08 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 2 Scene II

Il faut parfois faire l?éloge de certaine personne. J?ai longuement repensé à ce père de famille, parti en mer, alors que sa femme était morte, laissant à terre, dans un pensionnat ou une famille chargée de la gardée, sa fille à peine adolescente. Il écrivait si souvent des lettres, qu?il paraissait l?aimer, et ?uvrer pour son bien.

Je vais vous retranscrire une de ces preuves d?amour.

Ma fille
Je t?écris à présent du pont du "Saint Jérôme" Je suis marin le temps d?une traversée, pour te rapporter du bout du monde des colliers, des pierres dont tu ne soupçonnais pas l?existence, moi non plus d?ailleurs, et des histoires comme tu les aimes tant.

Tel que j?ai commencé la lettre, ce n?est pas tout à fait vrai. En fait je suis assis à une terrasse de café, pour ma première libération. Ca fait du bien de se retrouver sur la terre ferme, le temps d?une pause, et ne plus avoir la mer qui te balance ou la voir frapper la coque du bateau, comme un forgeron cogne son enclume pour l?aplatir.

Je dois l?avouer, la mer me remonte sur l?estomac, elle le vide presque à chaque fois que je le monte dessus. C?est presque une cheval sauvage qu?on essaye de monter à cru. Elle bouge, remue et rue, jusqu?à ce que tu ne puisses plus rester dessus serein. Elle te frappe, te soulève, te remue dans tous les sens, afin de te sonner. Et là, elle t?achève, je t?assures Sylvie ; je pense que tu serais presque contente d?être avec moi, cela t?éloignerait sûrement un peu des souvenirs de ta mère. Et ici, tu aurais l?impression d?être sur ton animal préféré.

Mais, j?espère de tout mon c?ur, que tu ne viendras pas sur ce bateau. Pour une femme, ce n?est de tout repos, et pour toi, qui est encore si jeune, tu ne trouverais ici que le funeste relent mâle, qui pince les fesses des jeunes filles, pour voir si ils peuvent aller plus loin, si elle en pincent pour un marin comme nous. Cela m?éc?ure souvent, m?amuse parfois, mais je t?assure que sans arrêt j?ai ton visage et ton nom comme morale. Je ne ferai jamais devant toi, ce que je fais ici. L?effet de groupe est vraiment une chose immonde. Un homme dans une société d?hommes perd tout ce qui le rend désirable. Sans femme, sans sa (ses) compagnes, il est privé de toutes les raisons de vivre ; il se laisse aller à la pire dépravation.

Le tableau de ce bateau ne doit pas te sembler si noir ; j?y gagne de quoi te nourrir, te payer ton école et te rapporter ces souvenirs, comme jamais aucun père ne pourrait le faire.

07 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 2 Scene I

Me voici prêt pour la seconde partie de mon épopée, aussi vais-je m?y mettre sans plus attendre, peut-être lentement, ou alors rapidement, qui sait ?

J?ai longtemps voyagé en train, afin de travailler, ou juste voir du pays. Les voyages pouvaient durer plusieurs heures, mais ils n'étaient jamais ennuyeux, du moment où on a un livre à lire, de la musique à écouter, ou une jeune femme à regarder en douce mais attentivement.

Le train s?approcha lentement de la gare et de son quai, long comme une rade, qui étaient tout deux éclairés par quelques lampadaires pendus dans le ciel, dont la lumière diffusait et se répandait sur le sol parmi ceux qui attendaient le train.

Lorsqu?il s?arrêta, par à coup, comme un paraplégique lors d?une crise de comitialité, la foule s?entassa prés des portes, prête à monter dans le wagon déjà bombé. Presque mécaniquement, les pas se rapprochaient, empressés, des marches métalliques de la plate-forme de la voiture, dans un bruit d?acier. Puis, ils s?approchaient hâtivement des sièges jaune orange, presque usés.

Toute habillée de noire, avec une écharpe rouge qui entourait son cou, Elle s?approcha lentement, après tout le monde ; elle semblait un peu rêveuse, la passagère du banc d?en face ; seules ses mains qui portaient des gants blancs et fins bougeaient de temps en temps : elle croisait et décroisait ses doigts effilés au rythme de son sommeil interne. Une petite mèche de cheveux, qui reflétait la lueur, léchait son visage, ses lèvres dont la serrure était fermée, puis ses yeux dont les secrets étaient gardés. Elle paraissait avoir un regard froid, et une sorte d?attitude qui dépareillait avec celle des autres occupants du wagon.

Un rictus aux lèvres les soulevait et laissait apparaître un petit sourire, peut-être involontaire presque narquois. Sa petite main faite de céramique ou de cire blanche crémeuse, fondue pour des cierges, telle celle des poupées anciennes, passait de temps à autre dans ses cheveux, et venait perturber les éclairs présents dans les sillons capillicoles.

Au rythme de la rame, tout son corps semblait ballotter, tremblait comme celui d?un épileptique touché par une de ces crises, qui laisse pour mort ceux qu?y l?ont, et effrayent ceux qu?y ne savent pas, ce qu?il se passe, et venait heurter de son duffle-coat bleu marine presque noir, les plaques de plastique du train, ou la vitre, selon le mouvement aléatoire de la masse d?eau interne.

Le train s?approchait lentement de la gare Saint-Lazare, et freinait de peur d?y entrer, sans pouvoir s?en sortir : une taupe devant un terrier enfumé. Lors du flot aqueux descendant du train, je la perdis de vue, même si elle avait été qu?un court instant, une création de ma vue perturbée, et de ma plume. Il me reste parfois dans le métro, un petit reste de parfum, preuve que l?odorat garde aussi bien, si ce n?est mieux le souvenir d?une femme.

Ses genoux la soulevèrent tremblants, au sortir d?un rêve, happés par une vaine sortie dans la réalité. Même si ma plume, au contraire de mes yeux, ne l?a pas assez détaillée, demain, une autre inconnue viendra, le cours d?un instant, peupler mon rêve de sa présence et de tout ce que mon imagination peut bien en faire.

Mais les soubresauts du train me montrent les varices qui lézardent des jambes graisseuses des secrétaires de carrières obèses. Ces mortadelles ficelées dans leurs habits de travail, se balançant comme un jambon à son crochet. A cette vue, je me hâte de reprendre un livre, ou de pencher ma tête à une fenêtre noircie, afin de penser à la passagère du banc d?en face.

06 novembre 2005

Beru - petit agité

Petit Agité
Une banlieue maudite
En zone interdite
Une armée de flics
Marqués par la haine
Les jeunes se dechaînent
On en a rien à perdre
Les bagnoles crâment
La zone est en flâme
Et la folie gagne
Les gamins rebelles
Brûlent des poubelles
Ce soir c'est la fête

Petit Agité
Tous des Béruriers
Petit Bérurier
Tous des Agités

Viens voir comm'il fait chaud
Les caisses font des tonneaux
C'est le grand rodéo
Sous une tête-cagoule
T'as perdu la boule
Et le monde s'écroule
La cité des barjots
Quartier des Agités
Commando Bérurier
Tu avances masqué
Dans le noir sans papier
Commando Bérurier

Tous des agités
Tous des agités
Tous des agités
Tous des agités

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 1 Scène VI


A décrire Nuages, Lézards, Hommes, moi et vents, me voici quelque peu fatigué, aussi, vais-je laisser là mon oeuvre et continuer plus tard, afin de reposer mon inspiration tordue et inconstante. Je vais reposer ma pauvre cervelle assaillie par mille pensées, par une gangrène aiguë Aurez-vous la patience d'attendre que je me remette à écrire. Lecteurs, tu es comme le vent, tu tournes, poursuivant le regard de la girouette.

Me voici au seuil du deuxième terrible acte. Je suis impatient (qui ne le serait pas ?) de savoir ce qu'il pourra bien y avoir.

Mon esprit fantasque espère peut-être y trouver de nouvelles composantes pour rêver. Le sommeil soudain me prend, le vent m'enlève :

" père, mère, j'ai peur, le roi veut me prendre... " Pourrais-je peut être m'écrier, mais rien, je n'en ai ni la force, ni la foi."

Hervé - Les souvenirs d'Isidor Ducasse -

Les Chants de Maldoror peuvent aussi être téléchargés en version PDF.

05 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 1 Scene V

J?ai entendu le lent glissement des nuages sur le tapis des cimes des cyprès. Il était presque inaudible, comme cloîtrer dans une camisole de force, de feutre jaune et blanc. Ce frôlement était malgré tout vert, je le répète, il était vert, tâchant parfois les eaux de son encre volatile, et pourtant indélébile.

Les nuages venaient de l?Est et iraient mourir à l?Ouest dans un dernier craquement pluvieux ; entendez par là un orage. Ils accompagnaient en chemin, quelques volatiles immigrants vers d?autres contrées, plus appropriés à leur mode de vie, mais surtout, il faut bien l?avouer, riche en aliments fortificateurs. Ils s?approchaient du soleil à vols lents et aérés. En triangle, ou en une toute autre figure géométrique, les volailles se regroupaient, pour traverser des régions entières sans s?y poser. Ils n?échappaient pas aux clameurs des chasseurs, qui de leurs fusils, tentaient de les rejoindre. En fait ce sont les oiseaux touchés qui tombent pour les atteindre. Il en va de même pour tout ceux qui sont trop haut pour apercevoir les êtres mouvants au-dessous d?eux.

J?ai entendu le vent soupirer ; un lézard l?ayant également perçu, lâcha le morceaux de soleil qu?il tenait au chaud sur ses écailles, pour se faufiler entre deux cailloux instables d?un mur délabré ; les pierres s?effritaient et tombaient au bas du mur dans un bruit sourd et mûr pour effrayer la chouette effraie.

Avant de sortir de son austère caverne, il sortit sa langue en deux coups brefs, afin de sentir l?air extérieur et connaître le moment propice à une paisible et possible sortie. Ainsi, satisfait par le calme ambiant, comme tout solitaire, il dégage sa tête d?entre les pierres et regarde, en tournant la tête dans tous les sens. Il n?y a personne. Il avance alors une partie de son corps, recommence à humer l?air, continue à agiter sa tête, recommence , et finalement sort entièrement de son trou. Il n?a pas oublié qu?il était le jouet d?enfant assassin par décision divine de temps jadis. Alors, il reste inquiet, aux aguets, pour sauver sa peau froide. Ceci est le long résultat d?apprentissage transmis de génération à génération, à travers les lustres. Le zoologiste averti appellerait ça peut être l?instinct animal. Je préfère ne pas y penser.

Il n?en demeure pas moins, que les lézards traversent les nuages de leurs langues.

04 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 1 Scene IV

Certains lecteurs aigris de ne pouvoir écrire, veulent à tout prix connaître la manière d?écrire et de vivre, la condition sociale de son aimable conteur. Ces lecteurs, qui se reconnaîtront à n?en point douter, heureux -(Ils ne peuvent pas avoir, après tout, toutes les tares du monde)- vont être aimablement aidé dans leurs désirs, par cette strophe, que je proclamerai d?ici quelques instants. Je nourrirais leurs odieux aphtes.

J?écris ces lignes est dans une petite salle, d?environ 30 à 60 mètres carrés, avec une table en bois ancien, de laquelle sortent les clous qui attachaient naguère le plateau aux pieds sinueux, dans lesquels sont gravés des chiffres presque ésotériques, signalant la date de fabrication et de préemption du bois, ainsi que le passage des différentes personnes. La table en question soutient quelques feuilles, des stylos, un bloc-notes bleu et une calculatrice électronique (220 V alternatif) avec une imprimante qui note systématiquement en bichromie les chiffres qu?on frappe, se trouve à droite, tandis qu?à gauche sont posés des classeurs à archives contenant le budget de l?année 1996, des litres de chiffres à rendre ivre le plus sobre comptable, et qui mieux que le bon vin me saoul. J?aime bien les chiffres, mais pas ceux là.

La chaise un peu vieillotte et peu confortable a soutenu, il n?y a pas si longtemps, le fessier bien dodu de la secrétaire. Je la remplace. Elle tiendra bien le coup.

Derrière moi se découpe un hôpital à l?accueil hospitalier, dans les petits carreaux carrés de la grande fenêtre. Le ciel cache bizarrement les toits des bâtiments loin d?être hospitaliers, qui se reflètent sur une table de dissection en étain massif, aux pieds larges comme des troncs d?Urbaum. Le reflet est rouge au touché de l?étain gris. En fait nous sommes dans une officine pharmaceutique. Priez de ne pas y entrer, même après avoir sonné ! Vous pourriez perturber ma méditation. L?ensemble du bâtiment se dentelle dans les déchirures de bistouri du billard. Les morceaux s?éparpillent, captant l?angoisse de ces pensionnaires blessés par la guerre. Nombreux gisent dans les souvenirs, d?autres fiers ne vivent que dans leurs glorieux faits de guerre. Les médailles sont là pour leur rappeler, qu?un corps percé par une balle gît encore à côté d?eux.

Voilà, lecteur, es-tu ravi de savoir où je suis pour te dénoncer ces modestes pages. Reste encore un peu, de manière à goutter mes paroles, ce miel où viennent s?abreuver les défauts humains, et aussi, mais facultativement, leurs qualités. Ne serait-ce qu?un instant, puisque tu parais déçu, je me relance.

Là où je me retire pour faire les corrections, est une pièce de 20 à 30 mètres carrés, où s?alignent et se chevauchent de nombreux livres arborant fièrement leurs titres et auteurs sur la tranche. La table et la chaise semble plus modeste. Aux murs s?accolent de nombreuses images et portraits, afin de me divertir l??il dans mes minutes de rêveries.

Je peux paraître méprisant à travers ces lignes, pour toi lecteur qui tente vainement de déchiffrer mon âme, mais je ne peux me lasser de gravir toujours plus haut les montagnes de la solitude et du selbstüberwindung . Me croyez-vous si médiocre pour me plonger dans la béate habitude de la ritournelle quotidienne.

Point final et cela sera tout pour aujourd?hui.

03 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 1 Scene III

Après ces deux longues strophes, je retournais dans mon jardin, cueillir romarins et bulles de souvenirs errantes.

Le sapin voyait sa fin venir, même si elle ne pouvait pas laisser présager sa rapidité, ni même sa méthode particulièrement éprouvante pour ses proches, et cette condition n'est pas réellement valable, ni validé, dans les formes actuellement admises par la grammaire " Orthodidacte " .

Ces épines étaient encore vertes et belles et bien attachées aux branches comme des ongles aux doigts d?un ornicophage , comme un mouton dans les serres d?un aigle, comme la terre dans les mains d?un serf, ou plus communément, comme un cerf dans la ligne de mire d?un chasseur. D?un trait, d?un simple mais terrible...
- Pas pour nous, mais pour ce malheureux et verdoyant conifères
... trait, il fut arraché de la terre, séparé de sa matrice , mamelles maternelles, pour mourir auprès de son unique père, un vieux phanérogame de luxe comme lui, dont on fait des bières de qualité, voir de luxe, carrées, décorées et dorées à souhait, avec deux poignées sur les côtés, pour qu?on puisse la prendre, la vider et l?oublier.

On n?y pense pas assez, et quand on est comme le fils, frais et sain, mais quand on est comme le père, on s?y retrouve sans y avoir plus de pensées, en espérant juste un peu pouvoir y échapper, ne pas avoir à y aller. Mais il faut bien que vieillesse se passe, et que jeunesse se meurt. A bon entendeur !

On peut parfois tout repousser, mais jamais perpétuellement. Bien dommage, n?est-ce pas ! Cela n?a pas vraiment d?importance, et lorsqu?on est comme moi, certain de produire quelques pages destinées à une éternité, qui ne vous oubliera peut-être pas - Permettez-moi d?en douter, puisque je suis à cette place, encore un peu précaire mais tout de même pleine d?espérance.

L??uvre du gymnosperme est un tombeau, à l'image, je suis ce qu?il y a dedans -(Il ne faut pas m?en vouloir, je suis comte depuis un siècle, après tout)-, mais restant en vie, malgré tous les déboires que cela peu bien occasionner.

Memento, homo, quia pulvis es et in pulverem reverteris.

Cette strophe ne pouvant pas se terminer de cette manière, et ma plume n?étant pas bouché, je m?en vais vous parler du vent, qui secoue les épines et les étamines chargées de la poudre jaunes des pépinières, ces chaudes pouponnières arborées.

Avez-vous entendu le vent, parler du parler ; parler le vent dans les branches des pins ? Je vais certainement vous en parler comme jamais vous ne l?avez entendu.

D?abord, et signalons-le, il ne mord pas le fer de ces crocs glacés, pour y laisser de larges creux, mimétismes de sa denture, non, il le caresse jusqu?à l?usure. Sa douce main balaie sa fourrure gelée aux aspects et reflets bleutés, jusqu?à le remodeler comme un vulgaire morceau d?argile. Sa longue cape tisse les cheveux, pour en faire des volants filant à tout vent. Il agite les jupes des jeunes filles, les effraie un peu en les poursuivant nonchalant, comme un amant trop fier et trop sûr de lui-même, un amant trop pressé d?en finir avec la phase numéro 1.

Il les embrasse, en leur caressant leurs jambes dénudées, remonte presque là où ma description se doit de s?arrêter, pour ne pas offusquer les groupuscules fanatiques de la pudibonderie exagérée (et c?est un utile pléonasme.) Il joue avec leurs cheveux, leurs jupes, leur... Le vent, c?est sensuel.

Il lape dans les lacs, des flaques d?eau, de quoi se réhydrater, puis il s?égoutte en mouillant la plage, et parfois il emmène plus loin encore son breuvage. Et tel un coureur invétéré, il s?enfuit, ne laissant même pas son ombre derrière lui, pour se cacher, voir garder sa fuite.

Et quand le citadin avale ce curieux aliment sans saveur - quoi que cela puisse être contredit :

Le vent a parfois une saveur âcre de fumée de cigarette, d?usine ou de train et de gare, et même parfois, le goût doux d?un parfum - , sans constitution, il lâche une toux rauque pleine d'expectorations jaunâtres. Il recrache cet amas infectieux hors de ses poumons. Mais il ne se doute pas que dans son calme bureau, où le moniteur d?ordinateur et le néon pendu au plafond l?éclairent d?une pâle lueur, l?air distillé et conditionné se referme sur lui, comme dans une boite de conserve stérilisée arrivant à la date de préemption, laissant s?échapper des hordes de Legionella, et d?autres agents pathogènes rendant mortel le plus commun des vivants. Mais la viande, ainsi gardée des injures du temps dans cette fausse stérilisation, ne subsiste parfois même pas. elle se recroqueville puis de dessèche ; elle s?aigrit. Les rides apparaissent puis se durcissent.

Cette vieillesse s?allie au temps, et nous alite, rendant parfois vivant le plus commun mortel.

Voilà, la nature a été élue seul sujet durant cette stance. Je m?arrête et vais uriner.

02 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 1 Scene II


Et pourtant, fatigué, et l??il éteint, ma pensée ne pouvait que se reposer. La télévision, éternelle orgie d?images, pantagruélique dévoreuse de cervelles, gargantuesque rongeur, brillait de sa céleste voûte, m?assommait de son festin, m?assenait jusqu?à la nausée.

Un cheval presque cadavérique posa son sabot crotté et en putréfaction sur le courant d?air créé par sa queue virevoltante, tournoyante comme des plumes de casoar, cette fausse fourrure d?oiseau raté. Son maigre cavalier subissait, à l?étroit sur sa selle, les sursauts de sa monture, en se balançant de droite à gauche, suivant le rythme effréné du pas chaotique de son étalon aux cents sangs mêlés. Ce bâtard avait longuement parcouru les sentiers et les courts chemins de terre battue, pour voir du paysage et quelques villages.

Son membre glorieux connaissait ainsi de multiples compagnes plus ou moins consentantes, qui se conduisait sur la paille, en véritable pouliche. Mais cela n?aurait guère de liens avec notre récit, si votre humble serviteur se mettait à vous décrire ces actes peu glorieux de l?histoire.

Le cheval, disais-je, posait son sabot sur quelques crânes tombés du cou des combattants - soldats (je vous en prie, sans jeu de mots) , qui vivaient encore quelques temps avant leur mort, et pouvant, dans cet état préliminaire , espérer vivre jusqu?à plus soif, et Dieu sait combien les soldats boivent ! De toute façon, ils n?ont que ça à faire dans l?enfer silencieux des casernes gouvernées par des gueux, bâties pour des sots.

Le cheval ainsi n?était autre qu?un puissant rugissement, un soupir sortit de la gaine du temps, la bajoue de votre présence, le silence de votre rêve.

Et son cavalier ?

Son cavalier se serait plutôt un vague fantôme de vos ombres stériles et hermétiques, ou plus précisément une table, une chaise et un plancher soutenant le tout à deux mètres au-dessus du sol, qui se trouve à 20 miles lieux sur les terres, au-dessus d?un niveau de la mer, qui lui-même représente, et on ne sait ni comment, ni pourquoi, le niveau zéro de la géologie.

Une pièce de rêve, une pièce élégamment rare ! ! !

Un morceau de choix, pour ce cheval, doué de l?extraordinaire pouvoir de vivre !

Te serais-tu assoupi, Ô ! nébuleux lecteur, devant cette fresque télévisuelle ? J'espère une réponse négative sinon il te sera nécessaire de recommencer depuis le début cette stance, oh combien amusante et élégiaque, digne d?un fabuleux écclésiasque, sans fausse modestie ni comparaison faussée par ces vers formés d?hexamètres et de pentamètres alternés. Cette alternance me plaît et me suffit.

Le mouchoir sur la bouche, pour ne pas avaler la poussière soulevée par les sabots du cheval du devant, et du Lieutenant, il parlait tout de même pour lancer des ordres et des injures aux autres hommes du groupe. C?est généralement donné à tous de donner des ordres, mais ceux qui aiment les faire exécuter sont de braves et gentils petits acariens sans importance, qui trouvent dans cet acte un moyen de se donner consistance et grandeur devant les chaussures, qui les écrasent. Il connaissait donc, puisque je me suis éloigné du texte, les voies pratiquées et praticables.

Jack, c?est son nom, était de ceux, qui étaient les plus vieux, et qui parcouraient depuis le plus de temps, ces terrains presque à l?abandon, en friche. Le vent y soulevait, à chaque fois qu?un fer frappait le sol, une pelletée de sable gris qui brûlait les yeux, brouillait la vue. Les grains de sable se mêlaient la sueur, pour en former une sorte de croûte qui teintait et solidifiait les habits. Les habits des hommes en étaient poussiéreux blanchis, comme un mur passé à la chaux. Le soleil se reflétait, se tordait, se tendait, et jusqu?aux bouts de ses doigts brûlants grillait les yeux, tannait les peaux et pénétrait par les pores de l?épiderme, pour en faire sortir un liquide saumâtre : La sueur. Pour se cacher de cet ennemi, les hommes portaient un chapeau de feutre noir, aux longs bords presque plongeants ; il les cachait et les protégeait. En cas de besoin, il pouvait également leur servir de bol pour boire, de serviette pour s?essuyer après les mains. Il était leur seule couverture, le soir après la veillée, après les chants accompagnés par une guitare, un banjo, ou plus rarement un violon.

Laissant les bêtes, ils accompagnaient les étoiles le temps d?une nuit courte, jusqu?au lendemain matin, où il faudrait se lever. Prenant leur courage à deux mains, puis le chemin, il montait sur leurs montures, les yeux cernés et fatigués, sans mot dire. Les sabots squelettiques continueraient à s?enfoncer dans le sable soulevé par le vent et la queue de l?hipparion fidèle, hésitant à chaque pas, pour ne pas tomber dans un trou caché. La nuit s?envolerait, laissant place au jour, au vent et au soleil.

Clic, J?éteignais la télévision, fidèle image de l?expression cercopithèque de l?homme actuel.

01 novembre 2005

Les souvenirs d'Isidor Ducasse Acte 1 Scene 1


Scribitur ad narrandum,
non ad probandum.

Je ne vais pas commencer à discourir sur les corbeaux et leurs métamorphoses, qui frisent les métaphores ou de leurs ailes, qui frôlent les lourds pavés neigeux, ces nuages veinés par de fins lits ensoleillés ; pourtant, le début ne fut pas exactement celui que je pensais :

" Un homme court dans le sable, où se suivent ses pas serrés par une course lente. " Mais où va réellement cet homme ? Nous ne le savons pas. Nous ne pouvons, ni ne pourrons le savoir, si nous n'avons pas son but entre les mains, pour le lire, le décrire, le dévoiler, et enfin détruire cette vague espérance de vie qui passe comme un éclair dans le grand livre aux lettres dissoutes des présents sur le globe bleu.

Mon discours s'arrêtera-là pour cet homme qui n'a vraisemblablement pas le pouvoir de survivre à lui-même - par un quelconque enfantement - ni de produire un héritier, cette source d'aide pour la vieillesse. Il restera, investi par un travail sans effort et sans avenir, dans un bureau aux peintures rutilantes et murales - de morves liquides, de croûtes cloacales - où des rayons se heurtent les uns aux autres pour enfin tacher le sol d'une fugace lueur, comme un bureautier anéanti par une véritable lettre de licenciement licencieuse, écrite par une personne qui ne l'ayant jamais vu, ni dit : " bonjour ", n'a même pas l'horrible angoisse de détruire un être vivant.

Enfin licencié par un état hors norme, il peut se vendre à d'autres selon le désir des plus offrants et le plaisir de ceux qui passent - fiers, repus de leurs repas trop riches en calories ainsi qu'en graisse et gavés comme pour un repas dans une basse-cour d'un couple d'éleveurs d'oie - devant les vitrines éblouissantes des A.N.P.E. dans leurs manteaux ouatés de doux silences discrets mais interrogatifs (Mais qui sont ces êtres ?). Dans nos sociétés, nous appelons ordinairement cet acte " Prostitution " ; même si cela n'a rien à voir avec ce travail exclusivement féminin et enfantin, gouverné par de mâles désirs et profits ; mais ici, et uniquement dans ce cas, il sera appelé " Marché du travail ". Allez comprendre quelque chose !

Je fais parti du siège où siègent de grands, gros, gras / placides et amorphes amiraux, patrons et politicards en toc qui cherchent leurs claques. Mais qui n'est pas comme moi, écrasé par tous ces cadres au service d'une institution ?

L'état majeur de notre existence n'a pas de création vraiment flagrante, sinon l'irrespect, que nous avons pour nous-mêmes. Donnez-lui votre sang, il prendra votre coeur, et enfin vous prendrez soin de lui, tandis que lui prendra sang à vous. Tout se recoupe dans la pièce circulaire de nos actes.

C'est avec cet état d'esprit lugubre, moi Isidore Ducasse dit Comte de Lautre amont, fidèle serviteur de Maldoror, que je parvenais en haut des marches d'une caserne désaffectée où se réunissaient quelques Guides de l'urbanisme sauvage, ces professionnels de la dégradation mentale la plus élémentaire. La folie n'était pas loin, les aides hospitalières non plus. Ici, il était clair, qu'à Noël on m'offrirait une camisole de force toute neuve, pour calmer mon ennui et mon envie de solitude. Il faudra bien que j'abandonne toute idée de liberté il faudra que ce mot disparaisse de mon vocabulaire, sans quoi je resterai un simple marginal composté en cours de validité.

N'allez pas croire, chers Lecteurs, que je cherche à vous endormir par mes mots, ni même à vous donner le vertige par des phrases longues, alambiquées, peut-être creuses et pourtant...

Hervé - Les souvenirs d'Isidor Ducasse



[Le compte de Lautreamont - Les chants de Maldoror]

31 octobre 2005

10 ans de mensonges


Les années passent, les mensonges restent....


Ombres

30 octobre 2005

JDM - poetic Biography- (The Pearl Harbor's Storm)

Translate by Hervé




8. December 1995.

Made into the Pearl Harbor's Storm,
Born into a storm in Melbourne.
The amnesiac mother lays in the arms
of a sallow
Hospital.
By warning shot,
My vital
Seed had sheded.





(L'Amérique has raped my soul.)
Then I killed my mother,
by raping her, last once.
A MURDER - A CAGE
There's the replica of justice.





I have thrown a sailor, overboard.
His longs legs have been broken
by touching the wild sea.
The sailor have drowned.
The horse, that he told rein,
had been crushed by a ground swell.





L'Amérique called myself,
I mapped out,
The motor way vein
On the desert sand.
For scorn, I cut him, the arteries.





And with a wave of the hand, I blotted
the visited cities, the met women
out of my memory.





I have gone though the border,
the sun froze, behind
the cities of the United-States.





Then I have find again the real life,
the pubs and the ripped car.





Le Mexique was hot,
Spacious enough, for my Giants
ARMS
without land.





The women didn't there be
virgin
The men didn't there be
abstemious.





The pubs are always welcoming,
Spacious -
- Vast.
One glass or two, before to take the road.





When I have taken the wheel, I was drunk.
The road stop to breathe.





The whores rot in prison
to safeguard the male.
- last breathe from a humanity
without desired children.-
Then I have run out of the city,
where the trees can't weep.





The condoms, thrown in the air, fallen
again to the heard, as coarse confetti,
dedicated to another feast, heathen less.





The thumb was raining.
A car stopped.
The wind takes my hairs, and scatters her
on the nothingness bed.
The book came open on the ripped page
from an insane fountain.





The car takes me
to another dream.
Still a reverie
to look after the sleeping
children.





By coming in L.A.,
a roof greeted me,
empty and bare.
An opening on the universe
His eyes were full of
A SKY / A SUN / A MOON
according to the night,
and the passed days.





The ceiling is blue-black, covered of stars,
For a moment, I have seen the plane
who crawled on the sky
then pricked his from their wings.





I was the insane bird over the cardboard's
canyon,
where lay Indians.
There feathers were covered with blood
There bows were broken.
Then come on the earth, my feathers becomes
scales.
I had become Lizard again.





I crawled on the buildings,
and went through their windows.
I sledded on this crust
to reach the middle
the heart of the city.





I have seen darkest
cohorts of insects,
followers of the
black incest.





The pills taken, I could
bathe me in another liquids
that this :
FROZEN WATER





The Venice's skin
rolled on my scales
His beach was dark and mad.
The illegitimate couples baths
in my eyes recovered of a sea
more indecent, as their lovers.
Theirs revels have learned me the love





Some waves become tangled
with the clouds,
to try to touch the Sacred Black Stone.





In the morning, the coronation had been finished,
The emperor was named.
In the evening, with a bullet in the head,
he was dethroned.





A man passed.
Sure, that he was drogue addict.
He played the harmonica,
and his song running through my head,
until the day, where the blues came towards
The stage
FLASH
BACK
STAGE





Someone else as me couldn't make it.
The auditorium was silent
insane, bewitched, astounded.
I could do as I liked with they.
And all stopped,





SUDDEN
I was coldest that can be
a dead.
I was hard,





The vasectomised penis
from a sick ancient one,
the cancerous testicles
will be the only testament.





of Bacchus
of Dyonisos.
The mythology is dead,
Gods must be recreate,
Olympia must be rebuild,
to that a new man assert himself.





Direct to the heart, the dresses of judge
flied away to the court of the proceeding
witness, guilty, accuse!
I must just to run
to run in the rest of the world
the rest of My Kingdom.





Deceived, bruised,
Exiled,
PARIS had welcomed me
so much as he exiled
Émile ZOLA.





Of an lively and quickly eyes,
the dead knows that
I will fall.
Then She caught me
In her arms.





She knows to bewitch me
of her longs hairs of Siren.
Outside, a last car pass.
The body will be here, stretched out, and dived
in a blood
which can't be mine.





There is no worse vampire,
that the one, where suck his own blood.





A girl will run up,
and dive on my body.
She takes his time.
God, it was really good,
to fuck the death in this way!





The bath is long
quiet
(forward)
and maybe
very promising
so much as
go-between.





I was still a child
The wet hairs
Stripped to the waist,
A tattoo on my soul.
A film to finish.





The children's smile still alive
on my dead lips, left to
Pamela, a last farewell.





Finally, I was in the other side
OF THE DOOR!!!

29 octobre 2005

JDM - Biographie poétique

(La tourmente de Pearl Harbor)

Verdure



8 Décembre 1995.

Créé dans la tourmente de Pearl Harbor,
Né dans un orage à Melbourne.
La mère Amnésique gisait dans les bras
D'un hôpital
Jaunâtre.
D'un coup de semonce,
Ma semence
Vitale était répandue.





(L'Amérique a violé mon âme.)
Alors, J'ai tué ma mère,
en la violant une dernière fois.
UN MEURTRE - UNE CAGE
Voilà, la réplique de la justice.





J'ai jeté un marin, par-dessus bord.
Ses longues jambes se sont brisées
En touchant une mer endiablée.
Le marin s'est noyé.
Le cheval, qu'il tenait par les rênes,
S'est fait broyer par une lame de fond.





L'Amérique m'a visité,
J'ai tracé les cartes,
Les veines autoroutières
Sur le sable du désert.
De dédain, je lui ai coupé les artères.





Et d'un geste de la main, j'ai effacé
de mes souvenirs, les villes visitées,
Les femmes rencontrées.





J'ai traversé la frontière,
Le soleil se glaçait, derrière
les villes des États-Unis.





Puis, j'ai retrouvé la vraie vie,
les bars et les voitures déchirées.





Le Mexique était chaud,
assez spacieux pour mes bras
DE GÉANT
sans terre.





Les femmes n'y étaient
pas vierges,
Les hommes n'y étaient
pas sobres.





Les bars étaient toujours accueillants,
Spacieux -
- Vastes.
Un verre ou deux, avant de reprendre la route.





Quand j'ai repris le volant, j'étais soûl.
La route ne respirait plus.





Les putes pourrissent en prison
pour sauvegarder le mâle.
- Dernier souffle d'une humanité
sans enfant désiré. -
Alors, j'ai fuit cette ville,
où les arbres ne pleuraient même pas.





Les condoms, jetés en l'air, retombaient
à terre, tel de vulgaires confettis
voués à d'autres fêtes moins païennes.





Le pouce levé.
Une voiture s'arrêta
Le vent pris mes cheveux, et les éparpilla
Sur la couche du néant.
Le livre s'ouvrit à la page déchirée
d'une fontaine folle.





La voiture m'emporta
vers un autre songe.
Une rêverie encore
pour veiller sur l'enfant endormi.






En arrivant à L. A.,
un toit m'accueillit,
vide et dépouillé.
Une couverture sur l'univers,
UN CIEL / UN SOLEIL / UNE LUNE
plein les yeux selon les soirs,
et les jours passés.






Le plafond était bleu noir, couvert d'étoiles,
Un instant, j'ai vu l'avion
ramper sur le ciel
puis le piquer de ses ailes.





J'étais l'oiseau fou au-dessus des canyons
de papiers cartons,
où gisaient des Indiens.
Leurs plumes étaient ensanglantées,
Leurs arcs cassés.
Puis arrivé à terre, mes plumes devinrent écailles.
J'étais enfin redevenu Lézard.






Je rampais sur les buildings,
et traversais leur fenêtre.
Je glissais sur cette croûte,
Pour atteindre le centre
Le fond même de la cité.





Et J'y ai vu de sombres
cohortes d'insectes
adeptes du
noir inceste.





La pilule prise, je pouvais
me baigner dans d'autres liquides
que cette :
EAU GLACÉE





La peau de Venice
roulait sur mes écailles,
Sa plage était sombre et folle.
Les couples illégitimes se baignaient
dans mes yeux recouverts d'une Mer
encore plus impudique, que ces amants.
Leurs ébats m'ont appris l'Amour.





Quelques vagues s'emmêlaient
avec les nuages,
pour tenter de toucher la Pierre Noire Sacrée.





Au matin, le sacre était finit,
L'empereur était nommé.
Au soir, d'une balle dans la tête,
Il était détrôné.





Un Homme passa.
Sûr qu'il était drogué à mort.
Il jouait de l'Harmonica,
et sa chanson trotta dans ma tête
jusqu'au jour, où le blues s'avança
sur scène
FLASH
BACK
STAGE





Un autre que moi n'aurait pu le faire.
La salle était silencieuse
folle, envoûtée, abasourdie.
J'en faisais ce que je voulais.
Et tout s'arrêta,





SOUDAIN
J'étais plus froid que peut l'être
un mort.
J'étais raide,





Le pénis vasectomisé
d'un ancêtre malade,
Les testicules cancérisés
furent l'unique testament





Du Bacchus,
Du Dyonisos.
La mythologie est morte,
Il faut recréer les Dieux,
reconstruire l'Olympe,
qu'un Nouvel Homme s'affirme.





Droit au coeur, les robes des juges
s'envolèrent vers les cours du procès.
Témoins, coupables, Accuser!
Il ne me restait plus qu'à fuir,
qu'à courir le reste du monde,
Le reste de Mon Royaume.





TRAHI, Meurtri,
Exilé,
PARIS m'accueillit
autant qu'il exila
Émile ZOLA.





D'un oeil vif et rapide,
La mort sut que
J'allais tomber.
Alors, elle me rattrapa
Dans ses bras.






Elle sut m'envoûter
de ses longs cheveux de sirène.
Dehors, une dernière voiture passa.
Le corps était là, allongé et plongé dans un sang
qui ne pouvait être le mien.





Il n'y a de pires vampires,
que celui qui suce son propre sang.





Une fille accourra,
et s'allongea sur mon corps.
Elle prit son temps.
Dieu que c'était bon,
de baiser ainsi la mort!





La baignoire est longue
calme
(Entreprenante)
Et peut-être
très prometteuse
en tant qu'
entremetteuse.





J'étais encore Enfant.
Les cheveux mouillés
Le torse nu,
Un tatouage sur mon âme,
Un film à finir.





Le sourire d'enfant encore vivant
sur mes lèvres mortes, laissait à
Pamela, un dernier Adieu.





J'étais enfin de l'autre côté
DE LA PORTE !!!

28 octobre 2005

Fanchon

Amis, il faut faire une pause
J'aperçois l'ombre d'un bouchon
Buvons à l'aimable Fanchon,
Chantons pour elle quelque chose

Fanchon, quoique bonne chrétienne
Fut baptisée avec du vin
Un Bourguignon fut son parrain
Une Bretonne sa marraine.

REFRAIN :
Ah ! que son entretien est doux,
Qu'il a de mérite et de gloire.
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Oui, comme nous ! Oui, comme nous !


Fanchon préfère la grillade
A tous les mets plus délicats
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade.

Fanchon ne se montre cruelle
Que lorsqu'on lui parle d'amour
Mais moi, je ne lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle.

27 octobre 2005

Islam et musulman

Le site des editions les 12 propose des téléchargements de livres sur l'Islam. En cette période ou toutes modérations est proscrite, ou le "jusqu'au boutisme" est la politique la plus adopté. Ce site propose au moins la possibilité d'ouvrir le dialogue.

Bonne découverte, en espérant que ça ne vire pas encore à l'extrémisme.

Orane Mecand

26 octobre 2005

Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu

L'ESRA est une encyclopédie conçue suivant le concept de Bernard Werber exposé dans sa trilogie "Les Fourmis". Les articles ne sont pas triés : il n'y a pas d'ordre pour les lire. C'est un peu comme si on ouvrait un livre au hasard. Pour afficher la liste non triée de tous les articles disponibles, cliquez sur Liste des articles dans le menu.

http://es.ra.free.fr/
http://www.bernardwerber.com/

"Quand l'oiseau de fer volera dans les cieux et que les chevaux auront des roues, les Tibétains éparpillés à travers le monde comme des fourmis, alors le dharma (la voie) arrivera dans les pays de l'ouest..."
Aujourd'hui, les avions nous survolent, nos voitures nous asphyxient, nombre de Tibétains sont en exil et le bouddhisme devient le sujet privilégié des stars du show-biz !

25 octobre 2005

la terre et ses humains

Publicité de USHUAIA - fondation nicolas Hulot

24 octobre 2005

Retour de soirée

la biere etait tres bien et les convives aussi
alors on a mangé et parlé beaucoup
rigolé et bu aussi quelque coup
bref au moment de se quitter on etait si bien qu'on oublié de dire merci.


François

23 octobre 2005

Google earth

Il y a quelque temps, on parlait de google earth, je recidive encore une fois avec deux site :
http://www.googleearthhacks.com/downloads/
http://www.ikiru.ch/blog/liens/google-earth/

qui vont encore un peu plus loin

Orane

22 octobre 2005

souvenir

Mme Medeiros.. un souvenir Une montre et un chat

20 octobre 2005

Une caresse lascive

juste un détail pour calmer mon esprit

19 octobre 2005

le retour d'Alceste

La misanthropie est un sentiment destructeur, une réponse à l'omniprésence
désastreuse de l'humanité, une forme psychopathique de l'autodestruction.

V05

18 octobre 2005

le mur brûle de ses briques rouges et carnassiéres.
Entre dans la maison, rejoindre les abeilles,
Entre dans mon ventre pour evacuer la semence
et donner un jour nouveau à ce siécle.

Je suis Aphrodite, et je n'ai pas de nom
sauf celui que tu donneras à cette aventure.
Viens le chemin est long, je souhaites
faire la chemin avec toi, pour longtemps.

16 octobre 2005

Un lac glacé dans la peau

J'ai un lac glacé dans la tête, du haut de mes deux ans, je sais que la vie sera inutile. Mes parents ont mis du sang à la banque, avec la hausse de la bourse, ils pourront me payer mes études. J'ai deux ans, une robe tissée en toile mortuaire. La misére rend l'homme esclave de sa condition, il trime pour survivre, pour rien.
Le traineau emporte les deux ans, vers un nouvel horizon, tapissé de fleurs
inconnus.

J'ai une porte dans le bras, qui s'ouvre pour laisser les rêves entrés, une capsule sous les ongles. La police arrête le criminel, la justice le relache, le pére de la victime le tue. La police arrête le pére, la justice le pend. La liquidation judiciaire, la liquidation économique, la liquidation morale pour finir, l'homme ne souhaite plus laisser de traces de sa présence. La superficie de cette superficialité croît chaque jour dans cette bourse du mensonge.

Tout ce qui est accroc à la politique est irrémédiablement tu(e).

Verdure 30 - 09- 05

15 octobre 2005

Demos Kratos activate chaos

"Gouvernement ou le peuple excerce sa souverainté."

La démocratie républicaine est-elle encore un régime politique qui permet au peuple de vivre sa pleine et entiére souverainté, ainsi que d'obtenir son épanouissement ? N'est elle pas engluée dans ses concepts vieillis et abusées par ses souvenirs d'enfant moderné et gâté ?

J'ai dans la mémoire une république policée, verrouillée, où ceux qui donnent leurs voix se trouve dépouiller de leur moindre volonté.

Orane

13 octobre 2005

Villes natales et frenchitude - Hubert-Félix Thiéfaine

Hubert-Félix Thiéfaine
Villes natales et frenchitude

"Chroniques bluesymentales"

Clichés de poubelles renversées
Dans la neige au gris jaunissant
Ou un vieux clébard estropié
R'niffle un tampon sanguignolent.
Givré dans la nuit de Noël,
Un clocher balbutie son glas
Pour ce pékin dans les ruelles
Qui semble émerger du trépas.
Il vient s'arrêter sur la place
Pour zoomer quelques souvenirs,
Fantômes étoilés de verglas
Qui se fissurent et se déchirent.
Ici, y avait un paradis
Ou l'on volait nos carambars.
Maint'nant, y a plus rien, mon zombi,
Pas même un bordel ou un bar.
Voici la crèche municipale,
Sous son badigeon de cambouis,
Ou les générations foetales
Venaient s'initier à l'ennui.
Cow-boys au colt 45,
Dans la tendresse bleue des latrines,
On était tous en manque d'indiens
Devant nos bols d'hémoglobine.
Voici l'canal couvert de glace
Ou l'on conserve les noyés
Et là, c'est juste la grimace
D'un matou sénile et pelé
Mais ses yeux sont tellement zarbis
Et son agonie si tranquille
Que même les greffiers, par ici,
Donnent l'impression d'être en exil.
Voici la statue du grand homme
Sous le spectre des marronniers
Ou l'on croqua la première pomme
D'une quelconque vipère en acné
Et voici les murs du lycée
Ou t'as vomi tous tes quatre heures
En essayant d'imaginer
Un truc pour t'arracher le c?ur
Mais t'as jamais vu les visages
De tes compagnons d'écurie.
T'étais déjà dans les nuages
A l'autre bout des galaxies,
Trop longtemps zoné dans ce bled
A compter les minutes qui tombent,
A crucifier de fausses barmaids
Sur les murs glacés de leurs tombes.
Un camion qui passe sur la rocade
Et le vent du Nord se réveille
Mais faut pas rêver d'une tornade.
Ici les jours sont tous pareils.

Overdose

Une OD en direct.

12 octobre 2005

Pendant ce temps là ...

Noir Les Horreurs - Bérurier Noir

Je vis dans la mort
Massacre de Porcs
Je vis dans la guerre
Je n'aime pas mon père
Je vis dans l'suicide
le monde est une ruine
Je mange de la viande
Le monde est violent
Je vis dans la peur
Le noir, les horreurs
Je ne sais pas vivre
Et je saute dans le vide
Je n'connais pas l'amour
Car le monde est trop lourd
Je suis mal dans ma peau
Car le monde n'est pas beau
Je suis mal dans la vie
Car le monde est tuerie
Et je pense aux massacres
Que personne ne condamne
Et je pense à la mort
Que tout le monde ignore
J'ai les testicules froides
Et ma tête est une boîte
Regarde mes excréments
La course aux armements
Je suis bisexuel
Le monde est cruel
Par le bien et le mal
Le monde est brutal
Et j'encule la France
Esprit de vengeance
J'ai des désirs morbides
Et j'aime les crimes.
dans un fait divers
Un type mange sa merde
Ma conscience est hantée
De fillettes brûlées
Je m'adresse à tous
Vous n'êtes que des chiens mous
Il faut vous reveiller
Ou bien continuer
A vous massacrer
Avec brutalité
Et avec lacheté
Je me suis masturbé
Nous sommes égoïstes
Et bientôt fascistes
Dans ce monde purulent
C'est l'échec permanent.

11 octobre 2005

je m'aigris chaque jours un peu plus

Chevrefoil - Les Lais de Marie de France

XI. Chevrefoil

1 asez me plest e bien le voil
2 del lai que hum nume Chevrefoil
3 que la verité vus en cunt
4 (e) pur quei il fu fet e dunt.

5 plusurs le me unt cunté e dit
6 e jeo l'ai trové en escrit
7 de Tristram e de la reïne,
8 de lur amur que tant fu fine,


9 dunt il eurent meinte dolur,
10 puis en mururent en un jur.
11 li reis Marks esteit curucié,
12 vers Tristram sun nevuz irié;

13 de sa tere le cungea
14 pur la reïne qu'il ama.
15 en sa cuntree en est alez;
16 en Suhtwales, u il fu nez,

17 un an demurat tut entier,
18 ne t ariere repeirier;
19 mes puis se mist en abandun
20 de mort e de destructïun.
21 ne vus esmerveilliez neent:

22 kar ki eime mut lëalment,
23 mut est dolenz e trespensez,
24 quant il nen ad ses volentez.
25 Tristram est dolent e pensis:


26 pur ceo se met de sun païs.
27 en Cornvaille vait tut dreit,
28 la u la reïne maneit.
29 en la forest tut sul se mist,
30 ne voleit pas que hum le veïst;

31 en la vespree s'en eisseit,
32 quant tens de herberger esteit;
33 od païsanz, od povre gent
34 perneit la nuit herbergement.
35 les noveles lur enquereit
36 del rei cum il se cunteneit.
37 ceo li dïent qu'il unt oï
38 que li barun erent bani,
39 a Tintagel deivent venir,
40 li reis i veolt sa curt tenir,

41 a pentecuste i serunt tuit;
42 mut i avra joie e deduit,
43 e la reïnë i sera.
44 Tristram l'oï, mut se haita:
45 ele ne purrat mie aler
46 k'il ne la veie trespasser.
47 le jur que li rei fu meüz,
48 e Tristram est al bois venuz
49 sur le chemin quë il saveit
50 que la rute passer deveit,

51 une codre trencha par mi,
52 tute quarreie la fendi.
53 quant il ad paré le bastun,
54 de sun cutel escrit sun nun.
55 se la reïne s'aparceit,
56 que mut grant gardë en perneit--
57 qutre feiz li fu avenu
58 que si l'aveit aparceü--
59 de sun ami bien conustra
60 le bastun quant el le verra.


61 ceo fu la summe de l'escrit
62 qu'il li aveit mandé e dit:
63 que lunges ot ilec esté
64 e atendu e surjurné
65 pur espïer e pur saver
66 coment il la peu&st veer,
67 kar ne pot nent vivre sanz li;
68 d'euls deus fu il (tut) autresi
69 cume del chevrefoil esteit
70 ki a la codre se perneit:

71 quant il s'i est laciez e pris
72 e tut entur le fust s'est mis,
73 ensemble poënt bien durer;
74 mes ki puis les volt desevrer,
75 li codres muert hastivement
76 e li chevrefoil ensement.
77 «bele amie, si est de nus:
78 ne vus sanz mei, ne mei sanz vus!»
79 la reïne vait chevachant;



80 ele esgardat tut un pendant,
81 le bastun vit, bien l'aparceut,
82 tutes les lettres i conut.
83 les chevalers que la menoënt,
84 quë ensemblë od li erroënt,
85 cumanda tuz (a) arester:
86 descendre vot e resposer.
87 cil unt fait sun commandement.
88 ele s'en vet luinz de sa gent;
89 sa meschine apelat a sei,

90 brenguein, que fu de bone fei.
91 del chemin un poi s'esluina;
92 dedenz le bois celui trova
93 que plus l'amot que rein vivant.
94 entre eus meinent joie (mut) grant.
95 a li parlat tut a leisir,
96 e ele li dit sun pleisir;
97 puis li mustre cumfaitement
98 del rei avrat acordement,
99 e que mut li aveit pesé




100 de ceo qu'il (l)'ot si cungïé;
101 par encusement l'aveit fait.
102 atant s'en part, sun ami lait;
103 mes quant ceo vient al desevrer,
104 dunc comenc(er)ent a plurer.
105 Tristram a Wales s'en rala,
106 tant que sis uncles le manda.
107 pur la joie qu'il ot eüe
108 de s'amie qu'il ot veüe
109 e pur ceo k'il aveit escrit,

110 si cum la reïne l'ot dit,
111 pur les paroles remembrer,
112 Tristram, ki bien saveit harper,
113 en aveit fet un nuvel lai;
114 asez briefment le numerai:
115 gotelef l'apelent en engleis,
116 chevrefoil le nument Franceis.
117 dit vus en ai la verité
118 del lai que j'ai ici cunté.

10 octobre 2005

une semaine de vacance informatique


Désolé, pour les images sans texte.. mais vu que mon Dédé est dead,
et que je mets à jours pour l'ensemble de l'équipe, ou plus exactement
que les quatres participants font les mises à jours sur mon poste, ben
les contributions vont être un peu limitées....

Bisous quand Même à Orane....


en attendant...

07 octobre 2005

MON CAFARD - Les rats


Sur les boulevard avec mon cafard
On traine, je lui parle d'espoir
On regarde les pires que nous
On regarde les pires que tout
Je me saoule dans les bars, lui regarde le fond de mon verre
Nous deux, c'est sûr on fait la paire

Heureusement qu'il est lá mon cafard
Même si avec lui je ne broie que du noir
Ca m'fait quelqu'un avec qui parler
Ca m'fait quelqu'un sur qui compter
Les jours où ça arrive, qu'on se colle une grosse déprime
Nous deux, on part á la dérive

Parfois on s'dit moi et mon cafard
Qu'il y aura une fin á nôtre histoire
Mais s'il me quitte, un jour, il est mort
Moi tout seul, je n'irais pas bien fort
Mais comme on s'entend bien, et même si on va pas très loin
Ca nous laisse un bon bout de chemin

Une ligne de vie

les broches

Le creux de ton bras
Le creux de mon bras
Une paire d?yeux, égarée
Dans le décolleté
En guise de broche

Ses cheveux sont retombés sur elle,
Sur ses épaules, à bout de souffle
Ses gants attirés par la légèreté
Se sont présentés à ses cheveux pour les démêlés

Les pas de danses silencieux presque invisibles
De deux femmes qui visiblement s?aiment

Une Ligne de vie - V05
Galerie de Poèmes - OcToPuSsY

06 octobre 2005

Les jeunes parents

Elle a sourit,
Lorsqu?en regardant la glace
Elle a vu son ventre
Arrondi par trois mois
De grossesse.

Elle y voyait
Un enfant, Il grandissait,
Jusqu?à toucher la lune,
Et lui offrir, avec un sourire
Aux dents perdues dans la nuit
Un « Je t?aime maman » .

Et lui a posé
Sa main sur son épaule nue
Il la malaxa
En pensant qu?un jour aussi
Il serait Père.

Une Ligne de vie - V05
Galerie de Poèmes - OcToPuSsY

05 octobre 2005

Le Misanthrope - Moliére

ACTE I, Scène première


ALCESTE

Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode
Qu'affectent la plupart de vos gens à la mode;
Et je ne hais rien tant que les contorsions
De tous ces grands faiseurs de protestations,
Ces affables donneurs d'embrassades frivoles,
Ces obligeants diseurs d'inutiles paroles,
Qui de civilités avec tous font combat,
Et traitent du même air l'honnête homme et le fat.
Quel avantage a-t-on qu'un homme vous caresse,
Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse,
Et vous fasse de vous un éloge éclatant,
Lorsque au premier faquin il court en faire autant?
Non, non, il n'est point d'âme un peu bien située
Qui veuille d'une estime ainsi prostituée.
Et la plus glorieuse a des régals peu chers,
Dès qu'on voit qu'on nous mêle avec tout l'univers:
Sur quelque préférence une estime se fonde,
Et c'est n'estimer rien qu'estimer tout le monde.
Puisque vous y donnez, dans ces vices du temps,
Morbleu! vous n'êtes pas pour être de mes gens;
Je refuse d'un c?ur la vaste complaisance
Qui ne fait de mérite aucune différence;
Je veux qu'on me distingue; et pour le trancher net,
L'ami du genre humain n'est point du tout mon fait.

04 octobre 2005

Bienvenue à Puteaux, une ville charmante, avec des bains douches sauce Vichy

VOilà qu'une municipalité essaye de porter plainte pour diffamation contre un de ces concitoyens. A lire le blog de l'auteur, aucune injures, une langue banale, qui raconte la vie banale dans une ville bancale...

http://www.monputeaux.com/
perso je soutiens l'auteur pour la libre expression surtout qu'il n'attaque pas de maniére grossiére une municipalité qui semble plus tiré de l'oligarchie, que de la démocratie.

Bises

03 octobre 2005

Les pensées merdique du jour...

1.. Pour éviter des fils ou des filles, faites l'amour avec votre belle-soeur, vous n'aurez que des neveux.
2. Tous les champignons sont comestibles, certains une fois seulement.
3. Soyez gentil avec vos enfants, car c'est eux qui choisiront votre hospice !
4. Les amis vont et viennent, les ennemis s'accumulent.
5. Si l'amour est aveugle, il faut palper.
6. Si la femme était bonne, Dieu en aurait une. Si elle était de confiance, le diable n'aurait pas de cornes.
7. Certains hommes aiment tellement leur femme que, pour ne pas l'user, ils se servent de celle des autres.
8. Pire qu'une pierre dans la chaussure est un grain de sable dans la capote.
9. Si un jour tu te sens inutile et déprimé, souviens-toi : un jour tu étais le spermatozoïde le plus rapide de tous.
10. Les chefs sont comme les nuages, quand ils disparaissent, il fait un temps magnifique !
11. La hiérarchie c'est comme une étagère, plus c'est haut, plus c'est inutile.
12. Ton futur dépend de tes rêves. Ne perds pas de temps, va te coucher.

02 octobre 2005

Comte de Lautréamont - Malodoror - Chant premier

On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. Oh ! Comme il est doux d' arracher brutalement de son lit un enfant qui n' a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux !
Puis, tout à coup, au moment où il s' y attend le moins, d' enfoncer les ongles longs dans sa poitrine molle, de façon qu' il ne meure pas ; car, s' il mourait, on n' aurait pas plus tard l' aspect de ses misères.
Ensuite, on boit le sang en léchant les blessures ; et, pendant ce temps, qui devrait durer autant que l' éternité dure, l' enfant pleure. Rien n' est si bon que son sang, extrait comme je viens de le dire, et tout chaud encore, si ce ne sont ses larmes, amères comme le sel.
Homme, n' as-tu jamais goûté de ton sang, quand par hasard tu t' es coupé le doigt ? Comme il est bon, n' est-ce pas ; car, il n' a aucun goût.
En outre, ne te souviens-tu pas d' avoir un jour, dans tes réflexions lugubres, porté la main, creusée au fond, sur ta figure maladive mouillée par ce qui tombait des yeux ; laquelle main ensuite se dirigeait fatalement vers la bouche, qui puisait à longs traits, dans cette coupe, tremblante comme les dents de l' élève qui regarde obliquement celui qui est né pour l' oppresser, les larmes ? Comme elles sont bonnes, n' est-ce pas ; car, elles ont le goût du vinaigre. On dirait les larmes de celle qui aime le plus ; mais, les larmes de l' enfant sont meilleures au palais. Lui, ne trahit pas, ne connaissant pas encore le mal : celle qui aime le plus trahit tôt ou tard... je le devine par analogie, quoique j' ignore ce que c' est que l' amitié, que l' amour (il est probable que je ne les accepterai jamais ; du moins, de la part de la race humaine).
Donc, puisque ton sang et tes larmes ne te dégoûtent pas, nourris-toi, nourris-toi avec confiance des larmes et du sang de l' adolescent. Bande-lui les yeux, pendant que tu déchireras ses chairs palpitantes ; et, après avoir entendu de longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants que poussent dans une bataille les gosiers des blessés agonisants, alors, t' ayant écarté comme une avalanche, tu te précipiteras de la chambre voisine, et tu feras semblant d' arriver à son secours. Tu lui délieras les mains, aux nerfs et aux veines gonflées, tu rendras la vue à ses yeux égarés, en te remettant à lécher ses larmes et son sang.
Comme alors le repentir est vrai ! L' étincelle divine qui est en nous, et paraît si rarement, se montre ; trop tard ! Comme le coeur déborde de pouvoir consoler l' innocent à qui l' on a fait du mal : " adolescent, qui venez de souffrir des douleurs cruelles, qui donc a pu commettre sur vous un crime que je ne sais de quel nom qualifier !

01 octobre 2005

Dissection

Cali ne peut pas traiter Villepin de "menteur"

pnm://realaudio.integra.fr/lesinrocks/Musique/0905/cali-jagger.rm
pnm://realaudio.integra.fr/lesinrocks/Musique/0905/cali-fracture.rm


NOUVELOBS.COM 27.09.05 18:09 [resumé]

Une pub de Cali a reçu un avis négatif du BVP pour des références trop explicites à des propos de Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Le chanteur faisait référence dans son clip à des propos de Jacques Chirac et Dominique de Villepin.
Selon EMI, le BVP a formulé cet avis négatif car la phrase prononcée par le chanteur faisait "une référence directe au programme de personnalités politiques identifiables".
Le spot, d'une durée de onze secondes, montre Cali en gros plan qui dit: "Je vais réduire la fracture sociale... en cent jours". Une double allusion au programme de Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 1995 et aux cent jours que s'était donné Dominique de Villepin pour rendre la confiance aux Français après avoir été nommé Premier ministre.
Immédiatement après que le chanteur a prononcé cette phrase, une image de l'album recouvre son visage sur un bruit de gifle et une voix s'exclame: "Menteur!", du titre de l'album.

Retrouver sur les inrocks, le site officiel de cali...

Bon j'écoutes pas vraiment Cali, je ne penses pas non plus que Cali soit un chanteur engagé, mais ça me fait marrer les commentaires lus à ce propos par quelques internautes.

30 septembre 2005

Les autres

Je laisse le vent le soin d?enfouir sa tête dans le creux de son bras, avec l?étrange sensation de sueur au fond des yeux.
Sa peau ainsi délaissée, mes yeux inondés par une sorte de lueur. Un soleil et point d?orage à l?horizon.

Elle ne souriait qu?à un autre que moi.


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T'y crois toi encore ?

T'y crois toi encore à la liberté ?
A la folle
l'insignifiante
La furieuse
l'indomptée
L'évadée

Il n'y a pas plus de raisons d'y croire
que de ne pas y croire.

Un objet mythique, un objet, voilà ce que c'est.

BOF !

29 septembre 2005

Les chrysalides

De la chrysalide au chrysanthème se laisse pousser une multitude de monde différent. Chacun promet à l?autre la neutralité. Mais quand commencera la nouvelle expansion, renaîtra la grande incompréhension?
Et le papillon se doit d?aller plus loin, chercher de nouvelles fleurs.


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Prévention routiére : Blind Test


Pas de blagues de mauvais gout du style alcool au volant, vitesse excessif, non juste un clin d'oeil amusant comme quoi les accidents ça n'arrivent pas qu'aux autres...

Bisous tout plein
Orane

28 septembre 2005

pas d'inspiration pour aujourd'hui

écrire, c'est une façon de parler sans être interrompu
Jules Renard (1864 - 1910)

27 septembre 2005

Pas assez de toi - Mano negra


J'ai comme une envie de tourner le gaz
Comme envie de m'faire sauter les plombs
Comme envie de t'expliquer comme ça
Que ton indifférence, elle en me touche pas

Je peux très bien me passer de toi

Comme envie de sang sur les murs
Comme envie d'accident d'voiture
Comme envie d'expliquer comme ça
Que ton inddifférence elle en me touche pas

Je peux très bien me passer de toi

J'ai comme envie d'n'importe quoi
Comme envie de crever ton chat
Comme envie d'tout casser chez toi
Comme envie d'expliquer comme ça

Je peux très bien me passer de toi

J'ai comme envie d'une fin torride
Comme on en voit qu'au cinéma
J'ai comme envie qu'ce soit terrible
Et qu'ça se passe juste en bas de chez toi

Je peux très bien me passer de toi

26 septembre 2005

Les griffes

N?approche pas de mon ombre,
Elle pourrait te sauter dessus
Et planter ses griffes dans ton cou
Jusqu?à t'égorger.

A jamais,
A demain peut être si tu survis à mon étreinte.

Je tenterais d?éteindre mon pessimisme
Avant d?étreindre ta peau tout contre la mienne,
M?y réfugier, en croyant qu?en chevalier tu pourrais tenir une forteresse
A quelques assauts d?un ennemi invisible.
A chaque coup porté, je saigne
Un bleu encore à l?âme.


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25 septembre 2005

Les cheveux

Ses cheveux étaient un filet
De pêche, où je me suis piégé

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23 septembre 2005

les spams, c'est cool....

Hello, Je veux remercier tous ceux qui m'ont envoyé des e-mails chaînes pendant toutes ces années. Car, grâce à votre bonté,

1. J'ai arrêté de boire du Coca depuis que j'ai découvert que ça sert à enlever les taches de tartre dans le WC.
2. Je ne vais plus au cinéma tellement j'ai peur de m'asseoir sur une aiguille infectée par le virus du SIDA.
3. Je pue car je ne mets plus de déo qui peuvent provoquer le cancer.
4. Je ne stationne plus la voiture dans aucun parking car j'ai peur qu'on me donne un échantillon de parfum pour me droguer et puis me violer.
5. Je ne réponds plus au téléphone car on peut me demander d'appeler un numéro long et stupide et après je vais recevoir une facture infernale avec
des appels en Ouganda, Singapore ou Tokyo.
6. Je ne bois plus des boissons en canettes car je peux attraper une maladie
7. Quand je sors en boîte, je ne regarde aucune fille(gars), même si elle(il) est très belle (beau)car j'ai peur qu'elle(il) m'emmène à l'hôtel et qu'elle(il) me drogue pour après m'enlever un rein pour
le revendre au marché noir.
8. J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte de Amy Bruce, une pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus ou moins 7000 fois. (C'est drôle cette petite fille a toujours 8 ans depuis
1995...)
9. Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les entrées que j'avais gagnées pour des vacances payées à Disneyland.
10. J'ai remis 21 fois la boum que j'organise le jour ou je reçois ma caisse gratuite de "Veuve Clicquot" et les copains invités, me tirent tous la gueule.

11. J'ai inscris mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai sauvé une espèce menacée d'écureuil rose.
12. J'ai su 170 fois que Msn Hotmail allait supprimé mon compte.
13. Je connais la recette pour ne plus être célibataire. (Il suffit d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles
d'une montre autour d'une Renault 4L.)
14. J'ai accumulé environ 3000ans de malheur et je suis mort 67 fois à cause de tous les chain mail que je n'ai pas renvoyé.

A tous un GRAND MERCI ! IMPORTANT: Si tu n'envoies pas cet e-mail dans les prochaines 10 secondes, à au moins 8 500 000 personnes, un dinosaure bleu viendra bouffer ta famille demain à 17h30. P.S.: Loin de moi
l'idée de vouloir me brouiller avec tous mes contacts msn mais comment dire...Ces chaines me gonflent à un point pas possible si ca t'as fait
triper et que tu veux lutter contre l'envoi de chaines, toi aussi

envoi cette chaine et passons aux choses serieuses!

[Shadow] & [Devil_974]

22 septembre 2005

la terre vue du ciel

Un truc qui me fait bien délirer c'est le Google earth : http://earth.google.com/
un logiciel de vue satellites planétaires qui permet de zoomer sur les endroits du monde ou j'ai passer du temps.

Sympa de retrouver la place de ChangMai, ou il y avait la serveuse de petits plats à emporter, ou refaire le voyage sur le mékong.

Le petit détail que j'aime bien, c'est que j'ai vu ma caisse sur sa place de parking devant chez moi, pris en photos sat'... C'est bien perso, comme commentaire. La preuve :

MBR05 complétement mégalo

21 septembre 2005

Les épaules

Tension amoureuse

Ça n?était pas grand chose,
Mais ses épaules étaient un pôle
D?attraction pour mes deux yeux.
Je laissais sa voie s?unir à mes pensées.

« Que demanderait un homme
Cinq minutes avant sa mort ?
Deux choix se posent :
S?il sait, et
s?il ne sait pas.

Embrasser une femme aimée et aimante
Demander un ciel moins pâle. »


Sa voie continuait son flux pointillé
Et ma vue traçait des pointillées
Autour de sa silhouette.

Il ne me restait plus qu?à détacher
De l?horizon une petite part
De ciel bleu en forme de femme.

« Je la choisirais longiligne, fine, délicate et douce, avec un zeste de mauvais caractère, pour pimenter mes vieux jours. Un dernier lien était attaché à un anneau. La marée avait beau s?écouler reculer lentement vers le grand phare, elle n?emportait pas avec elle, ma fragile esquif vers des récifs dilués derrière une brume bleuâtre.
Je la choisirais
Solide comme le roc,
Ondulante comme l?eau.

Ce n?était point une galère
d?être dans le même bateau
Mené vers les criques inconnues.

Je t?aimais et le reste n?a pas de sens. »
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20 septembre 2005

Le Timide

Quelle déception pour l?amoureux transi
De n?oser avoué à son âme destiné
Les tendresses qui le réveillent la nuit.

Il regarde passer paralysé une femme
Qui devrait être sienne sans sa timidité
au contact de laquelle l?amour se ferme

Dans son lourd rêve sans attache,
L?amoureux déçu vogue d?Idylle en Idylle.
Sa vie, par son impuissance, se détache.

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Ariane

« On a oublié quelque chose en chemin ! »
Les pavés se sont éteint petit à petit,
Laissant place à une voie traversée
Par des animaux et des êtres peu ordinaires.

Les femmes se faisaient rares
Les homme se faisaient durs
Et les armes remplaçaient les larmes
Du départ lointain, le village oublié.

La neige couvraient les tentes et les peaux tendus
Les barbes blanchissantes.
Mais nous avons oubliés le fil en chemin.
Ariane ne reviendra pas nous chercher.


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19 septembre 2005

juste pour la deconne : La Tehon

Maternité

A Sylvie et Géraldine
Affranchis de tout être cher,
Romuald savourait encore
L?indépendance ennuyeuse
Cette solitude ambiguë.

Une femme dévoile peu à peu
L?enfant future. De sa maternité
Anxieuse, elle créera un nouvel
Etre identique à l?Homme
Différent de tous les autres.
Un petit pas marqué dans le sable?.

Un autre tapant à la porte du ventre
Pour toucher du talon un monde
extérieur à son enclave.

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18 septembre 2005

La naissance

IL faudrait connaître le nom des choses, jusqu?à en oublier son propre nom, par amour pour la femme désirée.
L?enclos où se fabrique l?enfant est un abris sûr. Le cocon éclos.

Les gencives enfantines martèlent jusqu?à goûter le lait chaud des montées maternelles. Une fois encore, l?aspect létal de la vie disparaît derrière la naissance de l?aînée.

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17 septembre 2005

Les Ailes

Elle était chouette et peut être même aigle, les ailes prêtes à s?envoler, les serres prêts à s?accrocher.
La cage ouverte, elle s?est encore envolée.

16 septembre 2005

Des Hanches

Un ?il clignote comme un dernier sens interdit pointant de sa pupille un délicieux fantasme. Une robe de paille, soudain se lâche et cacha cet indélicat voyeur.

« La fille que j?ai rencontré ce matin avait une voie douce prête à endormir comme une sirène, le matelot qui est en nous. » Mais son Tshirt trop court cachait à peine son short. « Tu sais cette fille ne me plaît guère. Elle n?a pas la décence de se découvrir devant moi. »

Une voie s?étend sur la vaste contrée de votre domaine intérieur : « est ce si difficile que ça d?avoir une vie propre

Une autre fille passa dans mon regard, dans ma vie, sans s?y arrêter, juste une passagère clandestine, vite retournée à la frontière. Elle était plus robuste qu?elle n?y paraissait. C?était une pointure, une beauté mi asiatique, mi orientale. Et son sang transportait tout les épices du Sud, sa peau tout les parfums de l?ouest. C?était un résumé de toutes les beautés. Une Joconde vivante?

Mais sa hanche emportait un fardeau doux et précieux, l?enfant d?un autre, un cadeau de mariage.

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15 septembre 2005

La vie est noire

Oui c'est ça, cette saloperie de vie est belle comme tout ce qui est noir d'ailleurs, puisque black is beautiful.

Des épices

J?ai noyé mes yeux dans les siens
et vue sur ses seins un souvenir
d?une promesse non tenue.

Le épices tout frais parfumait
sa peau, et initiait à un repos.

Adam croqua la première pomme,
en dégustant le sein d?Eve.
Et un serpent inopportun
vint se mêler à cette première union.



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14 septembre 2005

Des robes

Légères robes, courtes enveloppes
de tissus formant les reliefs
au gré du corps de jeunes femmes
se développent dessus.

Elle est une plaque d?argent
s?appropriant la photo-relief.

La Tunisie et les pays du Nord
s?allie pour révéler une femme
chaleureuse comme le sud
pétillante comme le nord.


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13 septembre 2005

Des êtres

Voir et comprendre : Un concept vieilli.

Des yeux anonymes, mais féminin, regardent une météorite pénétrer dans l?atmosphère terrestre. D?ailleurs mis à part la femme, il n?existe pas d?autres êtres vivants dans ce territoire. La forêt a disparu. Seule l?Amazone a survécu. Regarder là? Elle n?a qu?un sein, l?autre est tranché, jugé trop inutile et encombrant. Il gênait la course et le tir à l?arc.

L?odorat affûté reçoit dans un flux perpétuel, des sensations utiles à la survie de l?espèce. Elle sait quand décocher ses flèches pures atteindre le gibier caché dans les cyprès. L?arc, prolongement de l??il et de la main, atteint par son appendice la proie. Et d?un geste sec, il arrête la montre de la vie. Le corps reste atteint d?un sommeil sans fin.

La lune éclata d?un sanglot long, convulsif. Il ne s?arrêta qu?à la tombé de la nuit.

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12 septembre 2005

Les Crocs

Les pièges tendus, les cibles vivantes pouvaient sortir de leurs abris, pour venir s?épancher aux eaux empoisonnées de la chasse. La mire les visait, les tenait à l??il? Le doigt tendu sur la gâchette de l?arme, le coup fatal fit tomber de la nuée deux-trois cible.

Un chien courut, s?enquérir de sa nouvelle conquête, frêle mais disposée à recevoir un nouvel hommage? des crocs de l?amour.
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11 septembre 2005

les angles

Arrêter les flots, et l?eau jaillira tout de même des pierres, s?épanchera le long des galets, et plissera les angles.

Une source percera une fois de plus la croûte terrestre.

10 septembre 2005

Polly

Dans la rue, se laisse aller une jeune fille,
les reins creusés par les marches
d?un escalier de béton, aux pierres saillantes.
Sur sa poitrine nue s?attardent les dernières
lumières d?un lampadaire en bout de course.

Le jour est déjà là? Il achève
sans même regarder le visage, où
la tôle ondulé des cheveux se mêle
aux barbelés du regard?

Traçant d?un coup d??il un univers
conforme à son désir, elle révèle
tel un architecte les premières pierres.
La bâtisse s?érigera où s?écroulera?
? en ruine.

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L'huile coule sur la mécanique rouillée et absurde d'une organisation humaine et déglinguée. La batisse s'émiette inlassablement, une falaise prise par les eaux, une terre assaillie par les flots. Je ne crois pas à vos idoles de plastique et de pailletes, votre écran cathodique qui abreuve mon cerveau d'images faussées sur un fond sonore indistinct et erroné. Je ne crois pas à vos journaux manipulés et scabreux, leur lecture me donne l'impression de me torcher les yeux. Polly avait tord d'y croire. Votre monde est une ruine constellée de macchabée, de supermarché et de speakrine bon marché, à la jupe relevée, pour appâter le chaland.
L'huile coule sur la mécanique glaciale mise en place par nos aïeux.

09 septembre 2005

Les remparts

Les remparts brûlent déjà,
ceux qui protégeaient nos c?urs.
Même les pierres éclatent, elles, si dures,
sous la flamme de la peur.

Elles ne vous atteindront pas,
venez ici vous protéger.
Durant quelques temps, j?arrêterais
vos ennemis si bien lancés.

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08 septembre 2005

Les Dunes

Les dunes à perte de vue
s?étalent,
dont
le sable s?élance
dans
nos yeux jusqu?à les piquer
de leur brillantes lames.

Mais à travers ces voiles
(où s?engouffre le vent)
les étoiles
s?éteignent dans le noir coton.

Les dunes où passent
les Touaregs,
ces hommes bleus de soleil,
peuplade presque inconnu
encore fidèle
aux libres espaces.

Serpents, chameaux
dromadaires
eau bien gardée
seul trésor
inestimable
en ce lieu où le sable
devient verre.

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07 septembre 2005

Albert Camus ? L?étranger


" Pour que tout soit consommé, pour que je me sentes moins seul, il ne me restait à souhaiter, qu?il y ait beaucoup de spectateur, le jour de mon exécution et qu?ils m?accueillent avec des cris de haine "


Albert Camus ? L?étranger

06 septembre 2005

Cratéres

Le chemin aurait pu sembler long
Des cratéres et des horizons
à chaques tournants sur le bord
traînait des chiens errants

Cachés dans les brousailles
Quelques bandits aux yeux grimés
Dans des carosses des belles femmes
Aux paroles fluides aux corsets libres

Entre les barreaux des roseaux
Se logeaient une partie du vent
Quelques vagabonds un mouton
Qui perdu n'a pas plus retrouvé le troupeau

Aprés quelques kilométres la campagne
Etait toujours vide de villes
Les cratéres devennaient familiers
Mon cheval s'y ait cassé la patte

05 septembre 2005

Le temple de braises et de fureurs

Le temple est en feu, Monsieur le Cardinal,
La caserne est en feu, Mon général,
L'Elysée est en en feu, Monsieur le président,
Les mairies sont en flammes, Monsieur le Maire,

dans le grand brasier sombrent les illusions
de paix et de prospérité, qui naguére
embaumaient vos maisons de luxures.

J'ai peine à me réjouir d'un si grand fracas,
Mais peu m'importe aujourd'hui, ce brasier
Blesse mes angoisses, d'une marque rouge.

Désormais, maints somnanbules déambulent
dans les cités de pierre et de fer,
escaladent les échaffaudages,
contre une justice de fer et pierres.

Les dames de temps jadis s'en réjouiront,
ais où sont les neiges d'antant ?

V5

Des abeilles pour agrémenter le plat

Des abeilles pour agrémenter un plat,
Une tranche de lune, pour un continent entier,
Que le dernier rêve ne s'évanouisse pas.

J'avais dans l'estomac, une boule de pétanque,
qui bougeait au rythme de mes pas,
en arrivant devant le Dôme.

Dix milles personnes étaient réunis autour, sur des monceaux de détritus et de gravas. Des cadavres flottainet dans les rues, Ils ne semblaient jamais s'arrêter. Une vieille femme a dit "Regarder la lune, elle semble avoir des cheveux d'étoile. "
Personne ne l'a cru. On la regardait dans un miroir, de la poussiére opaline recouvrait son visage, le passage de la main, laissait des scarifications sur ses joues.

Le dôme s'est écroulé jeudi soir,
Il a enfouit l'espoir de voir un jour,
le soleil renaître à nouveau.
La vieille statue de la liberté éclaire
des détritus, des cimetiéres,
des hommes errant.

Des abeilles pour agrémenter le plat
Le dard en sauce piquante.




A la nouvelle Orléans on noit les noirs
A Orléans, on les brûle !
Donne moi la solution à cette équation.
Une danse macabre.


04 septembre 2005

Svinkels front contre front

"foutre les nazis dans un corbillard
une chasse aux sorcière
j´renvois le fn dans des charters
j´ai une hémoragie de démagogie
quand j´entend certaines idéologies
y r´monte des idées haineuses comme du vomis"

"j´manquerais pas un détail contre un certain bétaille
des bêta qui perdent les boulons
de vichy jusqu´à toulon
faut stocker ces déchets de nazis dans un boomker en béton

crèvons l´deuxième oeil d´Le pen pour qu´il voit moins d´arabe
transformons nous tous en noirs
qu´il s´réveille dans son pire cauchemare
le foutre dans des chiotes sans papiers qu´il s´torche à la musulmane
rendons le martire comme jeanne d´arc"

"dans quelle direction va la patrie
quel est cet électorat du 3eme type
nostalgique du 3eme reich
qui donne au fn 30% des voies
à trifouillie-les-oies
là où y a qu´des français d´souche à la noix

on a légalisé le fn dans sud
comme charles faut qu´on l´martelle à poitiers c´est sûr
face à c´nationalisme moi j´vois peu de civisme
exemple à toulon, aux élections, y a 50% d´absentionistes
une politique gauche, une droite qui vire vers l´extrème
voilà les responsables et les récoltes, s´qu´ils sèment
une classe politique pourrie fait naître un parti qui se nourrit
d´un climat moisi et qui nous ramene tout droit vers vichy

j´ai passé des repas de familles à entendre des infamies
j´connai des gens qui votent à gauche mais pensent comme mussolini
on a appelé les immigrés
on les laissent creuver
2 générations sont nées
ils auraient le droit d´se révolter

c´est pas que j´suis pessimiste
mais j´ai du mal à croire que la paix s´immisse
dans un pays ou une partie d´l´armée et du corps policier est raciste"

03 septembre 2005

V05


Jusqu'à se laisser
ABASSOURDIR
du moindre silance
et là, se jeter
ni plus
ni moins
dans le vide du coma

laisser moi une clope
pour finir

02 septembre 2005

Dialogue

- On m'a démoli Marie... Petit à petit, inébranlable démolition, jusqu'à ne plus rien retrouver de moi même. Ne plus sentir le souffle de la vie qui naît parfois en moi, dans l'acte d'écrire et de créer.

- Les choses sont belles, Marc, sers moi, tiens mon ventre.

Il pose ses dis doigts sur le ventre, pose la tête sur l'épaule, où ne passe que les bretelles d'un soutien gorge. Il remonte la main vers le sein, en passant le bras sous le bras de Marie. Il reléve la tête. Marie prend sa tête entre ses mains à la base des oreilles.

- Disloqué, Marie, je ne suis qu'un pantien désarticulé.

Le fond s'assombrit. La lumiére qui était presque crüe deviend tamisé, voir absentre.
- J'ai révé à un tas de truc. Je pensais faire participer tout le mone à mon rêve. Mais comme à chaque fête forraine, une poignée d'individus ne viennent que pour gacher la fête. Le rêve est tombé à l'eau.

Un premier éclair, puiis un second, un troisiéme, avec à la place l'image d'un canon de revolver qui tombe à terre, sur le plancher d'une voiture. tache rouge.

- Marie, je pensais t'aimer ...

- Pas autant que toi
en reprenant la tête entre les mains. Elle pose sa tête , sa nuque, sur le haut du torse, épaule gauche.

Elle murmure un "je t'aime" pathétique, mélancolique, mélange de désir, d'envie, de frustration. Il se laisse couler à ses pieds et tombe... dort.
L'image s'éteind en diaphragme sur la scéne.

H5

01 septembre 2005

pas envie de rire

Lost dans la fosse commune du quotidien
Ich habe kein Lust mehr , mein Pflicht zu erfullen
Für dich, für mich, ich habe keine Pflicht.

Unbescreiblich
Désolé Nina, mais y avait que ces quelques mots qui collaient