qui te fais l'amour
Je pilonne ton bassin comme un taureau furieux
Tu resserres tes jambes, rien ne te désarçonne
Et brusquement tout sort, tel un volcan en feu
Tu hurles ta victoire, moi aussi, je ronronne
Et nous restons tendus dans un film arrêté
Puis tout doucement nous glissons l'autre vers l'un
Nos cœurs sont en rythme et nos mains accrochées
La mort pourrait venir ça ne serait rien
On se frotte la joue comme deux petits chatons
J'ai tes jambes dans les miennes bien au chaud
Je te demande, inquiet, si t'as trouvé ça bon
Tu souris sans répondre et je me sens idiot
Une bise sur le nez est le signe de la fin
Tu t'étires magnifique, te remets contre moi
Je cale une de mes mains sur l'un de tes seins
Il faut dormir maintenant, le matin est d'jà là...
16 mars 2008
La Compil' Pirate Vol.1
Nous continuerons à lutter de toutes nos forces pour que la musique ne soit pas le dernier joujou de quelques décideurs et pour que les artistes ne soient pas jetables-après-consommation.
.,-~~"~~-,.
.,-~"~-,.[ Le Parti Pirate ] .,-~"~-,.
.,-~~"~~-,.
14 mars 2008
COMPILATION GRATUITE ET LIBRE DE DROITS
Après une violente paire de baffes et un coup de pied dans les roubignolles, la mémé lui répondit en riant et en faisant de grands gestes avec son couteau de boucher :
- Le PPPzine, c'est une fanzine gratuit en papier virtuel à imprimer chez soi parce que des sites web, tout le monde en fait, et qu'on ne peut pas les lire en riant aux toilettes,
- Le PPPzine, c'est consacré aux groupes, musiciens et artistes présents sur myspace, cet ignoble organe capitaliste, mais aussi hors de myspace,
- Le PPPzine, c'est du sampling de l'Internet crétin,
- Le PPPzine, c'est de la musique punk, post-punk, et autres phénomènes insignifiants (new-wave, cold-wave, gothique, metal, grunge, hardcore, noise, techno, electro, indus, et même, oui, pop),
- Le PPPzine, c'est un grand ras-le-bol des médias léchés, d'une écriture professionnelle, d'une réflexion commerciale,
- Le PPPzine ne réfléchit pas, il agit, il n'y a de relecture que le strict minimum, il laisse les gens s'exprimer sans rien retoucher (sauf l'orthographe),
- Le PPPzine ne prétend rien, sinon faire partager de temps à autre ce qu'il aime et ce qui le fait marrer ou crier.
.,-~~"~~-,.
.,-~"~-,.[ Punk Post Punk 2008 ] .,-~"~-,.
.,-~~"~~-,.
05 mars 2008
25 février 2008
Soyez polis - Jacques Prévert
Couronné d'étincelles
Un marchand de pierre à briquet
Elève la voix le soir
Dans les couloirs de la station Javel
Et ses grands écart de langage
Déplaisent à la plupart des gens
Mais la brûlure de son regard
Les rappelle à de bons sentiments
Soyez polis
Crie l'homme
Soyez polis avec les aliments
Soyez polis
Avec les éléments avec les éléphants
Soyez polis avec les femmes
Et avec les enfants
Soyez polis
Avec les gars du bâtiment
Soyez polis
Avec le monde vivant.
II
Il faut aussi être très poli avec la terre
Il faut les remercier le matin en se réveillant
Il faut les remercier pour la chaleur
Pour les arbres
Pour les fruits
Pour tout ce qui est bon à manger
Pour tout ce qui est beau à regarder
A toucher
Il faut les remercier
Il ne faut pas les embêter...
Les critiquer
Ils savent ce qu'ils ont à faire
Le soleil et la terre
Alors il faut les laisser faire
Ou bien ils sont capables de se fâcher
Et puis après
On est changé
En courge
En melon d'eau
Ou en pierre à briquet
Et on est bien avancé...
Le soleil est amoureux de la terre
Ça les regarde
C'est leur affaire
Et quand il y a des éclipses
Il n'est pas prudent ni discret de les regarder
Au travers de sales petits morceaux de verre fumé
Ils se disputent
C'est des histoires personnelles
Mieux vaut ne pas s'en mêler
Parce que
Si on s'en mêle on risque d'être changé
En pomme de terre gelée
Ou en fer à friser
Le Soleil aime la terre
La terre aime le soleil
Et elle tourne
Pour se faire admirer
Et le soleil la trouve belle
Et il brille sur elle
Et quand il est fatigué
Il va se coucher
Et la lune se lève
La lune c'est l'ancienne amoureuse du soleil
Mais elle a été jalouse
Et elle a été punie
Elle est devenue toute froide
Et elle sort seulement la nuit
Il faut ausi être très poli avec la lune
Ou sans ça elle peut vous rendre un peu fou
Et elle peut aussi
Si elle veut
Vous changer en bonhomme de neige
En réverbère
Ou en bougie
En somme pour résumer
Deux points ouvrez les guillemets :
" Il faut que tout le monde soit poli avec le monde ou alors
il y a des guerres ... des épidémies des tremblements
de terre des paquets de mer des coups de fusil ...
Et de grosses méchantes fourmis rouges qui viennent vous
dévorer les pieds pendant qu'on dort la nuit. "
Jacques Prévert, Histoires.
21 février 2008
L'état français et sa mémoire
J’espère qu’il a prévu de demander aux enseignants de bien expliquer que ces déportations massives ont été possibles grâce à l’aide de l’état français, de l’administration de la république française, de sa police et à de sa gendarmerie. Que ce sont des français qui ont brisé la vie de tout ces enfants, de toutes ces familles.
J'espéres ainsi qu'il en profitera pour insister sur les 16 et 17 juillet 1942, où 8 000 personnes juives dont plus de 4 000 enfants ont été séquestrées au vel d'hiv, par la police française. ***
Bien sûr il ne faudra pas oublier nos ancêtres qui ont, pour certains, dénoncé le voisin « juif » et pour beaucoup d’autres fermé les yeux.
Insister aussi sur le fait que la collaboration française à dépasser les demandes et les attentes de l’occupant allemand dans se domaine serait bon pour montrer que depuis toujours la France est un pays qui sait s’adapter et être compétitif !
J’espère qu’il le fera car ainsi les enseignants pourraient aussi parler de tout les juifs qui ont été sauver par d'autres citoyens qui eux ont dit "non". Montrer que dans des temps plus difficiles, au risque de leurs vies, des femmes et des hommes se sont levés et ont dit "non"! Montrer qu’il est parfois salutaire de combattre son propre pays quand il oublie les mots « liberté-égalité-fraternité ».
**A Comparer aux 28000 personnes prévues à l'expulsion pour cette année 2008.
11 février 2008
La lettre d'une enseignante face à la chaise vide de son élève
Je suis la maîtresse de Gevorg, le fils de Karin et Armen, qui est arrivé en CP dans ma classe l’an dernier. Je suis la maîtresse de Gevorg qui a disparu de ma classe vendredi 16 novembre en laissant toutes ses affaires, même ce gros bâton de colle dont il est si fier.
Je suis la maîtresse de Gevorg et d’autres encore dans la même situation, qui voient sa chaise vide tous les jours et qui savent que leur tour peut arriver.
Je suis la maîtresse de 22 enfants de 6 ans qui apprennent qu’en France un enfant peut être obligé de s’enfuir de nuit avec sa famille parce qu’il n’est pas français.
Je suis une maîtresse qui doit enseigner à 22 enfants, qu’on est tous égaux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, que les lois sont faites pour nous protéger, que c’est ce qu’on appelle les droits de l’homme dont on est si fier en France.
Je suis une maîtresse qui doit arriver à faire comprendre à 22 enfants que l’on doit résoudre les problèmes en s’expliquant, et que lorsqu’on est dans dans son droit on sera écouté et protégé… « parce que c’est ça la justice, hein maîtresse ? »
Je suis la maîtresse d’autres enfants sans papiers qui me regardent faire l’appel sans Gevorg et qui continuent à apprendre à lire dans la langue d’un pays qui ne veut pas d’eux.
Je suis une maîtresse parmi tant d’autres qui devraient tous les jours essayer d’expliquer l’inexplicable, accepter l’inacceptable, et ravaler cette rage et ce dégoût d’être la fonctionnaire d’un Etat qui mène une chasse à l’homme abjecte et dégradante.
Aujourd’hui je voudrais vous faire comprendre à quel point mes collègues et moi-même sommes choqués par ces drames humains, par cette politique de chiffres, de pourcentages et de quotas appliquée à des personnes, des hommes, des femmes et des enfants.
Je voudrais vous faire comprendre à quel point cette souffrance engendrée par cette politique, devient ingérable, insupportable pour nous, comme pour les enfants et les familles concernées. Je voudrais vous dire à quel point nous avons mal devant ces bureaux vides, ces cahiers abandonnés et ces stylos que personne ne vient réclamer.
Je voudrais vous dire à quel point j’ai peur d’arriver en classe et d’avoir perdu Gevorg ou Alexandre ou un autre encore, parce que, non, ce ne sont pas des numéros ou des quotas, mais parce que je les connais, je connais leurs sourires, je connais leurs yeux.
Nous n’en pouvons plus de nous taire et de voir des familles en danger rejetées en toute connaissance de cause ! Nous n’en pouvons plus de nous demander en permanence ce qui va leur arriver là bas !
Nous ne voulons plus être complices de non assistance à personne en danger.
Je voudrais vous faire partager cette réflexion de William Faulkner : « Le suprême degré de la sagesse est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. » Alors merci à tous d’être là et de partager le rêve de Karin, Armen, Alexandre Gevorg et Grigory leurs enfants : vivre sereinement auprès de nous, venir chaque matin à l’école, et que ce rêve, avec eux et avec tous ceux qu’on veut chasser hors de notre pays, on ne le perde pas de vue.
08 février 2008
0576
La cité antique d'antenoree forge.
Plus ne pouvant le tyran supporter:
Le manchet fainct au temple couper gorge,
Les siens le peuple a mort viendra boucher.
Burn the Sun
et
Figure composée
d'un rêve rare,
la femme aux deux visages
s'est appropriée la graine.
Fertile et meuble, elle
se forme au lac mythique
Mystique
Figure libre
et
Figure composée
les vapeurs d'acide
s'effondrent dans ton cerveau
Restera-t-il demain assez
de temps pour nous
en sortir vivant ?
Figure libre
et
Figure composée
La fête a déjà sonné
son glas. Restera-t-il
demain assez d'amour pour en donner ?
Un siècle d'horizon
baveux, et tout
est à recommencer.
17 janvier 2008
Périphérique et autoroutes en Ile-de-France : Les Verts surtaxent, les Franciliens payent !
http://www.infolettre.fr//gabarit/images/Real/23/periph546.JPG
http://www.ile2france.info/article.php3?id_article=1722
16 janvier 2008
Encore Dix jours de mer
Encore Dix jours de mer,
Pour retrouver nos femmes
Encore Dix jours de mer,
Pour retrouver nos pères
Encore dix jours de mer
Pour retrouver nos pères
Nos filles et nos frères
Alors nous pourrons rembarquer !
Ho Ho Ho Hooo Ho !
Encore neuf jours de mer,
Pour retrouver nos femmes
Encore neuf jours de mer,
Pour retrouver nos pères
Encore neuf jours de mer
Pour retrouver nos pères
Nos filles et nos frères
Alors nous pourrons rembarquer !
Ho Ho Ho Hooo Ho !
Encore Huit jours de mer,
Pour retrouver nos femmes
Encore Huit jours de mer,
Pour retrouver nos pères
Encore Huit jours de mer
Pour retrouver nos pères
Nos filles et nos frères
Alors nous pourrons rembarquer !
Ho Ho Ho Hooo Ho !
Etc... etc..
08 janvier 2008
Vieux Souvenirs
Maintenant il ne reste plus qu'à écraser nos satanés vieux mégots
Au fond des tasses à café, froid, ou sur les cartons à pizza vides.
* Pris de l'amende en cas de possession et de mise à la disposition du public.
01 janvier 2008
24 décembre 2007
La mere Noel, Berurier noir, 1986
Découvrez Bérurier Noir!
Une poupée cassée pour Noël
Plus loin dans la décharge publique
Elle se croyait à Prisunic
Elle choisissait pour ses enfants
Des jouets éventrés jusqu'aux dents
Et puis elle est rentrée chez elle
Dans son deux-pièces genre "pot-de-miel"
Où est passé le Père Noël ?
Où est passée la Mère Noël ?
Où est passé le Père Noël ?
Pour les gosses défavorisés ?
Où est passée la Mère Noël ?
Ding Dong Ding Dong
Ses huit marmots étaient com'fous
Il y avait des guirlandes partout
Mêm'autour de la cocotte-minute
Qui n'arrêtait pas de fair tût-tût
Dans ce trou-à-rats décoré
Y avait aussi une cheminée
Le soir y z'ont bouffé d'la dinde
Et puis au lit, les P'tits Gremlins
Y z'avaient pas envie d'dormir
C'étaient vraiment des durs à cuire
Depuis que leur père s'était tué
À cause qu'il aimait le Perrier
Et dans la ch'minée bien cradoc
Y z'ont mis leurs rangers à cock
Pour qu'le Père Noël leur apporte
Des flingues, des couteaux et des shorts
Quant ils se sont tous endormis
Elle est sortie sans faire de bruit
Elle est montée jusqu'sur le toit
Et dans sa hotte n'importe quoi
Elle est rentrée par la cheminée
Et puis ça a senti le l'grillé
Ses Affreux Jojos l'ont mangé
Ce fût vraiment un bon dîner
Où est passé le Père Noël ?
Où est passée la Mère Noël ?
Où est passé le Père Noël ?
Pour les gosses défavorisés ?
Où est passée la Mère Noël ?
Ils l'ont fait cuire dans la ch'minée
On la fait cuire dans la ch'minée
Il eut été dommage de rater la tradition de mettre un jolie chant de Noël ;)
23 décembre 2007
Les chiffres content
Seize mille cinq cent quarante trois nombres calculés premiers
Six cordes passées au lave vaisselle
Deux cent cinquante six éliminations au premier tours
Quinze femmes en une semaines, en un mois, en une année
Cinquante quatre mille deux cent trente et un piquets de tente le long des autoroutes,
des quais de Seine, Sous les ponts,
Quel nombre compte plus que toute une vie ?
Un beau baratin, toutes ses statistiques, bien statiques
et bien huilées, au regard de ce que peut accomplir
en un tiers de seconde, un neurones.
Des chiffres et des chiffres au kilomètre,
Dont aucun ne prend en compte l'existence.
Un milliard de cette monnaie ne suffirait pas
à rembourser une seule vie gâchée, par la boue, le sang et l'horreur.
Compte ! Conte - Conte ! Le bilan est
lourd de formules arythmiques qui mènent à
l'impasse, minent le futur ! Tout chiffré pour mieux crypter la
réalité est la règle pour s'imposer.
101001001110101011101010111010010011110101011101110111111100101011110100101101
010010011101010111010101110100100111101010100011101111111001010111101001011010
100100111010101110101011101101001111010101110111011111110010101111010010110101
001001110101011101010111010010011110101011101110111111100101011110100101101010
010011101010111010101110100100111101110111011101111111001010111101001011010100
100111010101110101011101001001111010101110111011111110010101111010010110101001
001110101011101010111010010011110101011101110111111100101011110100101101010010
111101010111010101110100100111101010111011101111111001010111101001011010100100
111010101110101011101001001111010101110111011111110010101111010010110101001001
110101011101010111010010011110101011101110111111100101011110100101101010010011
101010111010101110100100111101010111011101111111001010111101001011010100100111
010101110101011101001001111010101110111011111110010101111010010110101001001110
101011101010111010010011110101011101110111111100101011110100101101010010011101
010111010101110100100111101010111011101111111001010111101001011010100100111010
101110101011101001001111010101110000011111110010101111010010110101001001110101
011101010111010010011110101011101110111111100101011110100101101010010011101010
111010101110100111111101010111011101111111001010111101001011010100100111010101
110101011101001001111010101110111011111110010101111010010110101001001110101011
1010101110100100000001010111011101111111001010111101001011000000000000000000
02 décembre 2007
14 octobre 2007
Dragon sur la tamise
plutôt fraîche, tantôt humide,
l'oeil écarlate laisse des flammes
assécher une cornée, une contrée
perdue pour des mammifères
disloqués...
Les sabres s'enfoncent dans le sable
les larmes cachées restent des manches
sculptés dans des arbres délicats, fragiles
et chers...
Il ne resta qu'un temps sur les berges
à frotter les écailles de ses flancs
sur les rebords des vagues.
Il jouait avec, comme un chien fou empressé
d'en finir avec ces infidèles
compagnons...
10 octobre 2007
04 octobre 2007
petit poéme de la rue"
J'ai écrit ton nom dans la montagne, mais le vent l'a pris.
J'ai écrit ton nom sur la plage, mais la vague l'a pris.
J'ai écrit ton nom dans lrue, zut, la police m'a pris !
(Zheng - Paris)
un petit poéme que j'ai lu quelque part dans le métro d'panam. Y a du Prévert et de l'Eluard là d'dans !
25 septembre 2007
18 septembre 2007
Scène d'un soir au désert
Un ange un arc en ciel ne s'admirent que de loin
Sur des toiles sur fond bleu ciel quelques nuages
En arrière plan pour faire ressortir l'objet de nos délires
Des moutons des chevaux et tout le reste de la grande peuplade
Des cernes bleus nuit de quelques touaregs
Quelques grains de sables du erg
Papillonnent autour des toiles de tentes.
Les femmes préparent du thé à la menthe
Que boiront sûrement les invités accroupis
Sous une toile de tente au ton clair
Une musulmane laisse le vent soulever les voiles
Avec pudeur apaise les moins sages abandonne
les autres à une délicieuse disgrâce.

Au loin s'approchent une nuée de criquet
qui feront des maigres récoltes un festin
où rien ne restera d'une saison des miettes
Sous la dune s'endort un soleil trop brillant
Il laissera place au froid glacial de la nuit
Celle qui emporte les rêves enlève la fatigue.
Un grain emporté par le vent sera semé.
Une Ligne de vie - V05
Galerie de Poèmes - OcToPuSsY
15 septembre 2007
On a trop déconné
Découvrez La Rue Kétanou!
On a refait le monde, histoire de pas changer,
On a bu du pinard, des alcools à gogo,
On a trinqué la mort, comme on ferme un bistrot,
On a parlé d'nos femmes, en les frôlant du sein,
On a brûlé nos âmes, quelque part en copains,
On était loin d'Oostende, et pourtant on s'marrait,
Le ventre de Paris, nous avait rendu vrais,
Une odeur de Pastis, enfumait nos narines,
Et la clope au museau, nous inventait la Chine,
Don Quichotte en vadrouille, qui cherche son Sancho,
On avait sur la trogne, les mirettes en ciseaux,
Un moulin à paroles, dansait sous nos chapeaux,
Nos coeurs enfarinés, se chargeaient des copeaux,
On a parlé de tout, et chanté comme des fous,
On a surtout pas vu, où s'envolaient nos sous,
On s'est dit que la vie, c'était pas mal foutu,
Qu'une table un comptoir, ca vaut bien le bout de la rue,
Et qu'au milieu de la nuit, le silence d'un ami,
Est bien plus fracasant, que la moitié du bruit,
Et quand on s'est quitté, des ivrognes et du sens,
On a pris nos cerveaux, comme on vide un gorgeon,
On s'est tous regardé, au fond de nos souffrances,
Pour se retrouver seul, comme un arbre sans tronc,
On a trop déconné, hier soir au café,
On a refait le monde, histoire de pas changer,
On avait dans les yeux, tous les trésors du monde,
Il faudrait bien faire gaffe, à pas paumer la sonde,
On a trop déconné, entre Pigalles et Monges,
On est déraisonnable, quand on a passé l'âge,
On dit des vérités, qui blessent nos mensonges,
Comme si notre enfance, pointait vers le chômage,
On a trop déconné, hier soir au café,
Mais j'suis sur que d'main, on va bien y retourner....
05 septembre 2007
Un vieux souvenirs noyé par les ans
Dehors la tempête reprend. La pluie tombe. le ciel se fait noir. Une nuit de combat se prépare. les enfants de Dix neufs cent quarante connaissaient bien ce silence avant la tempête. Certains attendaient ce moment avec impatience ou toutes les familles se réunissaient au fond des abris, à faire chanter les plus jeunes pour les occuper. Et quand les bruits du dehors se faisait plus fort et plus sourd arrachant toute Une vie en un morceau de débris fumant, les chants se faisaient plus fort Jusqu'à devenir des incantations, des prières .
Le lac reprend peu à peu sa place après avoir éparpillé son lit tout autour .
Verdure 2007
Tiré de Poésie du RERA
29 août 2007
passe la vaseline, j'ai la vaisselle à faire rentrer dans le mixer
http://andy-verol.blogg.org/
http://agitation.propagande.org/backstage/index.php
http://agitation.propagande.org/ellis-island/
Les Roses - Les cadavres
Un vertige dans ma tete
Cette nuit qui me rend fou
Prostre comme une bete
La fatigue creuse mes joues
Le cerveau vide et figé
Dans la chaleur de la nuit
Et tout ce noir immaculé
Qui ne me berce d'aucune envie
Oh hier les roses
Demain la mandragore
J'attends si j'ose
16 août 2007
Des brouillons de liberté
Marne la vallée, POissy
Des brouillons de liberté s'affichent
Le long des rails
et de temps en temps
Un homme y jette son ébauche
Marie s'enflamme
Marie cent flammes
Poissy. Disney
Disney Poissy
Toujours la même image
Sur les murs qui longent
La voie ferrée
23 juillet 2007
22 juillet 2007
Une folle tranche de sueur nappée de nicotine
dans un Protocole étrange manichéen et dérangé.
- Tranche moi la main, avant que je décrive une tranche de vie !
- Prends encore une dose de nicotine, de sueur ! -
La poudre, la sueur et le goudron drainent les forces qui coulent dans les artères altières de cette ville. Ce n'est plus un gémissement, écoute ! C'est devenu un cri de rage, de désespoir, d'espoir. Un cri vengeur, extatique, qui encourage et pousse à l'acte irraisonné de VIVRE, malgré la soumission forcée, la culture policière, les expulsions qui font disparaître d'un coup d'un seul un voisin, un ami, et qui font penser à des heures sombres d'une histoire bien trop proche.
Il ne suffit pas d'éprouver cette sueur, froide, il faut la sentir parcourir le derme , mutiler la conscience.
- Mutilation du silence
21 juillet 2007
pierrite
10 juillet 2007
29 juin 2007
Lettres du Chaos géniteurs
Pas de quoi rêver! Toujours Les vieux cauchemars reviennent à la charge . Dieu est un vieux dealer de Vie . Et J'ai en moi des démons carnassiers et rouillés. Toujours à cheval avec les bonnes manières ! Je te racontes même pas le poids des bornes en béton sur les verres en Cristal. J'essaye d'y trouver une raison de démolir la tendre feuille de sentiment qui emballe L'amour. La stérilité est une autre forme de Preuve que la Vie peut finir en impasse .
Un lion Cassé et rouge trimballe Sa gueule édentée dans la cage du cirque précaire .Tendres moments de Féminité effacée par le quotidien. La poésie est entrée dans une phase électrique et d'une irrégulière sympathie...Je veux Une poésie hallucinée . Moi le Junky des mots !
L'amour est une histoire de cour, On se marie avec un roi, et on vit avec le valet. L'amour est tribal, Parsemé de dentelles. La vente des Cœurs ne fait aux enchères. Banale équation du quotidien que je tentes de résoudre avec mes propres pensées.
Le Communisme est un folklore populaire qui a perdu ses racines ! Est ce que Mon Moteur est une sardine à l'huile, Un Coquelicot, où une danse tribale ? C'est une question capitale pour le bon déroulement du reste de l'histoire.
Verdure 2007
21 juin 2007
La poésie du XXI eme
Des troubadours aux slammeurs, la poésie a traversé les siècles. Elle s’est adaptée, transformée, mais elle a conservé sa quintessence, au-delà de toutes contraintes d’espace et de temps. Zoom sur un art évolutif.
A partir d’aujourd’hui, le Marché de la poésie reprend possession de la place Saint-Sulpice, pour quatre jours. Un événement reconduit depuis vingt-cinq ans, qui permet aux amateurs et aux professionnels de se rencontrer autour d’un art ancestral, toujours en profonde mutation. Si les règles qui régissaient la poésie classique ont quasiment disparu aujourd’hui, les thèmes de prédilection demeurent axés sur les grandes problématiques de l’humanité.
Selon Jacques Rancourt, directeur de la revue La traductière et poète lui-même, «l’amour, la mort, la nostalgie, la quête du bonheur et de l’absolu restent les sources d’inspiration majeures des poètes. C’est la sensibilité qui s’est métamorphosée en suivant les transformations liées à la vie contemporaine.»
La poésie classique et même moderne servaient autrefois de support à l’expression des sentiments, or notre siècle est celui de la communication poussée à l’extrême.
La poésie du XXIe siècle est donc plus épurée et plus tempérée. En ce qui concerne la forme, depuis Arthur Rimbaud, le vers libre est la dominante usitée. Ecrire en alexandrins, en respectant scrupuleusement des schémas de rimes peut sembler difficile : c’est pourtant considéré de nos jours comme une sorte de «harnais de sécurité » anti-créativité. Jacques Rancourt insiste sur la nécessité de prendre des risques dans le processus de recherche poétique, puisque c’est de cette insécurité que naît la profondeur et l’intérêt des poèmes.
«Il est trop tôt pour définir la poésie actuelle. On peut en revanche dire qu’elle est très ouverte et en pleine recomposition», dit-il, avant d’ajouter à propos du slam, que «ce n’est pas une dérive de la poésie, mais un passage. Le mouvement est encore jeune, des poussières d’étoiles vont retomber, mais cet échec est nécessaire à l’évolution de la poésie.»
25e Marché de la poésie, jusqu’au 24 juin
(http://poesie.evous.fr). 30e Festival francoanglais de poésie, jusqu’au 31 août
(www.festrad.com). Grand slam de poésie, du 26 au 30 juin à Bobigny, (01 42 06 92 08).
30e foire de Saint-Germain, jusqu’au 8 juillet (www.foiresaintgermain.org).
Directsoir N°175 / Jeudi 21 juin 2007
14 juin 2007
29 mai 2007
Une petite phrase de Boudder
"Notre passé est tristeça devrait plaire à Ombres avec son Tshirt :
Notre présent est tragique
Heureuseument nous n'avons pas de futur"
Different days
but always the same shit
22 mai 2007
20 mai 2007
19 mai 2007
127 Fascinations
J'aime danser sur les lignes de l'horizonOne hundred twenty seven Fascination
de travers et dépliées
Comme sur la toile des Anges d'en face
Une bonne dose de breuvage à la gloire
de la fée Al colémie
Si tu dresses ton étendard de vertu
Et d'abstinence Maudis sois tu !
Connais tu des lignes droites sans courbes
Des femmes sans seins
Des amitiés sans soutien
Un garage engivré sous la tonsure de l'hiver.
Prends mes vers, salopard
Vas y, vole moi, pille moi,
Il en restera toujours quelque chose
Un bout d'oxygène dans ta médiocrité
J'en ais bouffé du curée et du flic
J'en suis pas mort !
Tu peux me croire, rien ne vaut une vieille
carcasse faisandé, quand on a faim - Je
boufferais encore dieu à la mi temps, même
si les statues de la vierge me regarde
d'un drôle d'air, air de reproches
dûment calculé :
Les Têtes raides - Sans titre
Une fille
je n'sais pas qui es ton père
c'est peut-être
un vaurien commissaire
ou pianiste
ma fille
cette nuit-là
quand il m'a pris
dans ses bras
c'est dans tes yeux
ça se voit
son regard et sa voix
tous ces garçons
c'était toi
c'est tes cheveux
son corps
c'est tes doigts
ma fille
cette nuit-là
je voulus vivre à Java
pour un ongle de frisson
pousse une plaie sur l'horizon
c'est dans ta peau à jamais
insouciante j'allais
ne me demande pas qui c'est
sans se parler
on s'est quitté
ma fille
je n'sais pas qui es ton père
c'est peut-être
un vaurien commissaire
ou pianiste
ma fille
cette nuit-là
quand il m'a pris
dans ses bras
mais il est tard ce soir
à la gare St-Lazare
16 mai 2007
La Route (Nationale 365)
crois moi, les herbes folles poussent plus vite que notre marche.
Mais à l'arrivée le bar est accueillant,
les filles sont chaudes et humides - Tropique du cancer -
enchaîné à un radiateur rouillée.
Les fouets roulent entre deux putains.
Le plafond est jaune de fumée, la peinture cloque
dans le coin. Le cendrier est encore plein de tout
ce malaise itinérant et inhérent à notre statut
d'homme. La route est encore longue.
Il nous faudra encore quitter la ville, pour rejoindre
le désert. L'hiver s fera sans nous.
Dans les dunes, les hommes suspendus aux nuages
commencent la danse de la pluie - du doute -
et du désir. Viens danser avec eux.
Viens et danse. demain sera trop tard.
C'est fou ce qu'il tombe ici. Pluie - tombe -
et encore je passes sur l'incendie hallucinant.
En quittant le désert, j'avais encore du sable
entre les orteils, les paupières, les oreilles.
Mais c'est en rentrant en ville, qu'un flic nous arrêta.
La douane cherchait des substances que nous avions
déjà consommer, il y a bien longtemps. Putain, ils nous
restaient plus rien, à part dans les veines. Je n'ai
plus rien à vendre, même pas mon âme.
Mais ils cherchaient certainement de quoi aiguiser
leur soirée. Je n'ai rien à rendre, même pas mon âme.
Ce qui coule dans mes veines suffirait à tuer ma femme.
Nous la retrouverons chaque matin dans la baignoire,
cuvant encore toutes les effluves de la nuit.
La route continue, jusqu'au prochain bar.
15 mai 2007
Des barbelés adultes
A la chute du mur, le violoncelliste estMême pendant la guerre, les cordes étaient
venu jouer dans les barbelés et la ferraille.
métalliques; Interdit de jouer sans s'abîmer
les mains jusqu'au sang.
J'ai vu ce couple s'aimer dans les barbelés
et les épines de roses. Tu peux me croire, ils
n'avaient pas vingt ans à eux deux, et pourtant
ils l'ont fait jusqu'à la nuit tombée.
C'était pendant la guerre.
Bien après tous ces événements, un enfant jouait
encore dans les barbelés et les rats. Pendant que
des policiers riaient d'un rire inhumain, éclatant.
Pourtant jamais le sang n'a coulé.
Nous étions en Démocratie.
Encore aujourd'hui, des barbelés clôturent les villes,
des pays à la lisière de la misère. Toujours des musiciens
et des fanfares franchissent ses rails du quotidien. Toujours
des couples s'aiment par dessus les barricades. Toujours
des enfants tentent de devenir adulte.
07 mai 2007
Lyovez 07/05/07
Putain, c’est quoi c’t’odeur…
Qu’est-ce que ça peut bien être ?
Avec un haut le cœur,
Je vais fermer la f’nêtre.
Mais d’où vient ce relent,
Qui glisse et qui s’immisce,
Ce remugle qui prend,
Par tous les interstices.
Y aurait-il quelque part,
Un cadavre oublié,
Pourrissant dans le parc,
Ou au fond du grenier ?
Un accident chimique
Serait-il survenu ?
Une fosse sceptique
Serait-elle en crue ?
Mais putain, c’est quoi c’t’odeur !...
De poisson ventre à l'air
Ces étranges senteurs
Charriées par l'amer
Putain, c’est quoi c’t’odeur…
Cette puanteur rogue
Ces effluves de peur
De pillards en maraude
Ces nausées persistantes
M’enveloppent et me suivent
Sournoisement me hantent
Et avec moi dérivent
Je frotte mes chaussures
Inspecte mes semelles
Mais le relent perdure
Et renaît de plus belle…
Sur le calendrier posé dans le salon, il est inscrit 7 mai, lendemain d’élection…
On a marché dedans !
Elles sont bourrées nos urnes
A voter comme des burnes,
Aux armes, allons enfants !
On a marché dedans !
Maintenant on patauge,
Servi à la même auge
Tout un pays de glands
On a marché dedans !
Et d’ici qu’on la perde
La saveur de la merde
Il faudra bien cinq ans
On s’y est mis tout seul
Petit peuple soumis
Qui s’fait marcher sur la gueule
Et puis qui dit « Merci ! »
Tu peux dans ton errance
Bien frotter tes semelles
Cette odeur c’est
Qui s’est fait sur elle…
17 avril 2007
10 avril 2007
Séparation à l'amiable
Que j'y reviennes,
Il fallait pourtant que je creuses
au fond de tes yeux,
Y puiser beaucoup d'amour,
un peu de tristesse,
Surtout quelques souvenirs
laissés pour mon retour.
Même si les doigts
si souvent joints,
se détachent...
Sache que j'aimais encore en toi
la femme, parfois à moi.
09 avril 2007
06 avril 2007
Tout simplement combustible
Une Pierre.
Elle n'a même pas pleuré
se refusant de noircir sa joue
aux chardons des larmes.
Les charbons ne sont en fait
que des braises éteintes.
Jadis si brûlantes, elles sont à jamais
froides - inutiles.
Un simple combustible
qui n'attend certes qu'un instant
pour s'enflammer.
Un simple combustible.